Madeira19#10 Baignoire, grotte et traces de boue

Et voilà! Incroyable mais vrai, voici le dernier article de la rétrospective madérienne.
Il me reste à vous montrer les photos du natel de José, essentiellement des selfies. ^^’

Notre ‘suite’ dans l’auberge de jeunesse de Funchal

On commence par quelques photos de notre premier passage à Funchal, et notamment notre incroyable chambre dans l’auberge de jeunesse, avec le beau parquet qui craque et carrément une baignoire à pieds! On n’avait pas eu ça depuis notre B&B de Lochcarron en Ecosse.

La jolie cour/jardin du musée Frederico de Freitas

Et puis on enchaîne avec la première poncha des vacances, non loin de la cathédrale. La poncha, c’est le cocktail typique de Madère. Pas mal, mais pas aussi bon qu’un jus d’orange fraîchement pressé! 😉

Quand on a mal aux pattes en visitant une ville, rien de tel que de se poser dans un parc pour jouer aux cartes! 😉

Dans le resto de l’auberge de jeunesse, on a droit à un peu de poésie sur les sets de table… avec des citations de Robert Louis Stevenson. Décidément, même à Madère, l’Ecosse me poursuit!

Et maintenant, place aux nombreux selfies faits le long des magnifiques levadas, au milieu des forêts et des cascades!

Sous la flotte, avec en plus une cascade en arrière-plan.
Devant les parois fleuries bordant les levadas

Durant notre première levada, celle de Caldeirão Verde, dans le parc des Queimadas, on pataugeait littéralement dans la boue. Et on s’est bien marrés en voyant des gens avec des baskets blanches, prenant tout le soin du monde pour éviter les flaques, avançant à 0.5 km/h. A mon avis, c’est bien illusoire de vouloir faire des randos à Madère sans marcher dans la boue…

L’état de mes pantalons après la Levada do Caldeirão Verde

Puis, lors de la levada da Ribeira da Janela, le fameux passage sous la cascade, qui nous a bien mouillés malgré le ‘toit protecteur’.

Avant
Après
L’ancienne presse dans le salon de l’agrotourisme, à São Vicente

A São Vicente, la visite des grottes aux fameuses “gouttes” de lave solidifiées pendant du plafond:

Sur le bord de mer de Jardim do Mar

Notre mémorable sortie en bateau jusqu’aux Ilhas Desertas:

Avec un passage en dinghy dans une petite grotte de la plus grande des Îles désertes. Ces îles sont criblées de petites grottes, que les phoques moines utilisent comme refuge pour mettre bas!

Une eau turquoise rappelant la Grotta Azzurra de Capri

Au retour de notre journée en mer, tout fatigués sur la terrasse de Joe’s Bar, à Jardim do Mar.

Une cascade, pour changer, au terminus de la levada das 25 Fontes
Les “bad towels” à placer “dans le plancher” ^^ Les perles “Made in Google Translate”
Les vaches de Paúl da Serra

Sous le soleil de plomb lors de notre balade au Pico Ruivo, j’ai prêté mon tour de cou à José pour lui éviter l’insolation. Quel look d’enfer! 😉

Après notre baignade de Prainha

Et enfin, le fameux passage sous la piste de l’aéroport! La première fois, en passant sous ces énormes piliers (avec des courts de tennis et parkings pour bateaux en contrebas), on n’a pas compris qu’on était sous une piste d’avion!

Juste avant de passer sous la piste

Et voilà, Madère 2019, c’est terminé! C’était vraiment de superbes vacances. Je ne savais pas à quoi m’attendre avant d’y aller, je ne me rappelle même plus comment on a choisi cette destination (je sais que j’avais d’abord proposé l’Ecosse, comme d’habitude), mais c’était clairement une très bonne surprise! Les paysages super variés, le choix infini de balades, le temps changeant, les fleurs, la géologie de ouf et les forêts splendides peuplées d’oiseaux en tout genre… C’était super chouette, voilà! 🙂
Bien sûr, ça se sent que plein d’autres gens trouvent ça chouette aussi, et on s’est sentis vachement moins seuls que dans des coins paumés d’Ecosse, par exemple. Mais malgré le monde, on a vraiment pu bien profité de notre temps sur cette magnifique île!

Maintenant l’automne arrive en Suisse, et il est temps de vous montrer mes dernières photos de libellules de l’année et, surtout, de vous parler de Shetland. Ah, Shetland! Comme j’ai hâte de partager nos aventures et nos photos de cet incroyable archipel! A bientôt! 🙂

Scot18#12 Sunshine on Leith

Bonjour!
Avant une imminente avalanche de photos de libellules (je rentre de trois magnifiques jours de terrain, quoique bien éreintants à cause de la canicule) et de Madère, il est temps de finir cette rétrospective des vacances écossaises 2018, qui ont commencé et fini à Edinburgh.

The Hostel

A l’aller, je ne faisais que passer: j’avais directement pris la direction de Waverley Station pour sauter dans le train pour Glasgow. Au retour, j’ai dormi une nuit à The Hostel, une auberge juste en face de la gare Haymarket — parfait pour aller à l’aéroport en tram.

J’avais déjà eu l’occasion de visiter pas mal la capitale en 2016, mais je n’avais toujours pas vu le pittoresque Dean Village. C’est donc par ça que j’ai commencé.

En allant à Dean Village, j’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans une carte postale grandeur nature. Et c’est tellement calme: pas de pub, pas de magasin. Et pas franchement d’habitants dehors, de ce que j’ai pu constater. Juste quelques touristes en train d’admirer l’architecture locale et la rivière.

Puis j’ai continué ma balade le long du Water of Leith Walkway, une sorte de voie verte pour piétons et cyclistes qui fait en tout plus de 15 km et se termine à Leith, au port. C’est vraiment un chemin génial, qui passe par des coins boisés, des parcs, de jolis quartiers. Je trouve super qu’il y ait un tel parcours en ville qui donne l’opportunité d’échapper au tumulte urbain de certaines rues.

Le Water of Leith Walkway se rejoint de vraiment plein d’endroits. Il y a régulièrement des escaliers qui permettent de remonter dans les rues, et beaucoup de panneaux pour indiquer le parcours.

Le chemin est devenu de plus en plus animé au fur et à mesure que je me rapprochais de Leith. Beaucoup de gens à vélo en train de rentrer du boulot, des promeneurs de chiens, et même des familles jouant dans la rivière. Ça fait plaisir de voir que le coin est vraiment utilisé par la population, ça m’a fait penser au bord de l’Aire.

Edimbourg a pas mal d’horloges stylées un peu partout!

En arrivant à Leith, j’étais crevée. J’avais eu la fausse bonne idée de mettre des petites chaussures, car il faisait super chaud et que j’avais déjà passé trois semaines à porter mes grosses chaussures de marche, mais je ne l’aurais clairement pas fait si j’avais imaginé marcher autant cet après-midi. Mes pauvres pieds tout fatigués avaient besoin d’une pause, donc je me suis offert une bonne glace en observant un peu le quartier, très vivant, avec plein de chouettes terrasses.

Il m’a fallu ensuite rentrer à pied jusqu’à Haymarket, en passant cette fois par la ville. Une fois arrivée à bon port, je découvre sans trop de surprises que j’ai de terribles cloques. J’avais prévu d’aller à une ceilidh le soir, mais j’ai finalement changé d’avis, car je ne vois pas comment j’aurais pu danser. Ce fut donc ma seule déception des vacances: pas de ceilidh! J’étais à Ròn Mara trop tôt pour celle de Tarbert, je n’avais pas de transport pour rentrer de celle de Tobermory, et mes pieds m’ont abandonnée à Edimbourg. Mais ce n’est que partie remise! 😉

Après une petite marche dans la fraîcheur de la nuit puis une soirée tranquille à l’hostel à discuter avec les filles partageant ma chambre (parenthèse: pendant ces vacances, j’étais toujours la dernière du dortoir à me coucher lorsque je dormais en auberge de jeunesse, et la première à me lever, et pourtant je me forçais à aller au lit plus tôt pour ne pas déranger, j’en revenais pas ^^), j’ai passé ce que je croyais être ma dernière nuit de ces vacances.
Le lendemain, j’avais encore toute la journée devant moi, donc j’ai flâné dans Old Town, fait le tour d’un chouette Farmer’s market (où j’ai acheté du chocolat au whisky), fait du lèche-vitrine,… Je n’ai pas sorti l’appareil photo, puisque j’ai déjà énormément de clichés d’Edinburgh, mais j’ai quand même photographié quelques bêtises avec mon natel.

Un truc qui m’a marquée, c’est que les boutiques Harry Potter avaient poussé comme des champignons depuis ma dernière visite, en 2016. Il y en avait absolument partout. Et comme pour chacun de mes passages dans la capitale écossaise, je n’ai pas pu résister à un petit saut au National Museum. Je suis retournée voir les Chessmen de Lewis et j’ai cherché d’autres artefacts archéologiques dont m’avait parlé Ed, parfois en vain (c’est tout de même un sacré labyrinthe, ce musée).

*** Avertissement: gros pavé en vue ***

Après un peu de shopping sur Princes street, je me pose dans un café pour une bonne part de cake et un moccha, et c’est là que je reçois un mail d’EasyJet m’annonçant que mon vol a tout bonnement été annulé. Oups! Je file à l’aéroport pour voir ce que je peux faire, mais après deux heures de queue au Customer Service (alors que j’étais dans les huit premières personnes, c’est dire l’efficacité…), je découvre qu’EasyJet ne peut absolument rien pour moi: la solution proposée la plus rapide était de rentrer le… mardi, en passant par Manchester. On était donc samedi après-midi, et je devais bosser le dimanche soir à Genève. Le wifi de l’aéroport n’étant gratuit que deux heures (et ayant donc expiré d’ici à la fin de la queue), j’appelle Fintan et José, qui me cherchent d’autres options, mais il n’y a vraiment aucun vol. Je réserve donc un bus de nuit pour Londres, puis José me réserve un vol Gatwick-Genève pour le dimanche… juste avant que les employées du guichet EasyJet m’apprennent que ce vol n’était pas disponible dans leur système, ce qui signifie en gros qu’ils font de l’overbooking. Effectivement, le check-in n’est pas possible, ce qui ne sent pas bon du tout. L’autre possibilité, c’est l’Eurostar, mais il y a un problème avec un poste de contrôle SNCF à Paris, ce qui fait que j’allais ensuite être en rade là-bas, sans train pour Genève.

Bref, chaque chose en son temps. Je retourne en ville, je mange, je prends mon bus de nuit. Et là, les choses commencent à s’arranger. Nous sommes tellement nombreux à aller à Londres qu’il y a finalement deux bus: un qui fait plein d’arrêts, et un qui va direct à Londres, et dans lequel j’embarque avec tous les autres qui vont jusqu’à la gare routière de Victoria. Résultat: on arrive à Londres à 5h30 au lieu de 7h du matin, magie! Eh oui, l’espoir renaît, car je savais qu’il y avait un Eurostar à 7h18 allant directement jusqu’à Lyon, sans passer par Paris. Je vole hors du bus, oubliant ma gourde derrière moi, pour découvrir que toutes les stations de métro et gares voisines sont fermées… pour cause de course cycliste. Quelle poisse! Je trouve un taxi, qui heureusement accepte les cartes de crédit (car bien ŝur je n’avais plus de cash, et le distributeur de l’aire d’autoroute sur laquelle nous nous sommes arrêtés avec le bus à 2h du mat ne marchait pas…), et on commence notre route dans le labyrinthe des routes fermées et tronçons bouclés pour l’événement sportif.

Oh miracle, j’arrive à la gare internationale de Saint Pancras, je cours jusqu’au guichet et il reste des places en deuxième classe pour Lyon, pour 192£. Ouf, ouf, ouf. Je passe la sécurité et j’ai même le temps de souffler un peu avant d’embarquer pour mes 6 heures de train. Et quel merveilleux trajet en train, tellement confortable, avec même des cookies Michel & Augustin au wagon-restaurant (j’ai toujours l’impression de rentrer à la maison quand j’en mange). Dès que j’ai aperçu l’eau verte du Rhône par la fenêtre, j’ai encore plus eu l’impression d’être chez moi. José m’a fait une surprise en allant me chercher à Lyon, et en un rien de temps on était à Genève, avec “seulement” 20 heures de retard sur mon plan de base.

Bref, c’était un peu l’épopée pour rentrer, et j’ai eu sacrément mal à la nuque à cause du stress et de la nuit dans le bus, mais c’était finalement plutôt simple et rapide, surtout grâce à l’enchaînement d’aides providentielles venu contrer la succession de pépins. La plus grosse difficulté, ça aura surtout été de me faire rembourser par EasyJet, des démarches dont je me serais bien passée… Je suis donc bien contente de ne pas avoir à prendre l’avion pour les vacances de cet été!

C’était un peu dommage de finir les vacances sur cette note stressante, mais ça n’a certainement pas suffi à gâcher ces trois merveilleuses semaines passées en Ecosse! D’ailleurs, alors que le bus de nuit s’éloignait d’Edimbourg, je ressentais déjà ce sentiment de plus en plus familier du douloureux manque d’Ecosse…
Bon, et pour finir, voilà quatre photos prises à Glasgow au début de mon séjour:

Ça y est, Scotland#2018, c’est fini!
Je vais enfin pouvoir vous parler des superbes vacances de Pâques à Madère… mais l’Ecosse repointera vite le bout de son nez, car dans trois semaines on part direction Shetland, yihaa! J’ai vraiment beaucoup trop hâte. 🙂
See ya!

Scot18#11 Souvenirs de Mull

Bonjour!
C’est reparti pour la suite de la rétrospective écossaise 2018. Aujourd’hui, je vous montre les dernières photos de Mull, notamment celles de mon natel et de mon petit appareil photo.

La vue depuis l’entrée du potager

Durant ma semaine de wwoofing à Lochdon, j’ai récolté plein de patates, mais j’ai aussi planté pas mal de trucs, notamment des poireaux, des haricots, du quinoa,…

J’ai aussi nourri les poules et… les pauvres canes, qui se faisaient carrément intimider et marcher dessus par les poulettes. Il fallait ruser pour qu’il reste des graines pour les canes. Et il fallait aussi être ponctuel, sinon les poules venaient réclamer leur nourriture jusque dans la maison, haha!

L’heure du repas pour les poules!
Des haricots qui poussent gentiment en s’enroulant autour de leur support

Le sol de l’entrée de la maison est décoré de mosaïques créées par de précédents wwoofeurs, avec “Bienvenue” écrit en plein de langues. La famille israélienne a fait une case en hébreu durant mon séjour, puis j’ai aidé Gloria à faire la sienne, en espagnol (il y avait déjà du français, bien entendu). Il ne lui restait que peu de temps avant son départ, donc elle a choisi les pièces et dessiné le motif, puis je me suis occupée de mettre le ciment après son départ. Notre case “Bienvenidos” est celle tout à droite en bas (avec le ciment encore frais et sombre).

Les mosaïques de l’entrée. Fáilte!
Une deuxième vie pour une paire de chaussures de marche

Vivre une semaine sur Mull dans une petite ferme m’a permis de découvrir des aspects de la vie sur l’île qui ne m’avaient pas traversé l’esprit lors de mon premier voyage là-bas. Exemple: il n’y a quasi pas de banque sur Mull! Il y a bien une succursale de Clydesdale Bank à Tobermory, mais c’est tout. Du coup, il y a un bus de la Bank of Scotland qui vient une fois par semaine et fait le tour des villages. J’étais justement à Craignure quand il passait, et il y avait du monde! Martyn, par exemple, ne rate jamais le passage de la banque roulante (haha) car il est payé cash et c’est sa seule opportunité de déposer de l’argent sur son compte. C’est aussi le seul ATM du coin, car celui du pub est cassé depuis un bout de temps. Bref, je n’avais jamais pensé au fait que des banques se déplacent périodiquement dans des coins paumés, mais je trouve ça plutôt cool! C’est en tout cas mieux que de devoir toujours prendre le ferry pour Oban.

“Bringing your bank to you”
La super pochette puffin à pincettes pour étendre le linge.

Les puffins, en Ecosse, c’est un peu les super-héros de l’été. K-way, gants de cuisine, bottes imperméables, parapluie… A l’office du tourisme de Mull, on peut tout trouver avec des motifs macareux!

Des rangées de plants de patates
La blague de la cuisine

Il y avait une super bibliothèque bien fournie dans la salle à manger, avec des livres sur absolument tout et rien: jardinage, tricot, histoire,… J’ai trouvé un livre de dessin pour apprendre à faire plein de noeuds celtiques, il m’a bien servi! Il y avait aussi un énorme livre de poésie à l’allure de vieux grimoire trop beau:

Pour la première fois de ma vie, j’ai aussi fait mon propre pain toute seule, héhé! J’ai eu pas mal l’occasion de cuisiner durant ce wwoofing, et surtout de bien manger (Martyn nous a concocté des petits plats délicieux, dont un haggis végétarien que j’ai déjà refait plusieurs fois ici!). Je suis aussi repartie avec une super recette de beurre vegan.

Mes petits pains
A la chasse aux patates!

Au bord de la route, juste devant la ferme, on vendait des patates en self-service, ainsi que des oeufs de cane et, parfois, des herbes aromatiques. Parfois, en bossant dans le jardin, j’entendais le tintement des pièces de monnaie qui tombaient dans la tasse, héhé.

Un bonhomme patate, et Gloria en arrière-plan

Martyn portait un kilt pour bosser au château, et l’un des fils, guide de voyage, en porte aussi un pour son travail, alors lorsqu’il est venu sur Mull, ça faisait plein de kilts qui séchaient dans la maison, haha! Ça donnait une touche bien écossaise à l’escalier. ^^’

Je rencontrais toutes sortes de bêtes en travaillant dans le jardin. Il y avait notamment des souris qui se cachaient sous les toiles de protection des patates, mais aussi des crapauds et des papillons de nuit tout fluffy!

L’allée menant à la maison

Lors d’un après-midi de congé pluvieux, Liz m’a déposée à Craignure. Elle m’avait conseillé une petite balade qui longeait une ancienne voie de chemin de fer dans une forêt. Avant de la commencer, je suis passée à l’office du tourisme et… j’ai craqué. Eh oui, il aura fallu attendre mon troisième voyage en Ecosse pour que j’achète un petit mouton en peluche pour agrandir mon troupeau! Je l’ai appelé Uan, ce qui signifie “agneau” en gaélique écossais… Et il s’est vite réfugié dans la poche de mon sac pour s’abriter de la pluie durant la balade!

Uan 🙂

Durant ma marche sous la pluie, j’ai vu un arbre faisant une grimace, un château, et une boîte aux lettres trop stylée encastrée dans un mur de pierre.

Uan sur le rebord de la fenêtre à Mo Dhachaidh

Un soir, je suis allée me poser au bord de la rivière après le pont de pierre pour dessiner. La lumière était splendide et j’ai vu un couple de limicoles non identifiés voler au-dessus de l’eau. Entre deux va-et-vient, ils se posaient sur un rocher proche avant de repartir en criant.

La vue depuis la chambre de Gloria

Puis le moment du départ est arrivé. Les deux derniers jours, j’étais la seule wwoofeuse restante à Mo Dhachaidh, mais l’ambiance était très sympa: repas concoctés par Martyn, soirée documentaire dans le salon, ramassage de patates,…

Le dernier matin, Liz m’a conduite à Craignure et accompagnée au terminal du ferry, puis c’était l’heure de dire au revoir à Mull!
Liz écrit un petit mot pour chaque wwoofeur, en souvenir et en guise de remerciement, et le donne lors du départ. Je trouve que c’est une attention super chouette. Je l’ai lu sur le ferry, sous un ciel très nuageux, en pensant à la fin de mon voyage…

Le phare de Lismore, une île sur laquelle j’ai aussi failli faire du wwoofing
Une dernière vue sur le château de Duart

J’ai débarqué à Oban sous la pluie, j’ai attendu dans un café puis j’ai pris le bus jusqu’à Glasgow et, enfin, le train pour Edinburgh, où j’ai passé un jour et demi avant de rentrer en Suisse.

J’ai encore quelques photos d’Edinburgh à vous montrer, et plein d’images de goodies bébêtes, puis ce sera enfin le moment de vous parler de Madère!
A bientôt! 🙂

Scot18#5 Ron Mara, suite et fin

Bonjour!
Aujourd’hui, je vous présente les dernières photos et anecdotes de Ron Mara. J’ai étalé un peu tous les trucs que je voulais aborder avant de clore ce chapitre, donc c’est assez hétéroclite. 😉

L’un des deux alpagas donnant son nom à l’arrêt de bus inofficiel “Alpaca stop”

Durant mon temps à Ron Mara, je pensais souvent au bonheur que ça représente d’habiter dans un lieu si beau, au sommet de la colline, avec une telle vue sur la mer et les îles. Ça m’a rappelé mon semestre à Aberdeen, où je pensais chaque jour à quel point Old Aberdeen et le campus étaient beaux, et comme ça me donnait beaucoup plus envie d’aller à l’Uni.

J’ai aussi appris tellement de choses auprès d’Ed et Carina. J’avais l’impression de me nourrir autant de leur riche expérience que de la joie d’avoir les mains dans la terre, de travailler dehors sans m’énerver devant un ordi.

La vue sur la maison depuis le jardin, avec Broody, une poule qui voulait toujours couver — pas facile d’aller récupérer ses oeufs, il fallait être tenace!

A Ron Mara, j’ai aussi super bien mangé! On préparait des bons repas avec les produits du jardin: choux-fleurs, courgettes, fraises, myrtilles, salade, chard, broccoli, tomates,… J’adorais aller me promener dans le jardin pour cueillir des ingrédients pour le petit-déjeuner ou les repas, et décider du plat à ce moment-là. Une fois, on a même fait un délicieux pesto à base de capucines, ces jolies petites fleurs orange.

Des capucines du jardin
Une des orchidées sauvages du jardin

Le jardin n’avait bien sûr pas simplement pour but de faire pousser des choses à manger. C’était un hotspot local de biodiversité incroyable, ça bourdonnait et voletait de partout: des papillons, des abeilles, des bourdons, des oiseaux et bien plus! Il y avait tout un coin du jardin non tondu pour laisser la prairie fleurie grouiller de vie, et il y avait également un étang, avec plein d’orchidées sauvages tout autour. Je trouve magique la capacité des espèces végétales comme animales de coloniser un lieu dès que l’habitat leur convient. Ed m’a raconté qu’ils n’ont quasi rien planté autour de l’étang, la végétation s’est fait une place toute seule.

Comme lors de mes précédentes expériences de WWOOFing, j’ai trouvé incroyable la vitesse à laquelle on se sent vite chez soi chez des inconnus, comme on se crée rapidement une sorte de routine même si les journées ne se ressemblent pas: griller des noisettes à mettre dans le müesli, nourrir les poules et aller chercher les oeufs, observer les vaches remonter vers le haut du champ chaque soir, vérifier l’état des filets de protection des courgettes à chaque passage dans le jardin (les poules aimaient particulièrement aller gratter les courgettes avec leurs pattes, et elles étaient assez douées pour libérer des passages entre les petites barrières et filets qui étaient censés protéger les courgettes), ‘nourrir’ les choux au ‘liquid feed’ (un engrais liquide fait maison avec algues et orties), arroser les plantes de la glasshouse/véranda ou encore dévorer les livres de la bibliothèque bien fournie d’Ed et Carina, aux sujets les plus divers: histoire celte, comportement des oiseaux du Royaume-Uni, guide de détermination des coquillages, plantes comestibles et, l’un de mes préférés, un guide pour appréhender et lire le paysage gaélique à travers sa toponymie!

Depuis ma chambre, au premier étage, je pouvais observer tous les jours des voisins hyper mignons: une famille d’hirondelles, qui vivait sous la gouttière. Je devais d’ailleurs faire attention de ne pas ouvrir trop grand les fenêtres, car sinon elles essayaient de rentrer dans la chambre!

La maman hirondelle (deuxième depuis la gauche) entourée de ses petits

Plusieurs fois, nous sommes allés à Tarbert, la petite ville à 30 minutes en voiture au nord de Muasdale où Carina travaille comme médecin. L’occasion de faire les courses, visiter l’église, admirer les ruines du château et prendre un petit café.

Les ruines du château, sur la colline. Apparemment, c’était une place royale très stratégique durant le Moyen-Âge, avec une position pile entre West et East Loch Tarbert.
Le port de Tarbert

Avant de déménager sur leur colline à Ron Mara, Ed et Carina habitaient à Tarbert, à flanc de colline. Ils y ont encore leur maison, qu’ils louent à des amis pour des clopinettes. Ils gardent encore du matos dans la cabane du jardin, et j’y ai passé toute une après-midi à remettre un vélo en état (j’ai changé les plaquettes de frein, en gros). C’était un jour incroyablement ensoleillé et chaud, et j’étais accompagnée dans ma mission par un des chiens des habitants de la maison. Il était super câlin, à se coucher contre moi pour profiter de mon ombre.

L’adorable chien tout doux

Une autre activité que j’ai adoré faire à Ron Mara, c’était tresser les oignons (et l’ail, aussi), une fois séchés au soleil. Ça se passait dans une jolie structure en bois au fond du jardin, avec son toit végétalisé, et plein d’outils à l’intérieur, ainsi que des plans de la propriété épinglés au mur et des plannings de plantation.

Je tressais les oignons pour en faire des ballots et les suspendre au plafond et à une cordelette, pour libérer de l’espace. Chaque soir, j’éminçais aussi une tonne d’oignons — la consommation d’oignons et d’ail par Ed et Carina était impressionnante!

Une autre activité quotidienne était bien sûr d’admirer le coucher du soleil, quelque chose dont personne ne se lassait!

La lumière dorée à travers la fenêtre de la cuisine

Mon départ de Ron Mara a été plutôt chaotique. Je prenais le premier bus du matin, vers 6h, et je me sentais toute nostalgique de partir. Carina m’a déposée en voiture à l’arrêt de bus de Muasdale avant de partir au boulot et, alors que j’attendais le bus, j’ai remarqué que je n’avais pas mon K-way (ma seule veste, donc). J’avais prévu de la porter car de la pluie était annoncée, sauf que finalement il ne pleuvait pas, et je pouvais tout à fait visualiser ma veste violette nonchalamment posée sur la rambarde de l’escalier. Ni une ni deux, j’appelle Ed, qui était encore à Ron Mara. Il me dit alors qu’il arrive avec la veste (ils ont deux voitures électriques), et je commence à implorer les dieux des transports publics pour que le bus soit en retard (en l’occurrence, il l’était déjà au moment où je me suis rendu compte, j’espérais donc qu’il soit encore un peu plus en retard). Zut, je vois le bus qui arrive et je lui fais signe. Au moment où je monte pour lui dire que j’attends un ami qui doit m’apporter un truc, Ed déboule, je cours chercher ma veste et le remercier avant de sauter dans le bus! Oulala, le timing de ouf! Je me suis affalée dans mon siège, soulagée. Le K-way, c’est vaiment le truc à ne pas égarer, surtout avant d’aller dans les Hébrides, haha!

Petit effet avec le mode ‘création’ de l’appareil photo, lors d’une après-midi à la plage

Et voilà, je laissais Ron Mara devenir de plus en plus petit, derrière moi, filant vers le nord de la péninsule. Je suis passée par des routes que j’avais commencé à vraiment bien connaître, à force, et ça me faisait tout bizarre de voir plein d’endroits pour la dernière fois.

J’ai changé de bus à Lochgilphead, où j’avais pas mal de temps avant mon bus pour Oban, et je suis donc allée prendre un moccha dans un café qui venait d’ouvrir, avec une très gentille serveuse qui m’a tapé la causette et, après avoir appris que j’allais à Oban, m’a proposé de lire le Oban Times.
J’étais agréablement surprise de voir qu’une grande majorité des articles avaient trait à l’environnement! Création d’une nouvelle réserve naturelle, fait divers d’hirondelles nichant sur un ferry, évolution des populations locales de sternes,… J’ai aussi trouvé une page spécialement dédiée au shinty, ce sport typiquement écossais qui a des airs de hockey sur gazon. C’était super chouette de lire les news locales, je trouve que ça donne un peu une idée de la vie dans le coin, de ce dont les gens parlent, des préoccupations locales,…

Puis c’était l’heure de mon bus pour Oban — et mon périple n’en était qu’à son début! Une fois à Oban, j’ai mangé et fait les courses avant d’embarquer sur le ferry pour Mull. J’étais tout enthousiaste de retourner enfin sur cette île, où j’étais allée en 2011 lors de mon premier voyage en Ecosse. Mais ce jour-là, je ne faisais que passer. Une fois débarquée à Craignure, j’ai pris le bus pour Fionnphort, tout au sud-ouest de Mull, où j’ai embarqué sur mon ultime ferry de la journée direction Iona. Là encore, une île dont j’avais gardé de très bons souvenirs lors de mon séjour de 2011 — je m’en souviens même super bien car c’était le seul jour où on a vu le soleil plus de cinq minutes d’affilée, haha!

En tirant mon balbuzard à roulettes (mon sac Osprey, donc), j’ai marché jusqu’à la pointe nord d’Iona et sa merveilleuse auberge de Lagandorain — la seule de l’île. Avec un agréable sentiment de bout de monde, j’étais lancée dans la suite de mon voyage.

A la prochaine pour la suite des aventures! 😉

Scot18#4 Fairy wood

Bonjour!
Aujourd’hui, direction Ferry Wood, la forêt d’Ed et Carina, magnifiquement située au bord de la rive nord-ouest de West Loch Tarbert. Il s’agit d’une vieille forêt de chêne, adossée à une colline rocheuse.

De tortueux et magnifiques chênes

Même si son vrai nom est Ferry Wood, un autre qui lui convient tout aussi bien est Fairy Wood, tant on s’attend à voir émerger des fées ou des elfes quand on se promène sous le couvert des vieux chênes, avec des fougères partout et de merveilleux énormes rochers recouverts de mousse. Oh oui, de la mousse, de la mousse et du lichen partout!

Sur place, Ed et Carina ont fait construire une petite cabane (avec hublot ^^), et ils y dorment parfois. C’est tout petit et cosy, parfait pour boire un thé et manger des biscuits pendant qu’il pleut et fait froid dehors!

West Loch Tarbert, qu’on a descendu avec le voilier pour venir le poser sur la plage de Ferry Wood
Ma claddagh sur la mousse d’un arbre, avec son parasol de verdure
Une arche de chêne 🙂
Une atmosphère magique

Durant mon séjour à Ron Mara, je suis venue plusieurs fois à Ferry Wood. Pour amener le bateau, mais aussi pour faucher le bracken, des grandes fougères qui envahissent tout (et que les tiques adorent, c’est pile la bonne hauteur pour monter à bord d’un cerf, d’un mouton ou d’un humain…). Ed a une immense faux de la mort, et c’est efficace (à condition de l’aiguiser toutes les dix minutes) mais bien crevant! Et surtout, ça n’enlève pas les racines, c’est donc un combat sans fin. Ce printemps, Ed m’a dit qu’il allait faire venir des cochons sur le terrain pendant deux ou trois mois, apparemment ça marche bien. Car le problème du bracken, c’est bien qu’il n’a en général pas trop de prédateurs pour l’embêter (même les moutons ne le broutent pas!), et que rien ne l’arrête. Et donc ça pousse, pousse et pousse, ça bloque la lumière et aucune autre plante n’arrive alors à se faire une place. Déjà que l’Ecosse a perdu une part gargantuesque de ses forêts ‘naturelles’, ça n’aide pas au retour des arbres. Le pire, c’est que le bracken a pu occuper cette immense niche à cause de l’humain, qui voulait plus de bracken car les perdrix aiment bien, et les perdrix, ça se chasse. Bref, maintenant le bracken recouvre tout, il y en a à ne plus savoir où faucher.

Ed en rouge, précédé de Carina et Angela, l’autre wwoofeuse, lors d’une promenade au coucher du soleil.
Les ruines de la maison d’Ardpatrick point

Un soir, on a marché jusqu’à Ardpatrick point, qui marque le bout de la petite péninsule. Au sommet de la colline se trouvent les ruines d’une maison, construite il y a un moment de cela. Apparemment, elle appartenait au propriétaire du domaine Ardpatrick, dont la véritable demeure est une immense maison (limite manoir) au bord du loch. Jack, comme il s’appelait, était prétendument un loup solitaire qui aimait se réfugier au sommet de la colline, face à la mer, avec la vue sur West Loch Tarbert d’un côté et sur Gigha de l’autre. Cette petite maison lui servait de lieu de retraite, loin de la grande maison du domaine.

Une petite île allongée au milieu de West Loch Tarbert, qui semble grouiller de vie. Lors d’une petite sortie en voilier pour tester le mât (après avoir enfin mis les voiles), on a d’ailleurs vu tellement d’oiseaux! Un fou de Bassan qui nous tournait autour, un rocher recouvert de sternes, des cormorans volant au ras de l’eau…

Un autre indésirable qui peuple la forêt, c’est le rhododendron. Espèce invasive introduite dès le 18ème siècle, cet arbuste menace aussi l’équilibre de certains écosystèmes en délogeant toute une diversité d’espèces. Comme le bracken, le rhododendron prend beaucoup de place et se propage vite et facilement, c’est pour ça qu’il est considéré comme une menace. Il est d’ailleurs listé dans le Wildlife & Countryside Act de 1981, et il est donc interdit d’en planter dans la nature ou de faciliter sa propagation. Du coup, Ed et Carina font ce qu’ils peuvent pour débarrasser leur forêt de tout le rhododendron. Une fois coupé, ils brûlent le bois d’une certaine manière, dans un four spécial, afin de le transformer en biochar. Ce ‘charbon d’origine biologique’ est utilisé comme engrais et est apparemment très utile pour la réhumification des sols, entre autres. Il n’en ont pas fait quand j’étais là, mais ça a l’air d’être super intéressant (et un sacré boulot!).

La lumière du soir qui effleure les champs 🙂

Entre la forêt, le bracken et la plage, on croise de temps en temps les moutons du voisin, qui paissent tranquillement.

Un samedi, on a passé notre jour de congé à Ferry Wood, et j’ai pris le temps de dessiner, d’écrire et de prendre plein de photos. Le soir, on a cuit des patates et du chou kale dans une belle marmite au-dessus du feu, accompagnés de poisson sur le gril. On a mangé le tout sur une petite butte, en regardant le loch scintiller dans la lumière dorée. Quelle meilleure manière de passer une soirée d’été? 🙂

“Les Beatles étaient quatre moutooooons… dans le veeeeent”

A Ferry Wood, on voit très souvent des ferries (je me demande si le nom vient bien de là), le va-et-vient entre Kennacraig et Islay, the Queen of the Hebrides. Dans le Kintyre, il y a toujours une île à l’horizon, qui vient titiller le champ de vision, instiller des rêves d’autres rivages…

Foxgloves

A Ferry Wood, comme à peu près partout ailleurs dans les îles britanniques, on trouve des foxgloves, LA fleur qui me fait toujours penser à l’Irlande et au Royaume-Uni. J’oublie toujours son nom français (Digitale, d’après Google), pour moi ça a toujours été “La fleur qu’on voit dans Harry Potter”. Si vous ne comprenez pas pourquoi, il faut re-regarder “Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban”, ou juste regarder cet extrait.

Allez, je finis cet article avec quelques photos dénichées sur mon natel!

Vue depuis la cabane de Hobbit, avec Ed au loin
Démonstration de l’usage de la faux par Ed
Du bracken, du bracken, encore du bracken
Westhinder, l’ami voilier, au retour de sa première sortie toutes voiles dehors avec son nouveau mât!
La marmite trop classe et des patates
Moi en pleine action dans mon environnement naturel ^^ — Photo prise par Angela

Et voilà, je m’arrête là pour ce soir. Bonne semaine et à bientôt! 🙂

Scot18#3 Wild waters

Bonjour à tous!
Je reprends aujourd’hui le récit de mes épopées aquatiques dans la péninsule du Kintyre.

Gravelot en pleine exploration. Je le suivais des yeux alors qu’il sautillait de rocher en rocher, courait sur le sable mouillé,…

Lors de ma première véritable journée, un samedi, Ed avait une répétition de sa chorale gaélique à Tarbert, et Carina m’a proposé d’aller faire un tour en canoë. Bien entendu, je ne dis jamais non à ça! 😀

Leur canoë est simplement posé dans l’herbe au bord de la plage, j’adore. C’était marée basse, donc on a dû un peu pousser notre embarcation avant de finalement pouvoir pagayer librement. On a parcouru pas mal de kilomètres, le long de la côte, sous un ciel d’abord immensément bleu, avant que les nuages ne viennent se réunir au-dessus des îles.
L’eau était absolument magnifique, à l’allure presque huileuse, et le canoë glissait dessus sans un bruit. Vraiment un beau moment. 🙂

On a vu une quantité folle de méduses! Trois espèces différentes, dont deux complètement inoffensives. Mes préférées étaient des petites méduses avec quatre anneaux roses sur le dessus, qui apparaissaient et disparaissaient sans cesse. On a pagayé au-dessus de superbes forêts de varech, observé de farouches huîtriers pies qui s’envolaient en criant en nous voyant,… On a aussi croisé plein de cormorans qui bronzaient sur leur rocher, mais ce n’est pas tout. On a aussi rencontré la dose de phoques! 🙂

La plupart (des phoques communs, je pense) étaient étalés sur des rochers, mais certains nageaient autour de nous. L’un d’entre eux a commencé à ‘frapper’ l’eau et à faire de gros splashes, je suppose que c’était pour nous intimider ou marquer son territoire. Apparemment, suite à une rapide recherche Google, c’est aussi un comportement qui vise à attirer l’attention des autres phoques. Ça m’a rappelé mon incroyable excursion en kayak de mer à Stewart Island, durant laquelle un jeune lion de mer mâle super curieux était venu nager au milieu de notre groupe, plongeant sous les kayaks et nous tournant autour pendant une bonne vingtaine de minutes!

‘Notre’ lion de mer n’avait pas tenté de grimper sur nos kayaks (heureusement d’ailleurs, car c’est quand même vachement instable, un kayak de mer, donc ça doit être carrément galère, et en plus c’est super impressionnant, un lion de mer de près), mais dans le genre ‘expérience de ouf’, je vous invite à regarder cette vidéo de kayakeurs qui ont rencontré un jeune phoque gris très, très curieux dans le Firth of Forth (dans le coin d’Edimbourg).

On peut voir la tête des phoques au loin, car on gardait une certaine distance. A partir du moment où on les a vus, on a quasi cessé de pagayer.

Il y avait un côté magique et poétique à glisser ainsi sur l’eau, avec toute cette vie tout autour. Et ça m’a fait penser au merveilleux film d’animation irlandais “Song of the Sea”. Si vous ne connaissez pas, je le conseille vivement. C’est une aventure remplie de magie fondée sur des mythes folkloriques du nord de l’Europe (dont les selkies, des phoques qui peuvent se transformer en humains), le tout raconté par des dessins magnifiques et de la musique enchanteresse. Voici quelques images pour vous donner une idée du style (en revanche, je ne recommande pas franchement les bandes-annonces, elles ne font pas justice au film):

D’ailleurs, j’avais moi-même la fibre créative durant mes dernières vacances en Ecosse. J’ai tenu comme d’habitude le fameux carnet de voyage, mais j’ai aussi pris le temps de dessiner, partout: dans le jardin, sur la terrasse (sous les yeux d’une poule curieuse), à la plage,…

Une chouette après-midi passée à peindre à la plage.
Panorama d’A’Chlèit, la plage au pied de la colline, d’où je pouvais suivre le va-et-vient des ferries pour Gigha.
Oystercatcher.
Etrange découverte au détour d’une balade.

Un jour, je suis allée me promener à la plage sous la pluie, avec l’envie de découvrir la partie Nord de la côte. Durant ma marche, je suis tombée sur un impressionnant squelette (ci-dessus). En rentrant, Ed m’a dit qu’il s’agissait sûrement d’un marsouin, qui s’était probablement fait attaquer par un groupe de dauphins mâles! Eh ben!

De temps en temps, des baleines sont aperçues près de la péninsule, même si c’est plutôt rare. Régulièrement, Ed et Carina aident même à la surveillance des échouements de mammifères marins.

Et voilà, plutôt que sur un squelette, je vous laisse à nouveau sur un beau coucher de soleil (j’ai tellement de photos de cette vue au coucher du soleil, je les distille un peu dans chaque article, huhu).

A bientôt pour la suite des photos et anecdotes de mon temps à Ron Mara!
See ya!