Libellulite aiguë

Voilà, le mois de mai vient déjà de se terminer! Un mois de mai sans Fête de la danse, sans spectacle d’impro, sans swing, sans Médiévales d’Andilly, mais un mois quand même rempli de libellules!

Mâle Libellula depressa, bois des Mouilles

J’ai encore la rétrospective shetlandaise à finir, ainsi qu’une magnifique journée passée à la montagne mi-mai à raconter, mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps avant d’inonder le blog de photos de libellules et autres créatures rencontrées au gré de mes balades du mois dernier!

J’ai surtout passé du temps au bord de l’Aire (dont la fréquentation a à peu près quadruplé avec le confinement…!), et José et moi sommes aussi allés trois fois au Bois des Mouilles. On voulait un peu suivre l’évolution de l’étang après les travaux de 2019. Il est à nouveau bien rempli et les libellules sont de retour, même si je n’ai pas revu Coenagrion pulchellum, ni Brachytron pratense, vus le printemps dernier.

Tandem de Coenagrion puella

Les 9 et 24 mai 2020, on a revanche revu la dose de Sympecma fusca. 🙂

Sympecma fusca

Bien sûr, on a aussi croisé grenouilles vertes et oiseaux à foison. Et notamment un beau pic épeiche sur un tronc mort recouvert de mousse bien verte. 🙂
Un jour, on a discuté avec un homme qui nous a dit qu’il avait aperçu un martin-pêcheur et les couleuvres, héhé!

La libellule qu’on a vue en plus grand nombre au Bois des Mouilles durant le mois de mai, c’est sans aucun doute Libellula depressa. Comme l’année dernière, on en a également revu dans le fossé du pré de la Gavotte, en compagnie d’Orthetrum cancellatum.

Au Bois des Mouilles, on a notamment eu le plaisir d’observer plein de femelles Libellula depressa en train de pondre. Et une fois, on a même eu droit à de sacrées bagarres, avec des mâles fonçant sur les femelles en pleine ponte!

J’ai filmé une femelle pondant dans un coin tranquille, car je trouve impressionnant de voir les mouvements de ponte! En mettant le son, on peut avoir aussi une idée de l’ambiance, avec les grenouilles et oiseaux en charge de la bande-son (et notamment une foulque macroule donnant de la voix vers la fin!). 🙂

Au bord de l’Aire, on a également revu Aeshna isoceles, comme l’année dernière. Deux mâles se sont installés sur deux parties stagnantes à 20 mètres d’écart et se livrent de violentes batailles de temps à autre. Ils n’hésitent pas non plus à s’en prendre à leurs voisins, un Anax empereur et un mâle Libellula depressa.

Aeshna isoceles

On a vu plein d’autres espèces au même endroit: Platycnemis pennipes, libellule déprimée femelle, agrions jouvencelles, Ischnura elegans,… L’accès au coin est en revanche assez restreint, ce qui rend les photos difficiles. En triant des essais ratés de photos d’Aeschne en plein vol, j’ai eu la surprise d’avoir des fois des grenouilles nettes en arrière-plan, haha! ^^

Trouvez la libellule déprimée femelle!
Plein de Platycnemis et Coenagrion en train de pondre

L’aeschne isocèle a bien éprouvé ma patience, ne se posant absolument jamais… Sauf bien sûr les jours où je passe sans l’appareil photo, haha! Il y a quelques jours, je me promenais avec José, et elle était là, sagement posée sur son brin de carex. ^^ Mais je ne désespère pas de réussir un jour une photo d’Aeshna isoceles posée, avec son triangle isocèle bien visible. 😉
En attendant, je me contente de photos floues en vol (même que j’aurais vraiment bien voulu que la suivante soit nette! Elle est passée tellement proche de moi!).

Au bord de l’Aire, ça fait un petit moment qu’on n’a plus revu le faucon crécerelle résident, par contre les hérons, poules d’eau, milans noirs et foulques sont au rdv, ainsi que les harles bièvres parfois. On a aussi vu des Calopteryx, virgo et splendens, papillonner au-dessus de la rivière.

Calopteryx splendens

En plus des zones humides, les prairies fleuries bourdonnent de vie! Je n’ai pas revu d’ascalaphe, mais c’est tellement chouette de voir tous ces papillons, bourdons et abeilles! 🙂

Ce mois de mai, quand je n’étais pas en train d’observer des libellules (c’est-à-dire, la plupart du temps), je bossais sur mon mémoire sur les libellules! Eh oui, car la fin approche…!

Orthetrum cancellatum au bois des Mouilles
Nymphéa en fleur

Une autre bonne surprise de dimanche dernier au bois des Mouilles: Libellula quadrimaculata, qui a littéralement posé devant l’objectif après une vingtaine de minutes à nous voler autour!

Sur les photos suivantes, trouvez: Libellula depressa et Anax imperator!

Libellula depressa
L’empereur de l’étang

Dimanche dernier, à chaque fois que José et moi essayions de partir, une nouvelle espèce de libellule venait nous narguer et je ressortais illico presto l’appareil photo! La plus belle surprise: mon premier Anax parthenope! 🙂
Il ne s’est pas posé de notre côté (sûrement à cause de l’anax empereur qui patrouillait son secteur) mais j’ai quand même pu capturer quelques photos floues d’hyper loin:

Alors qu’on allait finalement rentrer, un Lestes viridis à peine émergé est carrément venu se poser sur la jambe de José!! C’est le tout premier que j’ai vu cette saison.

Allez, fini pour aujourd’hui, je vous laisse avec une de mes photos préférées du mois, un Anax imperator très coopératif!

Bye et à bientôt!

Update du 2 juin 2020: je viens de rentrer d’une petite balade digestive avec José riche en observations de libellules, donc je les rajoute vite fait ici!

Pour commencer, c’est un tandem d’Orthetrum brunneum qui m’a accueillie lors de mon arrivée vers la Gavotte. Le petit fossé humide bordant le pré des poneys bouillonnait de vie: ça volait de partout! Libellules déprimées, Orthétrums bruns, étourneaux prenant leur bain, moineaux,…

Coeur copulatoire d’Orthetrum brunneum

Plus loin, ce sont 4-5 chardonnerets élégants qui se sont envolés d’une superbe prairie fleurie sous nos yeux. 🙂 Malheureusement, pas de photo, tout s’est passé bien trop vite!

Nouvelle surprise: l’Aeschne isocèle a daigné se poser quelques secondes, héhé! Je savais que je l’attraperai un jour. 😉 Mais bon, elle était quand même loin, ceci est une photo sacrément recadrée.

Et puis, dernière bonne surprise: alors qu’on approchait du pont du Centenaire, on voit un tandem de Gomphidae nous passer devant! C’était la première fois que j’en observais au bord de l’Aire. Le mâle est repassé et s’est posé non loin de nous dans un arbre. Verdict: Onychogomphus forcipatus!

Je suis vraiment contente de l’avoir croisé, car jusqu’ici je n’en avais pas vu au stade adulte, j’avais juste trouvé une exuvie au bord du Rhône lors du terrain pour mon master.

Et voilà, cette fois c’est vraiment fini!
Bye pour de vrai! 😉

Odonata

Bonjour à tous!
J’interromps à nouveau la rétrospective écossaise pour un petit intermède Odonates.

Femelle de Calopteryx splendens

Mercredi dernier, je suis retournée sur le terrain pour mon travail de master. Le but: repérer un peu les espèces présentes avant les véritables relevés dans deux semaines, pour gagner du temps lors de l’identification.

Caloptéryx mâle au milieu des carex

Avec tous les jours bien pluvieux qu’on a eus dernièrement, c’était super de profiter du soleil et d’être dehors. Avec mon prof, on a profité de prendre plein, plein de photos — déjà car c’est vachement utile pour l’identification.

Il y avait beaucoup plus d’espèces que lors de la première session sur le terrain, en mai. A commencer par les caloptéryx éclatants, en nombre!

Je les trouve magnifiques. Ils ont un style de vol complètement différent des autres odonates, on dirait presque des papillons!

Séance cache-cache avec un caloptéryx éclatant mâle

L’espèce qu’on a vue le plus restait tout de même l’Agrion jouvencelle (Coenagrion puella), très commun.

Coenagrion puella mâle immature

Mais cette fois-ci, on a également rencontré davantage d’espèces d’Anisoptères, soit des “vraies” libellules: Libellula depressa, Libellula fulva, Anax imperator, Crocothemis erythraea et un Orthétrum (probablement une femelle d’Orthetrum brunneum, mais c’était difficile à dire car l’individu venait à peine d’émerger).

Le probable Orthetrum brunneum

Du côté des Zygoptères, outre les Calopteryx splendens, nous avons trouvé deux nouvelles espèces de demoiselles pour venir rallonger notre première liste d’observations: Enallagma cyathigerum et Platycnemis pennipes.

Mon premier mâle d’Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum)

On a pique-niqué au bord de l’eau, avec, face à nous, un décor de rêve et plein de vie: la vue sur le Grand Colombier, deux martins-pêcheurs volant au-dessus de la lône, un faucon filant à toute vitesse et… plein de libellules, bien sûr! Et parmi elles, un couple d’Anax empereurs. Le mâle patrouillait à toute vitesse puis venait se poser sur la branche d’un arbuste, tandis que la femelle pondait. Entre la vitesse en vol et la distance, pas facile d’obtenir des clichés satisfaisants, mais au moins on reconnaît la bête. 😉

Au même endroit, on a pu observer un Crocothémis écarlate dorant au soleil sur sa branche.

Crocothemis erythraea mâle

Ma fierté de cette journée de terrain: mes grands progrès dans le maniement du filet. J’ai réussi à attraper toutes les libellules que je voulais quand c’était nécessaire, héhé!

Platycnemis pennipes immature
Ishnura elegans en plein repas
Couple de C. puella

Les Agrions à larges pattes (Platycnemis pennipes) ont, comme leur nom l’indique d’ailleurs, les tibias un peu dilatés, surtout chez les mâles. La plupart de ceux qu’on a vus venaient à peine d’émerger, donc leur coloration n’était pas complète. Une fois matures, les mâles sont bleus, tandis que le corps des femelles va de bleu à vert clair, plus ou moins brunâtre.

On a revu quelques Petites nymphes au corps de feu (P. nymphula), mais très peu par rapport au mois de mai, où elles volaient par dizaines.

Pyrrhosoma nymphula
Platycnemis pennipes mâle
P. nymphula mâle
Tandem d’Ishnura elegans
Mâle de Libellule fauve (Libellula fulva)

Et pour finir cette ribambelle de photos d’odonates, je vous laisse avec un mâle Coenagrion puella en pleine séance de gymnastique!

A bientôt pour la suite et fin du récit de mon voyage 2018 en Ecosse!

Vie aquatique

Bonjour!
Aujourd’hui, j’interromps la rétrospective écossaise pour vous parler d’un sujet bien plus d’actualité dans ma vie (quoique l’Ecosse, avec moi, c’est toujours plus ou moins actuel ^^). Préparez-vous pour une overdose de… libellules! Eh oui, mon mémoire de master virevolte autour des Odonates, et j’ai vécu mon premier terrain les 6 et 7 mai dernier. Il y avait plus de vent que ce qu’on aurait voulu et c’était encore un peu tôt dans la saison pour les espèces de milieux courants, mais j’ai quand même passé deux superbes journées!

Petite photo de la bucolique lône Chantemerle, prise avec mon natel.

J’ai observé mes premiers Pyrrhosoma nymphula (de belles demoiselles rouges, au nom commun trop stylé de Petite nymphe au corps de feu), des Coenagrion puella, des Ishnura elegans et possiblement une superbe Aeshne printanière (Brachytron pratense, pas facile à identifier étant donné la vitesse sidérante à laquelle ça vole, en changeant constamment de direction et sans jamais se poser à vue — faut d’ailleurs que je m’entraîne au maniement du filet à papillons). Il y avait peut-être peu d’espèces, mais l’abondance était parfois étonnante! Un matin, en marchant dans des hautes herbes pas loin d’un des sites d’étude, il y avait des dizaines et des dizaines de Coenagrion puella et Pyrrhosoma nymphula qui s’envolaient à notre passage, c’était magique! J’ai vu des Zygoptères à peine émergés, faisant sécher leurs ailes translucides, leurs exuvies juste à côté. J’ai vu une larve de Pyrrhosoma nymphula qui grimpait le long d’un carex, cherchant son spot pour son ultime mue. J’ai vu plein de demoiselles voler en tandem et pondre à la surface de l’eau. J’ai vu d’immenses aeshnes patrouiller à toute vitesse.

Mais j’ai aussi vu des martins-pêcheurs, des aigrettes, des hérons, des milans, des cygnes et tant d’autres oiseaux, des traces de sangliers dans la boue, des troncs rongés par des castors, des moucherons volant par centaines à la surface de l’eau, des abeilles sauvages butinant au milieu des fleurs (et des renouées du Japon, qui envahissent tout le coin)… Bref, deux belles journées à marcher dans les bois pour rejoindre les lônes (nom donné aux bras secondaires du Rhône), à pagayer (on a un petit bateau gonflable, génial pour observer la rivière au plus près dans les coins profonds), à m’enfoncer dans la vase avec mes cuissardes géniales, à m’émerveiller devant cette fascinante nature.

Le bateau à Chantemerle (photo natel)

Bref, le seul truc qui me manquait, c’est que je n’avais même pas sorti l’appareil photo (ça commençait à faire beaucoup de trucs autour du cou et dans les mains, entre le filet, les jumelles, le guide d’identification, les fiches pour les relevés…)! Mais je m’étais promis que ce n’était que partie remise et que j’allais prendre le temps d’aller photographier des libellules à un autre moment, à Genève comme à Belley (mon site d’étude, en France). Mais voilà, entre la pluie suivie des longues journées de bise, il n’y avait pas exactement des conditions appropriées… Jusqu’à hier!

Le soleil brillant dans un ciel dégagé et les arbres ayant retrouvé leur position habituelle verticale (avec la bise, le mélèze devant chez moi était plutôt oblique ces derniers jours ^^), José et moi sommes allés nous promener au Bois des Mouilles, armés de nos objectifs. Jackpot! On a passé une magnifique après-midi et on a pu observer plein de trucs autour de cet étang plein de vie!

Couple de Sympecma fusca (leste brun)

En arrivant au bord de l’étang, on repère rapidement nos premières demoiselles. Des couples de Sympecma fusca, Coenagrion puella et Coenagrion pulchellum virevoltent un peu partout. C’est parti pour plein de photos!

Mâle de Coenagrion puella (agrion jouvencelle)
Couple de Coenagrion pulchellum

Il y avait beaucoup de couples occupés à pondre, c’était super chouette à observer. Je suis particulièrement fière de la photo de lestes bruns ci-dessous: j’étais si proche que je n’ai pas eu besoin de la recadrer, et on voit un peu les jolies teintes bleues des yeux du mâle (si jamais, les photos sont censées s’agrandir si on clique dessus).

Couple de Sympecma fusca, avec la femelle en train de pondre

Tout à coup, une énorme libellule file devant nos yeux. En un éclair, elle a fait trois allers-retours devant nous avant de disparaître. J’ai à peine eu le temps de discerner des flashes de bleu et vert. Une aeshne! Mais laquelle? Aux aguets, on scrute l’étang en attendant son retour. Une autre libellule ne tarde pas à démontrer ses prouesses aériennes. Mais cette fois, j’aperçois un flash vert métallique. C’en est une autre!

On essaie de prendre des photos pour tenter de les identifier, mais il y a beaucoup d’essais ratés. Voilà ce que ça donne, haha:

Heureusement, la libellule aux teintes métalliques affectionne le vol stationnaire, ce qui nous aide grandement. On parvient finalement à “réussir” quelques photos. Après réflexion, il me semble bien que nous avons affaire à Cordulia aenea, avec son thorax vert métallique, ses yeux verts et son abdomen dilaté en massue (qui se remarque mieux vu du dessus):

Une probable cordulie bronzée

Pour l’aeshne, ça prend plus de temps. Le vol stationnaire, elle n’a pas l’air de connaître. Finalement, par je ne sais quel miracle, j’arrive à la capturer sur quelques clichés flous!

Cette tache floue est une aeshne!

C’est seulement en rentrant à la maison que j’ai remarqué que j’avais une photo presque réussie, avec assez de détails pour décider qu’il s’agit d’un mâle de Brachytron pratense, l’aeshne printanière!

Brachytron pratense, qui m’a donné du fil à retordre!

Après avoir passé un bon moment sur les pontons, on a fait tout le tour de l’étang comme à notre habitude. On a croisé en chemin plein de lézards verts et quelques grenouilles (qu’on a plus entendues que vues). Un héron cendré et des milans noirs nous ont survolés, et on aussi pu admirer avec plaisir des petites familles à plumes!

Il n’y a pas à dire, les canetons de colvert, c’est vraiment hyper chou.

Une famille de foulques

Mais ma mission première, ça restait nos amies les libellules! Je scrutais donc chaque nénuphar et perchoir potentiel, à la recherche de créatures graciles et allongées.

Et sur un nénuphar, au loin, j’ai aperçu encore une autre espèce: Erythromma najas, la Naïade aux yeux rouges. Le challenge si vous l’acceptez: la trouver sur la photo ci-dessous! 😉 (C’est pas compliqué)

Erythromma najas qui bronze au soleil

Et bien entendu, pendant toute la balade, j’ai encore pris beaucoup trop d’autres photos de Zygoptères et de nénuphars… 🙂

J’ai passé pas mal de temps à mitrailler un couple de Coenagrion puella en train de pondre au milieu des plantes aquatiques. Je ne vous dis pas le boulot pour trier les photos en rentrant… ^^’

Le seul truc dommage, c’est que les meilleures plages horaires pour observer les libellules ne correspondent pas exactement aux lumières les plus douces. Mon prochain défi, ce sera d’essayer d’en photographier au lever du jour, avant leur réveil…

Agrion femelle
C. puella en vol, avec reflet 🙂

Un peu à l’écart, au milieu des herbes, on a croisé un joli petit insecte au croisement entre un papillon et une libellule. Après une rapide recherche Google, il me semble bien qu’il s’agit d’un Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus). Je le trouve vraiment beau, avec ses longues antennes et ses taches jaunes!

Ascalaphe soufré (probablement)

Toutes les photos de la journée ont été prises avec mon nouvel objectif macro Sigma 150 mm, acheté spécialement pour les libellules! Je l’ai depuis Noël (merci Pépé!) mais n’avais quasi pas eu le temps de l’utiliser à cause de mon emploi du temps surchargé. Je l’ai testé pour la première fois le jour de mon anni, lors d’une fraîche et pluvieuse journée de mars. Je ne pense pas que j’aurai l’occasion d’en faire un article entier, donc je vous mets quelques photos ici. J’adore aussi cette ambiance totalement différente. 🙂

Et voilà, cet article est enfin fini!
Dès le prochain, retour en Ecosse! 🙂