Bonjour tout le monde!
Aujourd’hui, je continue la rétrospective écossaise 2025 avec une journée de marche qui nous a fait passer le cap des 700 km cumulés!





Elle était malheureusement un peu moins intéressante que les précédentes car peu variée, et sur des tracks 4×4 tout le long. Il y a quand même eu quelques highlights, mais aussi des low points.





Il a plu vers 6h du matin mais il faisait sec quand on a émergé vers 7h30, ce qui était chouette. Tout est tellement plus facile quand il n’y a ni pluie, ni midges!
Le track sur lequel on marche est régulièrement inondé, et on en profite pour faire quelques photos avec notre reflet dans les grosses flaques, héhé.
On a une rivière à traverser et un petit bout boggy, mais sinon il n’y a pas grand-chose de spécial à mentionner.




Puis on atteint le Schoolhouse bothy, vraiment super mignon, où on s’arrête pour cuisiner notre “Second breakfast” (= porridge).
Comme son nom l’indique, ce bothy était anciennement une école, et il reste quelques bureaux et livres, ainsi qu’un tableau noir, héhé. Dans le bothy book, on trouve un message laissé par Flora, qu’on n’a plus vue depuis plusieurs jours (elle n’avait que peu de temps pour terminer le Cape Wrath Trail, donc elle avançait à un rythme fou) mais dont on adore suivre la progression grâce aux bothy books. On commence d’ailleurs à reconnaître les noms des gens qui nous précèdent sur le trail, vu qu’il est d’usage de laisser un message dans chaque bothy passé en chemin, qu’on y dorme ou pas.




Après cette bonne pause, on repart, toujours au sec: on a même enlevé les waterproofs et sorti les chapeaux, qui n’avaient plus vu l’air libre depuis le Knoydart. ^^


Le track se poursuit dans Glen Einig, où se trouve une jolie forêt de bouleaux et sureaux (avec aussi des plantations au loin, et même des éoliennes encore plus loin), mais c’est peu varié. On avale les kilomètres: la promesse de frites nous fait marcher plus vite.

Eh oui, car à 13h, après une quinzaine de km de marche, on se pose au public bar du Oykel Bridge Hotel pour un bon lunch: burger/hunter’s chicken, chunky chips, et un crumble pomme-fraise avec custard, yum.


L’hôtel est un repère de pêcheurs, la pêche (au saumon) étant LA grosse activité du coin. D’ailleurs, les voitures dans le parking ont presque toutes des supports à canne à pêche, haha (je n’avais jamais vu ça ^^).


Après des papouilles au magnifique border collie du pub et malgré un “food coma” intense, on quitte Oykel Bridge peu après 14h et on reprend la marche.



On passe le reste de la journée sur un track, à remonter la River Oykel. On traverse une ferme avec des vaches, on admire un petit cottage sur une colline, mais le tracé n’a rien de vraiment fascinant. On trouve les tracks ennuyeux, c’est tout. ^^ En plus, je commence à avoir mal aux pieds, la peau sous ma cheville brûle: l’intérieur de mes chaussures est tellement destroyé que ça frotte très douloureusement, ralalala. Ce n’est pas une cloque, mais j’appelle quand même Compeed à la rescousse et ça aide.


On atteint un tronçon de l’Oykel très clairement dédié à la pêche: il y a des bancs tout le long de la rivière, ainsi que des cabanons de pêcheurs. On croise plusieurs voitures (toutes avec leur support à canne à pêche sur le capot, cela va de soi), et un conducteur s’arrête pour nous saluer et nous dit, “secrètement”, qu’il y a une fishing hut ouverte que personne n’utilise ce soir, et qu’à notre place, il dormirait là-bas, *wink*. 😉 On échange aussi quelques mots sur l’absence inquiétante de poissons — ça parlait aussi de ça à Oykel Bridge.


On jette un oeil à la fameuse hut, mais c’est un peu petit quand même, donc on cherche un endroit où planter la tente. Il n’y a vraiment pas l’embarras du choix, mais on ne fait pas la fine bouche car on ne veut pas marcher encore 5 km dans l’espoir de trouver un hypothétique meilleur spot (surtout qu’il pleut à nouveau par intermittence depuis deux heures). On finit donc par planter la tente un peu plus loin au bord de la rivière, mais ce n’est pas très plat, il y a des “tussocks” partout (et pour dormir confortablement, tussocks suck ^^).
Mais le gros low point de la journée est encore à venir: alors que je vais aux toilettes à l’orée de la forêt, un million de midges débarquent pour me dévorer. Je ne plaisante pas, c’était l’horreur, un vrai cauchemar. J’avais des piqûres partout sur les cuisses, des cadavres de midges dans la culotte, olala… Bref, pas un moment agréable (et c’est le prénom!). Depuis la tente, José m’entendait hurler des insultes incohérentes aux monstres sanguinaires, haha.
Je me réfugie enfin dans la tente (toute wonky à cause des tussocks), on mange un bon risotto et on se repose, sous l’oeil vigilant des midges amassés dans l’auvent…
Et voilà, sur cette note tragicomique, c’est la fin de cet article! A bientôt pour la suite! 🙂
[Distance Jour 40: 24.8 km et 307 m de dénivelé positif]
[Distance cumulée: 720.9 km]



