Bonjour tout le monde!
Ça y est, c’est l’heure de véritablement commencer la rétrospective de notre récent voyage en Ecosse — eh oui, je vais mettre en pause celle du séjour de 2023, j’y reviendrai quand j’aurai terminé celle du trek, haha.
L’aventure a commencé par une longue journée de trajet en transports publics. On aime bien voyager en train, mais c’est toujours un peu stressant quand on a plusieurs correspondances — et surtout en France et au Royaume-Uni, qui ne sont pas connus pour la fiabilité de leurs liaisons ferroviaires… On a eu une première frayeur à Paris: comme d’habitude, on devait prendre le RER D pour passer de la Gare de Lyon à la Gare du Nord… mais les écrans d’affichage indiquaient que tous les RER D étaient annulés à cause d’un accident, argh! Google Maps annonçait environ 1h de trajet en taxi ou bus, les seules alternatives, ce qui nous aurait mis sacrément en stress pour passer les contrôles de l’Eurostar. Sauf qu’en fait ce n’était pas vrai, les RER D circulaient quand même… Bref, ce couac de communication nous a causé un petit coup de stress inutile (et pas qu’à nous, c’était le chaos dans la gare), mais on était contents d’arriver à temps à l’Eurostar — qui requiert d’arriver hyper en avance pour les contrôles douaniers et des bagages, pour ensuite nous faire poireauter mille ans (à peu près :P) dans un hall d’attente bondé.




Deuxième frayeur dans l’Eurostar: le train s’arrête juste avant le tunnel sous la Manche à cause d’un problème sur les voies. Retard annoncé: 60 minutes. Aïe, aïe, aïe, voilà qui nous ferait rater notre correspondance à Londres. Mais finalement le retard a été beaucoup plus court et on est arrivés à Londres à 16h, avec une demi-heure de marge pour prendre notre dernier train jusqu’à Edimbourg, héhé!
Partis de chez nous à 7h15, on est donc arrivés à la gare de Waverley à 21h15, après 14 heures de trajet et plein de scones au kale avalés (concoctés à la der’ afin de vider le frigo et le congélo avant de partir ^^) — et aussi plein de larmes versées dans l’Eurostar, car je lisais le récit larmoyant de Toby et Katie Carr, Moderate Becoming Good Later, que je recommande d’ailleurs à tous ceux qui aiment les histoires vraies d’aventures, le kayak, le Shipping Forecast et bien plus! (Evitez peut-être juste de lire les derniers chapitres en public si vous ne voulez pas recevoir plein de regards inquiets. ^^)
Une fois dans la capitale écossaise, on a marché jusqu’à notre hôtel vers Haymarket et, pour mon plus grand plaisir, on a pu constater que les cerisiers étaient encore en fleur (on n’était jamais venus à Edimbourg assez tôt dans la saison pour les voir). 🙂



On a passé deux nuits à Edimbourg, afin d’avoir une journée entière pour se reposer et faire quelques achats et visites. Finalement, on aura quand même fait 23’500 pas (et environ 18 km) durant cette journée de “repos”, haha!
C’était un dimanche, donc on a commencé par flâner le long de Princes Street pour admirer les cerisiers en fleur et la vue sur le château en attendant l’ouverture des magasins.





Notre mission “shopping”: trouver du gaz pour le réchaud (interdit dans l’Eurostar), du Smidge (le produit local anti-midges, tiques et insectes piqueurs en général) et des électrolytes (oubliés à la maison). Eh ben on n’aura trouvé que les électrolytes mais pas le reste, quel comble, surtout dans une grande ville! Il faut avouer qu’on est souvent déçus du peu de choix dans les chaînes “outdoor” au Royaume-Uni (dont Mountain Warehouse et Trespass), qui ressemblent parfois davantage à des magasins de vêtements en tout genre qu’à des spécialistes sportifs. En désespoir de cause, on a même osé entrer chez Sports Direct, une chaîne que j’ai en horreur. Peu importe la filiale, ça pue toujours le caoutchouc bon marché et les vendeurs rencontrés n’ont jamais été capables de nous renseigner — une vendeuse à Edimbourg ne savait même pas ce qu’étaient des midges! :0 Bref, sans surprise, on n’y a pas trouvé notre bonheur et on a décidé qu’on tenterait notre chance directement à Berwick-upon-Tweed le lendemain, avant de commencer le trek (spoiler alert: le Trespass de Berwick est mieux équipé que celui d’Edimbourg ^^).


Revenus bredouilles de notre mission shopping, on a pris la direction d’Abbeyhill, au nord de Holyrood Park. En chemin, on a croisé plein de petits lapins sur une pelouse de lawn bowling abandonnée, huhu. (Aparté: en vérifiant sur Internet que “lawn bowling” était le bon terme, j’ai découvert le mot français: boulingrin! Haha, on dirait un nom sorti tout droit de Kaamelott).
On est allés bruncher au Red Kite Café, où on a retrouvé nos amis Mathilde, Jonathan et Sarah. Ça faisait quasi deux ans qu’on ne s’était pas vus et ça nous a fait super plaisir d’avoir réussi à caser un moment pour se voir tous ensemble! 🙂


On a ensuite repris nos déambulations et on a marché vers le Royal Mile. On souhaitait admirer encore un peu plus de cerisiers en fleur, et nos amis nous ont conseillés d’aller à Canongate Kirkyard.


En chemin, on s’est arrêtés pour apprécier le calme des petites cours et ruelles et la beauté de l’architecture. On ne se lasse pas d’Edimbourg, on trouve toujours de nouveaux petits trucs à voir, des détails par-ci par-là! Cette fois-ci, on a adoré tomber par hasard sur Queen Mary’s Bath House, une mini maison qui a l’air d’appartenir à Hagrid, mais qui était en fait utilisée par la famille royale. La plaque d’information (que José lit sur la photo ci-dessous) précise que “whether it ever contained a bath is unknown”. ^^



Malgré toutes nos pauses, on a quand même fini par atteindre Canongate Kirkyard, et les cerisiers y étaient effectivement magnifiques!






Le vent créait des tempêtes de pétales et le sol était recouvert d’un tapis rose, c’était magique. On a passé un bon moment à admirer le lieu et prendre des photos. C’est sur le Royal Mile, et pourtant c’était si calme, on était quasi seuls. Je suis toujours épatée par le contraste entre la foule dans la rue principale et la tranquillité trouvée dans les cours et petits passages.



On a continué notre “parcours cerisiers” jusqu’à Greyfriar’s Kirkyard, pour profiter d’un moment paisible dans ce bel écrin de verdure.





Puis on a fait notre traditionnel passage au National Museum (aussi car j’avais besoin d’aller aux toilettes, haha). On a rapidement visité deux expos temporaires gratuites: une sur la période de la Guerre froide en Ecosse, et l’autre sur la pandémie de covid-19 et la création ultra rapide du vaccin (“Injecting hope”). C’était vraiment bien fait et sympa.


Après ça, c’était l’heure de notre visite guidée de Gladstone’s Land, un bâtiment du 17e siècle qui appartient désormais au National Trust. C’était vraiment super chouette et le guide (un bénévole à la retraite) était bien marrant.
Les trois étages qui subsistent ont été aménagés pour représenter trois époques et contextes de l’histoire du lieu: une boarding house en 1911; un draper’s shop en 1766; et l’appartement de riches marchants en 1632.








On a appris plein de trucs intéressants, dont le sens du mot “secrétaire”: celui qui possède les secrets (et les tait)! Je n’en reviens pas de n’avoir jamais fait le rapprochement auparavant. Mon niveau d’époustouflement (si, si, on va dire que c’est un mot) était similaire à ce que j’ai ressenti lorsque j’ai réalisé que la couleur Bordeaux en anglais se référait à la Bourgogne, haha. ^^’


Après cette sympathique visite, on est ressortis dans la rue bondée et on s’est frayés un chemin en direction de l’université.


En effet, il nous restait un dernier arrêt sur notre “parcours cerisiers”: les Meadows. J’adore ce parc, qui est toujours très vivant et animé, avec plein d’étudiants posés dans l’herbe. Avec l’explosion printanière des cerisiers, qui forment deux belles allées roses traversant le parc, il y avait aussi plein de visiteurs et influenceurs photographiant les arbres en fleur.





On a flâné dans le parc, mangé un “kanelbulle” (= cinnamon bun) chez Söderberg, puis on a pris la direction de l’hôtel pour se reposer un peu.



En chemin, on a pu observer une adorable mésange à longue queue dans un cerisier, de retour sur Princes Street (malheureusement, elle a échappé à l’appareil photo ^^).
Le soir, on est ressortis pour manger dans un très bon resto libanais, on a récupéré nos billets de train prépayés à la gare de Haymarket puis on a passé une soirée tranquille à l’hôtel, prêts à commencer le trek le lendemain! 😀



Et voilà, c’est la fin de ce premier article de rétrospective. A tout bientôt pour la suite de l’aventure! 🙂