Des airs de “Portagne”

Il est samedi, il fait tout gris, c’est l’heure de se poser devant l’ordi pour un premier article sur les vacances de l’été 2021!

Brume matinale dans la vallée du Douro

Plutôt que de plonger directement dans le premier épisode d’une longue série chronologique, je vais commencer par un aperçu général, une sous-sélection issue d’une sélection que je suis en train de concocter pour un album photo, comme un avant-goût de la rétrospective à venir.

Ces vacances d’été 2021 ont commencé par une semaine au Portugal entre amis. Cela faisait longtemps qu’on en parlait, et ça s’est enfin concrétisé!

Porto et sa sublime architecture

On a partagé notre temps entre la maison de famille de José dans la vallée du Douro, une visite de Porto et quelques jours dans le parc national de Peneda-Gerês, tout au nord du pays.

Expédition au milieu de la bruyère et des ajoncs

Au programme: de beaux paysages, une jolie rando, une superbe demi-journée de kayak et beaucoup, beaucoup de bouffe. 😉

Une superbe rivière du parc Peneda-Gerês

Après cette semaine entre amis, Laurine, Emeric et Nora sont rentrés à Genève, tandis que José et moi avons poursuivi notre road trip pour deux semaines supplémentaires, direction la Bretagne!

Vannes, notre porte d’entrée sur la Bretagne, entre mâts de bateaux et maisons à colombages
Quand 10 secondes de retardateur ne suffisent pas… 😉

Cela faisait bien longtemps que je rêvais de fouler le sol breton. Visiter cette région me semblait être un bon moyen de rassasier quelque peu ma faim d’Ecosse sans avoir à traverser la Manche.

La cabane de pêcheur de Saint-Cabo

Des côtes déchiquetées, des landes de bruyères, des trésors archéologiques, des forêts enchanteresses et beaucoup de vent… J’ai effectivement retrouvé quelques éléments qui me plaisent tant en Ecosse et en Irlande. Mais la comparaison s’arrête là, tant la région affiche une culture qui lui est propre — et notamment sa gastronomie.

Vestiges de plantes sur un mur de pierre

A commencer par le cidre breton, trop bon! On a adoré déguster de nombreuses “bolées” — j’aime d’ailleurs bien le principe de boire du cidre dans des tasses!

Coucher de soleil sur la presqu’île de Crozon
Une des nombreuses plages de sable

On a passé de nombreuses heures à arpenter des sections du fameux GR34, le Sentier des Douaniers, qui fait tout le tour de la Bretagne. Des kilomètres de chemin le long des falaises, avec vue sur l’océan. Cet immense horizon, si large, si vaste, ça m’avait manqué.

Face à l’Atlantique
Le phare de la Vieille, vu depuis la Pointe du Raz

On a adoré les paysages côtiers bretons, mais ça, on s’y attendait. Ce qui nous a surpris, c’est l’incroyable beauté des villes et villages. Je ne m’attendais pas du tout à traverser tant de bourgades médiévales si bien conservées, avec des maisons à colombages et des petites ruelles pavées partout!
Les fêtes médiévales dans le coin doivent être absolument magiques!

La bruyère en fleur! 🙂

On avait pris tout le matos de trek, donc on a marché un bout du tour de la Presqu’île de Crozon, histoire de faire une petite pause dans notre road trip. On n’a vraiment pas regretté, c’était absolument magnifique!

A Morgat, où on a commencé notre marche

En revanche, on a été assez choqués par la foule. Dans notre terrible ignorance, on ne se doutait pas que la Bretagne était aussi populaire que la Côte d’Azur. Il y avait du monde quasi partout, et ça n’avait rien à voir avec le “monde” qu’on avait cru avoir sur l’île de Skye en août 2016.
Les parkings bondés, les sentiers dangereusement érodés… On a bien senti que la capacité touristique avait atteint sa limite. On ne sait pas si c’était une année typique ou si c’était particulièrement tendu cette année, mais dans tous les cas ça ne devait pas être très agréable pour les locaux. J’aurai l’occasion d’en reparler au moment de vous raconter notre rencontre avec un mec qui nous a pris en stop!

La plage et la mer, le va-et-vient des marées, c’est toujours aussi magique et exotique quand on vient de Suisse!
Art géologique à chaque coin de falaise

Heureusement, il n’y a rien de tel que respirer l’air iodé en suffisance pour retrouver un semblant de calme et de plénitude malgré la pression touristique. Et comme partout, il y a toujours quelques points focaux qui concentrent la foule, mais dès qu’on s’en éloigne un peu, ça devient tout de suite moins frénétique.

Le mignonnet port du Conquet

Un autre aspect qui nous a surpris: le nombre de petits chocs culturels qu’on s’est chopés. Quantité de choses nous ont vraiment dépaysés, ce à quoi on ne s’attendait pas forcément en allant en France. On s’est rendus compte qu’on ne connaissait pas bien du tout ce pays voisin. ^^’
C’est peut-être aussi parce qu’on a plus l’habitude de faire des road trips et du camping dans les îles britanniques, on a commencé à prendre pour acquis des trucs qui sont en fait très différents en France (un exemple qui nous a particulièrement marqués: il n’y a souvent pas de PQ dans les campings, même quand ils coûtent un bras — et aussi la prolifération des campings à l’ambiance “Camping Paradis”. Et devoir porter un bracelet coloré pour se balader dans le camping, gros choc culturel! ^^’)

Teintes or et émeraude sur l’île d’Ouessant

Durant ces vacances, on a testé le temps d’une journée une activité nouvelle pour nous: le vélo électrique! Née de notre flemme de pédaler face au vent sur l’île d’Ouessant, cette idée fut clairement un éclair de génie de notre part. Eh oui, car sur Ouessant, le vent, il rigole pas, il souffle! 😉
Et j’ai un peu honte, mais la satisfaction d’être pour une fois la personne qui dépassait les autres dans les montées était vraiment grande, haha!

Mondialement connu en Bretagne: le phare de la Jument, à Ouessant

La Bretagne nous a épatés avec ses phares de ouf (on a d’ailleurs beaucoup aimé le Musée des phares, à Ouessant) mais aussi avec ses roches incroyables, notamment son granit. Il y a bien sûr la fameuse Côte de granit rose, mais aussi les menhirs de Carnac et d’autres sites archéologiques, et des maisons pittoresques à souhait lovées entre des blocs de granit.

On a visité plusieurs sites archéologiques, une de nos activités préférées. On a été très impressionnés par les cairns de Gavrinis et de Barnenez, un peu moins par les alignements de Carnac (surtout à cause de la visite guidée pas top).

Merveille préhistorique: le grand cairn de Barnenez

Un autre truc qu’on adore: la toponymie.
Les noms de lieux bretons sont absolument géniaux. Il y a ceux où on verrait bien une forteresse type Kaamelott (“Trégastel”), ceux qui ont des apostrophes (“Ploumanac’h”), ceux qui commencent par “Di-” et qui se prêtent bien aux “Vannes” (huhu: “Dinan”. Nan!), ceux où on ne serait pas étonné de rencontrer des elfes (“Lorient”,”Melgven”, “La Feuillée”) et ceux qui sont composés et carrément tirés par les cheveux (“Plounéour-Brignogan”, “Pleumeur-Bodou”). Il y en a plein qui commencent par “Plou-” ou “Ker-” et encore plus qui finissent par “-ac” (Muzillac, Moréac, Loudéac,…).

Mini florilège de ces noms qui font rêver (ou hausser les sourcils avec perplexité, c’est selon) lorsqu’on se perd sur Google Maps: Plouzélambre, Plufur (un p’tit nom de dragon, je trouve), Plougrescant, Scrignac (qui ferait un bon nom de méchant dans les Schtroumpfs), Plougonvelin, Roscanvel, Locronan, Plouhinec, Pluguffan, Pouldreuzic… Bref, je pourrais y passer la journée, mais je vais m’arrêter là. 😉

Côte de granit rose

On a eu beaucoup de chance avec la météo: pas une goutte de pluie!
On a aussi eu droit à quelques belles lumières et d’enchanteurs couchers de soleil.

Le Fort la Latte, très classe dans la lumière matinale

En Bretagne, on a même appris l’existence d’une nouvelle couleur: “glaz”.
Elle désigne les teintes bleu-gris-vert que prend la mer. Sans surprise, elle existe aussi en gallois, en cornique et en gaélique irlandais. 🙂

La langue bretonne a beaucoup décliné aux 19e et 20e siècles mais connaît un regain d’intérêt depuis les années 2000, tout comme la musique traditionnelle. On trouve des panneaux “Degemer mat” (= “Bienvenue”) partout et, côté musique, il y a plusieurs festivals qui ont l’air super. Soit dit en passant, “Bretagne” se dit “Breizh” en breton!

Un jeune goéland à Saint-Malo

Bref, l’été dernier, on a admiré des trésors paysagers et architecturaux, on s’est promenés au milieu des vignes au Portugal et le long des falaises en Bretagne, on a mangé des crêpes et des pastéis de nata, bu du cidre, écouté de la musique celtique, et bien plus!

Voilà, ce premier article d’introduction un peu fourre-tout touche enfin à sa fin. Je vais essayer de ne pas trop traîner pour concocter la véritable rétrospective, mais je ne promets rien. Et la semaine prochaine, je retourne déjà à Porto, mais pour le travail! 😉

Scot21#5 De la tourbière aux pavés

Bonjour!
Je reprends aujourd’hui la rétrospective des vacances écossaises en octobre dernier. Après notre trek sur l’Affric-Kintail way, nous avons passé une journée dans les transports pour rejoindre Edimbourg pour la suite du voyage.

Depuis Shiel Bridge, où nous avons campé à la fin du trek, nous avons pris deux bus pour rallier Inverness, où nous avons récupéré le reste de nos affaires et pris le train jusqu’à la capitale.

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés chez Mathilde et Jonathan, rencontrés grâce à la communauté d’internautes écossophiles réunie par Sarah de French Kilt. Mathilde a créé Atelier Escapades, sa boutique d’artisanat qui met à l’honneur les tissus écossais, et a fondé avec Jonathan Auld Alliance Kiltmakers, leur atelier de kilts faits main. Ils nous ont généreusement accueillis chez eux, et on a passé un super moment! 🙂

Portobello beach

Après une super première soirée à Edimbourg, passée à manger du haggis, neeps & tatties préparés par Jonathan, à tournoyer avec des kilts et à discuter Ecosse et cosplays, nous nous sommes réveillés le lendemain prêts à flâner dans la ville.

Comme on était déjà venus à Edimbourg, on connaissait déjà la plupart des incontournables et on en a profité pour se promener, déambuler au gré de nos envies.
Premier arrêt: la plage de Portobello, qu’on n’avait encore jamais vue et qui se trouve pas loin de chez Mathilde et Jonathan.

Un troupeau de plantes dans la rue

Après quelques inspirations de l’air marin, on a fait demi-tour et pris le bus direction Dean Village, un pittoresque quartier.

Dean Village fait partie de l’intrigue d’un des livres de la trilogie écossaise de Peter May: The Lewis Man. Dans l’histoire, c’est là que se trouve un orphelinat où a vécu l’un des protagonistes.

On a continué notre balade le long du Water of Leith walkway, un coin que j’adore. En 2018, je l’avais suivi jusqu’à Leith, vers le port. Cette fois-ci, on a fait bien plus court et on est remontés par Stockbridge, un autre quartier connu pour ses petites rues pittoresques.

On est passés par une librairie indépendante que j’avais envie de voir depuis un moment: Golden Hare Books. Plein de chouettes bouquins, mais pas ceux que je cherchais, et j’ai été sage: j’ai juste acheté quelques belles cartes.

Notre quête de nourriture nous fait errer dans New Town puis remonter dans Old Town. On voulait enfin goûter les fameux sandwiches au porc de chez Oink, mais le shop de Hanover street était exceptionnellement fermé, donc on a continué jusqu’à celui de Victoria street, où la queue de clients était si longue qu’on a abandonné. ^^

Puisqu’on était déjà là, on a quand même fait un tour dans la boutique Harry Potter, avant d’aller manger des pies.

Une fois repus, la pluie nous a poussés à nous réfugier d’abord chez Blackwells, où il m’a fallu toute la retenue du monde pour ne pas acheter toute la section “Scotland” et “Nature writing”, puis au National Museum of Scotland, notre passage obligé à chaque visite.

Alors qu’on allait partir, on voit une affiche pour une expo temporaire sur l’essor des machines à écrire. Hop, ni une ni deux, on remonte pour aller la voir. Après avoir fait littéralement 5 fois le tour du musée, on a enfin trouvé l’expo, haha!

On n’a pas regretté, car elle était vraiment super! Elle parlait notamment de comment la démocratisation des machines à écrire a permis d’insérer plein de femmes sur le marché de l’emploi. Il y avait même de l’art créé à la machine à écrire, qui nous a vraiment impressionnés!

Dehors, il pleuvait encore. J’avais envie de visiter le Musée des écrivains depuis longtemps, malheureusement je savais qu’il était actuellement fermé. A la place, on se dit qu’on va enfin aller voir le palais de Holyrood. Pas de bol, il est fermé aussi! Juste pour s’abriter de la pluie, on se dit qu’on va aller au Parlement, qu’on avait déjà visité en 2016. Pas de bol, aussi fermé!

Alors qu’on commençait à désespérer, on atterrit au Musée d’Edimbourg, ouvert et, qui plus est, gratuit! C’était exactement ce qu’il nous fallait: un petit musée sympathique dans un superbe bâtiment donnant sur le Royal Mile.

Il est déjà presque 17h, c’est l’heure de rejoindre Sarah, Mathilde et Jonathan au Café Kilimanjaro! On rencontre donc enfin Sarah en chair et en os, le temps de déguster un bon chocolat chaud et du cake!

Sarah en profite aussi pour interviewer Mathilde et Jonathan pour le podcast “Ecosse Toujours” qu’elle tient avec Assa, une amie journaliste. C’était spécialement pour un épisode sur la mode et les textiles écossais, que vous pouvez écouter ici.

Des bonbons Harry Potter offerts par Sarah. Elle les distribue lors de ses visites guidées!

Après une deuxième très chouette soirée et nuit chez Mathilde et Jonathan, il est temps pour nous de quitter Edimbourg et de sauter dans le train pour notre dernière escale des vacances: Glasgow.

On a posé nos affaires à l’hostel avant de marcher sous la pluie direction le West End. C’était la première fois que José venait à Glasgow, et on a donc direct commencé par la crème de la crème: la magique université de Glasgow, aux airs de Poudlard.

A Edimbourg, j’ai récupéré une jupe tartan commandée à Mathilde, et donc je n’ai pas pu résister à une séance photo dans ce lieu enchanteur! 😉

Merci à José pour toutes ces photos, huhu!
La jupe est en tartan “Isle of Skye”, un de mes préférés — même qu’il en existe tellement, ce fut difficile de me décider! ^^
Si ça vous tente, Mathilde propose des jupes sur mesure dans tous les tartans tissés en Ecosse…! 😉

On a rapidement visité le Hunterian Museum, que j’avais adoré lors de mon premier passage à Glasgow en 2016. Cette fois-ci, je me sentais crevée et j’ai surtout profité des bancs pour me reposer…

En sortant du musée, surprise: le soleil est de sortie! 🙂

En se promenant sur le campus, on a été témoins d’une épique course-poursuite entre deux écureuils gris!

Même un peu de ciel bleu!

On s’est rendus à Ashton lane, une ruelle fameuse pour ses bars et son allure bucolique. Fatigués par nos pérégrinations citadines, on s’est posés dans un café pour reposer nos gambettes, lire et écrire.

Pour rentrer se reposer à l’hostel, on décide de tester le fameux métro circulaire de Glasgow. Très efficace pour retourner au centre-ville!

On est ressortis le soir pour manger au Babbity Bowsters, un délicieux resto. Je vous laisse rigoler en lisant les petits commentaires du menu. Je me suis régalée avec un Cullen skink en entrée, puis un délicieux cajun chicken!

Ensuite, retour à l’hôtel pour se vautrer devant “Scotland’s sacred islands with Ben Fogle” sur BBC iPlayer. Je crois bien que c’était la première fois qu’on allumait la télé dans un hôtel, haha — mais c’était pour continuer une série documentaire commencée avant les vacances.

Le lendemain, il pleut.
Notre programme: parcourir le Mural trail, un itinéraire pour découvrir les nombreuses oeuvres de street art de Glasgow.

En plus des fresques officielles, on s’émerveille de l’originalité à chaque coin de rue. Des clins d’oeil, de l’art urbain, partout. Un véritable délice pour les yeux.

On s’est abrité de la pluie et rempli la panse chez Mesa, avec une énorme pile de pancakes. C’était un café recommandé par Hidden Scotland, et c’était vraiment délicieux, avec un service très sympa!

On voulait ensuite visiter la Cathédrale, mais pas de bol, celle-ci était fermée.
C’était un peu la malédiction de ces vacances, liée au covid ainsi qu’à la COP26 et à des travaux d’entretien: plein, plein de lieux étaient fermés au public. Le musée d’architecture sur Charles Rennie Mackintosh, le Riverside Museum…

Heureusement, les fresques sont toujours là, elles! 😉
J’ai particulièrement adoré celles avec des rouge-gorges, l’oiseau symbole de Glasgow.
Les murs encerclant l’usine de bière Tennent’s sont eux-aussi recouverts de fresques très sympas, avec de vieilles pubs et des slogans, tels que “Turning rain into beer since 1885”.

Après une incursion dans l’est de la ville, on revient vers le centre. La pluie ne faiblit pas, ce qui mine un peu notre motivation à crapahuter dehors.

Fatigués par le pluie, on se réfugie chez Waterstones, où on a passé une bonne partie de l’après-midi à lire et écrire. J’ai toujours envie de tout acheter dans cette librairie, surtout dans les sections Ecosse et Nature writing! D’ailleurs, j’y ai retrouvé plein de bouquins déjà lus.

On est ensuite allés au cinéma pour voir… Harry Potter et la pierre philosophale! Eh oui, le film était diffusé pour fêter les 20 ans de sa sortie. On était bien assis et au sec, et ça nous a fait vachement plaisir de le revoir, surtout que ça allait bien dans le thème des vacances.

Une fois dehors, c’est de nouveau l’heure de manger. On est allés chez Paesano, une autre recommandation de Hidden Scotland. C’était bondé et ultra bruyant, mais les pizzas au feu de bois étaient délicieuses. Le choc culturel: le vin était servi dans des verres normaux, sans pied!

Après ça, on a récupéré nos gros sacs à l’hôtel et on est allés à la gare pour attendre notre train, qui partait à 23h. On était éreintés et il faisait frisquet, mais on s’est bien marrés en voyant tous les gens déguisés qui sortaient fêter Halloween en avance, la plupart complètement bourrés à même pas 22h (c’était le vendredi 29 octobre).

Enfin, notre train est prêt pour l’embarquement! C’était le début du long retour: nuit jusqu’à Londres, puis Eurostar, longue attente à Paris (on a joué à Dobble Harry Potter dans un café avec une petite fille, qui ne voulait ensuite plus partir ^^), train jusqu’à Genève, bus jusqu’à la maison! 🙂

Et pour clore cet article à rallonge, voici quelque photos du natel de José oubliées dans les articles précédents, histoire de finir sur une belle note ‘nature’ aux couleurs de l’arc-en-ciel!
De bien belles vacances, un bol d’air frais, une dose bienvenue d’Ecosse. ♥

Et voilà, maintenant que cette rétrospective de vacances est finie, je vais essayer de reprendre les autres… Et me connaissant, ce sera sûrement d’abord le voyage de l’été 2021, au Portugal et en Bretagne, car cette dernière ressemble un peu à ma chère Ecosse! 😉

See ya!

Scot21#4 Pluie sans accalmie

Dernier jour de trek, nous voici!

Camban bothy

Durant notre nuit dans le bothy de Camban, on a été bercés par un vent fort et une pluie incessante tambourinant sur le toit, qui nous ont rendus encore plus reconnaissants d’être à l’abri.

Au réveil, je sors faire pipi, en m’extasiant devant la vue comme la veille, et qu’est-ce que je vois sur le sentier, à 200m à peine? Quatre personnes qui avancent dans ma direction! Haha, on ne croise quasi personne pendant deux jours, mais bien sûr c’est quand je fais pipi en contrebas du chemin, pas du tout cachée, que des humains apparaissent! ^^’
Bon, finalement ils ont bifurqué bien avant ma hauteur, donc je n’ai pas eu l’embarras de devoir leur dire bonjour, ouf. ^^
On les voyait depuis le bothy pendant qu’on prenait notre petit-déj’, et on pense que c’était des travailleurs venus planter des arbres ou autre, car ils transportaient des gros sacs qui ressemblaient à de la terre.

La pièce du bothy où on a dormi

On a rempli le carnet du bothy, qui en était à sa toute dernière page, et on s’est amusés à lire les derniers messages. Deux jours plus tôt, des étudiants de Lairig de l’Uni d’Aberdeen étaient dans le coin et se sont réfugiés dans le bothy pour manger à midi, héhé. D’autres ont écrit une parodie de la chanson “Jolene”, ce qui fait que je l’ai fredonnée dans ma tête quasi toute la journée. Presque tous les messages mentionnent la pluie et la force des éléments — ce qui me fait sourire car c’est aussi ce qui ressort de mes derniers titres d’articles. ^^

On a plié bagages et quitté le bothy pour notre dernier jour de trek, sous une pluie quasi constante et un fort vent de face. Les gouttes de pluie attaquaient nos visages comme des millions de mini baffes froides, haha. Si on avait eu des masques de ski avec nous, on les aurait mis!

Ces couleurs 🙂

La météo était si humide et violente que je n’ai pas sorti l’appareil photo de la journée, c’est dire! En revanche, j’ai pris plein, plein de photos avec mon natel, car les paysages étaient trop beaux — même que la plupart des images sont floues, à cause du vent.

On s’est émerveillés toute la journée devant les magnifiques paysages: grosses cascades, méandres de rivière, jeunes forêts, incroyables couleurs d’automne, avec quelques grives, rouge-gorges et autres passereaux, et un cincle plongeur et un héron à la toute fin du trek!

On a changé de bassin versant, et ce n’est plus la rivière Affric que l’on longe ce jour-là, mais le cours supérieur d’Allt Grannda et Allt Cam-ban. La plus grande cascade d’Allt Grannda est impressionnante, mais les photos ne lui rendent malheureusement pas justice.

Nous traversons des coins magnifiques. Le sentier devient de plus en plus intéressant et raide alors que nous descendons vers les gorges d’Allt Grannda, après la cascade.

Les sommets du Kintail, une région qu’il me tarde d’explorer davantage!

En effet, le sentier s’est fait plus montagnard du bothy jusqu’à Glenlicht, avec pas mal de dénivelé négatif. Ce changement faisait du bien, il fallait plus se concentrer pour marcher et donc on était moins en mode “pilote automatique sous la pluie”. 😉

On a traversé un nombre incalculable de torrents et rivières, et le sentier était souvent inondé. Résultat: pieds mouillés. En plus de la semelle intérieure à changer, il faut donc que je regarde pour réimperméabiliser mes chaussures. ^^

Deux passerelles nous ont permis de traverser les gorges d’Allt Grannda puis le torrent Allt Lapain pour passer sur la rive gauche de la rivière Croe. Là, juste avant Glen Licht House (fermée, qui appartient à un club de mountaineering), on s’est réfugiés quelques instants dans des ruines pour manger une barre de céréales. On n’avait rien mangé depuis plusieurs heures, mais la pluie et le vent ne donnaient pas envie de s’arrêter pour un véritable pic-nic.

Les ruines ne protégeaient pas franchement de la pluie, on s’entend, mais elles étaient quand même utiles face au vent.

On a ensuite continué le long de la rivière Croe, belle dans sa large plaine alluviale. Il nous restait 6 km le long de Gleann Lichd avant d’arriver à Morvich, le point final du trek. On a commencé à sentir qu’on se rapprochait de la fin lorsqu’on a vu du bétail paissant tranquillement vers la rivière — et au milieu du chemin, aussi.

Vers Morvich, le village marquant la fin officielle du trek, on a échangé quelques mots avec un promeneur et son chien, qui nous a lancé un “Well done!”. Mais la marche n’était pas tout à fait finie pour nous. On a encore eu un long moment sur la route pour rejoindre Glenshiel et son camping.

En chemin, on se réjouissait de s’arrêter au Kintail lodge pour se réchauffer avec un bon chocolat chaud (ainsi qu’avec un petit repas au pub le soir), donc ce fut la grosse déception de découvrir qu’il était fermé. C’était sa première semaine de passage à l’horaire d’hiver, durant lequel le lodge n’est ouvert que le weekend.

Un mouton curieux, juste avant d’arriver à Morvich

A la place, on a donc directement rejoint le camping (ce qui signifiait encore 1,6 km de marche sur la route, clairement parcouru en mode pilote automatique, car on n’avait plus trop d’énergie à ce stade, notre moral étant un peu sapé par la pluie et le goudron). Au programme de la soirée: douche, cuisine et repas dans l’auvent de la tente. Le camping de Glenshiel a l’air d’être un coin sublime, mais entre la nuit, la pluie torrentielle et la fatigue, on en a peu profité.

Ces couleurs, encore! 🙂

Après manger, on n’a pas fait long feu, et je me rappellerai encore longtemps du plaisir de me glisser dans le sac de couchage et de sombrer profondément dans le sommeil!

La rivière Croe juste avant son embouchure avec Loch Duich, un loch salé

C’était donc déjà la fin de ce premier trek en Ecosse, mais sûrement pas le dernier, même si on aurait clairement préféré en célébrer la fin au pub avec un bon repas chaud et une pinte! 😉

Loch Duich, le long de la route entre Morvich et Shiel Bridge

Et ce n’est pas tout à fait la fin de cette rétrospective, puisqu’on a encore passé quelques jours à Edimbourg et Glasgow après notre randonnée. Mais ça, ce sera pour de prochains articles! 🙂

Scot21#3 Pluie et accalmies

C’est parti pour la suite du récit de notre trek sur l’Affric-Kintail Way en octobre 2021! Je reprends directement là où je m’étais arrêtée à la fin de l’article précédent.

Après une nuit plutôt mouvementée, la pluie et le vent fouettant inlassablement la toile de tente, je me suis réveillée à 7h20 en pleine accalmie.

Je saisis alors ma chance et sors faire pipi au sec. Et là, wahou, quelle claque! En arrivant la veille, entre la bruine et l’obscurité (il était 18h15 quand on a planté la tente), je n’avais pas remarqué à quel point le lieu était enchanteur, entre deux lochs entourés de montagnes.

Je retourne dans la tente pour récupérer l’appareil photo. Il fait encore un peu sombre, mais qu’est-ce que c’est beau! Je m’extasie devant le paysage. Lochs, montagnes, cascades et silhouettes de pins majestueux. Sphaignes et lichens tapissent le sol. Je vois brièvement la lune entre deux nuages.
Je pense aux poètes qui se sont sentis inspirés par les Highlands. Comme je les comprends.

C’était vraiment un de ces moments où j’ai l’impression que mon coeur pourrait exploser tellement il est rempli de bonheur. Cela m’arrive souvent dans la nature, et souvent quand il y a du vent. ♥

Happy selfie 🙂

Avec le retour de la pluie, je retourne dans la tente retrouver José, encore blotti dans son sac de couchage. Le bruit de la pluie qui tombe sur la tente ne nous motive pas trop à nous lever, et en plus c’est dimanche, donc grasse mat’ autorisée! 😉

On a récemment découvert la chaîne youtube “Fit for Adventure”. Sarah, une Galloise, y partage ses aventures de bivouac, trek, vélo, paddle et plus! En août dernier, elle a marché le Cape Wrath Trail, un des treks les plus exigeants et magnifiques d’Ecosse: 370 km de Fort William à Cape Wrath. Durant ce trek, elle mettait son réveil à 5h du mat’, ce qui nous a bien fait sourire avec José. Bon, il faut dire qu’entre août et octobre, le soleil ne se lève pas non plus à la même heure. ^^’

Le selfie du petit-déj’ dans l’auvent (avec un photo-bomb de graminée)

On a finalement émergé de nos cocons à l’accalmie suivante. Petit-déj’, pliage de tente, et encore quelques photos dans ce lieu magique que j’ai eu de la peine à quitter!

Toute la journée, le ciel nous a offert un spectacle aux multiples rebondissements, de la pluie et des accalmies en alternance et, chouette corollaire lorsqu’il y a un peu de soleil, plusieurs arcs-en-ciel!

Les quelques mémorables glorieux moments de lumière ont bien éclairé cette deuxième journée de marche, pluvieuse mais aux paysages magnifiques. Allez, c’est parti pour l’avalanche de photos, entre rares rayons de soleil et nuages obscurs.

Alors qu’on longeait encore le splendide loch Affric, on s’est fait dépasser par… un petit fourgon, à notre grande surprise! ^^ Il se dirigeait vers une maison isolée située après le loch. Et isolé, c’est le mot, quand il y a juste un chemin à peine carrossable qui mène chez soi. On a aussi vu une cycliste, mais sinon on n’aura pas croisé âme qui vive de la journée, si ce n’est un lagopède d’Ecosse, quelques passereaux (dont des grives), un rapace non identifié (mais qui ressemblait fortement à un aigle royal!) et deux grosses limaces noires.

Le bout du loch Affric était vraiment splendide, adjacent au petit Loch na Camaig, séparé de son voisin par une digue naturelle. Sous nos yeux se dévoile une superbe mosaïque de petits îlots herbeux et d’eau.

Après le loch Affric, on a suivi la rivière dans sa merveilleuse plaine alluviale, avec méandres et petits bras secondaires.

Le chemin se fait plus humide, voire carrément inondé, mais aussi un peu plus intéressant, de plus en plus étroit.
On zigzague entre les flaques d’eau et les coins tourbeux, ça fait des petits challenges sympas qui animent la marche! 😉

Après une petite pause pic-nic face à la rivière, entre deux averses, on est passés devant l’auberge de jeunesse de Glen Affric, à Alltbeithe, qui est réputée pour son isolement — puisqu’il faut environ 3-4 heures de marche pour l’atteindre depuis le parking le plus proche. Elle était déjà fermée à cette période de l’année, mais ça a l’air d’être un très chouette endroit où rester quelques jours, pour avoir le temps de bien explorer les environs — et notamment les sommets alentour!

La marche continue le long de la rivière. Le temps se fait de plus en plus maussade, le ciel s’assombrit gentiment, mais les paysages sont toujours aussi envoûtants.

On arrive aux croisements de plusieurs affluents qui se jettent dans la rivière Affric, nous offrant de jolies cascades au passage.

La vue depuis une passerelle bienvenue

Un peu avant 17h, après avoir traversé environ 150 torrents, ruisseaux et bouts de sentier inondés, on aperçoit Camban bothy, avec son toit rouge.

Camban bothy, c’est notre abri pour la nuit.
Après toute cette marche sous la pluie, on est bien contents d’arriver (surtout que j’avais des cloques sous les talons, un truc que je n’avais jamais eu, sans doute à cause de l’état désastreux de mes semelles intérieures… que je n’ai toujours pas changées, d’ailleurs, mais il faut vraiment que je le fasse).

On va faire le plein d’eau dans un torrent puis on s’installe dans le bothy, désert. Il y a plein de petits trucs laissés par de généreux précédents visiteurs, dont du chocolat chaud instantané Cadbury à l’eau — du véritable bonheur en poudre! Sur le moment, avec le froid, c’était le meilleur chocolat chaud (en poudre) de ma vie, et il nous a bien réchauffé l’âme.

C’était la première fois qu’on restait dans un bothy écossais.
J’ai dormi dans plusieurs refuges des divers Mountaineering clubs du pays, mais les bothies sont plus rudimentaires. Sauf exceptions, il n’y a dans les bothies ni eau courante ni électricité, mais ils sont en libre accès, avec possibilité de laisser un don si on veut/peut.

Merveilleux monde de chlorophylle

C’était donc notre première expérience en bothy et on n’a pas de point de comparaison, mais on a trouvé Camban bothy très bien aménagé, avec deux pièces, chacune avec une cheminée et du charbon de bois (mais on n’a pas fait de feu, en l’occurrence). Il y avait des cordelettes pour suspendre des affaires, un super chandelier avec des bougies, une grande table. La prochaine fois qu’on prévoit de dormir en bothy, on essaiera de penser à prendre des bougies pour ravitailler le stock!

Dehors, le vent et la pluie ont repris de plus belle, et on est d’autant plus contents d’être à l’abri. On a mangé nos plats déshydratés (à nouveau un très bon, du boeuf à la hongroise, et un vachement moins bon, du sauté de boeuf aux haricots), feuilleté un peu le carnet du bothy, puis on n’a pas tardé à se coucher!

Les alentours du bothy, avec une ruine

Dans le prochain article, je vous raconterai la dernière étape de ce trek! 🙂
Bye!

Scot21#2 Bruine et forêts

C’est parti pour la suite des aventures écossaises en octobre dernier!

Après une très bonne nuit de repos à Inverness, nous avons rejoint la gare routière au petit matin. En attendant notre bus, une locale nous a tapé la causette — mais on n’a pas tout compris. ^^ On pensait qu’elle attendait aussi le bus, mais en fait non, on a l’impression qu’elle venait là juste pour voir du monde (même qu’à 7h30, il n’y avait que nous ^^).

Nous avons pris le bus jusqu’à Cannich, un village à l’ouest du loch Ness. La nuit a laissé place au jour, les lueurs roses à l’horizon sublimant la silhouette des montagnes.
Pour se réchauffer un peu avant le départ, on a pris des chocolats chauds à l’épicerie du coin, avant de se lancer pour trois jours de trek!

L’Affric-Kintail Way est un petit trek d’environ 70 km, conçu en quatre étapes. On avait décidé de sauté la première, déjà car on avait peu de temps, et aussi car il paraît qu’elle est peu intéressante, dominée par des plantations et avec pas mal de sections sur la route.
On a donc fait environ 50 km en tout, de Cannich à Morvich.

Selfie quasi obligatoire avec le panneau 😉

On a choisi ce trek pour son bon rapport facilité/dépaysement. Il traverse le superbe Glen Affric, connu pour ses fragments de forêt calédonienne, avec très peu de dénivelé et un chemin balisé tout le long. C’était notre première marche de plusieurs jours en Ecosse, donc on ne voulait pas commencer avec un itinéraire trop exigeant. Eh bien on est très contents, car c’était exactement ce qu’il nous fallait! 🙂

Après avoir traversé le petit village de Cannich et une courte section de route, d’où on a entendu les meuglements sonores d’un troupeau de vaches, on a rejoint un large chemin au milieu d’une ancienne plantation.

Régulièrement, des red grouse (le lagopède d’Ecosse) s’envolent à notre arrivée, pour se dissimuler dans les fougères brunies par l’automne. Les sous-bois sont pleins de vie, notamment peuplés de grives et d’autres passereaux, et parsemés de petits fossés inondés et de mares.

Après un petit moment, on a fait un détour pour aller voir des ruines très en ruine et on en a profité pour faire une petite séance photo avec nos sacs à dos!

L’itinéraire nous a ensuite fait emprunter un superbe petit sentier dans la forêt jusqu’aux Dog Falls, des petites chutes d’eau sur la rivière Affric. On y a croisé des humains pour la première fois depuis le début de la rando, car il y a un parking avec plusieurs départs de marche. C’est d’ailleurs un chouette endroit où retourner une prochaine fois!

Après une petite pause ‘cookie’ au bord de la rivière, c’est reparti!
Le sentier monte un peu et nous offre rapidement une splendide vue sur Loch Beinn a’ Mheadhoin, un beau loch parsemé d’îles boisées.

Point de vue sur Loch Beinn a’ Mheadhoin

Le chemin longe la rive sud du loch. Partout, des pins, des bouleaux, des lichens, mousses et fougères, et plein de champignons! Des rouges, des orange, bruns, noirs, blancs, des minuscules et des énoooormes!

Glen Affric est connu pour ses magnifiques Scots pines (pins sylvestres), dont certains très anciens (appelés “granny pines”, huhu). C’est l’une des rares vallées où on trouve encore des vestiges de la forêt calédonienne, qui recouvrait autrefois quasi toute l’Ecosse.

On dit même qu’à l’époque, un écureuil roux pouvait voyager de Lockerbie (vers Dumfries, tout au sud de l’Ecosse) jusqu’à Lochinver (en Assynt, le nord-ouest) sans jamais toucher le sol, tant les forêts formaient alors des ensembles connectés.

Au fil de la marche, on s’émerveille toujours autant devant la richesse du sous-bois. La bruyère, les mousses, les arbustes… J’imagine des botanistes en train de faire des inventaires, avec leurs quadrats débordant de vie. Je me vois aussi passer la journée là avec l’objectif macro. Toutes les plantes, toutes les possibilités! Dans les fossés, sur chaque vieille souche, se dévoile tout un monde.

La seule chose qui aurait pu rendre la journée encore plus belle, ç’aurait été un peu de lumière! Contrairement aux prévisions météo (soleil-nuages), il a beaucoup bruiné. Après manger, on a donc enfilé les pantalons de pluie, qui ne nous ont quasi plus quittés du trek!

En fin d’après-midi, on a atteint le bout du loch Beinn a’ Mheadhoin, près duquel se trouve également un parking, le tout dernier du trek. On a donc recroisé quelques familles, venues admirer les quelques rapides de la rivière Affric.

On est ensuite passés devant le majestueux Affric lodge, qui se trouve au bord est de notre second loch du trek: le magnifique loch Affric. Dans la bruine et l’obscurité qui approche, j’imagine à quoi peut bien ressembler l’intérieur du lodge. Sûrement de la moquette et des banquettes bien cosy pour siroter un whisky, avec vue sur le loch.

On admire la belle étendue d’herbe plate où paissent des poneys, en se disant qu’il faut gentiment qu’on cherche un endroit où planter la tente.

On voit bien quelques emplacements sur le bord du chemin, mais rien de bien fou-fou. On commence à explorer, et on trouve finalement un chouette coin entre loch Affric et le petit loch Salach a’ Ghiubhais.

Et ça tombe bien, parce que le vent se lève avec force, la nuit tombe, puis la pluie décide de faire son apparition.
On a mangé dans l’auvent, heureux d’être à l’abri des éléments et d’avoir passé une si belle première journée de trek dans un endroit si beau. ♥

On a mangé des plats déshydratés de la marque trek’n eat. On en avait déjà goûté deux lors d’un bivouac dans le massif de la Chartreuse plus tôt dans l’année et on avait été agréablement surpris, donc on pensait naïvement qu’ils étaient tous délicieux. ^^’ Ce soir-là, on a donc dégusté un délicieux Tikka massala, mais aussi un horrifiant curry au goût de médicament à l’ananas. Oh well!

Cela n’a pas entaché notre bonne humeur, et on s’est endormis dans la tente ballottée par le vent…
La suite une prochaine fois! 🙂

Scot21#1 Mission n°1: rallier Inverness

Une petite voix me souffle que je devrais rattraper mon retard bloguesque chronologiquement, en commençant par raconter nos vacances en Suisse de l’été 2020 ou les petites escapades à la montagne de ces deux dernières années covidées, mais non, rien à faire, j’ai envie de causer “Ecosse”! ^^

Une des premières photos “Nikon” des vacances

En plus, en ce moment je rêve à fond de grandes randos, et je me perds chaque soir sur des récits de randonneurs sur le site de Walk Highlands, ce qui m’a donné envie de me replonger dans notre marche écossaise d’octobre dernier. Mais avant de commencer la marche, il fallait déjà qu’on arrive à Inverness!

On n’avait pas envie de prendre l’avion (avant tout pour le climat, donc, pas pour le plaisir de payer plus cher et mettre plus de temps ^^), donc on a rallié l’Ecosse en train — et puis, l’annulation de mon vol de retour en 2018 m’avait montré que ce n’était pas si terrible de rentrer par la terre ferme, donc je voulais re-tester l’expérience de mon plein gré. ^^’

On a donc commencé notre périple en transports publics: bus, train de Genève à Paris, changement de gare en RER (l’étape la plus relou du voyage), puis l’Eurostar jusqu’à Londres!
On avait du temps avant notre train de nuit, donc on est allés manger chez Zizzi, une chaîne de pizzeria qu’on aime bien — c’est un peu devenu la tradition d’y passer quand on va au Royaume-Uni.
On a mangé puis flâné dans les rues londoniennes avec plaisir. J’avais initialement rêvé d’aller voir une comédie musicale pour passer la soirée, mais on a bien fait de ne pas réserver de billets, car l’Eurostar a eu du retard et on ne serait jamais arrivés à temps!

Et puis, c’est gentiment l’heure de s’installer dans le Caledonian Sleeper, le train de nuit reliant Londres à l’Ecosse!
Vu le prix des couchettes, on avait juste réservé des sièges, et c’était vraiment peu confortable, très froid, et bruyant à cause du moteur. Eh oui, vu que plein de trains britanniques roulent au diesel, on se dit que la prochaine fois on prendra peut-être un bus de nuit, bien moins cher et similaire en confort… Mais c’était néanmoins très efficace, et on est arrivés à Glasgow au petit matin. C’était une semaine avant la COP26, et il y avait partout des autocollants “Thank you for travelling by train”!

Seulement voilà, on n’était pas encore à Inverness… Eh oui, car au moment de réserver nos billets de train, le Caledonian Sleeper pour la “capitale des Highlands” était déjà complet! On s’est donc rabattus sur Glasgow, et pour avoir plus de liberté et ne pas passer plus de 24 heures d’affilée dans des trains, on a loué une voiture juste pour une journée, le temps d’explorer un peu en route pour Inverness!

Eh bien on n’a pas regretté, car on a passé une superbe journée et vu de très chouettes coins (et écouté la radio “Gold UK” dans la voiture, qui semblait prendre des chansons tout droit sorties de nos playlists préférées!)! 🙂

Après un peu d’autoroute et un stop “petit-déj” chez Costa (notre autre chaîne britannique habituelle pour les pauses cafés sur l’autoroute ^^), on a fait notre premier véritable arrêt à Garry Bridge, vers Killiecrankie, un coin que j’avais toujours rêvé de visiter, d’autant plus en automne!

On a fait une magnifique petite marche vers Linn of Tummel, une belle opportunité de se dégourdir les jambes après tous ces trajets assis. Et je me suis fait plaisir en prenant plein de photos, ce qui me démangeait depuis un moment!

River Garry

Les couleurs d’automne étaient vraiment magnifiques, et on a vu nos premières (et seules?) vaches Highlands des vacances.

José qui me prend en photo pendant que je prends des photos! 😉

Partout, des fougères, des pins, des eaux tourbeuses brunes, des champignons et un superbe tapis de feuilles mortes. Vraiment beau, et vivifiant!

Vers Linn of Tummel, on est tombés sur un mémorial pour la reine Victoria, commémorant une visite en 1844. On a encore marché jusqu’au Coronation bridge, avant de faire demi-tour.

José sur le Coronation bridge

On a retracé nos pas et profité du soleil pour faire une mini séance photo sur une plage de galets, puis on a marché jusqu’au Garry footbridge, qui offre une superbe vue sur la rivière. Un rouge-gorge très sympa m’a laissée l’approcher, jusqu’à ce que l’arrivée d’un chien finisse de le convaincre de s’envoler.

Nos estomacs commençant à rouspéter, on a repris la voiture pour cinq minutes jusqu’à Pitlochry, un village mignon comme tout qui me rappelle de bons souvenirs car je m’y était arrêtée avec Lairig (club de rando d’Aberdeen) pour manger des fish & chips au retour d’un weekend. Et justement, on a pris de délicieux fish & chips chez McKays, qu’on est allés dévorer sur l’aire de pic-nic de Killiecrankie.

Pour digérer, on est allés jeter un coup d’oeil au “Soldier’s leap”: lors de la bataille de Killiecrankie, en 1689, un soldat britannique aurait sauté une distance de 5.5m entre deux rochers pour passer de l’autre côté de la gorge et échapper à ses poursuivants jacobites!

Puis on a repris la route vers le nord. Certaines montagnes des Cairngorms étaient saupoudrées de neige, l’ambiance était magique. Je n’ai malheureusement pas longtemps profité du paysage, car entre le manque de sommeil et le doux bercement de la voiture, je me suis endormie comme un loir. Je me suis quand même réveillée pour un arrêt rapide à Carrbridge, où on a admiré le fameux Old Packhorse bridge, soi-disant le plus vieux pont de pierre des Highlands.

Old Packhorse bridge

Et enfin, c’est l’arrivée à Inverness! On rend la voiture de location, on s’installe dans notre auberge un peu glauque, on fait notre auto-test covid obligatoire, puis on ressort pour un chouette repas dans un pub.

Fatigués par notre courte nuit dans le train, on n’a pas fait long feu le soir. On est allés déposer nos affaires superflues pour le trek dans un ‘Stasher’ (un système de consignes à bagages qu’on trouve dans des hôtels, magasins, etc.), puis dodo!

Et voilà, c’est enfin le bout de cet article à rallonge. Dans le prochain épisode, je vous raconterai le début de notre randonnée le long du magnifique Affric-Kintail Way! 🙂

Rétrospective de l’année 2021

Bonne Année! ♡
Voici déjà venue l’heure de la traditionnelle rétrospective annuelle.
Le blog n’aura pas trop vécu cette année (un grand total de deux articles! ^^’), pourtant il s’est passé plein de trucs, et j’espère quand même rattraper un peu mon retard en faisant quelques articles sur Saint-Moritz, le Portugal, la Bretagne et, bien sûr, l’Ecosse (et aussi les vacances d’été 2020 en Suisse… pour lesquelles j’ai plein de brouillons d’articles mais rien de fini, oups).
Je suis devenue beaucoup plus active sur Instagram (julie.ulva2), que j’avoue trouver tellement pratique et rapide pour partager des photos avec un petit texte sans en faire tout un article, mais d’un autre côté ça m’a fait super plaisir de rédiger cette rétrospective et je vais essayer de ne pas laisser tomber le blog dans l’oubli!
Allez, sans plus attendre, un “petit” résumé et quelques photos des 12 derniers mois! 😉

Janvier

Vue sur le Salève durant notre “tour spécial télétravail”, une chouette petite balade proche de la maison.

L’année commence à Anzère, comme souvent, avec des balades dans la neige! 🙂
Ce mois passe assez vite, entre boulot, déménagement d’Axel et Laurine, balade au bord de la Seymaz, une montée de Salève dans la neige avec Fintan et José (et un blizzard de ouf au sommet), Geneva Lux et quelques chouettes événements écossais, entre le pub quiz virtuel de French Kilt, le Virtual Big Burns Supper et des concerts virtuels du festival Celtic Connections! Eh oui, beaucoup de trucs virtuels, tout comme beaucoup de télétravail, mais aussi plusieurs chouettes repas entre amis et en famille!

Ah, et à force de regarder les vidéos de Rachel Maksy et Bernadette Banner sur YouTube, je me lance et je commande quelques patrons de couture!

Février

Val Roseg

Février commence sur les chapeaux de roue niveau boulot avec le kick-off meeting de PONDERFUL, le projet européen Horizon 2020 auquel je participe. Normalement prévu à Barcelone, il a malheureusement dû avoir lieu sur Zoom… Encore un mois qui passe à toute vitesse, avec beaucoup de réunions de travail pour sélectionner les étangs genevois étudiés dans le projet.

Mais le highlight de ce mois, c’est sans aucun doute notre semaine de vacances dans les Grisons avec José! Nous avons loué un mini appart à Surlej et rendu visite à son cousin Ricardo, qui habite à Pontresina. Au programme: de la luge, un peu de ski, beaucoup de balades dans la neige et sur les lacs gelés, de la raquette, une bonne raclette, des parties de jeu “Isle of Skye” et les joies d’écouter la radio en romanche! 🙂
On a eu un coup de coeur pour le magnifique Val Roseg, peuplé de pins recouverts de lichens et à la faune enchanteresse! Partout, des mésanges, des sittelles, des grimpereaux, des écureuils, des chamois… Même le majestueux gypaète barbu nous a tenu compagnie! ♥
(ce val mérite donc bien un petit photo dump, héhé)

Mars

Entre amis à Anzère

Seul dossier de photos Nikon sur mon disque dur pour ce mois-ci: une visite aux vaches Highland de Confignon! Mais il s’est tout de même passé plein d’autres choses, et mon dossier de photos natel est bien rempli. 😉

C’est la fin de l’hiver et le début du printemps. Pour le premier, on profite une dernière fois de la neige cette saison en montant un week-end à Anzère entre amis. Luge de ouf, raclette et marche dans la neige au programme!
Pour le second, on admire toutes les fleurs qui parsèment déjà notre jardin. On a droit à un temps merveilleux et c’est même le retour des petits-déjeuner pancakes sur la terrasse. Je suis aussi très occupée par le boulot avec l’approche du terrain printanier pour PONDERFUL.

Des fleurs ayant poussé clandestinement dans Porg. ^^

Avril

Une abeille maçonne visitant notre hôtel à insectes… qui fut complet cette année! 🙂

Le printemps semble bien installé: les écureuils gambadent, Lullier regorgent des rouge-queues noirs et à front blanc, de pics, rouge-gorges et chardonnerets, les milans sont de retour… Et des fleurs, des fleurs partout, accompagnées d’une explosion de vert!

Et puis surprise, le froid fait son retour pile-poil pour mes semaines de terrain PONDERFUL. Je passe mes journées à poser et récupérer des boîtes (ou “soucoupes flottantes”, en l’honneur de leur look spatial) permettant de mesurer les émissions de gaz à effet de serre produites par les étangs. Je pose aussi des capteurs de températures, des sachets de thé permettant d’estimer le taux de décomposition de la matière organique, et aussi des pièges à sédiments pour mesurer la séquestration du carbone. Je suis bien occupée, plutôt crevée, mais c’est magnifique. Les étangs au petit matin, dans la brume, les oiseaux (mention spéciale pour un pic noir aux Rappes), les grenouilles, les premières libellules, les chevreuils, le début des chants de coucou, les cistudes du Moulin de Vert.

Quel merveilleux bureau, et ça change de l’ordinateur! Je découvre des coins splendides du canton. Partout, ça grouille de vie, et je vois de la beauté partout. Les lumières du lever de soleil au-dessus des Voirons lors de mon trajet à vélo le long de la Seymaz, les gobemouches noirs à Bois-Vieux, les bécassines aux Prés de l’Oie… Toute cette vie printanière met du baume au coeur.

Mai

Des coléoptères en Isère

Le terrain continue, cette fois pour le prélèvement et le tri de macroinvertébrés et l’échantillonnage d’ADN environnemental. Une fois la campagne printanière de PONDERFUL terminée, j’enchaîne avec des inventaires de libellules adultes en Isère, une opportunité de ressortir l’objectif macro! Les journées sont encore un peu fraîches, donc je photographie plein d’autres insectes en attendant le réveil des libellules. Autre chouette surprise: plein de guêpiers d’Europe nichent à 5 minutes à pied du gîte! 🙂

Hors boulot, c’est également un très chouette mois: sortie reptile du KARCH animée par Emeric, pic-nic au Salève, premier retour au resto (wouhou!) et un super week-end bivouac entre les Diablerets et Villars avec la bande de potes.

Notre campement pour la nuit, vers le lac des Chavonnes, entre neige et crocus

Juin

Un sympétrum fraîchement émergé

En juin, encore du terrain!
Je retourne sur les étangs pour EUROPONDS, j’accompagne une étudiante de bachelor pour son inventaire de libellules, puis fin juin, c’est déjà le début de la campagne estivale pour PONDERFUL.

C’est aussi le mois du retour des BBQs, avec beaucoup de temps passé dans le jardin, qui accueille plein d’insectes au milieu des coquelicots et de la lavande!

Juillet

Un orthoptère en Isère

En juillet, encore du terrain pour PONDERFUL!
Malheureusement, la météo était moins clémente, avec deux semaines de pluie quasi non stop et des niveaux d’eau très élevés. Mais j’ai tout de même eu droit à de très beaux moments, notamment une journée au Moulin de Vert où on a eu la visite d’une sterne, d’un martin-pêcheur, d’une couleuvre et d’un… castor! 🙂

Après le terrain PONDERFUL, j’ai passé quelques jours en Isère pour des prélèvements de macroinvertébrés et des inventaires de libellules. Hors boulot, c’était aussi un mois très sympa et actif niveau sorties culturelles! Film “The Clock” au Plaza, expos d’art en plein air et d’art aborigène australien à Môtiers, expo “Wabisabi” au musée Barbier-Müller, BBQs au bord du lac et dans le jardin, expo “Immersions” aux Berges de Vessy, spectacle d’impro aux 4 Coins et, attendu depuis si longtemps, le film “Kaamelott 1er volet”! Bref, plein de chouettes moments partagés entre amis et en famille!

Août

Aube musicale aux Bains des Pâquis, avec plongeon dans le lac

Août, c’est encore un peu de terrain, pour changer! 😉
Retour en Isère pour la fin des inventaires de libellules, mesures de physico-chimie au lac des Vernes, très chouettes Aubes musicales aux Bains des Pâquis et puis… le départ en vacances!

On n’avait pas pris congé depuis février, et on attendait ces vacances avec impatience! On a d’abord pris la route avec Laurine, Nora et Emeric pour une semaine de vacances dans le nord du Portugal, passée à manger des bons plats préparés par la famille de José (hmmm, les pizzas au feu de bois!), se baigner dans des piscines naturelles, faire du kayak, marcher entre vignes et montagnes et visiter des petites villes. Puis avec José on a enchaîné avec deux semaines de camping en Bretagne. On a été absolument conquis par les sentiers côtiers magnifiques, les villages médiévaux, l’île d’Ouessant, le cidre breton et les nombreux trésors archéologiques! J’ai bien sûr une tonne et demie de photos, et j’essaierai de les partager dans des articles dédiés (on y croit! ^^).

Septembre

Un cosmos du jardin

Hop, on rentre de vacances et je retourne au boulot pour préparer la prochaine campagne de terrain. C’est un mois super actif socialement: plein de repas et restos, un passage au Cirque Knie, la première édition du Chapel Festival (à la Chapelle, avec le Beau lac de Bâle!), la visite de l’expo “Ephémère et durable” en plein air le long de l’Aire (au cours d’une balade à vélo de 37.5 km avec José), l’inauguration du quartier de Belle-Terre avec un spectacle organisé par Antigel et un retour au ciné pour revoir “Kaamelott” avec d’autres personnes!

C’est aussi une superbe période point de vue nature. Je vais faire des photos automnales au Grand Piton, les feuilles mortes commencent à tapisser notre “sentier des écureuils” le long de la Seymaz, et le jardin est encore incroyablement fleuri, avec une flopée de cosmos (très appréciés par les abeilles locales).

Octobre

Ô Mont Salève

Ce mois-ci est à nouveau bien occupé par… du terrain!
La dernière campagne de l’année pour PONDERFUL se passe très bien, avec plusieurs splendides journées sublimées par les couleurs de l’automne.
Il y a également un super spectacle de Marina Rollman offert par la HES-SO, et plusieurs restos et repas de départ (un pour une amie partant bosser quelque temps au Cambodge, et un autre pour deux amis partant aussi direction le Cambodge… mais à vélo!) ainsi que de beaux moments dans la nature, notamment un week-end bivouac avec des collègues de José dans le massif de la Chartreuse et une très chouette marche au Salève avec les parents, de l’Orjobet au Mont de Sion.

Et puis c’est de nouveau l’heure de repartir en vacances, haha! Après l’épuisement lié à l’enchaînement quasi constant de campagnes de terrain d’avril à juillet, j’avais décidé que c’était probablement une bonne idée de caser des petites vacances après les campagnes PONDERFUL. Et puis, on ne va pas se mentir, mais j’avais vraiment trop envie de retourner en Ecosse après plus de deux ans d’absence, et les conditions d’entrée s’étaient enfin un peu assouplies! José et moi avons donc pris le train direction Glasgow pour passer une merveilleuse semaine en Ecosse, notamment composée de 3 jours de trek le long de l’Affric-Kintail Way et deux jours à Edimbourg, où on a été accueillis par de nouveaux amis de la communauté francophone écossophile, Mathilde et Jonathan, et où on a enfin rencontré Sarah de French Kilt en chair et en os! Bref, une belle combinaison de magnifiques paysages et de super chouettes rencontres! 🙂
Ces quelques jours nous ont fait un bien fou, et j’espère bien prendre le temps de partager plein de photos et anecdotes plus tard!

Novembre

Vue sur le Mont Blanc depuis le Mont Tendre

Novembre est là, et avec lui, les longues nuits et la météo bof-bof.
Heureusement, c’était un mois bien occupé avec de chouettes événements, comme le retour des Afterworks du MAH, avec une super soirée sur le thème du costume. On a aussi eu droit à un très bon repas de chasse concocté par Axel et Laurine, une marche dans la neige jusqu’au Mont Tendre, la première montée de Salève de la saison avec les crampons, un peu de Tai-Chi avec le groupe de Pilar, des restos, la sortie du film “Lynx” au cinéma (tellement, tellement bien!), le très chouette festival de photo nature “Instants sauvages” à Cornier et, bien sûr, les célébrations pour les 30 ans d’Axel, avec un petit plongeon dans le lac de Neuchâtel le dimanche matin. 😉

Et puis le 30 novembre, pour la Saint Andrews, j’inaugure un carnet “tartanisé” ramené de Glasgow, dans lequel j’ai commencé une série de dessins-textes fondés sur des souvenirs d’Ecosse.

Décembre

Au-dessus du stratus

Stratus. Le mot qui résume ce dernier mois de l’année, particulièrement gris cette année, à mon avis. Avec tout de même une sacrée dose de neige à Genève, le temps d’une journée.
J’ai trouvé cette période un peu déprimante, avec le grand retour du covid sur le devant de la scène, mais heureusement il y a quand même eu plein de moments chouettes! Déjà, le début de la saison de la fondue, avec une super fondue à Yverdon suivie d’une marche en raquettes au Chasseron, où on s’est retrouvés dans le blizzard, attaqués par le vent et les flocons, et une fondue lors du repas de Noël du boulot, précédé par une super initiation au curling, haha!

Et puis c’est aussi la période de Noël, avec les marchés de Noël et plusieurs chouettes repas de famille, et l’anniversaire de José!
Avec l’aide précieuse de Pilar, je me suis aussi lancée dans des projets de couture qui traînaient dans ma tête depuis un moment: une jupe et une cape. Cela faisait si longtemps que je n’avais plus touché une machine à coudre, ça m’a fait super plaisir de m’y remettre!
Mention spéciale aussi pour le “Mix 27” du Ballet Junior, le premier spectacle de danse contemporaine où je suis allée depuis un bail. C’était super et ça m’a filé la pêche et l’envie de danser!

Comme souvent, l’année s’est finie en beauté à Anzère, avec Axel, Laurine, et Alan (mais sans Nora, pour la première fois depuis longtemps, puisque Emeric et elle étaient à Tirana, en Albanie)!
On a marché dans la neige, on a crevé de chaud (il faisait 18°C à Genève quand on est partis le 30 décembre, et 10°C à Anzère… Bref, autant dire qu’on a pu marcher en T-shirt, et qu’on a presque regretté de ne pas avoir pris des shorts!), on s’est goinfrés de délicieuse raclette, on a joué à plein de jeux de société, et on a bien ri! Bref, une merveilleuse manière de clore cette année 2021, et de fêter l’arrivée de 2022! ♥

***

Et voilà, encore une année de plus écoulée. 12 mois, 12 montées de Salève, plein de nouveaux souvenirs! ♥
Comme chaque année à la fin d’une rétrospective, je me sens submergée de gratitude pour toutes ces incroyables personnes qui font partie de ma vie et tous ces merveilleux moments vécus.
Malgré tous les problèmes actuels du monde qui sont vite décourageants et déprimants, ces rétrospectives sont souvent un bon rappel que la vie, ça reste magique, avec plein d’aventures, plein de beauté dans la vie quotidienne, que ce soit la vue d’un rouge-gorge, le bonheur d’un moment partagé en famille, un beau coucher de soleil, l’éclosion de fleurs dans le jardin ou le plaisir de manger des pancakes à la banane avec José le dimanche matin.

Sur ce, merci à tous ceux qui sont arrivés au bout de cette rétrospective (j’ai l’impression qu’elles deviennent de plus en plus longues ^^), merci à tous ceux qui apportent tant d’amour et de joie à ma vie tout au long de l’année, et bonne année 2022 à tous!! ♥♥♥