Sheltie19#8 Et les époques passèrent

Après notre deuxième nuit dans l’archipel shetlandais, nous avons bravé le vent et sommes retournés tout au sud du Mainland pour une journée sous le signe de l’archéologie et l’histoire.

Notre première visite: Jarlshof, un site incroyable qui présente des signes d’occupation quasi continue de 2500 avant J.-C. jusqu’en 1600. Le site a été excavé de manière à garder des traces des différentes époques, et on peut donc déambuler à travers le temps, passant de l’atelier du forgeron de l’âge de Bronze, puis aux maisons de l’âge de Pierre, à la période des Pictes, suivie de l’arrivée des Vikings (et leurs maisons rectangulaires, alors qu’elles étaient auparavant rondes), d’une ferme médiévale et, enfin, la maison du Laird (le seigneur, donc).

On a revu plein de “quernstones” (ci-dessus), ces pierres qui étaient utilisées pour moudre du blé. José avait pu en tester au musée à Lerwick et c’est devenu un peu un jeu durant les vacances de repérer les quernstones sur les sites archéologiques.

On avait des audioguides, inclus dans le prix de l’entrée, mais on a aussi glané quelques informations d’une guide, car on a commencé la visite presque en même temps que son groupe.

C’était tellement chouette de déambuler à travers ces époques, avec des mousses et lichens sur les vieilles pierres, une épaisse couverture herbeuse sur les murs… 🙂

On a pu voir des wheelhouses impressionnantes, avec des alcôves bien grandes! De manière générale, je suis toujours ébahie face à ces constructions incroyables et si anciennes, datant d’époques où il y avait si peu de moyens. Ça me rappelle Newgrange, en Irlande, où le toit était tellement bien fait que pas une seule goutte de pluie n’a atterri dans la chambre depuis quasi 9000 ans.

Les ruines de Jarlshof ont été découvertes suite à une tempête dans les années 1890. Auparavant, la bâtisse du Laird était la seule ruine visible, et c’est elle qui a donné son nom au site: Walter Scott l’avait nommée Jarlshof dans un de ses livres, et c’est resté.

Vue sur Sumburgh Head depuis la maison du Laird
Wheelhouse vue de haut
Le côté picte et viking du site

On a fini la visite juste avant l’arrivée de la pluie et on est retournés au phare de Sumburgh pour visiter les différents espaces d’exposition. On a revu davantage de puffins que la veille, mais je n’ai pas sorti le reflex par flemme, car il pleuvait des cordes. On devait courir comme des fous d’un bâtiment à l’autre, car il pleuvait des baleines et des rhinocéros!

Puffins au milieu des fleurs

Puis on a visité les différentes expos: une sur la vie du phare, son évolution, la vie des gardiens, puis une autre, très chouette, sur la vie marine, avec oiseaux marins, orques, baleines de Minke et limaces de mer! On a même pu comparer notre taille à la nageoire dorsale de Busta, une orque mâle connue du coin et reconnaissable à son immense nageoire et à sa cicatrice.

Je suis plus grande que la nageoire de Busta, na! ^^’

Toujours sous une pluie battante, on retourne vers Jarlshof pour manger au Sumburgh Hotel. Il apparaît régulièrement dans la série Shetland, et on était très contents de pouvoir se poser un moment au sec (et ça avait l’air d’être un peu le seul endroit où manger dans le coin). La nourriture était vraiment bonne, surtout le dessert: un délicieux apple & cinnamon crumble dont on se rappellera longtemps!

Le Sumburgh Hotel, avec un drapeau shetlandais flottant au vent

La pluie s’étant merveilleusement calmée, on va visiter un autre site archéologique tout proche: Old Scatness.

Ce site a été découvert en 1975, au moment de construire une route pour l’aéroport, qui est juste à côté. Il y a à la fois des ruines, mais aussi des ouvrages d'”archéologie expérimentale”: des maisons et objets reconstitués, avec des toits de “turf” et des feux de tourbe. Sacré boulot!

Une maison reconstituée

Bien sûr, personne ne sait exactement de quoi étaient fait les toits, donc il y a aussi de l’improvisation dans ces constructions.

Des véhicules attendant le passage d’un avion

L’accueil était très chaleureux et le site sympa à visiter, surtout qu’on a eu droit à une visite guidée gratuite, ce qui aide quand même vachement à interpréter tous ces tas de cailloux.

Puis on a continué sur notre lancée, direction le Crofthous museum. Il s’agit d’une croft du XIXe siècle qui a été habitée jusqu’en 1972. On a pu voir des “box beds”, de vieux meubles, l’étable, la grange, l’atelier, le lieu de stockage de patates… Ça faisait très authentique, avec le feu de tourbe et le toit de chaume. Et ça nous a bien rappelé les crofthouses qu’on avait vues sur Lewis en 2016.

Mais le mieux, c’était la conversation qu’on a eue avec le gardien du musée et deux autres visiteurs, un père et sa fille venant du Dorset mais ayant habité à Shetland. Les gens ont le contact hyper facile, c’est super sympa!

Tas de tourbe dans le jardin
Le cabanon de jardin avec bateau retourné en guise de toit, le style local!

Avant de partir, le gardien nous conseille d’aller visiter le moulin à eau de Quendale. On l’ajoute donc à notre tour historico-culturel!

Là encore, le gardien est super sympa et loquace. Il nous a raconté plein d’histoires locales, et notamment une tragédie qui a eu lieu en 1993 avec le nauvrage du pétrolier “Braer” entre Fair Isle et Mainland. On a aussi eu droit à un petit film sur l’histoire du moulin, avant de pouvoir visiter les différentes pièces, avec un feu de tourbe pour faire sécher les grains, une machine à battre le blé, une autre pour trier, le mécanisme de contrôle de l’eau, des outils agricoles, etc. C’était beau et vraiment bien restauré!

Le moulin de Quendale

Puis il était 17h, fini les visites pour aujourd’hui! On est allés prendre un chocolat chaud dans une ferme/café avant de rentrer au camping, où la pluie avait formé une incroyable mare au milieu de la pelouse. On a discuté avec d’autres campeurs dans la salle commune, puis le ciel s’est dégagé pile au bon moment pour qu’on puisse cuisiner, installés sur une table à l’abri du vent. Avec du Malbec et nos bonnets pour protéger les oreilles du froid de canard!

Santé!

Et voilà, c’était le récit de LA journée pluvieuse remplie de visites archéologiques et culturelles.
A bientôt pour la suite! 🙂

Sheltie19#7 On dirait le sud

Hi there!
Je reprends la rétrospective shetlandaise là où je m’étais arrêtée: notre départ de la merveilleuse île de Noss, l’île aux oiseaux. Dans le Routard, il est écrit: “Allez à Shetland sans aller sur Noss, c’est comme aller en Egypte sans aller voir les pyramides.” Je ne peux pas dire pour les pyramides, n’ayant jamais mis les pieds en Egypte, mais c’est certain que Noss vaut vraiment, vraiment, vraiment le détour.

Une fois sur Bressay, on a tourniqué un peu en voiture, roulant sur de désertes single track roads, avant de reprendre le ferry pour Lerwick.

José sur le ferry
Bressay à gauche, Lerwick à droite

Il fait tellement beau, et tellement jour (vive les hautes latitudes en été!), on décide d’aller voir quelques highlights du sud du Mainland plutôt que de retourner au camping.

Depuis la route, on a de magnifiques vues sur Mousa, l’île au fameux broch super bien conservé (qu’on voit d’ailleurs bien depuis le Mainland), dont je vous parlerai une fois plus en détail.

Mousa broch
Vue sur Noss, au loin

Puis, alors qu’on roulait sur une petite route de campagne, on tombe sur un panneau pour un village au nom très sympa… 😉

Et soudain, il apparaît sous nos yeux: le célèbre tombolo qui relie le Mainland à St Ninian’s isle. On est subjugués par la beauté du lieu, ce passage de sable d’une île à l’autre.

De l’autre côté du sable, St Ninian’s isle

On va se promener sur la plage, éblouis (littéralement) par le soleil couchant.

On a pu sortir les lunettes de soleil, et pas pour la dernière fois des vacances…!

Un “photo bomb” tout en grâce ^^

On croise quelques sternes en vol et des bécasseaux qui courent à toute vitesse le long de l’eau, les pattes léchant l’écume des vagues.

On a fait quelques pas sur l’île de St Ninian, où un trésor a été découvert par un enfant dans les ruines d’une église médiévale lors d’excavations en 1958. On en a vu quelques pièces au musée à Lerwick, dont de superbes broches en argent.

On a vu des kayakistes tirer leurs kayaks dans le sable pour traverser la plage, avant de recommencer à pagayer de l’autre côté. Qu’est-ce que ça donnait envie (enfin, surtout la partie dans l’eau)!

Puis on quitte ce lieu magique et on continue nos pérégrinations du sud du Mainland. Au détour d’un virage, on voit plusieurs voitures parquées à la sauvage et des gens vissés à leurs jumelles. On se dit qu’il y a sûrement un truc à voir (eh oui, c’est l’éternelle technique du touriste. Comment trouve-t-on des koalas en Australie? On trouve d’abord des gens plantés sous un arbre. Pareil pour les mammifères marins à Shetland!). Point d’orques, mais une colonie de phoques qui se reposent tranquillement sur une plage en contrebas, profitant des derniers rayons du soleil.

De l’autre côté de la baie, on aperçoit Spiggie beach, une superbe plage, et le loch of Spiggie juste derrière.

Vue sur Spiggie beach + loch

On continue notre route jusqu’à Sumburgh Head, à l’extrêmité sud du Mainland. Le phare-musée est déjà fermé, mais on monte quand même pour aller voir la vue et quelques puffins.

Le coin est censé être pas mal pour observer les baleines et orques, car la rencontre entre l’Atlantique et la mer du Nord crée d’importants courants qui font remonter plein de nutriments, ce sont donc des eaux riches, avec plein de bons trucs à manger quand on est un cétacé.

Notre première orque! 😉

La lumière est de plus en plus rasante. Quelques puffins profitent des rayons du soleil depuis leurs terriers en terrasses avec vue sur la mer. Cette colonie est réputée comme étant la plus accessible de Shetland. Pas besoin de prendre de bateau, pas de long sentier, il suffit de passer la tête par dessus le muret qui borde le chemin jusqu’au phare, et ils sont là, au milieu des fleurs.

Mais il n’y en avait pas beaucoup ce soir-là. On a en revanche revu plein de lapins, bien grassouillets!

Les grands pinous 🙂

Pour aller et revenir de Sumburgh Head, il faut traverser… la piste de l’aéroport! Il y a donc un passage à niveau peu commun. Quand un avion décolle ou atterrit, une barrière se baisse et tout le monde regarde le volatile métallique passer tout près.

En train de rouler sur le tarmac!

De retour au camping, on se fait direct attaquer par une armée de midges assoiffés de sang. C’était vraiment affreux. On abandonne donc l’idée de cuisiner dehors et on roule à nouveau jusqu’à Spiggie, pour manger au Spiggie Hotel.

Le bar du Spiggie Hotel

En arrivant, on apprend qu’en fait on ne peut manger que sur réservation, mais le proprio va quand même demander en cuisine s’il y a de quoi faire deux plats, et nous annonce qu’on peut rester, et choisir entre fish and chips et poulet au curry. On choisit le second et on va boire une bière dans la partie pub en attendant. On a discuté avec le proprio, hyper sympa, qui est originaire du Yorkshire et nous a conseillé de jolis itinéraires pour notre trajet du retour.

Il y avait des quiz sur les sous-verres, et certains étaient vraiment hardcore. Ci-dessous, notre meilleur score: on a réussi à répondre aux questions 1, 3 et 4.

Puis on est passés dans la partie resto, avec vue sur le loch of Spiggie et le coucher du soleil (qui met décidément beaucoup de temps à se coucher, dans le “Grand Nord” ^^) et on a mangé un délicieux curry! La cuisinière, indienne, est revenue plusieurs fois nous demander si ça allait, elle avait peur que ce soit trop épicé pour nous, mais c’était délicieux (même si j’ai effectivement bien transpiré ^^).

Et voilà, c’est ainsi que s’est terminée notre première journée entière dans l’archipel… et quelle journée! Notre première draatsi (loutre de Shetland), des puffins, des fous de Bassan par milliers, des plages paradisiaques, de la pluie et du soleil, et plein de merveilleux souvenirs! 🙂

Dans le prochain épisode, on ira faire un sacré voyage dans le temps. See ya!

Sheltie19#6 Gannet city

Bonjour!
Aujourd’hui, je vous présente un article que je me réjouissais d’écrire, car il relate une journée vraiment géniale, la première où on s’est dit “wahou, Shetland est vraiment carrément beaucoup trop magique”!! 😀

Vue sur Noss depuis Bressay

Après une bonne nuit de sommeil bien reposante, on s’est réveillés avec le bruit de la pluie frappant la toile de tente. Pas très prometteur, tout ça, mais on prend quand même la direction de Lerwick. Timing de ouf, on arrive pile à temps pour embarquer sur le ferry pour Bressay. En sept minutes, on est sur une nouvelle île, qu’on traverse rapidement en suivant une autre voiture de touristes. Et voià, nous nous trouvons face à Noss, une petite île classée réserve naturelle et qui n’est habitée que pendant l’été par les deux rangers qui passent la saison à compter les oiseaux et accueillir les visiteurs.

Il pleut des cordes désormais, alors on s’équipe de la tête aux pieds avant de marcher jusqu’au petit quai, où le ranger vient nous chercher avec le “ferry”, qui est en fait un zodiac. Les éléments sont déchaînés et tout autour de nous, des fous de Bassan plongent dans la mer à la vitesse de l’éclair, créant des splashes impressionnants. Sternes et cormorans sont aussi là. Wahou.
En quelques minutes, on débarque sur Noss, le warden nous file quelques indications, et ça y est, on est partis pour faire le tour de l’île.

Shetland wren – Troglodytes troglodytes zetlandicus

On a d’abord longé la côte sud de l’île sous la bruine, en scrutant les baies à la recherche de loutres et l’horizon en quête d’orques, en vain. On croise en revanche des phoques gris et des Great skuas (“Grands labbes” en français, mais c’est pas beau), qui à Shetland sont appelés “bonxies”.

Le chemin commence à grimper, et la pluie à se calmer. Et là, dans les creux des murets de pierre sèche, on découvre nos premiers troglodytes shetlandais, une sous-espèce de notre troglodyte mignon continental. Ils sont absolument adorables, et ils sont partout! On ne s’en lasse pas, on observe une mère nourrir ses jeunes, ça volette de partout, on est aux anges. 🙂

En plus, la lumière commence à percer les épais nuages. On aperçoit même des pans de ciel bleu…

L’île de Bressay et le sud du Mainland, au loin

Et puis on a aperçu quelque chose d’encore mieux que du ciel bleu…

Sur un îlot juste en face, un grand groupe de fous de Bassan. Et sur le chemin juste devant nous, des macareux, nos premiers à Shetland!

On était tout heureux, il y en avait partout: en train de courir dans l’herbe, couchés sur des replats de falaise, en vol,…

On a pique-niqué dans l’herbe, avec vue sur les macareux (et vive les pantalons de pluie pour garder les fesses au sec!).

Sous un ciel de plus en plus radieux, on reprend la marche, avec de nombreuses pauses. On s’arrêtait à chaque fou de Bassan qui nous survolait, à chaque rassemblement de macareux sur l’îlot d’en face,…

L’épopée d’un macareux qui a mis plus de 5 minutes à réussir à descendre sur sa corniche pour rejoindre ses potes
Quelle envergure!
Un fou de Bassan en train se d’ébouriffer en plein vol
Un fulmar boréal, pour changer

Soudain, un murmure emplit l’air. De nouvelles odeurs atteignent nos narines. Nous voilà arrivés à Gannet City. Devant nous se dresse une immense falaise gris-blanc, recouverte de fous de Bassan et de guano. Ça vole dans tous les sens, ça plonge, ça criaille. C’est vraiment une sacrée expérience multisensorielle.

Lors du briefing, le warden nous avait prévenus qu’arriver devant la colonie de fous de Bassan était “quite something”! Et effectivement, ça coupait le souffle. Et encore, sur les photos, on ne se rend pas bien compte de la densité d’oiseaux en vol!

On longe la falaise pour atteindre le sommet de l’île. Durant la montée, on et surpris par un petit piaillement. Il y a un drôle de poussin à quelques mètres de nous! C’était sûrement un jeune skua.

On croise aussi un jeune wheatear (traquet motteux) qui nous a fait une petite démonstration d’entretien des plumes. C’est l’un des oiseaux qu’on a croisés le plus souvent, c’était devenu une vision familière de voir un traquet “bouncer” sur un rocher ou s’envoler à notre approche.

Et puis aussi, on a croisé la dose de lapins!! Même parfois dans les replats des falaises, eh ben!

Comptez les lapins!

Depuis le sommet, la vue était incroyable. Déjà, on voyait toute l’île en entier, ainsi que Lerwick de l’autre côté de Bressay, le South Mainland au Sud, et même des îles du nord de l’archipel, dont Unst et Fetlar.

Et avec nos habits imperméables, on commençait à bien crever de chaud, vu que le soleil était désormais de la partie! J’ai d’ailleurs pris un méga coup de soleil, mais vu que j’avais mon bandeau, je me suis retrouvée avec une fine ligne du front toujours blanche, tandis que le reste de mon visage était rouge tomate, haha.

Durant les vacances, on a découvert que c’était très difficile de prendre une photo sans oiseaux. Les fulmars, plus particulièrement, étaient ultra doués en photo-bomb!

Durant notre descente de l’autre côté de Noss, on arrive vers une colonie de guillemots. Mais ces oiseaux sont parmi les premiers à partir, donc ils étaient déjà peu nombreux par rapport au début de la saison.

Un lapin 🙂
Oystercatcher

Puis, en s’approchant d’une plage, on s’est retrouvés entourés de sternes. Elles nichent à même le sol, parfois proche des sentiers, alors dès qu’un humain approche, l’alerte est lancée et un concert de cris stridents commence.

On les a vues voler avec des sandeels (lançons) dans le bec, tournoyer, plonger dans l’eau avec précision, virevolter avec grâce…

Mais on a vite quitté leur territoire et on s’est posés sur une petite butte avec vue sur une petite baie. On a mangé une pomme en scrutant les eaux, à la recherche de loutres et phoques.

On a d’abord vu plusieurs phoques. Après un moment, on s’apprêtait à partir, quand soudain j’ai aperçu une tête d’une forme différente… Ce n’était pas un phoque! La créature nageait dans notre direction. C’était bien une loutre! On l’a observée pêcher puis venir manger sur un rocher au bord de l’eau.

Une loutre dans le lointain! 🙂

Puis la loutre s’est encore rapprochée, elle a disparu un instant sous l’eau, puis on l’a aperçue juste en contrebas, à seulement quelques mètres de nous! On était aussi surpris qu’elle, qui nous a du coup vite fait repérés et a filé. Voilà, c’était notre première “draatsi” de Shetland! 🙂

On était vraiment tout foufous et heureux après cette rencontre, et on a continué notre chemin au milieu d’un vert pâturage avec plein de moutons.

José en train de passer une “stile”
Groumpf groumpf, la bonne patte!

On a pris notre temps, en flânant dans le pré, observant les sternes qui plongeaient dans Noss sound.

Puis, de retour au point de départ, on était tout surpris de trouver plein de monde vers la maison des rangers et la plage. On a à peine reconnu cette dernière, qui le matin était une bande grise perdue dans la bruine. ^^

On a repris le zodiac pour retourner sur Bressay, on a retrouvé la voiture, puis, tout enthousiastes après cette magnifique excursion, on a décidé de profiter autant que possible du temps radieux!

Et je me réjouis de vous raconter la fin de cette superbe journée dans le prochain article! Bye! 🙂