Sheltie19#13 Le Jardin de Shetland

Bonjour à tous!
Je me remets enfin à la rétrospective shetlandaise. Il s’avère qu’en fait le temps passe pour l’instant encore plus vite en semi-confinement qu’en temps normal. Et rien ne m’empêche de travailler tout le temps (je suis à fond sur mon mémoire de master), du coup le blog est passé un peu à la trappe ces derniers jours.

Bref, aujourd’hui, retour dans le nord de Shetland, pour une superbe journée ensoleillée!

Notre spot de camping dans le jardin de l’auberge de jeunesse de Unst

On se réveille une nouvelle fois sur Unst sous un ciel bleu magnifique. Le soleil, ça nous pousse à ne pas tarder à nous lever, car la tente se transforme bien vite en serre/four, et il fait chaud. C’est vraiment un problème qu’on n’avait pas l’habitude d’avoir dans les îles britanniques. ^^

Camping cars avec vue, en dessous du jardin de l’auberge

On fait une traversée en ferry de 25 minutes pour aller sur l’île de Fetlar, aussi connue sous le nom de “Jardin de Shetland”. Depuis le ferry, on observe plein de guillemots à miroir, cormorans, sternes et fous de Bassan, qui nous impressionnent toujours autant.

Une fois arrivés sur l’île, à Hamars Ness, on traverse presque toute l’île d’ouest en est pour aller au loch of Funzie, où commence notre marche du jour. On marche sur la route quelques minutes, et là un local passant en voiture s’arrête pour nous dire bonjour et nous dire qu’une maison vers la plage de Tresta fait “open house” jusqu’à 16h, et qu’on est les bienvenus si on veut venir boire le thé. Quel accueil! 🙂

Mires of Funzie

Fetlar est connue pour ses oiseaux, et notamment pour le phalarope à bec étroit (red-necked phalarope), un oiseau migrateur rare au UK, qui niche surtout sur cette île. On s’est donc posés un moment dans l’observatoire de la RSPB de Mires of Funzie. Point de phalarope (et d’après le carnet d’observations de l’observatoire, il n’y avait plus été vu depuis le mois de juin), par contre le marais était superbe, avec des fleurs partout, et on a vu des oies cendrées, des sternes, un grand gravelot et des courlis corlieu le long du loch of Funzie.

Puis on reprend la balade, qui nous mène au-dessus de la baie de Funzie, sur les falaises.

Les paysages sont magnifiques et on aperçoit d’autres îles au loin, peut-être les Out Skerries et Whalsay. Un peu partout, on trouve des phoques et plein d’oiseaux: les fulmars volent avec grâce tout proches de nous, un groupe de corneilles mantelées nous surprend en s’envolant juste devant nous, et quelques fous de Bassan passent de temps à autre.

Deux plongeons catmarins nous survolent, des bécassines des marais se laissent parfois apercevoir, et les traquets motteux sont absolument partout! 🙂

Après un petit moment, on approche d’une impressionnante arche creusée dans The Snap, un promontoire rocheux.

José et The Snap

On se pose pour pique-niquer au soleil (en même temps, sans arbre, pas facile de trouver un coin à l’ombre ^^) avec une vue superbe sur Croo water en contrebas, où on aperçoit un plongeon avec les jumelles.

Sandwich time!

Puis on continue à suivre le chemin qui longe la côte, jusqu’à ce qu’on se fasse crier dessus par une nuée de sternes arctiques mécontentes de notre présence!

Le bec ouvert, en plein cri strident

Les sternes nichent au sol, et durant les vacances on a souvent observé des conflits entre les lieux de nidification et les sentiers. Même qu’on n’a vu aucun petit bébé sterne, mais je pense qu’ils ne devaient pas être loin, et dès que des sternes voient des humains approcher, elles s’envolent en criant et se lancent même dans tentatives d’intimidation, en faisant mine de nous plonger dessus. Ben ça marche du tonnerre, car j’avais les jetons. On n’a donc pas traîné et on s’est dépêchés de quitter leur territoire.

Une nuée de sternes au-dessus de José!

Dans le coin, on a aussi vu des grands groupes de bécasseaux variables et autres limicoles, dont des vanneaux huppés et des huîtriers-pies. Et bien sûr, des moutons, avec des agneaux tout fluffy!

Au loin, on aperçoit la belle plage de Tresta. Elle nous nargue, avec son beau sable doré, et puisqu’il fait vraiment chaud et qu’on transpire, on décide de passer y faire un tour une fois la marche finie.

On traverse de superbes prairies avec plein de fleurs, un autre joli “Boggy wonderland”!

Nos visages tout cramés mais souriants ^^

On passe aussi devant les habituelles maisons en ruine, qu’on trouve un peu partout sur les îles écossaises…

Bien entendu, on scrute aussi la mer, si jamais des orques devaient montrer le bout de leur nageoire dorsale, mais ce ne sera pas pour ce jour-là.

On passe aussi devant de drôles de structures rondes en pierre à l’allure délabrée. Il s’agit de “planticrubs”, des abris qui étaient autrefois utilisés pour faire pousser des légumes, notamment du chou kale! Eh oui, parce que le vent, dans le coin, doit sans doute souffler assez fort pour malmener les potagers…

De retour à la voiture, le thermomètre annonce 21°C, on n’en revient pas! Ni une, ni deux, on va donc à la plage de Tresta. En chemin, on passe devant une belle maison blanche avec un grand jardin rempli de gens. C’est sans doute là que se déroule l'”open house”, mais on n’y sera finalement pas allés, car à la place on a été courageux et on est allés se baigner dans la mer du Nord!

Il y a deux ou trois familles sur la plage, dont quelques enfants qui pataugent dans l’eau. Et aussi, plein de petits bécasseaux sur la plage, qui courent le long des vagues. 🙂

Trouvez le bécasseau 😉

Ça n’aura pas été super facile de rentrer dans l’eau (bien plus dur que quand je m’étais baignée dans la mer du Nord à Aberdeen), mais ça nous a fait un bien fou! Et je pense malgré tout que c’était moins glacial que quand on s’était baignés sur Skye en 2016.

Plouf!

Puis c’était déjà l’heure d’aller prendre le ferry pour retourner sur Unst, où on a encore bien profité du soleil pendant la soirée!

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! Je vais essayer d’être un peu plus régulière, histoire de finir un jour cette rétrospective (spoiler alert: on n’est même pas à la moitié de la rétrospective, si ça se trouve le coronavirus ne sera plus qu’un souvenir d’ici à ce que je la termine… ou peut-être pas!).
A la base, je voulais essayer d’avancer un maximum avant Pâques, car avec José on avait prévu d’aller marcher quelques jours en Bretagne pendant les vacances… Mais bon, circonstances exceptionnelles obligent, ce ne sera pas pour tout de suite, la Bretagne, et la bruyère en fleurs, et les plages et les falaises et le vent et les crêpes et le cidre… (oula, je m’emporte!)

Bref, prenez soin de vous et à bientôt! 🙂

Sheltie19#12 Unst, la suite!

Bonjour à tous, et désolée pour le manque d’originalité du titre!
Sans plus attendre, c’est parti pour la suite de notre super visite sur l’île d’Unst, tout au nord de Shetland.

Un endroit très connu sur Unst est Bobby’s bus stop. Il s’agit d’un abribus décoré, avec même des petits gâteaux et boissons à disposition et un livre d’or.

Bobby’s bus stop

Son histoire: Bobby était un enfant du coin, qui utilisait l’abribus pour ranger son vélo pendant qu’il était à l’école. Dans les années 1990, la Commune voulait l’enlever, mais Bobby a envoyé une lettre pour demander qu’il soit conservé, et ça a marché. Maintenant, il est donc même meublé et décoré, avec un thème qui change régulièrement. On a eu de la peine à trouver le thème de 2019, entre buffles et espace. D’après Wikipédia, c’est “Fake Gnus”.

On est allés marcher dans la réserve de Keen of Hamar, qui est connue pour ses rares roches serpentines et sa flore arctique.

Effectivement, ça change beaucoup du reste de Shetland, avec des pierres et des fleurs inhabituelles et un aspect un peu lunaire. De loin, on a l’impression que rien ne pousse. Mais de plus près, il y a des petites fleurs partout. On a cherché en vain la fameuse Edmonton’s chickweed, aussi appelée “mouse-ear”, qui est endémique de Keen of Hamar.

José à la recherche d’Edmonton’s chickweed

Le sol alternait entre bog et rocaille sèche (et c’est rare de trouver du sol sec, là-bas ^^), avec plein de lichens, des drôles de mousse, des fleurs violettes, jaunes, ocre et j’en passe!

On a continué notre balade le long de la côte, sous un ciel très changeant alternant entre soleil, nuages et brouillard.

On a gravi de jolies falaises avant de redescendre vers une belle baie.

Les sacs à dos empilés pour remplacer le trépied, notre pratique favorite des vacances
Vue sur une grotte

Le temps a brusquement changé: une minute on était en T-shirt, celle d’après avec K-way et bonnet, car le vent s’était levé.

Des fermes de saumons, qu’on trouve un peu partout à Shetland

On a revu quelques phoques, traversé un troupeau de vaches, puis la marche s’est terminée sur la route, avec une jolie lumière et un ciel pastel.

On mange une pomme, puis on roule jusqu’au sud-ouest de l’île, vers Westing, pour voir la vue sur l’océan, les moutons, les collines. En route, on croise un bruyant whimbrel, ou courlis corlieu.

Whimbrel en vol
Sheltie

Typiquement shetlandais: plein de petites routes se terminent directement sur une plage, avec l’impression de plonger directement dans la mer. On trouve aussi pas mal de ruines de maisons, comme sur North Uist.

Des moutons et des îles 🙂
Attention canards!

Il commençait gentiment à être tard, donc on est rentrés à Uyeasound vers 20h, pour cuisiner un délicieux couscous de légumes et se reposer.

C’était une journée bien remplie, avec deux marches, une loutre, plein de phoques, deux musées, un drakkar et plein de moutons! Encore une belle journée sur l’archipel.

Dans le prochain article de la rétrospective, on ira à Fetlar, une autre île splendide sur laquelle on a passé une journée. See ya! 🙂

Sheltie19#11 Le pays des “wick”

Hello!
Aujourd’hui, je vous raconte notre première journée entière sur Unst, le Nord du Nord, une île vraiment superbe avec de plein de choses à voir et à vivre.

A Shetland, et en Ecosse en général, il y a beaucoup de noms de lieux qui finissent en “wick”: Lerwick, Sandwick, Wick, Berwick, Norwick, Haroldswick, Levenwick, Otterswick, Aywick et j’en passe! Eh bien on comprend mieux quand on sait ce que ça signifie: wick = bay. Et des baies, quand on est sur des îles, il y en a quasi dans tous les coins! C’est donc parti pour un article très “côtier”, avec des baies, des plages et bien sûr des moutons!

En ce 26 juillet 2019, on s’est réveillés dans une serre, le soleil tapant fort sur la tente… Un problème qu’on n’avait encore jamais rencontré dans les îles britanniques! On a déjeuné au soleil avant d’aller visiter Muness castle, juste à côté.

Le petit Muness castle, à gauche

Ce château en ruines date de la moitié du XVIe siècle et se visite gratuitement, sans personne: ce n’est pas fermé à clé et on trouve même des lampes-torches à disposition (mais apparemment, en hiver, c’est fermé, et il faut juste aller demander la clé au voisin!). C’était super cool de se balader dans les vieux couloirs sombres, en passant par la cave, les cuisines, la chambre du lord, etc. Le château appartenait à un lord cruel, qui a été banni de Shetland mais y est quand même revenu (très gros résumé simpliste d’une histoire pleine de péripéties). On a même croisé un fantôme, haha!

Le fantôme de Muness castle
Un puffin qui veille sur un terrain de golf

Après le château, on a fait une superbe balade côtière qui nous a menés jusqu’à Sandwick. En chemin, on a eu plein de belles surprises niveau faune et flore!

Les selkies sur leurs rochers

On se croyait seuls au monde quand, soudain, on entend de drôles de chants. Sur la rive d’en face, une trentaine de phoques gris sont entassés sur des rochers ou flottent tranquillement dans l’eau, en train de chanter des sortes de lamentations mélodieuses. Un Chant de la mer, quoi 🙂 (référence au dessin animé Song of the Sea, merveilleusement illustré). Plus on scrute les eaux, plus on repère des phoques, qui sont partout. Même des trucs qu’on avait d’abord pris pour des rochers s’avèrent être des phoques, haha.

Puis, au détour d’un virage, José repère une loutre, qui plonge aussitôt, mais qu’on retrouve juste après sur un rocher, en plein repas. Elle était énorme, sans doute un mâle. On l’observe intensément pendant deux minutes, hyper contents, avant qu’elle replonge dans l’eau, son repas fini.

Une chouette rencontre 🙂

Et puis notre balade nous mène à un merveilleux tapis d’orchidées sauvages, il y en a partout! Quelques photos ventre à terre dans l’herbe humide s’imposent!

On arrive ensuite en vue de Sandwick, la fameuse baie. Elle est magnifique, avec une eau turquoise incroyable!

On marche au milieu des pâquerettes, et ça fait splosh-splosh sous nos pieds (il y a aussi plein de sphagnum moss!). José nomme très justement le coin “Boggy Wonderland”, et on commence à chanter Boogie Wonderland en réinventant les paroles. On croise aussi les habituels fous de Bassan, skuas, sternes, goélands et Cie.

Des huîtriers-pies, pour changer

Il y a plein de sites vikings dans le coin (notamment des ruines de longhouse et d’une chapelle), et apparemment les gens continuent de trouver des artefacts en se promenant.

Ce sable blanc, cette herbe verte, cette eau bleue… Je ne m’en lasse pas!

Sauf que “Brrroualggrrrr”, rouspètent les estomacs. On fait donc demi-tour.

On ne recroise pas la loutre, en revanche on trouve plein de nouveaux phoques. On confond toujours les phoques avec des rochers, alors que c’est le contraire avec les loutres: on veut tellement en voir qu’on croit en voir partout, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait d’algues ou de varech qui flottent dans le courant, haha.

En retournant à la voiture, on croise trois poneys Shetland qui se reposent, dont un qui ressemble à fond à une vache Galloway ceinturée!

Une ribambelle de shelties

Affamés, on roule direction Haroldswick pour manger au Victoria’s vintage tea room, le tea room le plus au nord du UK (impossible de ne pas le savoir, c’est écrit partout! ^^). On se goinfre de soupe et de sandwiches, avec une merveilleuse vue sur la mer. Des fois, des orques viennent même dire coucou, apparemment, mais pas cette fois. Dommage, ça aurait pu permettre de combiner deux grands bonheurs de la vie: la faune sauvage et le cake! Pour le dessert, on a justement craqué pour une énorme part de gâteau Coffee & Walnut. C’était bon de chez bon, mais aussi fat de chez fat. Pour la première fois de notre vie, on n’a pas réussi à finir (ça m’a fait un coup!). ^^’

Le regard satisfait d’un humain affamé qui est enfin nourri 🙂

Il y a aussi une petite boutique dans le tea room, où on achète des cartes postales et un petit guide de marche qui est devenu l’un de nos meilleurs amis des vacances. Puis on va digérer en allant voir la plage la plus au nord du Royaume-Uni, à Skaw (“le XXXX le plus au nord du UK” est un peu un leitmotiv, dans le coin).

On voit des eiders à duvet et on se pose sur un banc, en plein coma digestif, pour admirer l’horizon et rêver de Grand Nord, tout droit au loin (très loin).

Il s’agit d’un banc très British, avec une inscription en mémoire de quelqu’un et une citation. Je l’ai mise ici car je l’ai trouvée très poétique, et en plus ça donne une idée d’à quoi ressemble le “Shetlandic”, le dialecte de l’archipel. A chaque fois que je lis ce genre de texte, je suis obligée de le faire avec l’accent, je ne peux pas m’en empêcher, et ça me fait toujours sourire. ^^

Puis le temps se couvre, la pluie arrive, et on en profite donc pour faire un marathon des activités culturelles du coin. On commence par visiter le Unst Heritage Centre, par lequel on a été agréablement surpris! Avec l’aide d’une dame bien sympathique (et patiente, haha), on a pu s’essayer au filage de la laine, avec un rouet, puis au cardage. C’est bien plus dur qu’il n’y paraît, et je pense aussi qu’on n’était pas particulièrement doués, huhu. On a aussi pu admirer de la dentelle en laine, on a appris plein de trucs sur les poneys Shetland, les phares, la vie sur Unst avant, pendant et après les guerres mondiales, le crofting, l’éducation, le service postal, etc. Bref, c’était varié et chouettement présenté. On a notamment appris que, durant WWI, les enfants de l’école ramassaient de la sphagnum moss, qui était utilisée comme antiseptique!

Puis on continue sur notre lancée et on visite le Boat Haven. Sans surprise, il y a plein de bateaux, héhé. L’expo parle de naufrages, de l’industrie de la pêche, de la construction des bateaux,… Certaines parties font un peu penser à de la propagande pour l’aquaculture, mais bon, c’est compréhensible puisque Shetland possède la dose de fermes de saumon.

Hop, on enchaîne en allant voir une longhouse viking reconstituée, super cool, avec un toit d’herbe génial comme j’aime. Juste à côté se trouve un magnifique drakkar, construit en Norvège (je crois) et qui était censé voyager jusqu’en Amérique du Nord, mais il s’est planté à Shetland et y a finalement été restauré.

On s’est pris pour des vikings pendant quelques instants, c’était marrant, haha!

Avec Whisky 😉
Vue du côté de Haroldswick

Allez, c’est déjà bien assez pour aujourd’hui, je vous laisse juste avec un petit challenge: comptez les phoques! 😉

Bye et à bientôt!

Sheltie19#10 Muckle gleði

Hello! 🙂
Jeudi, j’ai passé ma soutenance du certificat de géomatique, et je suis désormais libérée, délivrée, certifiéééée! Je ne vous dis pas le soulagement, la joie et le bonheur que ce truc soit enfin terminé. Et ça tombe bien, car l’article du jour parle également d’un moment super génial des vacances qui nous a rendus vachement heureux, avec José.
Il s’agit de notre fin d’après-midi passée à Hermaness, tout au nord de l’île d’Unst, elle-même tout au nord de Shetland.

En arrivant vers les falaises après notre traversée d’une tourbière, nous avons découvert une incroyable flopée de puffins!

Ils vaquaient à leurs occupations: faire le ménage dans le terrier, se mettre à l’abri des bonxies, pêcher plein de sandeels pour les pufflings,… Le tout dans ce cadre incroyable, avec les colonies de fous de Bassan en arrière-plan.

On a passé un super moment à les observer, assis (voire à moitié couchés ^^) dans l’herbe humide. Certains macareux venaient vraiment très près, et on s’est même fait arroser de terre par un puffin qui creusait dans son terrier et projetait de la boue un peu partout, haha.

José en plein photoshoot avec un puffin coopératif

Franchement, c’est impossible de se lasser de les regarder. Ils sont juste tellement attachants, avec leurs mimiques et leur ventre tout boueux!

Un puffin qui s’aventure vers nos sacs
Supervision des travaux d’entretien du terrier

On a rencontré un couple d’Allemands très sympas, qui a proposé de nous prendre en photo. Ils logeaient sur le Mainland et étaient venus sur Unst seulement pour la journée, mais ils étaient déjà en train de dire qu’ils allaient devoir revenir, car c’était trop bien. Ils devaient partir pour choper leur ferry, mais on sentait bien qu’ils seraient volontiers restés quelques heures de plus avec les puffins de Hermaness.

Chaque point blanc est un fou de Bassan, ou du guano de fou de Bassan ^^

On a longé la côte en direction du point le plus septentrional de l’île, en marchant au milieu des moutons et des puffins.

Il y avait même encore quelques agneaux tout fluffy!

Brouter avec cette vue, c’est quand même super classe…

Le vent soufflait, on profitait des doux rayons du soleil, avec une belle lumière dorée et rasante illuminant ce petit coin de bout du monde. C’était vraiment magique. D’où le titre de cet article: Muckle gleði. Muckle signifie “grand” en Old Norse (on voyait ce mot partout, de la toponymie locale aux menus des fish & chips), tandis que gleði veut dire “joie, bonheur, gladness” (d’après mes quelques recherches Google). Bref, c’était le gros bonheur. 🙂

A un endroit, on a vu un immense groupe de puffins dans l’herbe. Et le sentier passait pile au milieu! Certains ont pris la poudre d’escampette en nous voyant arriver, mais on a quand même pu les voir de vraiment près. Et c’est trop drôle de voir les puffins “courir”, c’est très caractéristique, un peu comme les kiwis.

Attroupement à côté du chemin
J’adore cette photo 🙂 Et l’herbe est vraiment fluo, ce n’est pas juste un effet de la balance des blancs!

Et soudain, nous y voilà: on aperçoit Muckle Flugga. Il s’agit du rocher le plus au nord du Royaume-Uni, juste après Out Stack. Il était habité jusqu’en 1995, année où le phare a finalement été automatisé.

D’après l’intarissable source de connaissance et fun facts qu’est Wikipédia, le nom Muckle Flugga signifie “large steep-sided island” (ceux qui ont suivi reconnaîtront le mot Muckle) en Old Norse. D’après le foklore local, ce petit groupe de rochers aurait été formé par deux géants, Herma et Saxa, qui étaient tous deux amoureux de la même sirène. Ils se sont battus pour elle en se lançant des cailloux, et l’un d’eux est devenu Muckle Flugga. J’adore ce genre d’histoires, comme pour la Chaussée des Géants en Irlande. Ça me rappelle aussi tout plein de légendes maories découvertes en Nouvelle-Zélande, où les volcans et les lacs proviennent pour la plupart des émotions de dieux et déesses.

Après avoir atteint le point le plus au nord possible, nous avons gentiment fait demi-tour. Notamment parce qu’on commençait à avoir un peu faim, haha (eh oui, même si on ne dirait pas vu toute la lumière, il était déjà assez tard).

A un moment, j’ai senti comme des giclures dans mon dos, un peu comme si j’avais marché sans faire exprès dans une immense flaque d’eau. Si seulement. Eh non, je me suis en réalité fait bombarder par un skua, dont la fiente a bien ricoché sur mon sac à dos et mon pantalon, histoire de salir une surface maximale. ^^ C’était un peu la journée fiente d’oiseaux, puisqu’en rentrant à l’auberge, on a trouvé une méga fiente (sûrement un goéland) sur la toile de tente. On va dire que c’est le risque, surtout quand on choisit une destination exprès pour sa faune aviaire, haha.

Retour au parking, où les moutons ont mal compris le panneau “keep clear”

Et voilà, c’est fini pour aujourd’hui! A bientôt pour la suite des aventures shetlandaises! 😉

Bye! 🙂

Sheltie19#9 En route pour le bout du monde

Hiya! 🙂
Je n’ai pas eu énormément de temps en ce début d’année à cause de l’uni, mais voici quand même la suite de la rétrospective shetlandaise.

Aujourd’hui, c’est parti direction le nord du nord! Mais avant d’y arriver, on a fait quelques petits détours bien chouettes. Première bonne nouvelle en se levant: il ne pleut pas et la tente est sèche, parfait pour la plier et dire bye-bye à Levenwick. On est passés au Tesco de Lerwick pour faire quelques provisions et on a découvert plusieurs trucs qu’on ne connaissait pas auparavant:

1) En Ecosse, la vente d’alcool est interdite avant 10h du mat’. Du coup, dans le Tesco, on s’est retrouvés face à une barrière interdisant l’accès à l’allée Alcool. C’est une caissière super sympa qui nous a appris que c’était carrément inscrit dans la loi.

2) Cette même caissière nous a initiés aux jetons “charity”. En faisant ses courses, on reçoit un jeton bleu, qu’on met à la sortie dans l’une des trois boîtes de dons destinées à trois projets ou associations, qui changent tous les mois.

Quelque part dans ces eaux se trouve une loutre

On est ensuite partis sur la route, en empruntant de jolies single track roads jusqu’à Eswick, South Nesting, North Nesting et autres petits villages.

Au menu: des poneys Shetland dans leur pré, des moutons multicolores se faisant rassembler par un border collie, une superbe côte déchiquetée à moitié engloutie par les nuages et des petits lochs un peu partout. Depuis la jetée de North Nesting, on a aussi aperçu une loutre au loin (vachement loin), mais elle a vite disparu.

On a continué notre route, parfois parsemée d’embûches, les huîtriers-pies se prenant un peu pour des moutons plantés sur la route, et distraits par le spectacle d’un groupe de vanneaux huppés en vol, pour arriver à Brae.

Brae est surtout connu pour le fameux Frankie’s Fish & Chips, qui a été élu plusieurs années meilleur fish & chips du Royaume-Uni (et c’est aussi le fish & chips le plus au nord du pays, accessoirement). Surprise, il y a aussi quelques arbres! On a scruté les branches des conifères à la recherche de becs-croisés bifasciés, récemment vus dans le coin. On n’avait pas du tout l’air d’espions/harceleurs, à scruter aux jumelles chaque bout d’arbre et jardin. ^^ On a vu des moineaux et des étourneaux, mais point de bec-croisé, et on est allés se partager des fishcakes et un muckle (= large, contraire de peerie) battered haddock chez Frankie, yum!

Après ce bon mais copieux repas, il ne faut pas se leurrer, on avait sacrément envie d’une sieste digestive. Mais à la place, on a conduit le long de Sullom Voe, un grand bras de mer surtout connu car c’est là que se trouve l’immense terminal pétrolier.

Mais la route est très sympa (et si on ne le savait pas déjà, on n’aurait jamais remarqué qu’il y avait ce terminal de pétrole juste à côté). Et on a eu de superbes vues sur un loch brillant sous le soleil, avec plein d’oies cendrées au milieu d’îles herbeuses.

Puis on arrive à Toft, là où on va prendre le ferry pour Yell. On a une heure à attendre, donc on scrute les eaux à la recherche de loutres, qui sont censées être peu farouches vers les terminaux de ferry.

Point de loutre en vue, mais on croise un phoque gris, de probables tournepierres à collier et de superbes sternes pierregarins. On les voyait pêcher, plonger dans l’eau pour repartir avec un sandeel brillant dans le bec!

Sterne en pleine démonstration de décibels. Tout comme les huîtriers-pies, les sternes ne sont pas très discrètes.

Au loin, on admire aussi de majestueux fous de Bassan vrillant et plongeant dans un grand splash avant de remonter comme des bouchons, huhu.

C’est l’heure de rentrer dans le ventre du ferry

Puis c’est l’heure d’embarquer!
On monte sur le pont, au cas où des orques ou dauphins décident de montrer le bout de leur nageoire.

En 20 minutes seulement, on arrive à Ulsta, puis on traverse Yell dans sa longueur en suivant un groupe de motards. L’île a l’air magnifique — et est connue pour sa grande densité de loutres — mais ce jour-là, on ne reste pas, et nous voilà de nouveau sur un ferry, direction encore une autre île: Unst!

Des vaches Highland!

On débarque à Belmont, sur Unst, l’île la plus septentrionale du Royaume-Uni! On va se poser à l’auberge de jeunesse Gardiesfauld, à Uyeasound, et on plante la tente dans le joli walled garden, bien à l’abri du vent (mais malheureusement pas à l’abri des fientes de goélands, qui ont lâché une attaque surprise sur la tente).

On reprend direct la route pour aller au nord du nord: Hermaness. En chemin, on traverse des paysages magnifiques!

Le loch of Cliff, le plus long de l’archipel, au loin

L’herbe est si verte, l’eau si turquoise, le sable si doré!

La plage de Burrafirth

La lumière est magnifique et on s’élance tout contents sur le sentier de la réserve naturelle de Hermaness, direction les falaises.

Durant une demi-heure environ, on marche sur des pontons au milieu des tourbières, avec des Great skuas (bonxies) partout autour et quelques moutons.

Puis on atteint les falaises et, ô surprise et bonheur, c’est parti pour passer l’un des meilleurs moments du voyage!

La suite au prochain épisode, car c’est un moment qui mérite bien son article rien qu’à lui (et puis, je ne vais pas vous mentir, j’ai aussi beaucoup trop de photos à partager)!

Allez, bye et à bientôt j’espère! 🙂

Rétrospective de l’année 2019

Bonjour à tous!
Voici venu le moment de la traditionnelle rétrospective de l’année écoulée — la première sur ce nouveau blog!

Avant de préparer cet article, j’avais l’impression que cette année 2019 n’avait clairement pas été l’une des meilleures: un peu longue et éreintante, marquée par la mort de Bamako et les travaux interminables du certificat de géomatique, manquant de rythme et de structure maintenant que j’avais fini tous les cours du master et qu’il ne restait “que” le mémoire à faire… mais finalement, en y repensant plus en détail, je me suis souvenue de plein de bons moments, et ce n’était vraiment pas si mal que ça!
Allez, c’est parti pour un retour sur les douze derniers mois! 😉

Janvier

Ah, janvier! L’année commence avec des examens et plein de rendus pour l’uni, comme souvent ces dernières années. Mais je vais aussi voir des matches et spectacles d’impro avec Tabata (et on fait notre première bataille de boules de neige de l’année, héhé), j’anime des séances de révision de stats pour les premières années de master (et c’était cool!) et je monte mon premier Salève de l’année avec Fintan et Pilar, dans la neige et avec un vent à décorner les licornes (et je cours style “Petite maison dans la prairie” pour me réchauffer au sommet, car il faisait un froid d’ours polaire). Eh oui, car cette année j’ai décidé de faire au moins un Salève par mois, pour me motiver. Ah, et janvier est aussi le mois du début du certificat de géomatique (un peu moins motivant, j’avoue).

Février

Géomatique, géomatique, rendu de la revue de littérature du mémoire, géomatique,… ah, et VKFFB à Perly avec José, Green Book au cinéma, montée de Salève avec Fintan, impro, spectacle au Galpon et, pour décompresser un peu, quelques jours à Vercorin avec Tabata! L’occasion de faire de la raquette, observer un aigle, s’amuser entre amis et s’émerveiller devant les roitelets et écureuils!

Mars

En parlant d’écureuil, on observe, une matinée de mars, une femelle écureuil (prénommée “Squirelle” ^^) qui s’affaire autour de son nid juste en face de notre fenêtre. Sinon, le mois est rythmé par les travaux de géomatique, des spectacles d’impro, un très chouette Afterwork au Musée d’Art et d’Histoire, encore une manif pour le climat, mes 25 ans et, surtout, la fin d’une ère: je corrige mon dernier article à la Tribune et je commence un job d’assistante de recherche à l’uni (à 20%). Ça m’a fait bien bizarre de quitter la Correction après 2 ans aux côtés de plein de gens trop cool. Et ça me manque encore parfois, même si une chose est sûre, je ne regrette pas de ne plus avoir à patienter chaque soir pour lire des articles tardifs de matches de foot…! (et ça me fait bien plaisir aussi de ne plus manger mes repas du soir en bossant devant l’ordi)

Nos ombres à Fintan, Pilar et moi sur la grotte de l’Orjobet


Avril

C’est le retour du Festival du Film vert et je fais plein de promenades au bord de l’Aire, en m’émerveillant devant le printemps qui s’installe. Mais surtout, JOSÉ FINIT L’ARMÉE! Yihaa, on fête ça en allant passer deux semaines à Madère, dans un paradis vert avec de la mousse et des roitelets partout.

Un roitelet en pose de ninja


Mai

“En mai, tes rendus de géomatique tu soumets!” Mais j’ai aussi vu “Totem”, du Cirque du Soleil, et fait plein de petites sorties nature avec José, une soirée entre amis chez Kabuki, la Nuit des Musées à Genève et, surtout, mon premier terrain libellules pour mon travail de master!

Le Salève tout “pissenlité”


Juin

Nettes rousses au Moulin de Vert

Libellules, libellules, libellules! 🙂 Ce mois (comme toute la saison estivale, à vrai dire) est l’occasion de plein de sorties pour voir des libellules, notamment lors de trois jours à Yenne pour la deuxième campagne de terrain de mon travail de master. On y est pile pendant la canicule, avec des températures dépassant 34°C, mais on a survécu en mangeant des glaces et en se baignant dans le lac de Barterand en fin de journée, héhé. Avec José, on effectue aussi des parcours à pied en portant des sacs-à-dos bourrés de sondes dans le cadre d’un projet d’hepia lié à mon assistanat à l’uni. Là aussi, on souffre de la chaleur! Enfin, avec Nora et José, on fait découvrir le Moulin de Vert à une fille rencontrée lors de la manif de la grève des femmes (et je me baigne dans l’Allondon juste avant sa confluence avec le Rhône, car grâce aux orages des jours précédents, il y a presque assez de fond pour nager!).

Libellula quadrimaculata au Moulin de Vert


Juillet

En kayak le long du Rhône

C’est les vacances! Balade aux sources de l’Allondon, piques-niques en famille, Escape game entre amis, baignade à Versoix… On profite bien! Le top du top, une journée de kayak sur le Rhône, en aval de Seyssel, durant laquelle on a pagayé 14 km au milieu des libellules et des oiseaux (eh oui, même en vacances, je suis désormais accro aux libellules). Et puis c’est le départ pour Shetland avec José! 😀

Hermaness, Unst, Shetland: le bout du monde


Août

Burra, Shetland

Ah, Shetland! Les oiseaux, le vent, les moutons, les marches côtières. Tant de bonheur durant ce voyage. Et en rentrant, le coeur se serre d’un coup: Bamako va mal, il meurt dans la nuit. Un grand vide prend sa place.
Puis c’est le retour à la vie genevoise: le boulot, les Aubes musicales, les libellules, le Salève. Et le dernier week-end d’août, de merveilleux moments aux Rencontres musicales de Bernex sur le thème de la musique celtique, avec une ceilidh le dimanche. Rien de tel que la danse et la musique pour se sentir vivant! A peine rentrée d’Ecosse, ça me donne à nouveau envie d’y retourner, et de refaire un tour en Irlande, aussi.

We’re flying!


Septembre

Septembre est là et nous amène des cigognes de passage à Perly le temps d’une après-midi. On passe une journée et soirée mémorables au mariage de Maelenn et Alexis, je commence mon stage de géomatique à Lullier, je pars à Yenne pour mon dernier terrain libellules (trop chouette, avec des martins-pêcheurs partout, des râles d’eau, des ragondins, des couleuvres et, bien sûr, quelques odonates) et on va à Lausanne avec José pour visiter le musée historique (j’adore les maquettes) et Lausanne Jardins, une méga expo en plein air qui nous fait découvrir des coins de la ville jusque là insoupçonnés. C’est aussi le 10e anniversaire de l’Institut des sciences de l’environnement, et pour l’occasion on anime des activités au stand Biodiversité dans le parc du MEG avec mes autres potes de Biodiversité. Avec José, on va en Savoie pour l’anniversaire de Sophie, avant son départ pour le Québec et sa nouvelle vie. C’est un mois bien chargé, avec pas mal de boulot pour l’uni… Et puis José et moi fêtons nos 6 ans ensemble!


Octobre

Tragédie, horreur et catastrophe: pas de Salève ce mois-ci! Mais ce n’était pas par flemme, car ce fut un mois bien actif. Déjà, avec José, on commence nos cours de Lindy Hop, yeah! Depuis le temps qu’on en parlait! 🙂
On va aussi à un super concert de Lindsey Stirling à Lyon, on fait un autre Escape game entre amis, on se promène au bord de l’Allondon, on visite les Grottes de Vallorbe et marche dans les gorges de l’Orbe, on va au Festival Salamandre (notre tradition du mois d’octobre), on fête plusieurs anniversaires d’amis, on va voir du théâtre au Village du Soir… Et on passe un super chouette week-end à Anzère, marqué notamment par une splendide marche autour du lac de Tseuzier. J’ai tellement de photos de magnifiques reflets et des incroyables mélèzes dorés, il faudra vraiment que je fasse un article sur cette escapade. En rentrant du Valais, Fintan, Pilar et moi faisons en plus un détour par l’Hermitage, à Lausanne, pour le dernier jour d’une super expo sur les Ombres.


Novembre

Mini vache Highland dans la lumière du soir

Le mois des anniversaires et des restos, mais surtout du boulot. Fondue aux Bains des Pâquis avec les gens de Lullier, burgers aux insectes avec ceux de l’uni, fête de Noël en famille (eh oui, fin novembre ^^), confection de truffes, Grands Duels d’impro, super Afterwork au musée sur les métamorphoses, et une très chouette expérience au Swiss Rafroball Day, une journée organisée entre autres par Laurine pour mettre à l’honneur un sport réunissant personnes valides et en situation de handicap.


Décembre

Arbre créé par Zep pour Lancy en Lumières

Cé qu’è lainô, voici venue l’heure de l’Escalade! Avec José, on rejoint des collègues de l’uni pour le grand Cortège, auquel je n’étais plus allée depuis des lustres! C’est la période des illuminations de ouf: avec Fintan et Pilar, on va à l’inauguration de Lancy en Lumières, où on a droit à un impressionnant “Spectacle du feu”. Avec José, on se promène du côté du Marché de Noël de Carouge, aussi tout illuminé. Fête de Noël de l’uni, avec Bad Santa et jus de pomme chaud au programme, fin du stage à Lullier, inauguration du CEVA (qui m’aura permis de faire maison-Lullier en moins d’une heure pour la première fois en transports publics, quelle révolution!),… José et moi allons à Aquatis et au Bô Noël de Lausanne pour fêter ses 26 ans (et aussi à la Ruota avec toute la smala, quand même). Et puis c’est Noël, les repas, un peu de repos pour le cerveau, et de grands bols d’air frais au Salève, avec le Salève de Noël en famille (mais sans Axel, en Afrique du Sud) et mon 12e Salève de l’année (eh oui, pour rattraper celui d’octobre). 🙂 Et puis une après-midi jeux et un repas entre amis pour finir l’année en beauté!

Axolotl à Aquatis

Et voilà, maintenant place à 2020! Cette année se profile comme une année charnière, et devrait voir notamment la fin de mes études (enfin! On y croit, on y croit! 😉
Et puis, c’est le retour des années 20, ça va swinguer! 😀

12e Salève de l’année, le 29 décembre

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2020 remplie de rire, d’amour, de bonheur, de découvertes et d’aventures, de danse et de musique, de rêves et de projets, de balades au fil de l’eau et de marches en montagne, de beaux moments partagés entre amis et en famille! ♡

Danse de nuages, soleil couchant et givre sur les branches des arbres. ♡