Bonjour tout le monde!
On approche gentiment de la fin de la rétrospective de la Diagonale écossaise, avec le récit d’une incroyable journée riche en émotions. Je vous préviens déjà, il y a beaucoup de photos donc ça risque d’être un article plutôt long. ^^’



Durant la nuit, j’ai pas mal été réveillée par le bruit de la pluie, mais le matin au réveil, il faisait sec, yihaa!



L’ambiance était si paisible au bord de ce loch, avec le glouglou de la rivière et les gazouillis des oiseaux.



On plie bagages et on marche les 3 km jusqu’à Rhiconich, sur un sentier au bord du loch puis le long de la rivière Rhiconich. C’est bien tourbeux mais beau. Je suis d’humeur pensive, je réfléchis à ce voyage incroyable qu’on vit et je me sens submergée par l’émotion. Je pleure de joie et de gratitude en marchant, je me sens si comblée, si vivante, si aimée. Je pense à tous ceux que j’aime, et à la fragilité de la vie.


Puis on atteint Rhiconich et la route. C’est le retour choc à la civilisation, il y a des voitures européennes et des camping-cars partout (il faut dire qu’on est sur la NC500). Et le soleil brille, ça faisait longtemps! On fait le plein d’eau aux toilettes publiques (très bien tenues, merci aux locaux!) et on enlève les pantalons de pluie, guêtres et même le K-way. Ça sent l’été. 🙂






On marche 7 km sur la route jusqu’à Kinlochbervie. Pas des plus agréables, mais les conducteurs sont respectueux et les vues sur la côte sont belles. On a fait un mini stop aux fameux “London Stores”, un mini magasin où on se ravitaille en Chocolate Digestives. On achète aussi deux “Reese’s cups” qu’on dévore tout de suite pour nous filer un coup de boost pour les derniers kilomètres.


Arrivés à Kinlochbervie, on se pose au café “Worth A Look” pour un bon cullen skink, burger, brownie, “elderflower pressé” (une boisson au sureau)… bref, la totale! On profite aussi du wifi et du réseau pour réserver des trucs importants pour la suite (bus pour Inverness, hôtel, train…). Puis, on passe au SPAR pour acheter du cidre pour notre dernière soirée du trek (on a même trouvé du Thistly Cross Cider), le lendemain. En sortant, on tombe sur Alex et Carmen (les Australiens), une bonne surprise! 🙂







On discute joyeusement un petit moment avant de reprendre la marche (eux passent la nuit dans un B&B de Kinlochbervie). Alex nous raconte qu’ils reconnaissaient nos empreintes de chaussures dans la boue et qu’ils savaient donc qu’on était devant, haha. Nous aussi on essayait souvent de deviner à qui appartenaient les traces de pas sur notre chemin, huhu. ^^


On a encore pas mal de road walking, mais la route est très peu fréquentée et les vues sont belles: la mer scintille au soleil, on voit même Handa Island. On croise des moutons, vaches, poneys, poules, hirondelles… et plein de véhicules français et allemands! ^^







Enfin, on atteint le sentier pour Sandwood Bay, sur lequel on croise plein de gens qui reviennent de la plage, tout sourire — ça faisait un bail qu’on n’avait pas vu autant de monde!



Il fait chaud, la lumière est belle et sublime les lochs et montagnes surmontés de nuages. On approche, l’anticipation est à son comble. Au loin, on aperçoit le phare de Cape Wrath, notre destination, wahou!








Soudain, on atteint les dunes. Un couple qui revient de la plage propose de nous prendre en photo. 🙂


Nous voici à Sandwood Bay, avec sa magnifique plage et son impressionnant sea stack, Am Buachaille.



On a le souffle coupé. Plus de 800 km à pied pour atteindre cette plage de bout du monde, si large (et pourtant ce n’est pas marée basse!), si belle.



En plus, il fait beau. Quelle chance on a d’être là!



On retrouve Kai, l’Allemand de Glendhu, qui est tout content d’avoir rattrapé John et Joey, un père et son fils venant de Cornwall. Il nous invite à un bonfire pour plus tard, sympa.



On longe la plage un moment, on prend le temps de s’imprégner du lieu. On ressent une telle euphorie, joie, liesse, allégresse (tous des synonymes pour elation, qui est le mot que j’avais en tête ^^)!





On traverse une rivière et rejoint les falaises, où on trouve un coin épique pour planter la tente, avec une vue incroyable sur la baie.





On s’installe puis on prend de quoi faire à manger avant de rejoindre les autres. On redescend la falaise, retraverse la rivière et remarche vers le début de la plage, où on retrouve Kai, John et Joey.





En chemin, je m’arrête tous les trois mètres pour prendre une photo, car c’est vraiment trop beau.





Rien qu’en regardant ces images, j’ai un méga sourire qui m’étire tout le visage, je ressens le bonheur de ce voyage. ♥





Une fois sur la plage, on se retourne pour voir où on a mis la tente. Elle se camoufle vachement bien, haha.


On enlève nos chaussures et on marche pieds nus dans le sable frais.


Les “day trippers” ont déserté les lieux, on a désormais la plage pour nous tout seuls, quel luxe!


On mange (vegan mushroom risotto, pas mal du tout!) en compagnie des autres, puis Kai et John allument un petit feu avec du driftwood qu’ils ont ramassé durant l’après-midi (et du charbon qu’on a trouvé abandonné vers notre campement). Le feu est hypnotisant, c’est magique.
On passe une très bonne soirée à discuter et échanger des anecdotes de trail, le temps file. On arrive au bout du bois, le feu meurt. Les nuages bouchent le coucher du soleil et il y en a même un qui menace de nous pleuvoir dessus, donc on se disperse après s’être souhaité une bonne nuit et une bonne fin de trek.


Finalement, la pluie nous évite, et le ciel se teinte même faiblement de rose-rouge. On voit même le phare de Cape Wrath en action, yeah! Quel bonheur. ♥
On remonte à pieds nus jusqu’à la tente. Pour une fois, on a tenu debout jusqu’au coucher du soleil (à 22h30), donc on finit la soirée à la lampe frontale, ça faisait longtemps!





Nous voici à la fin de cet article, je me réjouis de vous retrouver bientôt pour vous raconter l’arrivée à Cape Wrath! En attendant, je vous laisse avec les derniers mots écrits dans le carnet ce jour-là:
Quel magnifique lieu, Sandwood Bay. ♥ C’est l’heure de la dernière nuit avant Cape Wrath, bercés par le bruit (ou le fracas ^^) des vagues en contrebas. On n’en revient pas d’être arrivés jusqu’ici, et si “facilement”, plus rapidement que prévu, même. Quelle aventure, un beau rêve réalisé. ♥
[Distance Jour 44: 25 km et 424 m de dénivelé positif]
[Distance cumulée: 818.7 km]











































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































