Instants d’automne

Bonjour à tous!
Je repousse le premier article de la rétrospective shetlandaise pour partager quelques photos de ce début d’automne.

“Chacun va à sa tâche, responsable d’une part du monde”

Il y a peu, José et moi sommes allés au Vallon de l’Allondon pour voir l’expo “Eaux douces des Alpes” de Rémi Masson, de superbes images prises sous l’eau. Et bien sûr pour se balader!

On n’a pas vu de libellules, mais plein d’oiseaux, de papillons et des drôles de criquets gris aux ailes bleues qui, après recherche Google, semblent être des criquets à ailes bleues (Oedipoda caerulescens, eh oui, qui l’eût cru?!).

Puis, dimanche dernier, José et moi sommes allés à Vallorbe pour visiter les fameuses grottes et aller marcher le long de l’Orbe. Ça faisait un moment qu’on y pensait, et le week-end dernier si ensoleillé était la parfaite occasion de profiter en plus des belles couleurs d’automne.

On ne se sentait pas super en forme les jours précédents, mais on n’a pas regretté de s’être quand même bougés. Le soleil, les feuilles d’automne, l’air frais,…

En approchant des grottes, on retrouve l’Orbe et, surprise, un joli cincle plongeur qui s’active dans l’eau qui court. On l’observe quelques instants avant de poursuivre notre chemin jusqu’à l’entrée (car à l’ombre, loin du soleil, il faisait bien frais).

Puis on a passé plus d’une heure dans les merveilleuses grottes!

On a eu du bol d’être entièrement seuls pendant plus de la moitié de la visite — on ne s’y attendait pas, vu le monde qu’il y avait dans le parking! On a donc pu suivre l’itinéraire tranquillement, à notre rythme, en découvrant au gré des lumières et du petit guide explicatif les nombreuses formations géologiques ornant la grotte du sol au plafond.

Stalactites, stalagmites, fistuleuses, “curtains”, lacs souterrains, l’Orbe qui descend à toute vitesse et bruyamment entre d’énormes blocs rocheux, vaste caverne, gouttes d’eau tombant du plafond,… C’est vraiment une chouette expérience, on s’émerveillait à chaque nouvelle découverte.

Ci-dessous, par exemple, la plus grande fistuleuse de la visite: c’est la concrétion verticale super fine qui descend du plafond, et qu’on voit à peine tellement elle est délicate.

Ou encore le fameux bison de Vallorbe:

Il y a 30’000 ans vivaient ici des ours des cavernes, qui ont disparu lors de la dernière glaciation. Des spéléologues ont retrouvé des ossements, dont un crâne impressionnant qui est exposé vers la sortie.

A un endroit, on trouve également des plaques indiquant la hauteur de certaines crues du siècle dernier, c’est fou! Ça représentait un volume d’eau difficile à imaginer.

A un moment de la visite, on traverse un mini lac qui est régulièrement pompé pour nous permettre d’emprunter la passerelle sans avoir à nager dans l’eau, qui a une température constante toute l’année de 10°C. Et sur les parois de la grotte, on peut voir un “bourrelet” qui indique l’ancien niveau de l’eau, au-dessus de nos têtes.

Le bourrelet indicateur de l’ancien niveau de l’eau

Pour quitter la grotte naturelle et retrouver la lumière du soleil, on emprunte un tunnel qui a été creusé dans la roche et dans lequel se trouvent encore quelques panneaux explicatifs sur la grotte, le travail des spéléologues, les anciens ours des cavernes, etc.
De manière générale, j’ai trouvé la visite très bien faite, avec des lumières qui s’allument sur notre passage pour indiquer des trucs spéciaux à regarder… qu’on aurait sans doute loupés autrement! Parfois, je ne remarquais même pas qu’il y avait des mini lacs avant qu’ils ne soient éclairés… ^^

Des mini fistuleuses cachées dans leur micro grotte personnelle

Enfin, juste avant la sortie, il y a encore une expo de pierres (semi-)précieuses, avec des spécimens magnifiques provenant des quatre coins du monde! Bref, on ne s’est pas ennuyés.

Une fois de retour à l’air libre, on a remarché jusqu’au parking pour rouler ensuite jusqu’au Saut du Day.

L’Orbe pas loin de la sortie de la grotte
Sur le chemin direction le parking

On a pique-niqué au Saut du Day, à côté des petites chutes d’eau, et on a de nouveau eu droit à une chouette surprise: un deuxième cincle plongeur, pas farouche du tout, qui nous a offert un joli spectacle à deux pas de là où on se trouvait! On l’a observé alors qu’il s’affairait dans la rivière, cherchant à manger, plongeant, sautillant, passant de rocher moussu en rocher moussu. Bref, on était super contents d’avoir pu le voir aussi bien.
Puis des chiens sont arrivés, et on a vu le cincle traverser le plan d’eau en volant pour continuer ses activités au milieu des chutes d’eau.

Et nous, une fois repus, on a suivi le cours de l’Orbe jusqu’aux Clées, puis retour.

Le chemin est le plus souvent dans la forêt, bien au-dessus de la rivière qui s’écoule tranquillement dans ses gorges.

Il faisait pas mal sombre, mais ça faisait un bien fou de se dégourdir les jambes et de respirer l’air bien frais.

Dans un coin stagnant, on a même vu une libellule! Malheureusement, elle était bien trop loin, et on avait oublié les jumelles, tss tsss. Mais elle était immense et avait la tête d’une Aeschne.

Tapis de feuilles mortes, teintes orangées, feuilles virevoltant dans le vent,… On sentait bien l’automne, c’était beau.
Arrivés vers Les Clées, on est de nouveau à la même hauteur que la rivière. On s’est posés un petit moment au milieu des rochers moussus et humides pour profiter de la quiétude du lieu, puis on est repartis pour retourner au Saut du Day.

Sur le chemin du retour, on s’est arrêtés cinq minutes en compagnie de deux autres marcheuses pour observer un orpailleur à la recherche d’or, tout en bas au bord de l’eau.

J’ai vite fait concocté une petite vidéo, faite de quelques prises de vues de la rivière et, surtout, du merveilleux petit cincle. 🙂

Lors du retour, on a eu droit au soleil qui perçait la canopée de la forêt et illuminait le sentier. Voici quelques photos du natel de José — car j’avais rangé l’appareil photo, et j’avais la flemme de le ressortir. ^^

Par endroits, on avait l’impression d’être de retour sur une levada de Madère, avec les petits canaux bordant le chemin. Avant de prendre la direction de la maison, on a encore fait un petit crochet par la Vallée de Joux, car on aime bien le Relais de la Truite, une auberge où on avait bu un jour le meilleur chocolat chaud de notre vie, tout droit sorti d’une marmite. Eh bien figurez-vous que c’était plein à craquer, il n’y avait plus une table de libre… donc on est rentrés à Genève, et on reviendra pendant l’hiver, quand il fera vraiment froid et que ce sera le moment de sortir les raquettes! 🙂

Et voilà, c’était pour vous montrer quelques photos récentes, plutôt que de les laisser dormir des mois sur le disque dur — ce qui n’arrive jamais, hum hum…
Au revoir et à bientôt, pour la rétrospective shetlandaise!

Madeira19#9 Mer et Montagnes

Hello!
Hop, voilà les dernières photos Nikon du voyage à Madère. Entre océan Atlantique, falaises, phare et montagnes!

Il nous restait une partie de la côte à admirer, à l’extrême sud-ouest de l’île, donc on a roulé jusqu’à Ponta do Pargo. Depuis le Miradouro do Fio, on a une superbe vue sur l’océan et les falaises.

A pied, on rejoint le phare de Ponta do Largo, tout proche, entre herbe verte et bleu du ciel et de l’eau. En chemin, on croise oiseaux et vaches.

Vue sur le phare

A l’intérieur du phare se trouve une exposition sur les phares de Madère, avec d’anciennes photos, des témoignages d’anciens gardiens et leurs familles. Quel boulot, la construction de ces phares (notamment celui de Ponta de São Lourenço, sur son rocher isolé) et la vie de gardien!

On a discuté quelques instants avec le gardien du phare/de l’expo, tout content de nous faire signer le livre d’or et de nous parler des statistiques des visiteurs.

En retournant vers le Miradouro, on s’octroie une petite séance photo au soleil au milieu du vert pâturage!

Il fait sacrément chaud (30°C!) et on a bien envie de se baigner. Surtout qu’on n’est pas allés voir les fameuses piscines naturelles de la côte nord. Hop, on roule donc jusqu’à Porto Moniz où… il fait sombre, nuageux et froid. Et où les piscines naturelles sont fermées, haha. On peut quand même se balader à côté des jolies roches volcaniques formant les bassins, et on mange dans un petit café sous les nuages menaçants.

La côte vers Porto Moniz
Les piscines naturelles de Porto Moniz

On retourne ensuite à Jardim do Mar en passant par le Plateau (qu’on commence à bien connaître, avec ses troupeaux de vaches au milieu de la route et ses ajoncs en fleur) car José a oublié ses lunettes de soleil à l’hôtel. Ouf, la femme de chambre les a trouvées, on les récupère et on reprend la route direction Curral da Freiras, au-dessus de Funchal.

Curral da Freiras

On se retrouve sous un soleil de plomb au milieu des montagnes, avec des routes sinueuses et la vue sur des cultures en terrasses.

Le paysage est si différent de la côte nord, avec un air bien plus sec. On quitte ce cirque de montagnes et on roule jusqu’à Funchal, où on va passer nos deux dernières nuits dans une pension/taudis (un peu la déception après tous les logements géniaux qu’on a eus le reste des vacances).

Pour notre dernière journée complète, on s’attaque au plus haut sommet de l’île, le Pico Ruivo (1861 m.). On est un peu tout cassés et nos genoux nous font souffrir, donc on se lance sur la voie facile plutôt que de faire la longue rando qui passe par les trois plus hauts sommets de Madère.

Bien sûr, le désavantage de la voie facile au plus petit dénivelé, c’est que c’est carrément l’autoroute pour marcheurs. Le chemin est pavé quasi tout le long, et il y a foule. On croise des coureurs, mais je ne sais pas comment ils supportent de zigzaguer au milieu de tout ce monde.

Mais ça nous importe peu, car les paysages sont incroyables. Côté nord, des nuages se pressent contre les flancs des montagnes, recouvrant les bruyères géantes.

De l’autre côté aussi, quelques nuages s’engouffrent dans la vallée. Il y a plein d’arbres morts tout secs et de petits buissons poussant entre les rochers.

Arrivés au sommet, on découvre une superbe vue à 360°. Au loin, le plateau et ses éoliennes. Tout autour, des montagnes. Quelque part sous les nuages, la mer.

Une fois la vue du sommet bien admirée, on redescend pour se poser à l’ombre d’un arbre, sur un petit piton rocheux, et pique-niquer. Il fait vraiment bien chaud et on est entourés de lézards qui se dorent sous un soleil de plomb.

De retour au parking, on reprend la voiture et, après quelques minutes de route, on s’arrête pour prendre un couple d’Allemands de notre âge qui fait du stop. On les dépose à Santana avant de continuer notre route, direction Prainha.

Prainha, c’est une plage de sable brun-noir non loin de la Ponta de São Lourenço. Comme lors de notre première visite dans le coin, le vent souffle super fort et les palmiers s’agitent dans tous les sens.

La vue sur la petite plage
Un faucon du coin

La petite plage est lovée dans une jolie crique, à côté d’une buvette. On se baigne dans l’eau, qu’on trouve bien froide, et on s’amuse à patauger dans les vagues avant de passer une après-midi très farniente. Au programme: la dernière poncha des vacances (un apéro typique de Madère) à la buvette, un bolo de caco à l’ail, et de la lecture (Harry Potter 5 en ce qui me concerne).

Puis on est allés manger le soir à Caniçal, un bled tout proche, avant de rentrer à Funchal pour notre dernière nuit des vacances. Le lendemain, on s’est réveillés à l’aube pour aller choper notre avion, puis retour maison!

Et voilà, il me reste un tout dernier article avec des photos du natel de José, puis je pourrai enfin passer au récit de nos aventures shetlandaises! 😉
A bientôt!

Madeira19#8 Retour aux sources

Bonjour!
Après un petit délai, voici la suite de la rétrospective madérienne. 🙂

Le lendemain de notre rencontre avec les dauphins, José et moi sommes retournés du côté du plateau de Paúl da Serra pour faire deux levadas réputées… et donc populaires. Il y avait du monde, mais c’était une très chouette journée, dans des paysages fabuleux!

On se parque à Rabaçal (facile de trouver le parking, avec toutes les voitures ^^) et on emprunte une route — réservée à la navette payante — qui serpente au milieu de bruyères géantes.

La vue devient vite magnifique, avec des montagnes recouvertes de bruyères, ajoncs et autres arbustes. J’ai l’impression d’avoir été transportée à mi-chemin entre les mondes du Roi Lion et de Tarzan.

A la première occasion, on quitte la route et on prend un petit sentier pour rejoindre la Maison de Rabaçal, un adorable café où on achète des sandwiches pour notre pic-nic.

Puis c’est l’heure de la vraie balade! On commence par la Levada do Risco, courte mais qui mène à une impressionnante cascade. Au loin, les nuages semblent engloutir les montagnes, j’adore!

J’avais parfois la sensation d’être dans une peinture, avec plein de plans, une belle lumière et un ciel un peu dramatique. 🙂

Il y avait des branches recouvertes de lichens, ça faisait comme des cheveux aux arbres et ça m’a rappelé des coins magiques de NZ.

Et au bout du chemin: la cascade, qui nous éclabousse alors même qu’on est à bonne distance! On pourrait croire qu’on allait se lasser de toutes ces cascades, mais non, c’est toujours aussi beau.

Puis hop, c’est l’heure de faire demi-tour pour rejoindre LA levada du coin, très (trop) prisée: la levada das 25 Fontes. Malgré la foule, c’était très beau, même si on a compté moins de 25 sources. 😉

Il y a une rivière en bas, mais elle est sous-exposée et l’eau est couleur Guinness, donc on ne voit rien… ^^

Vu le succès touristique de la levada, des aménagements ont été récemment faits: contrairement à la plupart des autres marches le long des bisses, ce n’est pas entièrement un aller-retour, comme ça on ne passe pas son temps à attendre pour pouvoir croiser. Bon, sauf que des gens ne suivaient pas les panneaux et se retrouvaient quand même à contresens, ce qui irritait grandement des guides locaux…

Plus que les sources, ce sont les arbres qui sont vraiment incroyables, tout tortueux et qui forment comme des tunnels végétaux.

The Jungle 🙂

Comme d’habitude, on a aussi vu la dose de pinsons des arbres. Partout (ou presque) où on allait, ils étaient là, et on se sentait bien accompagnés pendant toutes les vacances.

Wahou. Ces montagnes, ces à-pics recouverts de verdure… J’y voyais vraiment un petit air imaginaire d’Afrique.

Ce n’est pas impressionnant en photo, mais en vrai c’était joli.

On arrive finalement à la cascade marquant la fin de la balade. C’était un cul-de-sac, donc on a bien compris que c’était la fin. Ça, et tous les gens qui pique-niquaient. Et ils n’avaient pas tort, car c’était vraiment un super coin pic-nic. On a donc fait pareil et on s’est trouvés de gros rochers trop stylés pour manger nos sandwiches en admirant la cascade et les fougères tout autour.

Puis on est retournés à la Maison de Rabaçal pour boire un délicieux jus de fruits frais et manger un brownie méga bon, tout ça sur la terrasse avec vue sur la vallée. Il n’y a pas à dire, on se sentait vraiment en vacances.

Puis, sous un sacré cagnard, on a remonté la route jusqu’au parking et on est rentrés à Jardim do Mar pour une fin d’après-midi très farniente, à boire des jus d’orange et manger des bolos de caco au Joe’s bar. 🙂

Et voilà pour aujourd’hui. On approche de la fin de cette rétrospective… Est-ce que la fin tiendra dans un seul article, seul l’avenir nous le dira (mais sûrement pas, car j’ai quand même quelques photos du natel à ajouter… même si, ne nous voilons pas la face, c’est 74% de selfies)!
J’ai aussi pleeeeein de photos de libellules qui attendent sur le disque dur et, surtout, j’ai hâte de vous raconter le voyage dans les îles Shetland, car c’était vraiment incroyable.

Allez, à bientôt pour ce programme bien chargé qui va probablement durer jusqu’en mars, me connaissant…
Tschüss!