Sheltie19#30 The End

Hello!
Ça y est, voici venu le dernier article de la rétrospective shetlandaise (plus d’un an après le retour de ces vacances, eh oui, j’ai pris mon temps). En gros, il ne me reste qu’à vous montrer quelques photos prises avec mon natel et que je n’avais pas pris le temps de caser dans un autre article, ainsi que deux petites vidéos! Allez, c’est parti pour plein de petits trucs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres!

Coucher de soleil au camping de Levenwick

On commence avec une photo des superbes “nouveaux” billets de 10£ de la Royal Bank of Scotland, sortis en 2017. En 2016, j’avais eu droit à la sortie d’un superbe nouveau billet de 5£, avec un portrait de Nan Shepherd et des poissons, mais le 10£ est tout aussi magnifique, avec deux belles loutres! Et j’adooore quand il y a des dessins d’animaux sur la monnaie ou les billets. Je me réjouis donc de voir le prochain billet de 20£ (qui va sortir ou est sorti en 2020), qui normalement aura des écureuils! 🙂

Loutres!

Un autre grand bonheur des vacances, en plus de s’émerveiller devant la monnaie (et de s’amuser à trier ses pièces par date pour voir l’évolution du profil d’Elizabeth II ^^), c’est de goûter les bières locales — choisies exclusivement sur la base de leur étiquette, of course. Les 60° North et Azure de la brasserie de Lerwick étaient plutôt pas mal, si je me souviens bien, ainsi que Dark Island, une bière des Orcades que José aime beaucoup. Et puis il y a Birds & Bees, une bière brassée près de Stirling, qui a remporté la palme de l’étiquette la plus jolie des vacances. D’ailleurs, la bouteille vide trône encore sur la bibliothèque!

Ces vacances à Shetland étaient nos troisièmes en mode “road trip + camping” dans les îles britanniques. Pour tous ces voyages, on a été accompagnés par de fidèles sacs de couchage (empruntés à mes parents, car leurs sacs — ultra vieux et qui perdent gentiment leurs plumes — ont le chouette avantage de pouvoir s’accrocher pour ne former plus qu’un seul grand sac de couchage)… mais qui, d’après leur étiquette, ne sont pas adaptés pour Shetland! A vrai dire, Shetland n’apparaît même pas sur la carte (et de manière générale, l’Ecosse a une forme ultra bizarre), mais on suppose que l’archipel serait en blanc, comme les Alpes, les Orcades et le Grand Nord. Quoiqu’il en soit, on a de loin pas crevé de froid, surtout qu’il a fait pas mal chaud durant ces vacances.

Dans les rues de Lerwick, on a rencontré une chèvre en train de lever des fonds, et en plus elle s’appelait Connor, quasi comme mon oncle Conor.

Le cake, c’est la vie. Et qu’est-ce qu’on a mangé de délicieux cakes durant ces vacances! Ci-dessous à droite, une part gigantesque de gâteau au café, dans le tea-room le plus septentrional du Royaume-Uni, sur Unst. Pour notre plus grande honte, c’est la première fois de notre vie qu’on n’a pas réussi à finir une part de cake… Pour le coup, on avait vraiment eu les yeux plus gros que le ventre, car on venait de manger une délicieuse soupe aux poivrons avec des petits sandwiches (typique lunch British). Mais on n’a pas résisté, le cake avait l’air trop bon…

Au Royaume-Uni, en plus de l’excès de cake, je vois souvent ma consommation de thé exploser, sans doute à cause de l’atmosphère et de la bruine. En plus, dans le camping de Levenwick, il y avait une tasse de l’Université d’Aberdeen, héhé!

Shetland, plus encore qu’ailleurs en Ecosse, n’a pas un méga super réseau de téléphonie et internet. Du coup, on voit souvent des messages rigolos à ce sujet dans les cafés et restaurants, comme ici au Victoria’s Vintage tea room (le tea room le plus au nord du Royaume-Uni, je le rappelle, car apparemment c’est vraiment une information capitale, d’ailleurs c’était écrit absolument partout, même sur les serviettes, donc impossible de l’oublier): “Our wifi likes playing hide and seek – sometimes it’s there and sometimes it’s not!

L’Ecosse, en plus des incroyables paysages, de la pub food, de la musique, de la faune et flore de ouf et de la lumière, on aime bien y aller souvent car, soi-disant, il n’y fait pas trop chaud en été. Sauf qu’à chaque fois qu’on y est, bah il y a des records de chaleur. On avait eu droit à 30°C sur l’île de Skye en 2016 (ce qui créait un contraste saisissant avec l’eau quand on avait le courage de se baigner, car celle-ci était plutôt autour de 14°C), et à Shetland on a vu le thermomètre pointer à 26°C! Pourtant, quand on cherche sur Google, la température max annoncée en août (le mois le plus chaud) est plutôt de 13-15°C. Bon, on ne va quand même pas se plaindre, mais on ne s’y attendait vraiment pas!

En plus de scruter la température, un autre jeu favori des road trips c’est… de repérer les panneaux annonçant des financements de l’Union européenne! Pas difficile: en Ecosse, il y en a partout — en plus ou moins bon état et plus ou moins récents. ^^

Vu sur Foula
Vu sur Yell, dans un mini camping dont on ignorait l’existence et dans lequel on se serait bien posés un moment!
Vu sur le drakkar exposé vers Haroldswick, sur Unst

Au début des vacances, avant de prendre le ferry pour Shetland, on est passés au Waterstones d’Aberdeen — qui avait d’ailleurs déménagé depuis 2016. J’avais prévu d’y acheter plusieurs livres que je rêvais de lire depuis un moment mais que je ne trouvais pas en e-book, où dont la couverture était tellement belle que je les voulais en papier. Eh oui, car les livres de Waterstones ont souvent des couvertures magnifiques! Rien que de marcher dans les rayons rend heureux, tellement c’est coloré. En plus, il y a toujours des citations affichées par-ci, par-là.

Parmi mes achats de ce jour figure “The Salt Path”, de Raynor Winn, un livre que j’ai absolument adoré. C’est l’histoire — vraie — d’un couple de quinquagénaires qui sont expulsés de leur maison suite à une injustice terrible du système de… justice britannique, et qui se retrouvent sans emploi, tout ça la même semaine où ils apprennent que le mari a une maladie incurable. Ils décident alors de se lancer sur le South West Coast Path, la randonnée la plus longue du Royaume-Uni (que j’ai vachement envie de faire depuis un bail, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai acheté le bouquin), qui fait notamment le tour des Cornouailles. C’est poignant, c’est bien écrit, et c’est du “Nature writing”, mon genre préféré. C’est aussi l’un des seuls bouquins lus durant ces dernières années qui ne se déroule pas en Ecosse, haha! J’ai eu une grosse période où je ne lisais quasi que des autobiographies de gens ayant tout lâché pour aller vivre sur des îles écossaises: “Island on the Edge: A Life on Soay”, d’Anne Cholawo, que je recommande à fond; “Island Wife”, de Judy Fairbairns, où j’ai un peu moins croché; “The Outrun”, d’Amy Liptrot, le livre qui m’a lancée dans le genre et que j’ai adoré; ou encore “Sea Room”, d’Adam Nicolson, qui m’a à la fois énervée et assez plu — je le trouvais trop prétentieux par moments, j’avais l’impression de lire “Les Confessions” de Rousseau.

Un proverbe que j’adore et que j’aime balancer à chaque averse depuis des années, bien avant de savoir que c’était écossais. Je l’avais lu pour la première fois dans le magazine “La Salamandre”, et depuis il est resté bien ancré.

L’été dernier, c’est aussi l’été où j’ai essayé de faire quelques prises vidéo… pour un effet plutôt mitigé, haha! En voici quand même deux. La première a été prise sur l’île de Noss. Je prenais en photo un macareux tout maladroit et hésitant qui n’arrivait pas à rejoindre un petit replat de la falaise, et je me suis dit que j’allais aussi le filmer. En oubliant bien sûr de retourner l’appareil (car je prenais des photos verticales)… Le puffin va-t-il réussir à rejoindre ses potes à l’étage inférieur? Suspense…

Et puis voici une petite compilation de quelques moments “wildlife” des vacances! Je vous conseille de couper le son, car le vent qui hurle dans le micro, ce n’est pas super intéressant – ni agréable pour les oreilles. Au programme: phoques très curieux sur Foula, fous de Bassan de Noss, jeune traquet motteux, loutre en plein repas, et bien plus!

Et voilà, cette rétrospective est finie, et ça me fait un petit pincement au coeur! L’Ecosse me manque en ce moment, et j’ai adoré pouvoir revivre ces vacances en écrivant ces articles. Mais je vais enfin pouvoir m’attaquer à une foule d’articles en attente… Des sorties en montagne, des vacances en Suisse et, bien sûr, une tonne de libellules! 🙂

Et puis, je pense déjà au prochain voyage… Je rêve d’une combinaison Glasgow, Arran, Islay, Jura et Colonsay… Peut-être au printemps prochain, si la situation le permet!

A bientôt! 🙂

Sheltie19#29 Pilgrimage to Downton Abbey

Bonjour!
Incroyable mais vrai, me voici de retour pour l’AVANT-DERNIER article de la rétrospective shetlandaise (qui n’est plus vraiment shetlandaise, puisqu’on est déjà en Angleterre)!

J’ai mis le temps, mais pour ma défense, j’ai passé presque tout le mois de juillet sur le terrain pour mon nouveau job à HEPIA (et c’était super cool, donc il y aura “bientôt” (= quand j’aurai le temps, avant 2025 j’espère!) une avalanche de photos de libellules) et j’ai aussi emménagé avec José! C’est donc le premier article que j’écris depuis mon nouveau chez-moi, avec vue sur un carré d’herbe/terre morte qui est supposé être un jardin!

Bref, revenons-en à nos moutons britanniques! José et moi nous sommes réveillés dans le camping de York, prêts pour une loooongue journée de route jusqu’à Douvres. Heureusement, nous avons décidé d’incorporer quelques détours afin de rendre la journée plus intéressante, héhé!

C’est ainsi que nous nous sommes arrêtés pour manger dans le village tout mignon de Bampton.

Ce village a servi de décor dans la série “Downton Abbey”, qui est clairement devenue le thème de la journée! La veille, déjà, on y avait pensé en allant à Ripon et York, car des scènes s’y passent et ces deux villes sont souvent mentionnées dans la série. C’est comme ça qu’on s’est dit qu’on pouvait continuer sur notre lancée, en allant voir d’autres lieux de tournage!

On a ainsi vu la fameuse église qui apparaît plusieurs fois dans “Downton Abbey”, notamment pour les enterrements (oui, car même si ce n’est pas “Game of Thrones”, il y a quand même pas mal de personnages qui meurent, je trouve).

Tout le village est plutôt bucolique et tranquille, avec de jolies maisons de briques. En partant, on a tout de même réussi à croiser un car de gens suivant un tour organisé spécial “Downton Abbey”. Comme quoi, ça devient même une destination touristique!

On a ensuite repris la route, et Hyundi — la voiture — a franchi son 88’888e km (pas des vacances, je vous rassure, mais de sa vie de voiture!). JUste après cet événement notable, on est arrivés à Highclere Castle, LE château de Downton Abbey!

On est arrivés juste trop tard pour visiter le château (de toute façon, vu le prix, je ne sais pas si on l’aurait fait), mais on a quand même pu accéder au parc, immense!

Ça nous a fait une bonne pause, après toute cette route. On a visité plusieurs jardins, une prairie fleurie, la boutique (of course),…

Le château est encore habité par un comte et une comtesse, et c’est un vrai business: visites, café, mariages, fêtes, etc. Il faut dire que ça doit coûter vraiment cher, d’entretenir un domaine pareil. Ça rappelle d’ailleurs les tourments des proprios dans “Downton Abbey”, qui sont toujours en train d’essayer de sauver leur “estate” de la faillite.

Toute contente, sur LE banc ^^

La baraque a un sacré cachet, il faut l’avouer, donc on n’a pas lésiné avec les photos, haha!

Dans le monde réel, la partie de la bâtisse réservée aux domestiques est en fait un café/boutique. Comme on ne se refait pas, on a pris du cake.

Puis on a continué notre loooongue route jusqu’à Douvres, où on est arrivés à 20h30 dans le pire hostel du Royaume-Uni. C’était la deuxième fois qu’on y dormait, et certainement la dernière (surtout qu’on dirait que de nouvelles opportunités de logement sont apparues… mais la prochaine fois, on testera peut-être la version “prendre le ferry en Belgique ou à Amsterdam et directement arriver à Newcastle pour éviter l’autoroute de folie”).

Brexit street art

Et puis le lendemain, comme “d’habitude”, réveil avant l’aube pour prendre le ferry et rouler, rouler, rouler et encore rouler, direction la maison!

Après presque un mois sur la route, à en prendre plein les yeux dans les îles Shetland, on est arrivés à Genève, où Bamako nous attendait, vivant mais tout faible, avant de s’en aller durant la nuit… Ça a rendu le retour déchirant. J’ai encore et toujours le coeur serré en y repensant, surtout que c’était tout juste il y a un an et quatre jours.

Mais malgré tout, ce voyage à Shetland aura été l’un de nos plus beaux (on dit ça à chaque fois qu’on rentre de vacances, mais c’était vraiment un mois magnifique)! Les rencontres, les paysages, les oiseaux, les cakes, les marches, le vent, le soleil… On a vraiment adoré cet archipel, son énergie, sa faune… Il faut dire qu’on a eu beaucoup de chance, et je pense notamment aux orques, une observation qu’on n’oubliera jamais!

J’ai encore un mini article pour finir cette rétrospective, avec quelques photos que je n’ai pas placées dans les articles précédents, deux ou trois anecdotes, et un ou deux films! Mais c’est l’heure des vacances, donc cet article ne paraîtra en tout cas pas avant une bonne semaine!
A bientôt! 🙂

Sheltie19#28 Heading south

Bonjour à tous!
Me voilà de retour après une longue absence… Il faut dire que ça a été un mois bien chargé: j’ai terminé mon master (yihaaaa), augmenté le temps de travail de mon assistanat à l’Uni, commencé un nouveau travail à HEPIA en parallèle (prochaine étape: le doctorat!), cherché un appartement avec José,… Bref, j’ai été (et suis toujours) bien occupée!

Mais il faut quand même que je termine cette rétrospective shetlandaise, on y est presque! 😉 Et puis, j’ai aussi beaucoup rêvé d’Ecosse ces temps-ci. Grâce à Sarah, la créatrice du blog French Kilt, on a suivi des pub quiz virtuels sur l’Ecosse durant le confinement (et ça se poursuit, tous les derniers vendredis du mois), et maintenant il y a même des visites virtuelles d’Edimbourg. Bref, me voilà bien dans l’ambiance pour me replonger dans les derniers souvenirs de vacances (et dire que c’était il y a déjà quasi un an!).

THE pancakes de Foodstory, Aberdeen

Je reprends là où je nous avais laissés: le ferry de retour à Aberdeen. Après la terrible nuit, on a dormi un peu dans la voiture vers le port puis on est allés prendre notre petit-déjeuner chez Foodstory, un merveilleux café sur Thistle street. Je rêvais de ses pancakes et de son mocha depuis mon retour d’Erasmus, ils sont DÉLICIEUX. Sauf qu’avec les entrailles toutes retournées par la nuit sur le ferry, on n’avait pas très faim… On devait avoir l’air de zombies: on n’arrivait quasi pas à manger et on voyait l’horizon qui tanguait. Bref, je n’ai pas vraiment pu exaucer mon rêve comme je l’avais imaginé. Résultat: je rêve encore des pancakes de Foodstory. Pour patienter, j’ai commencé à faire des pancakes à la banane pendant le confinement, yum!

On a ensuite fait quelques courses chez Morrisons (là encore, souvenirs, souvenirs!). Dans le parking, un goéland a atterri avec 0% de grâce sur le toit de la voiture, ça nous a méga fait sursauter!

Le coupable qui a osé se poser sur le toit de la voiture avec la légèreté d’un éléphant de mer

Et puis on a quitté Aberdeen pour retrouver la route côtière, les rouges-gorges, la campagne tranquille et aussi… les dual carriageways, pour filer vers le sud. En chemin, on est repassés par Perth, et on s’est à nouveau arrêtés chez Cardo, pour d’incroyables pizzas. Il y avait un monde fou dans l’ancienne capitale écossaise. On a d’abord cru qu’il devait y avoir les Highland Games, mais en fait c’était “The Great Perthshire Tattie Run”, une course où les participants portent des sacs de patates de je ne sais combien de kilos!

On a roulé toute la journée jusqu’aux Borders, dans le sud de l’Ecosse. C’était une région qu’on ne connaissait encore pas du tout, et ça nous a tellement donné envie d’y revenir pour y passer plus de temps!

Scott’s view

En route pour le village de Melrose, on s’est arrêtés à Scott’s view, un point de vue réputé pour avoir été l’un des préférés de Walter Scott, le grand poète/auteur écossais du coin. De ce point de vue, on peut admirer la vallée du fleuve Tweed, qui coule en contrebas (et est le troisième plus grand fleuve d’Ecosse!).

On a rejoint le charmant village de Melrose, où on a été accueillis comme des rois dans notre premier B&B des vacances! Incroyable mais vrai, c’était notre premier vrai lit depuis plus de trois semaines (alors que d’habitude, lors des voyages précédents en Ecosse et en Irlande, on s’offrait un B&B environ une fois par semaine). Et après la mauvaise nuit de la veille sur le ferry, c’était juste un pur bonheur.

Notre B&B, “Braidwood”

On est sortis se balader dans le village, vraiment joli et intéressant. C’est notamment là que le rugby à sept a été inventé (avant les pubs quiz virtuels de French Kilt, je ne savais même pas que ce sport existait). Dans les alentours, on trouve les Eildon Hills, où le roi Arthur serait enterré, d’après la légende. Dans le coin, il y a également un fort romain, l’abbaye de Dryburgh et Abbotsford House, la maison de Sir Walter Scott. Bref, il y a de quoi s’occuper, et on a vraiment hâte de retourner un jour dans les Borders pour étudier tout ça de plus près.

Avant tout, Melrose est surtout connu pour son abbaye, aujourd’hui en ruines. On n’a juste pas eu le temps de la visiter, car on est arrivés un peu tard, mais de toute façon je ne crois pas qu’on aurait pu lui rendre justice: on était tellement crevés, on n’aurait pas enregistré grand-chose. ^^’

C’est là, dans Melrose Abbey, que Robert The Bruce est supposé être enterré, ou du moins son coeur. Si ce n’est pas déjà fait, c’est le moment de regarder “Outlaw King“, ne serait-ce que pour les paysages et les prestations de Chris Pine et Florence Pugh.

L’horizon qui tanguait ne m’a pas empêchée de prendre beaucoup trop de photos, comme d’habitude.

Le soir, on a mangé dans un super bon resto, choisi pour son Balmoral chicken, un plat dont José rêvait depuis son dernier passage à Edimbourg en novembre 2016. C’était hyper bon mais, là encore, mon estomac chamboulé n’a pas pu faire honneur à mon plat… Fatigués comme on l’était, on est vite allés dormir, dans un vrai lit, sous un vrai duvet. Quel confort!

Le lendemain, entre les restos de la veille, le vrai lit et le petit-déjeuner de ouf du B&B, on commençait à se sentir comme des pachas en vacances. On a repris la route, toujours direction le sud, mais avec le rêve de revenir un jour dans les Borders: les collines verdoyantes, les abbayes, les portails imposants derrière chaque buisson, les allées d’arbres anciens et les tunnels de verdure… Wahou!

On a emprunté la route de Jedburgh, conseillée par un hôtelier de Spiggie originaire du Yorkshire, et qui longe une forêt et un loch bordé de pins. Ça y est, nous voilà déjà en Angleterre.
Premier véritable stop: Ripon, petite ville du Yorkshire qui figure dans la série “Downton Abbey”.

C’est super mignon, avec plein de pavés et de belles briques — et des fleurs, plein de fleurs. On a mangé un délicieux petit repas dans un tea room avant d’aller voir la fameuse cathédrale de Ripon, classée au patrimoine mondial (et dont on n’avait jamais entendu parler, bien évidemment ^^).

Puis on reprend la route, direction York! On y était déjà passés en 2016, mais que de nuit et sous la pluie. Cette fois-ci, on aura pu voir d’autres bouts de la ville, et de jour! Mais aussi avec une masse d’autres touristes!

Des immenses groupes guidés, une foule dense,… Le pire, c’était certainement vers The Shambles, une rue médiévale connue pour ses maisons biscornues. Autrefois, c’était le coin des boucheries (il y en avait 25 en 1872, eh oui, dans la même rue!). De nos jours, on dirait Diagon Alley: il y a des boutiques Harry Potter et des références à la saga tous les trois mètres.

The Shop that must not be named…

Mais bon, il faut avouer que la ville est toujours aussi belle, avec ses façades, sa cathédrale incroyable,…

Ce jour-là, on a décidé de visiter une autre attraction touristique: le Jorvik Viking Center, conseillé par un grand-père et son petit-fils rencontrés à Shetland et qui étaient partis sur la trace des vikings. C’était sympa, mais un peu bondé. Le principe? On se balade dans des “capsules” de type train fantôme qui nous font découvrir un village reconstitué d’après des fouilles archéologiques, avec plein de mannequins, maisons, musiques d’ambiance. J’ai trouvé la partie musée plus intéressante, mais il y avait tellement de monde que c’était difficile de voir tout ce qu’on voulait et de s’attarder pour tout lire.

Après cette visite “viking”, on a déambulé en ville, en reconnaissant des coins vus vite fait trois ans auparavant.

Notre ticket de parking allait expirer, donc on a rejoint la voiture et on a conduit une dizaine de minutes jusqu’au camping de Millbridge Farm, qui s’est avéré être un camping pour riches. On faisait un peu tache, avec une tente et sans BMW, entourés de caravanes autrichiennes, mais on était contents de se poser quelque part.

Et puis le coin était tout mignon! On est partis se promener dans le village voisin, Naburn, et on a aperçu un beau martin-pêcheur.

On a aussi trouvé notre première cabine téléphonique transformée en stand d’information/abri pour défibrillateur.

Le coin est joli, mais a l’air un peu snob. Partout, des maisons très grandes aux jardins hyper entretenus et d’immenses panneaux “Private”.

On est retournés au camping pour manger des nouilles du Tesco, et on a eu plusieurs visiteurs! Tout d’abord, un caribou (c’est donc moi qui fait des bois à José ^^):

Caribou!

Et puis un chiot appartenant à une famille du camping! Il nous est arrivés dessus en bondissant, tout joyeux. S’il avait été abandonné, José l’aurait bien gardé, haha!

Pas pratique de manger ses nouilles tout en caressant le chien

Allez, c’est fini pour aujourd’hui! Dans le prochain article, on continuera notre descente vers le Sud! Et puis quand cette rétrospective sera enfin finie, j’aurai encore d’autres excursions à vous raconter, plus proches de la maison et bien plus récentes.

A bientôt! 🙂

Sheltie19#21 Vouiiiiii!

Bonjour à tous!
Aujourd’hui, je vais vous raconter une journée pleine de surprises dont on se rappellera encore longtemps avec José!

Première surprise du jour: le linge mis au séchoir la veille au soir n’est toujours pas sec, or c’est le jour où on avait prévu de quitter le camping de Skeld pour s’aventurer plus au nord. Par chance, il fait grand beau, donc on étend nos affaires dehors avant d’aller prendre notre petit-déjeuner au Cake Fridge & Tea room vers East Burrafirth, dont on avait vu un flyer dans la salle commune du camping.

Vue sur un bras de mer en face du Cake Fridge & Tea room

Ce tea room a été une révélation, que dis-je, un véritable coup de foudre! C’était tellement bon, et le personnel était tellement sympa, qu’on y est revenus plusieurs fois durant le reste du séjour, même quand ce n’était plus la porte à côté! Aaah, rien de tel qu’un délicieux chocolat chaud et un cake à la banane pour attaquer le reste de la journée! 🙂

Yum, yum, yum!

On a passé une bonne partie de la matinée dans le tea room, on s’y sentait bien et on n’avait pas énormément de plans pour cette journée, à part faire sécher notre linge. On y a même goûté un roll au Sassermeat beef, une spécialité shetlandaise. Yum!

On finit quand même par retourner à Skeld pour plier habits et tente. Là, avant de partir, José jette vite fait un coup d’oeil sur Facebook… Un groupe d’orques a été vu le matin à Nesting, puis il y a peu vers Lunna Kirk. C’est un coin où on n’était pas encore allés et on décide de tenter notre chance! On roule jusqu’à la péninsule de Lunna et on se parque au bout de l’unique route, où se trouve le départ d’une marche dont parle notre petit guide “40 Coast and Country Walks”. Là, on commence à marcher vite, dans l’idée d’atteindre Lunna Head et d’avoir ainsi une vue sur les deux côtés de la péninsule. On longe la côte en scrutant l’eau. Les orques n’ont pas été vues depuis une heure au moins et elles pourraient être absolument n’importe où, avoir pris n’importe quelle direction.

Et puis soudain… Je n’en crois pas mes yeux, mais voilà une immense nageoire dorsale noire qui perce la surface!

Premier repérage d’orque!

C’est l’euphorie! Il y a 6-7 orques, dont deux jeunes, et en plus ils vont dans notre direction! On les a vus longer la côte, si impressionnants, si beaux, si rapides. Wahou. Les photos d’orques qui suivent ont été prises par José avec le télé (je crois), moi j’ai un peu filmé mais je mettrai ça à la toute fin de la rétrospective.

On les suivait en marchant/courant/sautant comme des moutons! Je ne vous raconte même pas la poussée d’adrenaline. C’était un moment un peu irréel, où on ne comprenait pas trop ce qui nous arrivait tellement on en avait rêvé sans trop y croire. Les orques sont passées vraiment proches de nous, avant de s’éloigner en direction de Mossbank.

Pour donner une idée de leur proximité par rapport à la côte!

On les a vraiment bien vues, même si en un éclair, tout d’un coup, c’était passé. Nos coeurs qui battaient la chamade ont pu se calmer, pendant qu’on suivait encore le groupe aux jumelles. Là, on a rencontré une Américaine vivant à Shetland depuis dix ans et qui nous a dit que c’était la première fois qu’elle voyait enfin des orques.

Bref, on se rappellera toujours de Lunna Ness avec beaucoup d’émotion!

On s’est d’ailleurs offert un selfie “orques”, où on a à peu près les mêmes expressions que lors de notre selfie “loutres” à North Uist en 2016, pour célébrer notre toute première observation de loutre sauvage! 😉

On a vu des ORQUES! 😀

Après cette expérience, autant dire qu’on était déjà bien satisfaits de notre journée, huhu. Et ce n’était pas fini! Après avoir réalisé un rêve en observant ces majestueuses (et bad ass) créatures marines, et alors qu’on flottait sur notre petit nuage d’intense bonheur, on a décidé de reprendre notre plan initial de la journée: rejoindre la région de Northmavine.

En chemin, on s’est arrêtés à Brae pour manger des fish & chips au soleil et faire quelques courses au Co-op (où, en voyant la longue queue à la caisse, on s’est dit qu’on allait tester le self checkout… Big mistake! C’était bien plus sophistiqué qu’en Suisse: il fallait peser le sac au début, puis peser chaque article, puis bien sûr quelqu’un devait venir vérifier à chaque fois qu’on scannait une bouteille de bière, et il y avait des beugs tous les deux articles… Bref, on a compris pourquoi personne n’utilisait les caisses automatiques! ^^).

Vue sur une ferme de poissons, l’une des industries les plus importantes de l’archipel

L’entrée dans la région de Northmavine est marquée par Mavis Grind. A cet endroit, le bout de terre séparant la mer du Nord de l’Atlantique est le plus étroit de tout le Royaume-Uni. A une époque, plutôt que de faire tout le tour de la péninsule Northmavine, aux eaux dangereuses, les marins tiraient leur bateau sur la terre ferme pour retourner à l’eau de l’autre côté. Du coup, pour éviter que l’ennemi fasse de même et passe facilement durant la Seconde Guerre mondiale, les Shetlandais ont posé des “Toblerone” en béton pour empêcher le passage, on peut d’ailleurs encore les voir.

On était passés dans le coin pour aller au point de départ de notre sortie en kayak et on avait trouvé super joli, donc on a décidé d’aller se balader.

Vue sur l’Atlantique

En plus, avec le temps absolument radieux, l’eau scintillait au soleil. Elle était carrément turquoise à certains endroits, wahou!

José qui prend de la hauteur

Depuis les collines alentour, on voit vraiment bien l’étroitesse du pan de terre (ainsi qu’un grand hôtel, cf. le bâtiment blanc)!

On a marché de petite colline en petite colline, toujours au soleil.

Au retour, on est passés jeter un coup d’oeil aux ruines d’un chambered cairn qui, à notre arrivée, étaient occupées par deux moutons! On s’est mutuellement surpris et les moutons ont filé au quart de tour…

… mais pas pour aller très loin! Une fois en sécurité de l’autre côté du mur, le jeune s’est retourné pour nous observer. Haha, mais quelle bouille! ^^’

On a ensuite roulé jusqu’au camping de Braewick en passant par de splendides coins dans lesquels on avait prévu de marcher les jours suivants.

La vue depuis le camping, qui a aussi un café-restaurant, est vraiment splendide, avec plein de sea stacks, notamment les Drongs de Hillswick au loin, sur la droite.

On a planté notre tente derrière celle du couple anglais vu à Skeld, qui devait commencer à croire qu’on le suivait partout, haha! L’archipel est petit, c’est marrant de se recroiser un peu partout.

Ayant mangé des fish & chips à 15h, on a étonnamment pas très faim (haha) et on reprend donc la voiture pour aller faire un petit tour du côté d’Esha Ness. Les paysages sont grandioses et on repère notamment Dore Holm, le “cheval qui boit”.

Dore Holm

Arrivés aux falaises d’Eshaness, on se promène un peu en admirant la vue. La lumière est splendide et les falaises sont magnifiques, avec des roches volcaniques sombres. D’ailleurs, Eshaness était un volcan actif il y a 390 millions d’années!

Puisque la faim (et la soif, aussi) n’est tout de même jamais bien loin, on retourne au camping et on se pose devant la tente pour boire une bière et lire le “Shetland Times”, acheté au Co-op. Je trouve super cool de lire les journaux locaux quand je me balade en Ecosse, ça donne vraiment un aperçu de la vie sur place. Et puis on a appris des choses capitales, notamment que le Cake Fridge & Team room a en fait des distributeurs de cakes à plusieurs endroits de l’archipel! Décidément, ces gens connaissent le chemin le plus rapide jusqu’à mon coeur (enfin, estomac)!

On en a aussi appris beaucoup sur la politique locale (c’était bientôt l’heure d’une élection au parlement écossais, on voyait les affiches jaunes de campagne d’une mec du SNP absolument partout dans le sud de Mainland!), on a eu droit à une photo couleur de Nicola Sturgeon, la première ministre, en train de manger un glace lors du “Sandwick’s fun day”, et puis sinon ça parlait beaucoup de la foire de moutons et vaches de Voe, du récent concours de poneys Shetland, de compétitions de chiens de berger et hockey sur gazon… Il y avait aussi des photos de tous les Shetlandais ayant récemment reçu un diplôme, des photos de mariage, des photos de jeunes bourrés faisant n’importe quoi et aussi un reportage sur les problèmes des “Birthday buses”. Et bien sûr, une rubrique “Courrier”, où on a pu s’essayer au déchiffrage de messages en Scot et Shetlandic. Eh oui, même à lire c’est pas toujours facile, haha! Bref, c’était très instructif. Et comme on ne se refait pas, j’ai également pu remettre ma casquette de correctrice et m’exaspérer devant certaines fautes…

Passangers… It fills me with anger… ^^’

On s’est aussi amusés à faire des genres de mots croisés avant de préparer un bon repas tout en admirant la vue…

… sauf que c’était sans compter sur la fidélité des midges, qui nous ont poussés à nous retrancher dans la tente!

Vue depuis le camping

Et voilà, what a day!
Bye et à bientôt pour le prochain article (jeudi si j’arrive!)!

Sheltie19#16 Paddling from cave to cave

Salut tout le monde!
Après nos superbes journées dans les îles du Nord, nous sommes retournés sur Mainland pour une raison bien précise (sinon, on serait encore sûrement sur Unst ou Yell ^^’): une journée de kayak de mer!

C’est à peu près le seul truc qu’on avait réservé avant de partir et qu’on avait vraiment, vraiment, vraiment, vraiment envie de faire. Mais on avait été prévenus qu’en raison de la météo, les sorties n’ont pas toujours lieu, et qu’il valait donc mieux réserver sa journée de kayak au début de vacances, comme ça ça laisse davantage d’options pour repousser.

Mais comme bien souvent, on a eu un bol de ouf et des conditions tout à fait ok pour faire du kayak — avec tout de même un petit peu vent, histoire de crever un peu plus les bras, huhu. Même que pour une raison qui nous échappe, avec José on a eu des courbatures… aux cuisses! Oui, pour nous aussi, c’est un grand mystère… Enfin, on pense qu’on a réglé les cales pour les pieds un peu trop loin pour nos courtes jambes, ce qui faisait qu’on devait contracter un peu les cuisses.

Bref, assez parlé de nos cuisses, voici tout un tas de photos pleines de gouttes d’eau et à l’horizon tordu, prises avec le petit Lumix aquatique!

On s’est passé l’appareil photo plusieurs fois, donc il y a des photos prises par José, d’autres par moi, et même quelques unes prises par nos guides avec leur propre appareil.

Je rêvais de refaire du kayak de mer depuis cette soirée magique à Stewart Island lors de mon voyage en NZ (en 2014… ça date! Mais vu que le kayak de mer, en Suisse, c’est pas hyper courant, on a depuis plutôt fait du kayak sur rivière… ^^) et je n’ai pas été déçue! C’était à nouveau une superbe expérience, bien que très différente!

Le leitmotiv de la journée, c’était sans aucun doute les grottes! On en a visité tellement, c’était incroyable! L’obscurité, l’écho de gouttes tombant du plafond, les manoeuvres pour faire demi-tour,… Elles avaient toutes des atmosphères différentes. Certaines avaient des puits de lumière splendides, dans d’autres il faisait nuit noire… Il y en avait une qui ressemblait à une cathédrale tellement elle était grande, avec un plafond si haut! On se laissait bercer par la houle en s’imprégnant de l’ambiance… L’acoustique était magique, c’était un bel endroit pour entonner un chant de la mer (et là encore, ça m’a du coup rappelé la NZ, avec un guide qui chantait dans les grottes de Waitomo). Dans une autre grotte, ça sentait le guano à plein nez, et on ne s’est pas attardés, haha.

On s’est aussi faufilés dans d’étroits passages rocheux et j’étais fière de certaines de mes manoeuvres… De manière générale, on était contents de notre aisance (je suis clairement plus à l’aise en kayak qu’en voiture, haha). Pour choisir quel kayak nous donner avant le départ, Angus, notre guide, nous a demandé si on préférait avoir un kayak maniable et rapide ou un lent et chiant. Je me disais que ça sentait la trick question… Je lui ai du coup demandé quel était le piège avec les rapides et, sans surprise, “bah on chavire plus vite aussi”. Haha. ^^ Il nous a ensuite demandé si on faisait du ski et nous a du coup donné les kayaks légers et maniables, en disant que “niveau équilibre, c’est pareil”. Eh bien on n’a pas regretté, ils étaient vraiment hyper maniables et on n’a même pas chaviré! (Même si je pense que l’expérience en stand-up paddle a aidé aussi, sans doute un peu plus que le ski.)

Durant toute la sortie, on était entourés de guillemots à miroir, mes préférés! On en a vu de près, ils étaient peu farouches. C’est d’ailleurs la première fois qu’on a remarqué à quel point leurs pattes sont rouge vif. On a aussi vu la dose de cormorans et de sternes, d’occasionnels fous de Bassan et fulmars, des Great et Arctic skuas, et bien plus (on a même vu un papillon, ha!).

Black guillemot
Celtic paddle, huhu

On s’est faufilé entre des rochers, on a longé des falaises, on est passés sous des arches en pierre et dans des tunnels et couloirs étroits… On a eu droit à du soleil, des nuages, du vent, du calme, c’était chouette (et varié!).

Au loin, on a aussi repéré plein de lieux connus pour leurs formations géologiques, avec les Drongs de Hillswick, Esha Ness et même Papa Stour. Ça nous a donné encore plus envie d’aller les voir durant le reste du séjour (même que c’était bien sûr déjà prévu!).

Dans ce défilé, on est passés près d’un nid de cormorans, avec des jeunes aux cordes vocales déjà bien développées!

A midi, on a mangé sur une plage de galets dans une petite crique. Il y avait plein de forkytails, soit des perce-oreilles, qui se déplaçaient hyper rapidement sur les rochers.
C’était tellement chouette de se retrouver dans des endroits inaccessibles depuis la terre ferme. C’est comme si tout un monde s’offrait à nous. D’ailleurs, durant le reste des vacances, on ne regardait plus du tout la côte de la même façon! A chaque fois qu’on voyait une grotte marine, on se demandait à quoi elle ressemblait, si elle menait quelque part, etc.

Pendant une partie de la journée, José a eu un passager clandestin: un oursin qu’Angus a pêché dans l’eau et lui a filé. On se l’est passé de mains en mains, à l’admirer, puis Angus a demandé si quelqu’un voulait le garder pour le manger le soir. Personne ne s’est manifesté, donc plouf, retour à l’océan.

On a pu voir aussi plein de méduses, d’algues et de varech. Par endroits, l’eau était tellement claire, surtout dans les coins calmes abrités du vent et dans les grottes.

On était 8 participants lors de ces 5h30 à pagayer dans l’océan, dont un très sympathique couple retraité habitant le Yorkshire et qui était venu avec ses propres kayaks. En tout, nous étions donc 10, en comptant Angus, le big boss à l’accent à couper au couteau, et Rosalind, une de ses filles, super sympa. On a réservé cette excursion chez Sea Kayak Shetland (en même temps, on n’a pas trouvé d’autres entreprises du genre) et même si l’organisation était un peu chaotique (comprenez: rdv à 9h, départ en kayak à 11h20… mais avec tout de même 1h de trajet entre deux), c’était très, très chouette. Il s’agit d’un business entièrement familial, avec la femme, Wendy, qui s’occupe des réservations et de l’accueil, et Angus et les deux filles qui accompagnent les sorties en mer. Rosalind et Angus étaient vraiment cool, même si, concernant ce dernier, j’ai rarement eu autant de peine à comprendre quelqu’un — mais il faut dire que le bruit du vent n’aidait pas. ^^

Bon, et bien sûr, je n’ai pas encore parlé… des phoques! Car il y en avait, et beaucoup! Certains étaient surpris de nous voir et quittaient leurs rochers pour se réfugier sous l’eau, d’autres au contraire s’approchaient pour venir nous voir. A un moment, sur la suggestion d’Angus, on s’est tous mis côte à côte pour former un radeau. Le but? Intriguer les phoques, qui sont justement venus plus près. Pop, pop, pop! Plein de petites têtes apparaissaient à la surface, on baignait vraiment dans une ambiance “Song of the Sea” (pour ceux qui ne connaissent pas la référence, vous pouvez aller lire cet article). 🙂

Bien sûr, ça ne rend absolument rien en photo, car ils semblent peu nombreux et loin, mais j’en ai quand même mis une.

Ces petites taches noires sont des phoques. 😉

A un moment dans l’après-midi, on a fait une seconde escale à terre pour se dégourdir les jambes. Avec José, on a grimpouillé sur la petite colline pour voir la vue… et surtout pour fuir les midges, qui nous ont attaqués sitôt débarqués! A vrai dire, ils ont même continué à nous suivre une fois à nouveau à l’eau, c’était fou. Maintenant que j’y repense, des midges m’avaient aussi attaquée durant les 5 minutes de kayak que j’avais fait sur la rivière Don, à Aberdeen… C’est peut-être moi qui les attire! ^^

Mais bon, malgré les midges, ça faisait du bien de déplier les gambettes. En plus, on a vu des oies cendrées (et des moutons, comme d’hab. Peut-être que je devrais préciser les fois où on n’a pas vu de moutons, ce serait plus rapide, haha).

La colline aux midges

Et puis on a gentiment pagayé jusqu’au point de départ, après 15.3 km de kayak (d’après la montre de José). On retrouve des habits secs et mon Nikon (manière subtile d’annoncer que les photos qui suivent viennent de mon véritable appareil photo ^^), puis on dit au revoir à toute l’équipe avec qui on a passé cette superbe journée! Si un jour j’habite sur une côte, c’est sûr, je m’achète un kayak!

Nos fidèles destriers 🙂

On a fait quelques arrêts sur le trajet du retour, tellement les paysages étaient beaux! On a aussi vu une annonce sur Facebook comme quoi un immense groupe de dauphins de Risso avait été aperçu pas loin. C’était sur le chemin, donc on y est allés, mais tout était recouvert d’un épais brouillard et on n’a rien vu, donc on a décidé d’aller à Lerwick faire quelques courses.

En route, on s’est quand même encore arrêtés pour quelques photos, notamment au panneau “Attention loutre!” qui se trouve à Mavis Grind, à la frontière de la région Northmavine.

De retour au camping de Levenwick, on a pris une bonne douche chaude, mangé des restes de chili de la veille et fini en beauté avec des fraises, du Thistly Cross cider et une partie de cartes!

Et voilà, à bientôt pour la suite de la rétrospective shetlandaise, et d’ici là portez-vous bien!

Sheltie19#12 Unst, la suite!

Bonjour à tous, et désolée pour le manque d’originalité du titre!
Sans plus attendre, c’est parti pour la suite de notre super visite sur l’île d’Unst, tout au nord de Shetland.

Un endroit très connu sur Unst est Bobby’s bus stop. Il s’agit d’un abribus décoré, avec même des petits gâteaux et boissons à disposition et un livre d’or.

Bobby’s bus stop

Son histoire: Bobby était un enfant du coin, qui utilisait l’abribus pour ranger son vélo pendant qu’il était à l’école. Dans les années 1990, la Commune voulait l’enlever, mais Bobby a envoyé une lettre pour demander qu’il soit conservé, et ça a marché. Maintenant, il est donc même meublé et décoré, avec un thème qui change régulièrement. On a eu de la peine à trouver le thème de 2019, entre buffles et espace. D’après Wikipédia, c’est “Fake Gnus”.

On est allés marcher dans la réserve de Keen of Hamar, qui est connue pour ses rares roches serpentines et sa flore arctique.

Effectivement, ça change beaucoup du reste de Shetland, avec des pierres et des fleurs inhabituelles et un aspect un peu lunaire. De loin, on a l’impression que rien ne pousse. Mais de plus près, il y a des petites fleurs partout. On a cherché en vain la fameuse Edmonton’s chickweed, aussi appelée “mouse-ear”, qui est endémique de Keen of Hamar.

José à la recherche d’Edmonton’s chickweed

Le sol alternait entre bog et rocaille sèche (et c’est rare de trouver du sol sec, là-bas ^^), avec plein de lichens, des drôles de mousse, des fleurs violettes, jaunes, ocre et j’en passe!

On a continué notre balade le long de la côte, sous un ciel très changeant alternant entre soleil, nuages et brouillard.

On a gravi de jolies falaises avant de redescendre vers une belle baie.

Les sacs à dos empilés pour remplacer le trépied, notre pratique favorite des vacances
Vue sur une grotte

Le temps a brusquement changé: une minute on était en T-shirt, celle d’après avec K-way et bonnet, car le vent s’était levé.

Des fermes de saumons, qu’on trouve un peu partout à Shetland

On a revu quelques phoques, traversé un troupeau de vaches, puis la marche s’est terminée sur la route, avec une jolie lumière et un ciel pastel.

On mange une pomme, puis on roule jusqu’au sud-ouest de l’île, vers Westing, pour voir la vue sur l’océan, les moutons, les collines. En route, on croise un bruyant whimbrel, ou courlis corlieu.

Whimbrel en vol
Sheltie

Typiquement shetlandais: plein de petites routes se terminent directement sur une plage, avec l’impression de plonger directement dans la mer. On trouve aussi pas mal de ruines de maisons, comme sur North Uist.

Des moutons et des îles 🙂
Attention canards!

Il commençait gentiment à être tard, donc on est rentrés à Uyeasound vers 20h, pour cuisiner un délicieux couscous de légumes et se reposer.

C’était une journée bien remplie, avec deux marches, une loutre, plein de phoques, deux musées, un drakkar et plein de moutons! Encore une belle journée sur l’archipel.

Dans le prochain article de la rétrospective, on ira à Fetlar, une autre île splendide sur laquelle on a passé une journée. See ya! 🙂

Sheltie19#11 Le pays des “wick”

Hello!
Aujourd’hui, je vous raconte notre première journée entière sur Unst, le Nord du Nord, une île vraiment superbe avec de plein de choses à voir et à vivre.

A Shetland, et en Ecosse en général, il y a beaucoup de noms de lieux qui finissent en “wick”: Lerwick, Sandwick, Wick, Berwick, Norwick, Haroldswick, Levenwick, Otterswick, Aywick et j’en passe! Eh bien on comprend mieux quand on sait ce que ça signifie: wick = bay. Et des baies, quand on est sur des îles, il y en a quasi dans tous les coins! C’est donc parti pour un article très “côtier”, avec des baies, des plages et bien sûr des moutons!

En ce 26 juillet 2019, on s’est réveillés dans une serre, le soleil tapant fort sur la tente… Un problème qu’on n’avait encore jamais rencontré dans les îles britanniques! On a déjeuné au soleil avant d’aller visiter Muness castle, juste à côté.

Le petit Muness castle, à gauche

Ce château en ruines date de la moitié du XVIe siècle et se visite gratuitement, sans personne: ce n’est pas fermé à clé et on trouve même des lampes-torches à disposition (mais apparemment, en hiver, c’est fermé, et il faut juste aller demander la clé au voisin!). C’était super cool de se balader dans les vieux couloirs sombres, en passant par la cave, les cuisines, la chambre du lord, etc. Le château appartenait à un lord cruel, qui a été banni de Shetland mais y est quand même revenu (très gros résumé simpliste d’une histoire pleine de péripéties). On a même croisé un fantôme, haha!

Le fantôme de Muness castle
Un puffin qui veille sur un terrain de golf

Après le château, on a fait une superbe balade côtière qui nous a menés jusqu’à Sandwick. En chemin, on a eu plein de belles surprises niveau faune et flore!

Les selkies sur leurs rochers

On se croyait seuls au monde quand, soudain, on entend de drôles de chants. Sur la rive d’en face, une trentaine de phoques gris sont entassés sur des rochers ou flottent tranquillement dans l’eau, en train de chanter des sortes de lamentations mélodieuses. Un Chant de la mer, quoi 🙂 (référence au dessin animé Song of the Sea, merveilleusement illustré). Plus on scrute les eaux, plus on repère des phoques, qui sont partout. Même des trucs qu’on avait d’abord pris pour des rochers s’avèrent être des phoques, haha.

Puis, au détour d’un virage, José repère une loutre, qui plonge aussitôt, mais qu’on retrouve juste après sur un rocher, en plein repas. Elle était énorme, sans doute un mâle. On l’observe intensément pendant deux minutes, hyper contents, avant qu’elle replonge dans l’eau, son repas fini.

Une chouette rencontre 🙂

Et puis notre balade nous mène à un merveilleux tapis d’orchidées sauvages, il y en a partout! Quelques photos ventre à terre dans l’herbe humide s’imposent!

On arrive ensuite en vue de Sandwick, la fameuse baie. Elle est magnifique, avec une eau turquoise incroyable!

On marche au milieu des pâquerettes, et ça fait splosh-splosh sous nos pieds (il y a aussi plein de sphagnum moss!). José nomme très justement le coin “Boggy Wonderland”, et on commence à chanter Boogie Wonderland en réinventant les paroles. On croise aussi les habituels fous de Bassan, skuas, sternes, goélands et Cie.

Des huîtriers-pies, pour changer

Il y a plein de sites vikings dans le coin (notamment des ruines de longhouse et d’une chapelle), et apparemment les gens continuent de trouver des artefacts en se promenant.

Ce sable blanc, cette herbe verte, cette eau bleue… Je ne m’en lasse pas!

Sauf que “Brrroualggrrrr”, rouspètent les estomacs. On fait donc demi-tour.

On ne recroise pas la loutre, en revanche on trouve plein de nouveaux phoques. On confond toujours les phoques avec des rochers, alors que c’est le contraire avec les loutres: on veut tellement en voir qu’on croit en voir partout, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait d’algues ou de varech qui flottent dans le courant, haha.

En retournant à la voiture, on croise trois poneys Shetland qui se reposent, dont un qui ressemble à fond à une vache Galloway ceinturée!

Une ribambelle de shelties

Affamés, on roule direction Haroldswick pour manger au Victoria’s vintage tea room, le tea room le plus au nord du UK (impossible de ne pas le savoir, c’est écrit partout! ^^). On se goinfre de soupe et de sandwiches, avec une merveilleuse vue sur la mer. Des fois, des orques viennent même dire coucou, apparemment, mais pas cette fois. Dommage, ça aurait pu permettre de combiner deux grands bonheurs de la vie: la faune sauvage et le cake! Pour le dessert, on a justement craqué pour une énorme part de gâteau Coffee & Walnut. C’était bon de chez bon, mais aussi fat de chez fat. Pour la première fois de notre vie, on n’a pas réussi à finir (ça m’a fait un coup!). ^^’

Le regard satisfait d’un humain affamé qui est enfin nourri 🙂

Il y a aussi une petite boutique dans le tea room, où on achète des cartes postales et un petit guide de marche qui est devenu l’un de nos meilleurs amis des vacances. Puis on va digérer en allant voir la plage la plus au nord du Royaume-Uni, à Skaw (“le XXXX le plus au nord du UK” est un peu un leitmotiv, dans le coin).

On voit des eiders à duvet et on se pose sur un banc, en plein coma digestif, pour admirer l’horizon et rêver de Grand Nord, tout droit au loin (très loin).

Il s’agit d’un banc très British, avec une inscription en mémoire de quelqu’un et une citation. Je l’ai mise ici car je l’ai trouvée très poétique, et en plus ça donne une idée d’à quoi ressemble le “Shetlandic”, le dialecte de l’archipel. A chaque fois que je lis ce genre de texte, je suis obligée de le faire avec l’accent, je ne peux pas m’en empêcher, et ça me fait toujours sourire. ^^

Puis le temps se couvre, la pluie arrive, et on en profite donc pour faire un marathon des activités culturelles du coin. On commence par visiter le Unst Heritage Centre, par lequel on a été agréablement surpris! Avec l’aide d’une dame bien sympathique (et patiente, haha), on a pu s’essayer au filage de la laine, avec un rouet, puis au cardage. C’est bien plus dur qu’il n’y paraît, et je pense aussi qu’on n’était pas particulièrement doués, huhu. On a aussi pu admirer de la dentelle en laine, on a appris plein de trucs sur les poneys Shetland, les phares, la vie sur Unst avant, pendant et après les guerres mondiales, le crofting, l’éducation, le service postal, etc. Bref, c’était varié et chouettement présenté. On a notamment appris que, durant WWI, les enfants de l’école ramassaient de la sphagnum moss, qui était utilisée comme antiseptique!

Puis on continue sur notre lancée et on visite le Boat Haven. Sans surprise, il y a plein de bateaux, héhé. L’expo parle de naufrages, de l’industrie de la pêche, de la construction des bateaux,… Certaines parties font un peu penser à de la propagande pour l’aquaculture, mais bon, c’est compréhensible puisque Shetland possède la dose de fermes de saumon.

Hop, on enchaîne en allant voir une longhouse viking reconstituée, super cool, avec un toit d’herbe génial comme j’aime. Juste à côté se trouve un magnifique drakkar, construit en Norvège (je crois) et qui était censé voyager jusqu’en Amérique du Nord, mais il s’est planté à Shetland et y a finalement été restauré.

On s’est pris pour des vikings pendant quelques instants, c’était marrant, haha!

Avec Whisky 😉
Vue du côté de Haroldswick

Allez, c’est déjà bien assez pour aujourd’hui, je vous laisse juste avec un petit challenge: comptez les phoques! 😉

Bye et à bientôt!

Rétrospective de l’année 2019

Bonjour à tous!
Voici venu le moment de la traditionnelle rétrospective de l’année écoulée — la première sur ce nouveau blog!

Avant de préparer cet article, j’avais l’impression que cette année 2019 n’avait clairement pas été l’une des meilleures: un peu longue et éreintante, marquée par la mort de Bamako et les travaux interminables du certificat de géomatique, manquant de rythme et de structure maintenant que j’avais fini tous les cours du master et qu’il ne restait “que” le mémoire à faire… mais finalement, en y repensant plus en détail, je me suis souvenue de plein de bons moments, et ce n’était vraiment pas si mal que ça!
Allez, c’est parti pour un retour sur les douze derniers mois! 😉

Janvier

Ah, janvier! L’année commence avec des examens et plein de rendus pour l’uni, comme souvent ces dernières années. Mais je vais aussi voir des matches et spectacles d’impro avec Tabata (et on fait notre première bataille de boules de neige de l’année, héhé), j’anime des séances de révision de stats pour les premières années de master (et c’était cool!) et je monte mon premier Salève de l’année avec Fintan et Pilar, dans la neige et avec un vent à décorner les licornes (et je cours style “Petite maison dans la prairie” pour me réchauffer au sommet, car il faisait un froid d’ours polaire). Eh oui, car cette année j’ai décidé de faire au moins un Salève par mois, pour me motiver. Ah, et janvier est aussi le mois du début du certificat de géomatique (un peu moins motivant, j’avoue).

Février

Géomatique, géomatique, rendu de la revue de littérature du mémoire, géomatique,… ah, et VKFFB à Perly avec José, Green Book au cinéma, montée de Salève avec Fintan, impro, spectacle au Galpon et, pour décompresser un peu, quelques jours à Vercorin avec Tabata! L’occasion de faire de la raquette, observer un aigle, s’amuser entre amis et s’émerveiller devant les roitelets et écureuils!

Mars

En parlant d’écureuil, on observe, une matinée de mars, une femelle écureuil (prénommée “Squirelle” ^^) qui s’affaire autour de son nid juste en face de notre fenêtre. Sinon, le mois est rythmé par les travaux de géomatique, des spectacles d’impro, un très chouette Afterwork au Musée d’Art et d’Histoire, encore une manif pour le climat, mes 25 ans et, surtout, la fin d’une ère: je corrige mon dernier article à la Tribune et je commence un job d’assistante de recherche à l’uni (à 20%). Ça m’a fait bien bizarre de quitter la Correction après 2 ans aux côtés de plein de gens trop cool. Et ça me manque encore parfois, même si une chose est sûre, je ne regrette pas de ne plus avoir à patienter chaque soir pour lire des articles tardifs de matches de foot…! (et ça me fait bien plaisir aussi de ne plus manger mes repas du soir en bossant devant l’ordi)

Nos ombres à Fintan, Pilar et moi sur la grotte de l’Orjobet


Avril

C’est le retour du Festival du Film vert et je fais plein de promenades au bord de l’Aire, en m’émerveillant devant le printemps qui s’installe. Mais surtout, JOSÉ FINIT L’ARMÉE! Yihaa, on fête ça en allant passer deux semaines à Madère, dans un paradis vert avec de la mousse et des roitelets partout.

Un roitelet en pose de ninja


Mai

“En mai, tes rendus de géomatique tu soumets!” Mais j’ai aussi vu “Totem”, du Cirque du Soleil, et fait plein de petites sorties nature avec José, une soirée entre amis chez Kabuki, la Nuit des Musées à Genève et, surtout, mon premier terrain libellules pour mon travail de master!

Le Salève tout “pissenlité”


Juin

Nettes rousses au Moulin de Vert

Libellules, libellules, libellules! 🙂 Ce mois (comme toute la saison estivale, à vrai dire) est l’occasion de plein de sorties pour voir des libellules, notamment lors de trois jours à Yenne pour la deuxième campagne de terrain de mon travail de master. On y est pile pendant la canicule, avec des températures dépassant 34°C, mais on a survécu en mangeant des glaces et en se baignant dans le lac de Barterand en fin de journée, héhé. Avec José, on effectue aussi des parcours à pied en portant des sacs-à-dos bourrés de sondes dans le cadre d’un projet d’hepia lié à mon assistanat à l’uni. Là aussi, on souffre de la chaleur! Enfin, avec Nora et José, on fait découvrir le Moulin de Vert à une fille rencontrée lors de la manif de la grève des femmes (et je me baigne dans l’Allondon juste avant sa confluence avec le Rhône, car grâce aux orages des jours précédents, il y a presque assez de fond pour nager!).

Libellula quadrimaculata au Moulin de Vert


Juillet

En kayak le long du Rhône

C’est les vacances! Balade aux sources de l’Allondon, piques-niques en famille, Escape game entre amis, baignade à Versoix… On profite bien! Le top du top, une journée de kayak sur le Rhône, en aval de Seyssel, durant laquelle on a pagayé 14 km au milieu des libellules et des oiseaux (eh oui, même en vacances, je suis désormais accro aux libellules). Et puis c’est le départ pour Shetland avec José! 😀

Hermaness, Unst, Shetland: le bout du monde


Août

Burra, Shetland

Ah, Shetland! Les oiseaux, le vent, les moutons, les marches côtières. Tant de bonheur durant ce voyage. Et en rentrant, le coeur se serre d’un coup: Bamako va mal, il meurt dans la nuit. Un grand vide prend sa place.
Puis c’est le retour à la vie genevoise: le boulot, les Aubes musicales, les libellules, le Salève. Et le dernier week-end d’août, de merveilleux moments aux Rencontres musicales de Bernex sur le thème de la musique celtique, avec une ceilidh le dimanche. Rien de tel que la danse et la musique pour se sentir vivant! A peine rentrée d’Ecosse, ça me donne à nouveau envie d’y retourner, et de refaire un tour en Irlande, aussi.

We’re flying!


Septembre

Septembre est là et nous amène des cigognes de passage à Perly le temps d’une après-midi. On passe une journée et soirée mémorables au mariage de Maelenn et Alexis, je commence mon stage de géomatique à Lullier, je pars à Yenne pour mon dernier terrain libellules (trop chouette, avec des martins-pêcheurs partout, des râles d’eau, des ragondins, des couleuvres et, bien sûr, quelques odonates) et on va à Lausanne avec José pour visiter le musée historique (j’adore les maquettes) et Lausanne Jardins, une méga expo en plein air qui nous fait découvrir des coins de la ville jusque là insoupçonnés. C’est aussi le 10e anniversaire de l’Institut des sciences de l’environnement, et pour l’occasion on anime des activités au stand Biodiversité dans le parc du MEG avec mes autres potes de Biodiversité. Avec José, on va en Savoie pour l’anniversaire de Sophie, avant son départ pour le Québec et sa nouvelle vie. C’est un mois bien chargé, avec pas mal de boulot pour l’uni… Et puis José et moi fêtons nos 6 ans ensemble!


Octobre

Tragédie, horreur et catastrophe: pas de Salève ce mois-ci! Mais ce n’était pas par flemme, car ce fut un mois bien actif. Déjà, avec José, on commence nos cours de Lindy Hop, yeah! Depuis le temps qu’on en parlait! 🙂
On va aussi à un super concert de Lindsey Stirling à Lyon, on fait un autre Escape game entre amis, on se promène au bord de l’Allondon, on visite les Grottes de Vallorbe et marche dans les gorges de l’Orbe, on va au Festival Salamandre (notre tradition du mois d’octobre), on fête plusieurs anniversaires d’amis, on va voir du théâtre au Village du Soir… Et on passe un super chouette week-end à Anzère, marqué notamment par une splendide marche autour du lac de Tseuzier. J’ai tellement de photos de magnifiques reflets et des incroyables mélèzes dorés, il faudra vraiment que je fasse un article sur cette escapade. En rentrant du Valais, Fintan, Pilar et moi faisons en plus un détour par l’Hermitage, à Lausanne, pour le dernier jour d’une super expo sur les Ombres.


Novembre

Mini vache Highland dans la lumière du soir

Le mois des anniversaires et des restos, mais surtout du boulot. Fondue aux Bains des Pâquis avec les gens de Lullier, burgers aux insectes avec ceux de l’uni, fête de Noël en famille (eh oui, fin novembre ^^), confection de truffes, Grands Duels d’impro, super Afterwork au musée sur les métamorphoses, et une très chouette expérience au Swiss Rafroball Day, une journée organisée entre autres par Laurine pour mettre à l’honneur un sport réunissant personnes valides et en situation de handicap.


Décembre

Arbre créé par Zep pour Lancy en Lumières

Cé qu’è lainô, voici venue l’heure de l’Escalade! Avec José, on rejoint des collègues de l’uni pour le grand Cortège, auquel je n’étais plus allée depuis des lustres! C’est la période des illuminations de ouf: avec Fintan et Pilar, on va à l’inauguration de Lancy en Lumières, où on a droit à un impressionnant “Spectacle du feu”. Avec José, on se promène du côté du Marché de Noël de Carouge, aussi tout illuminé. Fête de Noël de l’uni, avec Bad Santa et jus de pomme chaud au programme, fin du stage à Lullier, inauguration du CEVA (qui m’aura permis de faire maison-Lullier en moins d’une heure pour la première fois en transports publics, quelle révolution!),… José et moi allons à Aquatis et au Bô Noël de Lausanne pour fêter ses 26 ans (et aussi à la Ruota avec toute la smala, quand même). Et puis c’est Noël, les repas, un peu de repos pour le cerveau, et de grands bols d’air frais au Salève, avec le Salève de Noël en famille (mais sans Axel, en Afrique du Sud) et mon 12e Salève de l’année (eh oui, pour rattraper celui d’octobre). 🙂 Et puis une après-midi jeux et un repas entre amis pour finir l’année en beauté!

Axolotl à Aquatis

Et voilà, maintenant place à 2020! Cette année se profile comme une année charnière, et devrait voir notamment la fin de mes études (enfin! On y croit, on y croit! 😉
Et puis, c’est le retour des années 20, ça va swinguer! 😀

12e Salève de l’année, le 29 décembre

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2020 remplie de rire, d’amour, de bonheur, de découvertes et d’aventures, de danse et de musique, de rêves et de projets, de balades au fil de l’eau et de marches en montagne, de beaux moments partagés entre amis et en famille! ♡

Danse de nuages, soleil couchant et givre sur les branches des arbres. ♡

Sheltie19#8 Et les époques passèrent

Après notre deuxième nuit dans l’archipel shetlandais, nous avons bravé le vent et sommes retournés tout au sud du Mainland pour une journée sous le signe de l’archéologie et l’histoire.

Notre première visite: Jarlshof, un site incroyable qui présente des signes d’occupation quasi continue de 2500 avant J.-C. jusqu’en 1600. Le site a été excavé de manière à garder des traces des différentes époques, et on peut donc déambuler à travers le temps, passant de l’atelier du forgeron de l’âge de Bronze, puis aux maisons de l’âge de Pierre, à la période des Pictes, suivie de l’arrivée des Vikings (et leurs maisons rectangulaires, alors qu’elles étaient auparavant rondes), d’une ferme médiévale et, enfin, la maison du Laird (le seigneur, donc).

On a revu plein de “quernstones” (ci-dessus), ces pierres qui étaient utilisées pour moudre du blé. José avait pu en tester au musée à Lerwick et c’est devenu un peu un jeu durant les vacances de repérer les quernstones sur les sites archéologiques.

On avait des audioguides, inclus dans le prix de l’entrée, mais on a aussi glané quelques informations d’une guide, car on a commencé la visite presque en même temps que son groupe.

C’était tellement chouette de déambuler à travers ces époques, avec des mousses et lichens sur les vieilles pierres, une épaisse couverture herbeuse sur les murs… 🙂

On a pu voir des wheelhouses impressionnantes, avec des alcôves bien grandes! De manière générale, je suis toujours ébahie face à ces constructions incroyables et si anciennes, datant d’époques où il y avait si peu de moyens. Ça me rappelle Newgrange, en Irlande, où le toit était tellement bien fait que pas une seule goutte de pluie n’a atterri dans la chambre depuis quasi 9000 ans.

Les ruines de Jarlshof ont été découvertes suite à une tempête dans les années 1890. Auparavant, la bâtisse du Laird était la seule ruine visible, et c’est elle qui a donné son nom au site: Walter Scott l’avait nommée Jarlshof dans un de ses livres, et c’est resté.

Vue sur Sumburgh Head depuis la maison du Laird
Wheelhouse vue de haut
Le côté picte et viking du site

On a fini la visite juste avant l’arrivée de la pluie et on est retournés au phare de Sumburgh pour visiter les différents espaces d’exposition. On a revu davantage de puffins que la veille, mais je n’ai pas sorti le reflex par flemme, car il pleuvait des cordes. On devait courir comme des fous d’un bâtiment à l’autre, car il pleuvait des baleines et des rhinocéros!

Puffins au milieu des fleurs

Puis on a visité les différentes expos: une sur la vie du phare, son évolution, la vie des gardiens, puis une autre, très chouette, sur la vie marine, avec oiseaux marins, orques, baleines de Minke et limaces de mer! On a même pu comparer notre taille à la nageoire dorsale de Busta, une orque mâle connue du coin et reconnaissable à son immense nageoire et à sa cicatrice.

Je suis plus grande que la nageoire de Busta, na! ^^’

Toujours sous une pluie battante, on retourne vers Jarlshof pour manger au Sumburgh Hotel. Il apparaît régulièrement dans la série Shetland, et on était très contents de pouvoir se poser un moment au sec (et ça avait l’air d’être un peu le seul endroit où manger dans le coin). La nourriture était vraiment bonne, surtout le dessert: un délicieux apple & cinnamon crumble dont on se rappellera longtemps!

Le Sumburgh Hotel, avec un drapeau shetlandais flottant au vent

La pluie s’étant merveilleusement calmée, on va visiter un autre site archéologique tout proche: Old Scatness.

Ce site a été découvert en 1975, au moment de construire une route pour l’aéroport, qui est juste à côté. Il y a à la fois des ruines, mais aussi des ouvrages d'”archéologie expérimentale”: des maisons et objets reconstitués, avec des toits de “turf” et des feux de tourbe. Sacré boulot!

Une maison reconstituée

Bien sûr, personne ne sait exactement de quoi étaient fait les toits, donc il y a aussi de l’improvisation dans ces constructions.

Des véhicules attendant le passage d’un avion

L’accueil était très chaleureux et le site sympa à visiter, surtout qu’on a eu droit à une visite guidée gratuite, ce qui aide quand même vachement à interpréter tous ces tas de cailloux.

Puis on a continué sur notre lancée, direction le Crofthous museum. Il s’agit d’une croft du XIXe siècle qui a été habitée jusqu’en 1972. On a pu voir des “box beds”, de vieux meubles, l’étable, la grange, l’atelier, le lieu de stockage de patates… Ça faisait très authentique, avec le feu de tourbe et le toit de chaume. Et ça nous a bien rappelé les crofthouses qu’on avait vues sur Lewis en 2016.

Mais le mieux, c’était la conversation qu’on a eue avec le gardien du musée et deux autres visiteurs, un père et sa fille venant du Dorset mais ayant habité à Shetland. Les gens ont le contact hyper facile, c’est super sympa!

Tas de tourbe dans le jardin
Le cabanon de jardin avec bateau retourné en guise de toit, le style local!

Avant de partir, le gardien nous conseille d’aller visiter le moulin à eau de Quendale. On l’ajoute donc à notre tour historico-culturel!

Là encore, le gardien est super sympa et loquace. Il nous a raconté plein d’histoires locales, et notamment une tragédie qui a eu lieu en 1993 avec le nauvrage du pétrolier “Braer” entre Fair Isle et Mainland. On a aussi eu droit à un petit film sur l’histoire du moulin, avant de pouvoir visiter les différentes pièces, avec un feu de tourbe pour faire sécher les grains, une machine à battre le blé, une autre pour trier, le mécanisme de contrôle de l’eau, des outils agricoles, etc. C’était beau et vraiment bien restauré!

Le moulin de Quendale

Puis il était 17h, fini les visites pour aujourd’hui! On est allés prendre un chocolat chaud dans une ferme/café avant de rentrer au camping, où la pluie avait formé une incroyable mare au milieu de la pelouse. On a discuté avec d’autres campeurs dans la salle commune, puis le ciel s’est dégagé pile au bon moment pour qu’on puisse cuisiner, installés sur une table à l’abri du vent. Avec du Malbec et nos bonnets pour protéger les oreilles du froid de canard!

Santé!

Et voilà, c’était le récit de LA journée pluvieuse remplie de visites archéologiques et culturelles.
A bientôt pour la suite! 🙂

Sheltie19#4 Une capitale dans le brouillard

Bonsoir!
Je sens que le travail me rattrape et que je vais avoir de plus en plus de peine à publier des articles hebdomadaires… mais ce soir, je suis d’humeur procrastinatrice, donc voilà quand même un article sur notre arrivée à Shetland!

Nous sommes arrivés à Lerwick tout fatigués, après une nuit plutôt agitée, mais pas à cause des flots. C’est le bruit et la difficulté à trouver une position confortable qui ont entravé notre sommeil. Mais on n’a pas eu le mal de mer, donc on était contents, héhé.

On a découvert la capitale dans la brume. Il y avait tellement de brouillard qu’on discernait à peine l’île de Bressay, pourtant juste en face.
On a débarqué à 7h30 et on a flâné dans Commercial street, où tout était encore fermé. On attendait qu’un café ouvre pour pouvoir prendre le petit-déjeuner.

Partout dans le centre, des fanions apportent un peu de couleurs au milieu de la grisaille. Vous vous rappelez des closes d’Edimbourg, ces petits passages entre les rues? Eh bien à Lerwick, il y a la même chose mais en bien plus minuscule! Des passages tout petits dans lesquels on peut se perdre comme dans un labyrinthe.

Le coin est désert, ça donne un côté un peu mystérieux aux ruelles. Rien à voir avec l’atmosphère qu’on a eu l’occasion de voir plus tard durant les vacances, quand il y avait des bateaux de croisière dans le port.

Market Cross

Alors qu’on marche sous la bruine, on repère déjà des lieux qui apparaissent dans la série Shetland de la BBC. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une série policière adaptée des romans d’Ann Cleeves. Avec José, on l’adore! Et on n’est pas les seuls: ça a apparemment dopé le tourisme dans l’archipel (un peu trop, d’après certains), surtout en provenance des Etats-Unis.

On traverse Market Cross, là où le Jarl Squad vient afficher “the Up Helly Aa Bill” lors du festival du feu en janvier. Pour ceux qui veulent en apprendre plus sur Up Helly Aa, vous pouvez aller voir cette vidéo faite par l’humoriste Marjolein Robertson.
Puis on passe devant The Dowry, un bar-restaurant qui apparaît dans la série Shetland. Bien sûr, à cette heure-ci, c’est fermé (comme tout ^^).

Puis enfin, c’est l’heure de déjeuner! On va se poser au Peerie Shop and Café. “Peerie”, c’est l’équivalent shetlandais de “wee” (“petit”, donc). Durant cette première heure à déambuler dans Lerwick, on a d’ailleurs eu notre première expérience du dialecte shetlandais: on a pu essayer de traduire des textes affichés dans la vitrine d’une boutique de laine:

Une fois posés dans le café, avec des oeufs brouillés et des boissons chaudes, on se rend tout de même compte que le sol tangue un peu. Et qu’on est fatigués, aussi. On en profite donc pour se reposer, en admirant les superbes dessins affichés au mur. Et aussi des drôles de têtes de moutons en peluche.

Puis, dans les toilettes, c’est la découverte: un poème! Et on a vu ça dans plein d’endroits de Shetland. Il s’agit d’une initiative, Bards in the Bog, qui vise à amener de la poésie originale dans les toilettes publiques. ^^

Une fois requinqués, on part faire une petite marche pour découvrir Lerwick et les environs. En longeant le port, on voit notre première sterne des vacances, une sterne pierregarin! 🙂

On voit aussi un drakkar qui flotte dans le brouillard.

On aperçoit Bain’s beach, lovée entre deux lodberries, des maisons qui finissent directement dans l’eau.

Lerwick dans la brume
Bain’s beach

Puis on passe devant The lodberry, celle qui sert de décor extérieur à la maison de Jimmy Perez, le personnage principal de Shetland.

La maison de Jimmy Perez, dans Shetland

Puis on quitte gentiment le centre, on se retrouve dans des quartiers avec des sacrées baraques.

On marche jusqu’au Knab, un promontoire rocheux qui offre normalement de belles vues lorsqu’il n’y a pas de brouillard. ^^ On observe des fulmars, qui volent tout près de nous en faisant de grands cercles, et aussi des goélands, cormorans, sternes et un occasionnel fou de Bassan.

Le brouillard devient de plus en plus épais alors qu’on traverse un quartier résidentiel. On observe une petite dispute entre deux goélands qui se battent pour un vieil emballage en alu. C’est finalement l’adulte qui aura gagné…
On voyait que les sacs poubelles dans les jardins étaient toujours recouverts de filets de pêche ou autre. On a vite compris que c’était pour essayer d’éviter de voir tous ses déchets disséminés partout par les piafs. Déjà à Aberdeen, je me rappelle que les goélands étaient de véritables plaies avec les poubelles… Et une de mes potes s’était même fait voler son sandwich par un goéland!

On aperçoit ensuite une petite “cabane” de jardin version Shetland: des murs de pierre sèche et un bateau retourné en guise de toit. On en a vu un peu partout, c’est plutôt cool!

Nos pas nous ont ensuite menés jusqu’au broch de Clickimin, juste à la sortie de Lerwick.

Plein de sternes volent au-dessus du petit loch, et un cheval broute tranquillement dans son pré… mais pas encore de poney Shetland. 😉

On peut se balader librement au milieu des ruines, ce qui est vraiment sympa. On rampe pour se faufiler dans les petits tunnels, on admire le lichen et les petites fougères qui poussent au milieu des vieilles pierres…

Puis on retourne dans le centre, on traverse à nouveau Commercial street, et on arrive finalement au fameux Shetland Museum and Archives. Il pleut, c’est la météo idéale pour un musée!

On en apprend tout d’abord sur la géologie de l’archipel, sa faune, sa flore, avant d’aller déguster des patates garnies au café. On a un méga coup de barre, mais on se force à continuer la visite, et l’énergie revient! Surtout que le musée est très interactif. José s’entraîne à moudre du grain sur une quernstone — durant les vacances, il est d’ailleurs devenu un champion pour les repérer sur les sites archéologiques ^^ –, on admire de superbes artefacts de différents âges préhistoriques, d’anciens habits traditionnels, des bateaux — oui oui, il y a des bateaux entiers dans le musée — et on découvre plein de trucs sur l’arrivée du christianisme, les vikings, la vie rurale, la pêche, les guerres, le commerce, la laine, le passage des îles en mains écossaises, des légendes locales,…

Bref, il y a de quoi faire dans ce musée, qui est super bien fait (et gratuit, en plus!). En sortant, on passe devant Mareel, le centre culturel/hub/cinéma/théâtre/bar/école de musique. On ne le savait pas encore, mais on allait y passer plusieurs fois durant les vacances! 😉

Mareel

On est ensuite retournés à la voiture, en passant par l’office du tourisme, d’où on est ressortis avec un CD de musique shetlandaise gratuit.

Orques, fou de Bassan, mouton, jeunes… une fresque shetlandaise 🙂

Puis on a roulé direction le sud du Mainland, vers d’autres aventures…
C’est tout pour aujourd’hui, bye et à bientôt! 😉