Sheltie19#12 Unst, la suite!

Bonjour à tous, et désolée pour le manque d’originalité du titre!
Sans plus attendre, c’est parti pour la suite de notre super visite sur l’île d’Unst, tout au nord de Shetland.

Un endroit très connu sur Unst est Bobby’s bus stop. Il s’agit d’un abribus décoré, avec même des petits gâteaux et boissons à disposition et un livre d’or.

Bobby’s bus stop

Son histoire: Bobby était un enfant du coin, qui utilisait l’abribus pour ranger son vélo pendant qu’il était à l’école. Dans les années 1990, la Commune voulait l’enlever, mais Bobby a envoyé une lettre pour demander qu’il soit conservé, et ça a marché. Maintenant, il est donc même meublé et décoré, avec un thème qui change régulièrement. On a eu de la peine à trouver le thème de 2019, entre buffles et espace. D’après Wikipédia, c’est “Fake Gnus”.

On est allés marcher dans la réserve de Keen of Hamar, qui est connue pour ses rares roches serpentines et sa flore arctique.

Effectivement, ça change beaucoup du reste de Shetland, avec des pierres et des fleurs inhabituelles et un aspect un peu lunaire. De loin, on a l’impression que rien ne pousse. Mais de plus près, il y a des petites fleurs partout. On a cherché en vain la fameuse Edmonton’s chickweed, aussi appelée “mouse-ear”, qui est endémique de Keen of Hamar.

José à la recherche d’Edmonton’s chickweed

Le sol alternait entre bog et rocaille sèche (et c’est rare de trouver du sol sec, là-bas ^^), avec plein de lichens, des drôles de mousse, des fleurs violettes, jaunes, ocre et j’en passe!

On a continué notre balade le long de la côte, sous un ciel très changeant alternant entre soleil, nuages et brouillard.

On a gravi de jolies falaises avant de redescendre vers une belle baie.

Les sacs à dos empilés pour remplacer le trépied, notre pratique favorite des vacances
Vue sur une grotte

Le temps a brusquement changé: une minute on était en T-shirt, celle d’après avec K-way et bonnet, car le vent s’était levé.

Des fermes de saumons, qu’on trouve un peu partout à Shetland

On a revu quelques phoques, traversé un troupeau de vaches, puis la marche s’est terminée sur la route, avec une jolie lumière et un ciel pastel.

On mange une pomme, puis on roule jusqu’au sud-ouest de l’île, vers Westing, pour voir la vue sur l’océan, les moutons, les collines. En route, on croise un bruyant whimbrel, ou courlis corlieu.

Whimbrel en vol
Sheltie

Typiquement shetlandais: plein de petites routes se terminent directement sur une plage, avec l’impression de plonger directement dans la mer. On trouve aussi pas mal de ruines de maisons, comme sur North Uist.

Des moutons et des îles 🙂
Attention canards!

Il commençait gentiment à être tard, donc on est rentrés à Uyeasound vers 20h, pour cuisiner un délicieux couscous de légumes et se reposer.

C’était une journée bien remplie, avec deux marches, une loutre, plein de phoques, deux musées, un drakkar et plein de moutons! Encore une belle journée sur l’archipel.

Dans le prochain article de la rétrospective, on ira à Fetlar, une autre île splendide sur laquelle on a passé une journée. See ya! 🙂

Sheltie19#11 Le pays des “wick”

Hello!
Aujourd’hui, je vous raconte notre première journée entière sur Unst, le Nord du Nord, une île vraiment superbe avec de plein de choses à voir et à vivre.

A Shetland, et en Ecosse en général, il y a beaucoup de noms de lieux qui finissent en “wick”: Lerwick, Sandwick, Wick, Berwick, Norwick, Haroldswick, Levenwick, Otterswick, Aywick et j’en passe! Eh bien on comprend mieux quand on sait ce que ça signifie: wick = bay. Et des baies, quand on est sur des îles, il y en a quasi dans tous les coins! C’est donc parti pour un article très “côtier”, avec des baies, des plages et bien sûr des moutons!

En ce 26 juillet 2019, on s’est réveillés dans une serre, le soleil tapant fort sur la tente… Un problème qu’on n’avait encore jamais rencontré dans les îles britanniques! On a déjeuné au soleil avant d’aller visiter Muness castle, juste à côté.

Le petit Muness castle, à gauche

Ce château en ruines date de la moitié du XVIe siècle et se visite gratuitement, sans personne: ce n’est pas fermé à clé et on trouve même des lampes-torches à disposition (mais apparemment, en hiver, c’est fermé, et il faut juste aller demander la clé au voisin!). C’était super cool de se balader dans les vieux couloirs sombres, en passant par la cave, les cuisines, la chambre du lord, etc. Le château appartenait à un lord cruel, qui a été banni de Shetland mais y est quand même revenu (très gros résumé simpliste d’une histoire pleine de péripéties). On a même croisé un fantôme, haha!

Le fantôme de Muness castle
Un puffin qui veille sur un terrain de golf

Après le château, on a fait une superbe balade côtière qui nous a menés jusqu’à Sandwick. En chemin, on a eu plein de belles surprises niveau faune et flore!

Les selkies sur leurs rochers

On se croyait seuls au monde quand, soudain, on entend de drôles de chants. Sur la rive d’en face, une trentaine de phoques gris sont entassés sur des rochers ou flottent tranquillement dans l’eau, en train de chanter des sortes de lamentations mélodieuses. Un Chant de la mer, quoi 🙂 (référence au dessin animé Song of the Sea, merveilleusement illustré). Plus on scrute les eaux, plus on repère des phoques, qui sont partout. Même des trucs qu’on avait d’abord pris pour des rochers s’avèrent être des phoques, haha.

Puis, au détour d’un virage, José repère une loutre, qui plonge aussitôt, mais qu’on retrouve juste après sur un rocher, en plein repas. Elle était énorme, sans doute un mâle. On l’observe intensément pendant deux minutes, hyper contents, avant qu’elle replonge dans l’eau, son repas fini.

Une chouette rencontre 🙂

Et puis notre balade nous mène à un merveilleux tapis d’orchidées sauvages, il y en a partout! Quelques photos ventre à terre dans l’herbe humide s’imposent!

On arrive ensuite en vue de Sandwick, la fameuse baie. Elle est magnifique, avec une eau turquoise incroyable!

On marche au milieu des pâquerettes, et ça fait splosh-splosh sous nos pieds (il y a aussi plein de sphagnum moss!). José nomme très justement le coin “Boggy Wonderland”, et on commence à chanter Boogie Wonderland en réinventant les paroles. On croise aussi les habituels fous de Bassan, skuas, sternes, goélands et Cie.

Des huîtriers-pies, pour changer

Il y a plein de sites vikings dans le coin (notamment des ruines de longhouse et d’une chapelle), et apparemment les gens continuent de trouver des artefacts en se promenant.

Ce sable blanc, cette herbe verte, cette eau bleue… Je ne m’en lasse pas!

Sauf que “Brrroualggrrrr”, rouspètent les estomacs. On fait donc demi-tour.

On ne recroise pas la loutre, en revanche on trouve plein de nouveaux phoques. On confond toujours les phoques avec des rochers, alors que c’est le contraire avec les loutres: on veut tellement en voir qu’on croit en voir partout, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait d’algues ou de varech qui flottent dans le courant, haha.

En retournant à la voiture, on croise trois poneys Shetland qui se reposent, dont un qui ressemble à fond à une vache Galloway ceinturée!

Une ribambelle de shelties

Affamés, on roule direction Haroldswick pour manger au Victoria’s vintage tea room, le tea room le plus au nord du UK (impossible de ne pas le savoir, c’est écrit partout! ^^). On se goinfre de soupe et de sandwiches, avec une merveilleuse vue sur la mer. Des fois, des orques viennent même dire coucou, apparemment, mais pas cette fois. Dommage, ça aurait pu permettre de combiner deux grands bonheurs de la vie: la faune sauvage et le cake! Pour le dessert, on a justement craqué pour une énorme part de gâteau Coffee & Walnut. C’était bon de chez bon, mais aussi fat de chez fat. Pour la première fois de notre vie, on n’a pas réussi à finir (ça m’a fait un coup!). ^^’

Le regard satisfait d’un humain affamé qui est enfin nourri 🙂

Il y a aussi une petite boutique dans le tea room, où on achète des cartes postales et un petit guide de marche qui est devenu l’un de nos meilleurs amis des vacances. Puis on va digérer en allant voir la plage la plus au nord du Royaume-Uni, à Skaw (“le XXXX le plus au nord du UK” est un peu un leitmotiv, dans le coin).

On voit des eiders à duvet et on se pose sur un banc, en plein coma digestif, pour admirer l’horizon et rêver de Grand Nord, tout droit au loin (très loin).

Il s’agit d’un banc très British, avec une inscription en mémoire de quelqu’un et une citation. Je l’ai mise ici car je l’ai trouvée très poétique, et en plus ça donne une idée d’à quoi ressemble le “Shetlandic”, le dialecte de l’archipel. A chaque fois que je lis ce genre de texte, je suis obligée de le faire avec l’accent, je ne peux pas m’en empêcher, et ça me fait toujours sourire. ^^

Puis le temps se couvre, la pluie arrive, et on en profite donc pour faire un marathon des activités culturelles du coin. On commence par visiter le Unst Heritage Centre, par lequel on a été agréablement surpris! Avec l’aide d’une dame bien sympathique (et patiente, haha), on a pu s’essayer au filage de la laine, avec un rouet, puis au cardage. C’est bien plus dur qu’il n’y paraît, et je pense aussi qu’on n’était pas particulièrement doués, huhu. On a aussi pu admirer de la dentelle en laine, on a appris plein de trucs sur les poneys Shetland, les phares, la vie sur Unst avant, pendant et après les guerres mondiales, le crofting, l’éducation, le service postal, etc. Bref, c’était varié et chouettement présenté. On a notamment appris que, durant WWI, les enfants de l’école ramassaient de la sphagnum moss, qui était utilisée comme antiseptique!

Puis on continue sur notre lancée et on visite le Boat Haven. Sans surprise, il y a plein de bateaux, héhé. L’expo parle de naufrages, de l’industrie de la pêche, de la construction des bateaux,… Certaines parties font un peu penser à de la propagande pour l’aquaculture, mais bon, c’est compréhensible puisque Shetland possède la dose de fermes de saumon.

Hop, on enchaîne en allant voir une longhouse viking reconstituée, super cool, avec un toit d’herbe génial comme j’aime. Juste à côté se trouve un magnifique drakkar, construit en Norvège (je crois) et qui était censé voyager jusqu’en Amérique du Nord, mais il s’est planté à Shetland et y a finalement été restauré.

On s’est pris pour des vikings pendant quelques instants, c’était marrant, haha!

Avec Whisky 😉
Vue du côté de Haroldswick

Allez, c’est déjà bien assez pour aujourd’hui, je vous laisse juste avec un petit challenge: comptez les phoques! 😉

Bye et à bientôt!

Rétrospective de l’année 2019

Bonjour à tous!
Voici venu le moment de la traditionnelle rétrospective de l’année écoulée — la première sur ce nouveau blog!

Avant de préparer cet article, j’avais l’impression que cette année 2019 n’avait clairement pas été l’une des meilleures: un peu longue et éreintante, marquée par la mort de Bamako et les travaux interminables du certificat de géomatique, manquant de rythme et de structure maintenant que j’avais fini tous les cours du master et qu’il ne restait “que” le mémoire à faire… mais finalement, en y repensant plus en détail, je me suis souvenue de plein de bons moments, et ce n’était vraiment pas si mal que ça!
Allez, c’est parti pour un retour sur les douze derniers mois! 😉

Janvier

Ah, janvier! L’année commence avec des examens et plein de rendus pour l’uni, comme souvent ces dernières années. Mais je vais aussi voir des matches et spectacles d’impro avec Tabata (et on fait notre première bataille de boules de neige de l’année, héhé), j’anime des séances de révision de stats pour les premières années de master (et c’était cool!) et je monte mon premier Salève de l’année avec Fintan et Pilar, dans la neige et avec un vent à décorner les licornes (et je cours style “Petite maison dans la prairie” pour me réchauffer au sommet, car il faisait un froid d’ours polaire). Eh oui, car cette année j’ai décidé de faire au moins un Salève par mois, pour me motiver. Ah, et janvier est aussi le mois du début du certificat de géomatique (un peu moins motivant, j’avoue).

Février

Géomatique, géomatique, rendu de la revue de littérature du mémoire, géomatique,… ah, et VKFFB à Perly avec José, Green Book au cinéma, montée de Salève avec Fintan, impro, spectacle au Galpon et, pour décompresser un peu, quelques jours à Vercorin avec Tabata! L’occasion de faire de la raquette, observer un aigle, s’amuser entre amis et s’émerveiller devant les roitelets et écureuils!

Mars

En parlant d’écureuil, on observe, une matinée de mars, une femelle écureuil (prénommée “Squirelle” ^^) qui s’affaire autour de son nid juste en face de notre fenêtre. Sinon, le mois est rythmé par les travaux de géomatique, des spectacles d’impro, un très chouette Afterwork au Musée d’Art et d’Histoire, encore une manif pour le climat, mes 25 ans et, surtout, la fin d’une ère: je corrige mon dernier article à la Tribune et je commence un job d’assistante de recherche à l’uni (à 20%). Ça m’a fait bien bizarre de quitter la Correction après 2 ans aux côtés de plein de gens trop cool. Et ça me manque encore parfois, même si une chose est sûre, je ne regrette pas de ne plus avoir à patienter chaque soir pour lire des articles tardifs de matches de foot…! (et ça me fait bien plaisir aussi de ne plus manger mes repas du soir en bossant devant l’ordi)

Nos ombres à Fintan, Pilar et moi sur la grotte de l’Orjobet


Avril

C’est le retour du Festival du Film vert et je fais plein de promenades au bord de l’Aire, en m’émerveillant devant le printemps qui s’installe. Mais surtout, JOSÉ FINIT L’ARMÉE! Yihaa, on fête ça en allant passer deux semaines à Madère, dans un paradis vert avec de la mousse et des roitelets partout.

Un roitelet en pose de ninja


Mai

“En mai, tes rendus de géomatique tu soumets!” Mais j’ai aussi vu “Totem”, du Cirque du Soleil, et fait plein de petites sorties nature avec José, une soirée entre amis chez Kabuki, la Nuit des Musées à Genève et, surtout, mon premier terrain libellules pour mon travail de master!

Le Salève tout “pissenlité”


Juin

Nettes rousses au Moulin de Vert

Libellules, libellules, libellules! 🙂 Ce mois (comme toute la saison estivale, à vrai dire) est l’occasion de plein de sorties pour voir des libellules, notamment lors de trois jours à Yenne pour la deuxième campagne de terrain de mon travail de master. On y est pile pendant la canicule, avec des températures dépassant 34°C, mais on a survécu en mangeant des glaces et en se baignant dans le lac de Barterand en fin de journée, héhé. Avec José, on effectue aussi des parcours à pied en portant des sacs-à-dos bourrés de sondes dans le cadre d’un projet d’hepia lié à mon assistanat à l’uni. Là aussi, on souffre de la chaleur! Enfin, avec Nora et José, on fait découvrir le Moulin de Vert à une fille rencontrée lors de la manif de la grève des femmes (et je me baigne dans l’Allondon juste avant sa confluence avec le Rhône, car grâce aux orages des jours précédents, il y a presque assez de fond pour nager!).

Libellula quadrimaculata au Moulin de Vert


Juillet

En kayak le long du Rhône

C’est les vacances! Balade aux sources de l’Allondon, piques-niques en famille, Escape game entre amis, baignade à Versoix… On profite bien! Le top du top, une journée de kayak sur le Rhône, en aval de Seyssel, durant laquelle on a pagayé 14 km au milieu des libellules et des oiseaux (eh oui, même en vacances, je suis désormais accro aux libellules). Et puis c’est le départ pour Shetland avec José! 😀

Hermaness, Unst, Shetland: le bout du monde


Août

Burra, Shetland

Ah, Shetland! Les oiseaux, le vent, les moutons, les marches côtières. Tant de bonheur durant ce voyage. Et en rentrant, le coeur se serre d’un coup: Bamako va mal, il meurt dans la nuit. Un grand vide prend sa place.
Puis c’est le retour à la vie genevoise: le boulot, les Aubes musicales, les libellules, le Salève. Et le dernier week-end d’août, de merveilleux moments aux Rencontres musicales de Bernex sur le thème de la musique celtique, avec une ceilidh le dimanche. Rien de tel que la danse et la musique pour se sentir vivant! A peine rentrée d’Ecosse, ça me donne à nouveau envie d’y retourner, et de refaire un tour en Irlande, aussi.

We’re flying!


Septembre

Septembre est là et nous amène des cigognes de passage à Perly le temps d’une après-midi. On passe une journée et soirée mémorables au mariage de Maelenn et Alexis, je commence mon stage de géomatique à Lullier, je pars à Yenne pour mon dernier terrain libellules (trop chouette, avec des martins-pêcheurs partout, des râles d’eau, des ragondins, des couleuvres et, bien sûr, quelques odonates) et on va à Lausanne avec José pour visiter le musée historique (j’adore les maquettes) et Lausanne Jardins, une méga expo en plein air qui nous fait découvrir des coins de la ville jusque là insoupçonnés. C’est aussi le 10e anniversaire de l’Institut des sciences de l’environnement, et pour l’occasion on anime des activités au stand Biodiversité dans le parc du MEG avec mes autres potes de Biodiversité. Avec José, on va en Savoie pour l’anniversaire de Sophie, avant son départ pour le Québec et sa nouvelle vie. C’est un mois bien chargé, avec pas mal de boulot pour l’uni… Et puis José et moi fêtons nos 6 ans ensemble!


Octobre

Tragédie, horreur et catastrophe: pas de Salève ce mois-ci! Mais ce n’était pas par flemme, car ce fut un mois bien actif. Déjà, avec José, on commence nos cours de Lindy Hop, yeah! Depuis le temps qu’on en parlait! 🙂
On va aussi à un super concert de Lindsey Stirling à Lyon, on fait un autre Escape game entre amis, on se promène au bord de l’Allondon, on visite les Grottes de Vallorbe et marche dans les gorges de l’Orbe, on va au Festival Salamandre (notre tradition du mois d’octobre), on fête plusieurs anniversaires d’amis, on va voir du théâtre au Village du Soir… Et on passe un super chouette week-end à Anzère, marqué notamment par une splendide marche autour du lac de Tseuzier. J’ai tellement de photos de magnifiques reflets et des incroyables mélèzes dorés, il faudra vraiment que je fasse un article sur cette escapade. En rentrant du Valais, Fintan, Pilar et moi faisons en plus un détour par l’Hermitage, à Lausanne, pour le dernier jour d’une super expo sur les Ombres.


Novembre

Mini vache Highland dans la lumière du soir

Le mois des anniversaires et des restos, mais surtout du boulot. Fondue aux Bains des Pâquis avec les gens de Lullier, burgers aux insectes avec ceux de l’uni, fête de Noël en famille (eh oui, fin novembre ^^), confection de truffes, Grands Duels d’impro, super Afterwork au musée sur les métamorphoses, et une très chouette expérience au Swiss Rafroball Day, une journée organisée entre autres par Laurine pour mettre à l’honneur un sport réunissant personnes valides et en situation de handicap.


Décembre

Arbre créé par Zep pour Lancy en Lumières

Cé qu’è lainô, voici venue l’heure de l’Escalade! Avec José, on rejoint des collègues de l’uni pour le grand Cortège, auquel je n’étais plus allée depuis des lustres! C’est la période des illuminations de ouf: avec Fintan et Pilar, on va à l’inauguration de Lancy en Lumières, où on a droit à un impressionnant “Spectacle du feu”. Avec José, on se promène du côté du Marché de Noël de Carouge, aussi tout illuminé. Fête de Noël de l’uni, avec Bad Santa et jus de pomme chaud au programme, fin du stage à Lullier, inauguration du CEVA (qui m’aura permis de faire maison-Lullier en moins d’une heure pour la première fois en transports publics, quelle révolution!),… José et moi allons à Aquatis et au Bô Noël de Lausanne pour fêter ses 26 ans (et aussi à la Ruota avec toute la smala, quand même). Et puis c’est Noël, les repas, un peu de repos pour le cerveau, et de grands bols d’air frais au Salève, avec le Salève de Noël en famille (mais sans Axel, en Afrique du Sud) et mon 12e Salève de l’année (eh oui, pour rattraper celui d’octobre). 🙂 Et puis une après-midi jeux et un repas entre amis pour finir l’année en beauté!

Axolotl à Aquatis

Et voilà, maintenant place à 2020! Cette année se profile comme une année charnière, et devrait voir notamment la fin de mes études (enfin! On y croit, on y croit! 😉
Et puis, c’est le retour des années 20, ça va swinguer! 😀

12e Salève de l’année, le 29 décembre

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2020 remplie de rire, d’amour, de bonheur, de découvertes et d’aventures, de danse et de musique, de rêves et de projets, de balades au fil de l’eau et de marches en montagne, de beaux moments partagés entre amis et en famille! ♡

Danse de nuages, soleil couchant et givre sur les branches des arbres. ♡

Sheltie19#8 Et les époques passèrent

Après notre deuxième nuit dans l’archipel shetlandais, nous avons bravé le vent et sommes retournés tout au sud du Mainland pour une journée sous le signe de l’archéologie et l’histoire.

Notre première visite: Jarlshof, un site incroyable qui présente des signes d’occupation quasi continue de 2500 avant J.-C. jusqu’en 1600. Le site a été excavé de manière à garder des traces des différentes époques, et on peut donc déambuler à travers le temps, passant de l’atelier du forgeron de l’âge de Bronze, puis aux maisons de l’âge de Pierre, à la période des Pictes, suivie de l’arrivée des Vikings (et leurs maisons rectangulaires, alors qu’elles étaient auparavant rondes), d’une ferme médiévale et, enfin, la maison du Laird (le seigneur, donc).

On a revu plein de “quernstones” (ci-dessus), ces pierres qui étaient utilisées pour moudre du blé. José avait pu en tester au musée à Lerwick et c’est devenu un peu un jeu durant les vacances de repérer les quernstones sur les sites archéologiques.

On avait des audioguides, inclus dans le prix de l’entrée, mais on a aussi glané quelques informations d’une guide, car on a commencé la visite presque en même temps que son groupe.

C’était tellement chouette de déambuler à travers ces époques, avec des mousses et lichens sur les vieilles pierres, une épaisse couverture herbeuse sur les murs… 🙂

On a pu voir des wheelhouses impressionnantes, avec des alcôves bien grandes! De manière générale, je suis toujours ébahie face à ces constructions incroyables et si anciennes, datant d’époques où il y avait si peu de moyens. Ça me rappelle Newgrange, en Irlande, où le toit était tellement bien fait que pas une seule goutte de pluie n’a atterri dans la chambre depuis quasi 9000 ans.

Les ruines de Jarlshof ont été découvertes suite à une tempête dans les années 1890. Auparavant, la bâtisse du Laird était la seule ruine visible, et c’est elle qui a donné son nom au site: Walter Scott l’avait nommée Jarlshof dans un de ses livres, et c’est resté.

Vue sur Sumburgh Head depuis la maison du Laird
Wheelhouse vue de haut
Le côté picte et viking du site

On a fini la visite juste avant l’arrivée de la pluie et on est retournés au phare de Sumburgh pour visiter les différents espaces d’exposition. On a revu davantage de puffins que la veille, mais je n’ai pas sorti le reflex par flemme, car il pleuvait des cordes. On devait courir comme des fous d’un bâtiment à l’autre, car il pleuvait des baleines et des rhinocéros!

Puffins au milieu des fleurs

Puis on a visité les différentes expos: une sur la vie du phare, son évolution, la vie des gardiens, puis une autre, très chouette, sur la vie marine, avec oiseaux marins, orques, baleines de Minke et limaces de mer! On a même pu comparer notre taille à la nageoire dorsale de Busta, une orque mâle connue du coin et reconnaissable à son immense nageoire et à sa cicatrice.

Je suis plus grande que la nageoire de Busta, na! ^^’

Toujours sous une pluie battante, on retourne vers Jarlshof pour manger au Sumburgh Hotel. Il apparaît régulièrement dans la série Shetland, et on était très contents de pouvoir se poser un moment au sec (et ça avait l’air d’être un peu le seul endroit où manger dans le coin). La nourriture était vraiment bonne, surtout le dessert: un délicieux apple & cinnamon crumble dont on se rappellera longtemps!

Le Sumburgh Hotel, avec un drapeau shetlandais flottant au vent

La pluie s’étant merveilleusement calmée, on va visiter un autre site archéologique tout proche: Old Scatness.

Ce site a été découvert en 1975, au moment de construire une route pour l’aéroport, qui est juste à côté. Il y a à la fois des ruines, mais aussi des ouvrages d'”archéologie expérimentale”: des maisons et objets reconstitués, avec des toits de “turf” et des feux de tourbe. Sacré boulot!

Une maison reconstituée

Bien sûr, personne ne sait exactement de quoi étaient fait les toits, donc il y a aussi de l’improvisation dans ces constructions.

Des véhicules attendant le passage d’un avion

L’accueil était très chaleureux et le site sympa à visiter, surtout qu’on a eu droit à une visite guidée gratuite, ce qui aide quand même vachement à interpréter tous ces tas de cailloux.

Puis on a continué sur notre lancée, direction le Crofthous museum. Il s’agit d’une croft du XIXe siècle qui a été habitée jusqu’en 1972. On a pu voir des “box beds”, de vieux meubles, l’étable, la grange, l’atelier, le lieu de stockage de patates… Ça faisait très authentique, avec le feu de tourbe et le toit de chaume. Et ça nous a bien rappelé les crofthouses qu’on avait vues sur Lewis en 2016.

Mais le mieux, c’était la conversation qu’on a eue avec le gardien du musée et deux autres visiteurs, un père et sa fille venant du Dorset mais ayant habité à Shetland. Les gens ont le contact hyper facile, c’est super sympa!

Tas de tourbe dans le jardin
Le cabanon de jardin avec bateau retourné en guise de toit, le style local!

Avant de partir, le gardien nous conseille d’aller visiter le moulin à eau de Quendale. On l’ajoute donc à notre tour historico-culturel!

Là encore, le gardien est super sympa et loquace. Il nous a raconté plein d’histoires locales, et notamment une tragédie qui a eu lieu en 1993 avec le nauvrage du pétrolier “Braer” entre Fair Isle et Mainland. On a aussi eu droit à un petit film sur l’histoire du moulin, avant de pouvoir visiter les différentes pièces, avec un feu de tourbe pour faire sécher les grains, une machine à battre le blé, une autre pour trier, le mécanisme de contrôle de l’eau, des outils agricoles, etc. C’était beau et vraiment bien restauré!

Le moulin de Quendale

Puis il était 17h, fini les visites pour aujourd’hui! On est allés prendre un chocolat chaud dans une ferme/café avant de rentrer au camping, où la pluie avait formé une incroyable mare au milieu de la pelouse. On a discuté avec d’autres campeurs dans la salle commune, puis le ciel s’est dégagé pile au bon moment pour qu’on puisse cuisiner, installés sur une table à l’abri du vent. Avec du Malbec et nos bonnets pour protéger les oreilles du froid de canard!

Santé!

Et voilà, c’était le récit de LA journée pluvieuse remplie de visites archéologiques et culturelles.
A bientôt pour la suite! 🙂

Sheltie19#4 Une capitale dans le brouillard

Bonsoir!
Je sens que le travail me rattrape et que je vais avoir de plus en plus de peine à publier des articles hebdomadaires… mais ce soir, je suis d’humeur procrastinatrice, donc voilà quand même un article sur notre arrivée à Shetland!

Nous sommes arrivés à Lerwick tout fatigués, après une nuit plutôt agitée, mais pas à cause des flots. C’est le bruit et la difficulté à trouver une position confortable qui ont entravé notre sommeil. Mais on n’a pas eu le mal de mer, donc on était contents, héhé.

On a découvert la capitale dans la brume. Il y avait tellement de brouillard qu’on discernait à peine l’île de Bressay, pourtant juste en face.
On a débarqué à 7h30 et on a flâné dans Commercial street, où tout était encore fermé. On attendait qu’un café ouvre pour pouvoir prendre le petit-déjeuner.

Partout dans le centre, des fanions apportent un peu de couleurs au milieu de la grisaille. Vous vous rappelez des closes d’Edimbourg, ces petits passages entre les rues? Eh bien à Lerwick, il y a la même chose mais en bien plus minuscule! Des passages tout petits dans lesquels on peut se perdre comme dans un labyrinthe.

Le coin est désert, ça donne un côté un peu mystérieux aux ruelles. Rien à voir avec l’atmosphère qu’on a eu l’occasion de voir plus tard durant les vacances, quand il y avait des bateaux de croisière dans le port.

Market Cross

Alors qu’on marche sous la bruine, on repère déjà des lieux qui apparaissent dans la série Shetland de la BBC. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une série policière adaptée des romans d’Ann Cleeves. Avec José, on l’adore! Et on n’est pas les seuls: ça a apparemment dopé le tourisme dans l’archipel (un peu trop, d’après certains), surtout en provenance des Etats-Unis.

On traverse Market Cross, là où le Jarl Squad vient afficher “the Up Helly Aa Bill” lors du festival du feu en janvier. Pour ceux qui veulent en apprendre plus sur Up Helly Aa, vous pouvez aller voir cette vidéo faite par l’humoriste Marjolein Robertson.
Puis on passe devant The Dowry, un bar-restaurant qui apparaît dans la série Shetland. Bien sûr, à cette heure-ci, c’est fermé (comme tout ^^).

Puis enfin, c’est l’heure de déjeuner! On va se poser au Peerie Shop and Café. “Peerie”, c’est l’équivalent shetlandais de “wee” (“petit”, donc). Durant cette première heure à déambuler dans Lerwick, on a d’ailleurs eu notre première expérience du dialecte shetlandais: on a pu essayer de traduire des textes affichés dans la vitrine d’une boutique de laine:

Une fois posés dans le café, avec des oeufs brouillés et des boissons chaudes, on se rend tout de même compte que le sol tangue un peu. Et qu’on est fatigués, aussi. On en profite donc pour se reposer, en admirant les superbes dessins affichés au mur. Et aussi des drôles de têtes de moutons en peluche.

Puis, dans les toilettes, c’est la découverte: un poème! Et on a vu ça dans plein d’endroits de Shetland. Il s’agit d’une initiative, Bards in the Bog, qui vise à amener de la poésie originale dans les toilettes publiques. ^^

Une fois requinqués, on part faire une petite marche pour découvrir Lerwick et les environs. En longeant le port, on voit notre première sterne des vacances, une sterne pierregarin! 🙂

On voit aussi un drakkar qui flotte dans le brouillard.

On aperçoit Bain’s beach, lovée entre deux lodberries, des maisons qui finissent directement dans l’eau.

Lerwick dans la brume
Bain’s beach

Puis on passe devant The lodberry, celle qui sert de décor extérieur à la maison de Jimmy Perez, le personnage principal de Shetland.

La maison de Jimmy Perez, dans Shetland

Puis on quitte gentiment le centre, on se retrouve dans des quartiers avec des sacrées baraques.

On marche jusqu’au Knab, un promontoire rocheux qui offre normalement de belles vues lorsqu’il n’y a pas de brouillard. ^^ On observe des fulmars, qui volent tout près de nous en faisant de grands cercles, et aussi des goélands, cormorans, sternes et un occasionnel fou de Bassan.

Le brouillard devient de plus en plus épais alors qu’on traverse un quartier résidentiel. On observe une petite dispute entre deux goélands qui se battent pour un vieil emballage en alu. C’est finalement l’adulte qui aura gagné…
On voyait que les sacs poubelles dans les jardins étaient toujours recouverts de filets de pêche ou autre. On a vite compris que c’était pour essayer d’éviter de voir tous ses déchets disséminés partout par les piafs. Déjà à Aberdeen, je me rappelle que les goélands étaient de véritables plaies avec les poubelles… Et une de mes potes s’était même fait voler son sandwich par un goéland!

On aperçoit ensuite une petite “cabane” de jardin version Shetland: des murs de pierre sèche et un bateau retourné en guise de toit. On en a vu un peu partout, c’est plutôt cool!

Nos pas nous ont ensuite menés jusqu’au broch de Clickimin, juste à la sortie de Lerwick.

Plein de sternes volent au-dessus du petit loch, et un cheval broute tranquillement dans son pré… mais pas encore de poney Shetland. 😉

On peut se balader librement au milieu des ruines, ce qui est vraiment sympa. On rampe pour se faufiler dans les petits tunnels, on admire le lichen et les petites fougères qui poussent au milieu des vieilles pierres…

Puis on retourne dans le centre, on traverse à nouveau Commercial street, et on arrive finalement au fameux Shetland Museum and Archives. Il pleut, c’est la météo idéale pour un musée!

On en apprend tout d’abord sur la géologie de l’archipel, sa faune, sa flore, avant d’aller déguster des patates garnies au café. On a un méga coup de barre, mais on se force à continuer la visite, et l’énergie revient! Surtout que le musée est très interactif. José s’entraîne à moudre du grain sur une quernstone — durant les vacances, il est d’ailleurs devenu un champion pour les repérer sur les sites archéologiques ^^ –, on admire de superbes artefacts de différents âges préhistoriques, d’anciens habits traditionnels, des bateaux — oui oui, il y a des bateaux entiers dans le musée — et on découvre plein de trucs sur l’arrivée du christianisme, les vikings, la vie rurale, la pêche, les guerres, le commerce, la laine, le passage des îles en mains écossaises, des légendes locales,…

Bref, il y a de quoi faire dans ce musée, qui est super bien fait (et gratuit, en plus!). En sortant, on passe devant Mareel, le centre culturel/hub/cinéma/théâtre/bar/école de musique. On ne le savait pas encore, mais on allait y passer plusieurs fois durant les vacances! 😉

Mareel

On est ensuite retournés à la voiture, en passant par l’office du tourisme, d’où on est ressortis avec un CD de musique shetlandaise gratuit.

Orques, fou de Bassan, mouton, jeunes… une fresque shetlandaise 🙂

Puis on a roulé direction le sud du Mainland, vers d’autres aventures…
C’est tout pour aujourd’hui, bye et à bientôt! 😉

Sheltie19#3 Pèlerinage aberdeenois

Bonjour!
Dans cet article, je vous emmène sur les traces de mon Erasmus à Aberdeen dans la “journée pèlerinage” qui a précédé notre départ en ferry pour les îles Shetland. 🙂

Et je commence par la révélation du jour: après trois ans passés à dire “aberdonien”, j’ai appris que l’adjectif en français était en fait “aberdeenois”. Pas sûr que j’arrive à m’y faire… ^^’

Bref, pour ce quatrième jour de vacances, on s’est réveillés à Cruden Bay avec le chant des oiseaux et le soleil tapant sur la tente. Notre voeu avait été exaucé: une tente sèche pour le voyage en ferry! Yihaa.
Dans la salle de bains du camping, on rencontre un superbe papillon de nuit avec le dessous des ailes orange. La veille, on était déjà tombés nez à nez avec un beau et énorme carabe. Puis une tourterelle a salué notre départ au détour d’un virage. C’est beau, la vie du camping!

Our buddy the moth

On a passé la matinée dans la réserve naturelle de Forvie, près de Newburgh, là où se trouve l’estuaire de la rivière Ythan.

C’est l’une des premières excursions que j’ai faites dans l’Aberdeenshire lors de mon Erasmus. C’était organisé par la Conservation Society et j’en garde des méga bons souvenirs. Une plage immense, une colonie de phoques se vautrant sur un banc de sable au loin, un vent infatigable et des oiseaux partout. 🙂

On commence la balade en traversant un petit bois puis un pâturage, où on croise déjà quelques joggeurs et des promeneurs de chiens. On marche dans des dunes herbeuses, avec des explosions de fleurs par endroits, et on passe devant une maison en ruines avec une inscription “Free the Scots” sur l’un des murs.

Puis l’herbe laisse la place au sable et on se retrouve sur une immense plage, face à la mer du Nord et aux éoliennes qui tournent inlassablement, les pieds dans l’eau.

Le soleil joue à cache-cache. Une seconde il est là, l’autre il disparaît derrière un gros nuage.

José qui m’attend car je prends trop de photos des empreintes d’oiseaux dans le sable…

C’est la période de reproduction pour les phoques et les sternes, donc l’accès à une partie de la plage est temporairement interdit, histoire de leur garantir un peu de paix.
En relisant mon carnet de voyage, j’ai bien ri en voyant que j’avais écrit, en parlant des phoques et des sternes qu’on n’avait donc pas vus à Forvie: “On en croisera peut-être sur Shetland!”
Haha, le vrai challenge aurait plutôt été de ne pas en croiser, comme vous vous en rendrez compte dans les prochains articles… 😉

Puis on quitte la plage pour les dunes. Wahou, c’est beau! Un monde de sable et de cailloux, comme des bosses de chameau recouvertes de touffes d’herbe.

Une transition cailloux-herbe-sable
Une dune immense et impressionnante, qu’il ne doit pas être facile de gravir!

Puis on rejoint les bords de la rivière Ythan, juste avant qu’elle aille rejoindre la mer du Nord. C’est le paradis des oiseaux: huîtriers-pies, courlis, mouettes rieuses, hirondelles de rivage, goélands, eiders à duvet. Il y a aussi plein de papillons qui volettent, et des squelettes de crabes un peu partout.

De retour à la voiture, on mange une pomme puis on file jusqu’à Aberdeen pour engloutir un délicieux panini chez Grub, juste à côté de l’uni. Ah, comme ces paninis m’avaient manqué! Je pensais pouvoir en manger à Glasgow ou Edimbourg lors de l’été 2018, mais j’avais découvert à ce moment-là qu’il n’y en avait qu’à Aberdeen, et ça avait été la grosse déception. ^^ En plus, les toilettes du Grub d’Old Aberdeen sont trop cool, avec des personnages de Star Wars recouvrant les murs, héhé!

Puis on s’est baladés sur le campus, ce magnifique campus, si beau, si majestueux, si chouette. Ça m’a rappelé tellement de bons souvenirs 🙂

King’s College Chapel, avec son clocher-couronne

J’en ai profité pour me faire prendre en photo avec plein de coins iconiques du campus, haha. Eh oui, car je me suis rendu compte il y a quelque temps que je n’avais même pas de photo de moi devant l’entrée de l’uni, alors que mes parents, oui! ^^

Ça faisait quand même tout drôle de se balader sur le campus durant les vacances, sans aucun étudiant. C’était tellement calme et dépeuplé… enfin, sauf sur le terrain de sport, où il y avait apparemment un méga tournoi de jeunes estival!

Puis on est allés en ville car j’avais des bouquins à acheter chez Waterstones, et des donuts chez Krispy Kreme. Eh oui, rien que des essentiels. ^^
Puis on a même encore eu le temps de se poser chez Books & Beans, un café-librairie trop bien où je n’étais pas encore allée car il était fermé à chaque fois que j’essayais d’y aller pendant le semestre, haha.

Et puis ça y est, on achète encore des sandwiches chez Boots (José était tout perturbé d’acheter à manger dans une pharmacie ^^) et on embarque sur le ferry, avec un stock de nourriture suffisant pour tenir la traversée. 😉

On reste sur le pont lors de la sortie du port et on regarde la terre qui s’éloigne. Ça souffle, les goélands glissent dans les airs. On scrute l’eau, mais pour l’instant point de marsouin ni dauphin.

On va se poser sur nos sièges et on observe les vagues en sirotant un cidre Magner’s (pour moi) et une bière brune des Orcades “Dark Islands” (pour José) . De temps à autre, on aperçoit de majestueux fous de Bassan, qui volent, plongent et flottent dans le creux des vagues…

Et voilà, il ne restait plus qu’à passer une nuit tranquille — or so we thought — et à se réveiller dans les îles Shetland! C’est d’ailleurs ainsi que j’ai fini le récit de la journée dans le carnet: “Et demain matin, on débarquera à Lerwick, sauf scénario “Titanic”!” (eh ouais, ça rime!)

Bref, c’est fini pour aujourd’hui, à bientôt pour la suite! 🙂

Instants d’automne

Bonjour à tous!
Je repousse le premier article de la rétrospective shetlandaise pour partager quelques photos de ce début d’automne.

“Chacun va à sa tâche, responsable d’une part du monde”

Il y a peu, José et moi sommes allés au Vallon de l’Allondon pour voir l’expo “Eaux douces des Alpes” de Rémi Masson, de superbes images prises sous l’eau. Et bien sûr pour se balader!

On n’a pas vu de libellules, mais plein d’oiseaux, de papillons et des drôles de criquets gris aux ailes bleues qui, après recherche Google, semblent être des criquets à ailes bleues (Oedipoda caerulescens, eh oui, qui l’eût cru?!).

Puis, dimanche dernier, José et moi sommes allés à Vallorbe pour visiter les fameuses grottes et aller marcher le long de l’Orbe. Ça faisait un moment qu’on y pensait, et le week-end dernier si ensoleillé était la parfaite occasion de profiter en plus des belles couleurs d’automne.

On ne se sentait pas super en forme les jours précédents, mais on n’a pas regretté de s’être quand même bougés. Le soleil, les feuilles d’automne, l’air frais,…

En approchant des grottes, on retrouve l’Orbe et, surprise, un joli cincle plongeur qui s’active dans l’eau qui court. On l’observe quelques instants avant de poursuivre notre chemin jusqu’à l’entrée (car à l’ombre, loin du soleil, il faisait bien frais).

Puis on a passé plus d’une heure dans les merveilleuses grottes!

On a eu du bol d’être entièrement seuls pendant plus de la moitié de la visite — on ne s’y attendait pas, vu le monde qu’il y avait dans le parking! On a donc pu suivre l’itinéraire tranquillement, à notre rythme, en découvrant au gré des lumières et du petit guide explicatif les nombreuses formations géologiques ornant la grotte du sol au plafond.

Stalactites, stalagmites, fistuleuses, “curtains”, lacs souterrains, l’Orbe qui descend à toute vitesse et bruyamment entre d’énormes blocs rocheux, vaste caverne, gouttes d’eau tombant du plafond,… C’est vraiment une chouette expérience, on s’émerveillait à chaque nouvelle découverte.

Ci-dessous, par exemple, la plus grande fistuleuse de la visite: c’est la concrétion verticale super fine qui descend du plafond, et qu’on voit à peine tellement elle est délicate.

Ou encore le fameux bison de Vallorbe:

Il y a 30’000 ans vivaient ici des ours des cavernes, qui ont disparu lors de la dernière glaciation. Des spéléologues ont retrouvé des ossements, dont un crâne impressionnant qui est exposé vers la sortie.

A un endroit, on trouve également des plaques indiquant la hauteur de certaines crues du siècle dernier, c’est fou! Ça représentait un volume d’eau difficile à imaginer.

A un moment de la visite, on traverse un mini lac qui est régulièrement pompé pour nous permettre d’emprunter la passerelle sans avoir à nager dans l’eau, qui a une température constante toute l’année de 10°C. Et sur les parois de la grotte, on peut voir un “bourrelet” qui indique l’ancien niveau de l’eau, au-dessus de nos têtes.

Le bourrelet indicateur de l’ancien niveau de l’eau

Pour quitter la grotte naturelle et retrouver la lumière du soleil, on emprunte un tunnel qui a été creusé dans la roche et dans lequel se trouvent encore quelques panneaux explicatifs sur la grotte, le travail des spéléologues, les anciens ours des cavernes, etc.
De manière générale, j’ai trouvé la visite très bien faite, avec des lumières qui s’allument sur notre passage pour indiquer des trucs spéciaux à regarder… qu’on aurait sans doute loupés autrement! Parfois, je ne remarquais même pas qu’il y avait des mini lacs avant qu’ils ne soient éclairés… ^^

Des mini fistuleuses cachées dans leur micro grotte personnelle

Enfin, juste avant la sortie, il y a encore une expo de pierres (semi-)précieuses, avec des spécimens magnifiques provenant des quatre coins du monde! Bref, on ne s’est pas ennuyés.

Une fois de retour à l’air libre, on a remarché jusqu’au parking pour rouler ensuite jusqu’au Saut du Day.

L’Orbe pas loin de la sortie de la grotte
Sur le chemin direction le parking

On a pique-niqué au Saut du Day, à côté des petites chutes d’eau, et on a de nouveau eu droit à une chouette surprise: un deuxième cincle plongeur, pas farouche du tout, qui nous a offert un joli spectacle à deux pas de là où on se trouvait! On l’a observé alors qu’il s’affairait dans la rivière, cherchant à manger, plongeant, sautillant, passant de rocher moussu en rocher moussu. Bref, on était super contents d’avoir pu le voir aussi bien.
Puis des chiens sont arrivés, et on a vu le cincle traverser le plan d’eau en volant pour continuer ses activités au milieu des chutes d’eau.

Et nous, une fois repus, on a suivi le cours de l’Orbe jusqu’aux Clées, puis retour.

Le chemin est le plus souvent dans la forêt, bien au-dessus de la rivière qui s’écoule tranquillement dans ses gorges.

Il faisait pas mal sombre, mais ça faisait un bien fou de se dégourdir les jambes et de respirer l’air bien frais.

Dans un coin stagnant, on a même vu une libellule! Malheureusement, elle était bien trop loin, et on avait oublié les jumelles, tss tsss. Mais elle était immense et avait la tête d’une Aeschne.

Tapis de feuilles mortes, teintes orangées, feuilles virevoltant dans le vent,… On sentait bien l’automne, c’était beau.
Arrivés vers Les Clées, on est de nouveau à la même hauteur que la rivière. On s’est posés un petit moment au milieu des rochers moussus et humides pour profiter de la quiétude du lieu, puis on est repartis pour retourner au Saut du Day.

Sur le chemin du retour, on s’est arrêtés cinq minutes en compagnie de deux autres marcheuses pour observer un orpailleur à la recherche d’or, tout en bas au bord de l’eau.

J’ai vite fait concocté une petite vidéo, faite de quelques prises de vues de la rivière et, surtout, du merveilleux petit cincle. 🙂

Lors du retour, on a eu droit au soleil qui perçait la canopée de la forêt et illuminait le sentier. Voici quelques photos du natel de José — car j’avais rangé l’appareil photo, et j’avais la flemme de le ressortir. ^^

Par endroits, on avait l’impression d’être de retour sur une levada de Madère, avec les petits canaux bordant le chemin. Avant de prendre la direction de la maison, on a encore fait un petit crochet par la Vallée de Joux, car on aime bien le Relais de la Truite, une auberge où on avait bu un jour le meilleur chocolat chaud de notre vie, tout droit sorti d’une marmite. Eh bien figurez-vous que c’était plein à craquer, il n’y avait plus une table de libre… donc on est rentrés à Genève, et on reviendra pendant l’hiver, quand il fera vraiment froid et que ce sera le moment de sortir les raquettes! 🙂

Et voilà, c’était pour vous montrer quelques photos récentes, plutôt que de les laisser dormir des mois sur le disque dur — ce qui n’arrive jamais, hum hum…
Au revoir et à bientôt, pour la rétrospective shetlandaise!

Madeira19#10 Baignoire, grotte et traces de boue

Et voilà! Incroyable mais vrai, voici le dernier article de la rétrospective madérienne.
Il me reste à vous montrer les photos du natel de José, essentiellement des selfies. ^^’

Notre ‘suite’ dans l’auberge de jeunesse de Funchal

On commence par quelques photos de notre premier passage à Funchal, et notamment notre incroyable chambre dans l’auberge de jeunesse, avec le beau parquet qui craque et carrément une baignoire à pieds! On n’avait pas eu ça depuis notre B&B de Lochcarron en Ecosse.

La jolie cour/jardin du musée Frederico de Freitas

Et puis on enchaîne avec la première poncha des vacances, non loin de la cathédrale. La poncha, c’est le cocktail typique de Madère. Pas mal, mais pas aussi bon qu’un jus d’orange fraîchement pressé! 😉

Quand on a mal aux pattes en visitant une ville, rien de tel que de se poser dans un parc pour jouer aux cartes! 😉

Dans le resto de l’auberge de jeunesse, on a droit à un peu de poésie sur les sets de table… avec des citations de Robert Louis Stevenson. Décidément, même à Madère, l’Ecosse me poursuit!

Et maintenant, place aux nombreux selfies faits le long des magnifiques levadas, au milieu des forêts et des cascades!

Sous la flotte, avec en plus une cascade en arrière-plan.
Devant les parois fleuries bordant les levadas

Durant notre première levada, celle de Caldeirão Verde, dans le parc des Queimadas, on pataugeait littéralement dans la boue. Et on s’est bien marrés en voyant des gens avec des baskets blanches, prenant tout le soin du monde pour éviter les flaques, avançant à 0.5 km/h. A mon avis, c’est bien illusoire de vouloir faire des randos à Madère sans marcher dans la boue…

L’état de mes pantalons après la Levada do Caldeirão Verde

Puis, lors de la levada da Ribeira da Janela, le fameux passage sous la cascade, qui nous a bien mouillés malgré le ‘toit protecteur’.

Avant
Après
L’ancienne presse dans le salon de l’agrotourisme, à São Vicente

A São Vicente, la visite des grottes aux fameuses “gouttes” de lave solidifiées pendant du plafond:

Sur le bord de mer de Jardim do Mar

Notre mémorable sortie en bateau jusqu’aux Ilhas Desertas:

Avec un passage en dinghy dans une petite grotte de la plus grande des Îles désertes. Ces îles sont criblées de petites grottes, que les phoques moines utilisent comme refuge pour mettre bas!

Une eau turquoise rappelant la Grotta Azzurra de Capri

Au retour de notre journée en mer, tout fatigués sur la terrasse de Joe’s Bar, à Jardim do Mar.

Une cascade, pour changer, au terminus de la levada das 25 Fontes
Les “bad towels” à placer “dans le plancher” ^^ Les perles “Made in Google Translate”
Les vaches de Paúl da Serra

Sous le soleil de plomb lors de notre balade au Pico Ruivo, j’ai prêté mon tour de cou à José pour lui éviter l’insolation. Quel look d’enfer! 😉

Après notre baignade de Prainha

Et enfin, le fameux passage sous la piste de l’aéroport! La première fois, en passant sous ces énormes piliers (avec des courts de tennis et parkings pour bateaux en contrebas), on n’a pas compris qu’on était sous une piste d’avion!

Juste avant de passer sous la piste

Et voilà, Madère 2019, c’est terminé! C’était vraiment de superbes vacances. Je ne savais pas à quoi m’attendre avant d’y aller, je ne me rappelle même plus comment on a choisi cette destination (je sais que j’avais d’abord proposé l’Ecosse, comme d’habitude), mais c’était clairement une très bonne surprise! Les paysages super variés, le choix infini de balades, le temps changeant, les fleurs, la géologie de ouf et les forêts splendides peuplées d’oiseaux en tout genre… C’était super chouette, voilà! 🙂
Bien sûr, ça se sent que plein d’autres gens trouvent ça chouette aussi, et on s’est sentis vachement moins seuls que dans des coins paumés d’Ecosse, par exemple. Mais malgré le monde, on a vraiment pu bien profiter de notre temps sur cette magnifique île!

Maintenant l’automne arrive en Suisse, et il est temps de vous montrer mes dernières photos de libellules de l’année et, surtout, de vous parler de Shetland. Ah, Shetland! Comme j’ai hâte de partager nos aventures et nos photos de cet incroyable archipel! A bientôt! 🙂

Scot18#12 Sunshine on Leith

Bonjour!
Avant une imminente avalanche de photos de libellules (je rentre de trois magnifiques jours de terrain, quoique bien éreintants à cause de la canicule) et de Madère, il est temps de finir cette rétrospective des vacances écossaises 2018, qui ont commencé et fini à Edinburgh.

The Hostel

A l’aller, je ne faisais que passer: j’avais directement pris la direction de Waverley Station pour sauter dans le train pour Glasgow. Au retour, j’ai dormi une nuit à The Hostel, une auberge juste en face de la gare Haymarket — parfait pour aller à l’aéroport en tram.

J’avais déjà eu l’occasion de visiter pas mal la capitale en 2016, mais je n’avais toujours pas vu le pittoresque Dean Village. C’est donc par ça que j’ai commencé.

En allant à Dean Village, j’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans une carte postale grandeur nature. Et c’est tellement calme: pas de pub, pas de magasin. Et pas franchement d’habitants dehors, de ce que j’ai pu constater. Juste quelques touristes en train d’admirer l’architecture locale et la rivière.

Puis j’ai continué ma balade le long du Water of Leith Walkway, une sorte de voie verte pour piétons et cyclistes qui fait en tout plus de 15 km et se termine à Leith, au port. C’est vraiment un chemin génial, qui passe par des coins boisés, des parcs, de jolis quartiers. Je trouve super qu’il y ait un tel parcours en ville qui donne l’opportunité d’échapper au tumulte urbain de certaines rues.

Le Water of Leith Walkway se rejoint de vraiment plein d’endroits. Il y a régulièrement des escaliers qui permettent de remonter dans les rues, et beaucoup de panneaux pour indiquer le parcours.

Le chemin est devenu de plus en plus animé au fur et à mesure que je me rapprochais de Leith. Beaucoup de gens à vélo en train de rentrer du boulot, des promeneurs de chiens, et même des familles jouant dans la rivière. Ça fait plaisir de voir que le coin est vraiment utilisé par la population, ça m’a fait penser au bord de l’Aire.

Edimbourg a pas mal d’horloges stylées un peu partout!

En arrivant à Leith, j’étais crevée. J’avais eu la fausse bonne idée de mettre des petites chaussures, car il faisait super chaud et que j’avais déjà passé trois semaines à porter mes grosses chaussures de marche, mais je ne l’aurais clairement pas fait si j’avais imaginé marcher autant cet après-midi. Mes pauvres pieds tout fatigués avaient besoin d’une pause, donc je me suis offert une bonne glace en observant un peu le quartier, très vivant, avec plein de chouettes terrasses.

Il m’a fallu ensuite rentrer à pied jusqu’à Haymarket, en passant cette fois par la ville. Une fois arrivée à bon port, je découvre sans trop de surprises que j’ai de terribles cloques. J’avais prévu d’aller à une ceilidh le soir, mais j’ai finalement changé d’avis, car je ne vois pas comment j’aurais pu danser. Ce fut donc ma seule déception des vacances: pas de ceilidh! J’étais à Ròn Mara trop tôt pour celle de Tarbert, je n’avais pas de transport pour rentrer de celle de Tobermory, et mes pieds m’ont abandonnée à Edimbourg. Mais ce n’est que partie remise! 😉

Après une petite marche dans la fraîcheur de la nuit puis une soirée tranquille à l’hostel à discuter avec les filles partageant ma chambre (parenthèse: pendant ces vacances, j’étais toujours la dernière du dortoir à me coucher lorsque je dormais en auberge de jeunesse, et la première à me lever, et pourtant je me forçais à aller au lit plus tôt pour ne pas déranger, j’en revenais pas ^^), j’ai passé ce que je croyais être ma dernière nuit de ces vacances.
Le lendemain, j’avais encore toute la journée devant moi, donc j’ai flâné dans Old Town, fait le tour d’un chouette Farmer’s market (où j’ai acheté du chocolat au whisky), fait du lèche-vitrine,… Je n’ai pas sorti l’appareil photo, puisque j’ai déjà énormément de clichés d’Edinburgh, mais j’ai quand même photographié quelques bêtises avec mon natel.

Un truc qui m’a marquée, c’est que les boutiques Harry Potter avaient poussé comme des champignons depuis ma dernière visite, en 2016. Il y en avait absolument partout. Et comme pour chacun de mes passages dans la capitale écossaise, je n’ai pas pu résister à un petit saut au National Museum. Je suis retournée voir les Chessmen de Lewis et j’ai cherché d’autres artefacts archéologiques dont m’avait parlé Ed, parfois en vain (c’est tout de même un sacré labyrinthe, ce musée).

*** Avertissement: gros pavé en vue ***

Après un peu de shopping sur Princes street, je me pose dans un café pour une bonne part de cake et un moccha, et c’est là que je reçois un mail d’EasyJet m’annonçant que mon vol a tout bonnement été annulé. Oups! Je file à l’aéroport pour voir ce que je peux faire, mais après deux heures de queue au Customer Service (alors que j’étais dans les huit premières personnes, c’est dire l’efficacité…), je découvre qu’EasyJet ne peut absolument rien pour moi: la solution proposée la plus rapide était de rentrer le… mardi, en passant par Manchester. On était donc samedi après-midi, et je devais bosser le dimanche soir à Genève. Le wifi de l’aéroport n’étant gratuit que deux heures (et ayant donc expiré d’ici à la fin de la queue), j’appelle Fintan et José, qui me cherchent d’autres options, mais il n’y a vraiment aucun vol. Je réserve donc un bus de nuit pour Londres, puis José me réserve un vol Gatwick-Genève pour le dimanche… juste avant que les employées du guichet EasyJet m’apprennent que ce vol n’était pas disponible dans leur système, ce qui signifie en gros qu’ils font de l’overbooking. Effectivement, le check-in n’est pas possible, ce qui ne sent pas bon du tout. L’autre possibilité, c’est l’Eurostar, mais il y a un problème avec un poste de contrôle SNCF à Paris, ce qui fait que j’allais ensuite être en rade là-bas, sans train pour Genève.

Bref, chaque chose en son temps. Je retourne en ville, je mange, je prends mon bus de nuit. Et là, les choses commencent à s’arranger. Nous sommes tellement nombreux à aller à Londres qu’il y a finalement deux bus: un qui fait plein d’arrêts, et un qui va direct à Londres, et dans lequel j’embarque avec tous les autres qui vont jusqu’à la gare routière de Victoria. Résultat: on arrive à Londres à 5h30 au lieu de 7h du matin, magie! Eh oui, l’espoir renaît, car je savais qu’il y avait un Eurostar à 7h18 allant directement jusqu’à Lyon, sans passer par Paris. Je vole hors du bus, oubliant ma gourde derrière moi, pour découvrir que toutes les stations de métro et gares voisines sont fermées… pour cause de course cycliste. Quelle poisse! Je trouve un taxi, qui heureusement accepte les cartes de crédit (car bien sûr je n’avais plus de cash, et le distributeur de l’aire d’autoroute sur laquelle nous nous sommes arrêtés avec le bus à 2h du mat ne marchait pas…), et on commence notre route dans le labyrinthe des routes fermées et tronçons bouclés pour l’événement sportif.

Oh miracle, j’arrive à la gare internationale de Saint Pancras, je cours jusqu’au guichet et il reste des places en deuxième classe pour Lyon, pour 192£. Ouf, ouf, ouf. Je passe la sécurité et j’ai même le temps de souffler un peu avant d’embarquer pour mes 6 heures de train. Et quel merveilleux trajet en train, tellement confortable, avec même des cookies Michel & Augustin au wagon-restaurant (j’ai toujours l’impression de rentrer à la maison quand j’en mange). Dès que j’ai aperçu l’eau verte du Rhône par la fenêtre, j’ai encore plus eu l’impression d’être chez moi. José m’a fait une surprise en allant me chercher à Lyon, et en un rien de temps on était à Genève, avec “seulement” 20 heures de retard sur mon plan de base.

Bref, c’était un peu l’épopée pour rentrer, et j’ai eu sacrément mal à la nuque à cause du stress et de la nuit dans le bus, mais c’était finalement plutôt simple et rapide, surtout grâce à l’enchaînement d’aides providentielles venu contrer la succession de pépins. La plus grosse difficulté, ça aura surtout été de me faire rembourser par EasyJet, des démarches dont je me serais bien passée… Je suis donc bien contente de ne pas avoir à prendre l’avion pour les vacances de cet été!

C’était un peu dommage de finir les vacances sur cette note stressante, mais ça n’a certainement pas suffi à gâcher ces trois merveilleuses semaines passées en Ecosse! D’ailleurs, alors que le bus de nuit s’éloignait d’Edimbourg, je ressentais déjà ce sentiment de plus en plus familier du douloureux manque d’Ecosse…
Bon, et pour finir, voilà quatre photos prises à Glasgow au début de mon séjour:

Ça y est, Scotland#2018, c’est fini!
Je vais enfin pouvoir vous parler des superbes vacances de Pâques à Madère… mais l’Ecosse repointera vite le bout de son nez, car dans trois semaines on part direction Shetland, yihaa! J’ai vraiment beaucoup trop hâte. 🙂
See ya!

Scot18#11 Souvenirs de Mull

Bonjour!
C’est reparti pour la suite de la rétrospective écossaise 2018. Aujourd’hui, je vous montre les dernières photos de Mull, notamment celles de mon natel et de mon petit appareil photo.

La vue depuis l’entrée du potager

Durant ma semaine de wwoofing à Lochdon, j’ai récolté plein de patates, mais j’ai aussi planté pas mal de trucs, notamment des poireaux, des haricots, du quinoa,…

J’ai aussi nourri les poules et… les pauvres canes, qui se faisaient carrément intimider et marcher dessus par les poulettes. Il fallait ruser pour qu’il reste des graines pour les canes. Et il fallait aussi être ponctuel, sinon les poules venaient réclamer leur nourriture jusque dans la maison, haha!

L’heure du repas pour les poules!
Des haricots qui poussent gentiment en s’enroulant autour de leur support

Le sol de l’entrée de la maison est décoré de mosaïques créées par de précédents wwoofeurs, avec “Bienvenue” écrit en plein de langues. La famille israélienne a fait une case en hébreu durant mon séjour, puis j’ai aidé Gloria à faire la sienne, en espagnol (il y avait déjà du français, bien entendu). Il ne lui restait que peu de temps avant son départ, donc elle a choisi les pièces et dessiné le motif, puis je me suis occupée de mettre le ciment après son départ. Notre case “Bienvenidos” est celle tout à droite en bas (avec le ciment encore frais et sombre).

Les mosaïques de l’entrée. Fáilte!
Une deuxième vie pour une paire de chaussures de marche

Vivre une semaine sur Mull dans une petite ferme m’a permis de découvrir des aspects de la vie sur l’île qui ne m’avaient pas traversé l’esprit lors de mon premier voyage là-bas. Exemple: il n’y a quasi pas de banque sur Mull! Il y a bien une succursale de Clydesdale Bank à Tobermory, mais c’est tout. Du coup, il y a un bus de la Bank of Scotland qui vient une fois par semaine et fait le tour des villages. J’étais justement à Craignure quand il passait, et il y avait du monde! Martyn, par exemple, ne rate jamais le passage de la banque roulante (haha) car il est payé cash et c’est sa seule opportunité de déposer de l’argent sur son compte. C’est aussi le seul ATM du coin, car celui du pub est cassé depuis un bout de temps. Bref, je n’avais jamais pensé au fait que des banques se déplacent périodiquement dans des coins paumés, mais je trouve ça plutôt cool! C’est en tout cas mieux que de devoir toujours prendre le ferry pour Oban.

“Bringing your bank to you”
La super pochette puffin à pincettes pour étendre le linge.

Les puffins, en Ecosse, c’est un peu les super-héros de l’été. K-way, gants de cuisine, bottes imperméables, parapluie… A l’office du tourisme de Mull, on peut tout trouver avec des motifs macareux!

Des rangées de plants de patates
La blague de la cuisine

Il y avait une super bibliothèque bien fournie dans la salle à manger, avec des livres sur absolument tout et rien: jardinage, tricot, histoire,… J’ai trouvé un livre de dessin pour apprendre à faire plein de noeuds celtiques, il m’a bien servi! Il y avait aussi un énorme livre de poésie à l’allure de vieux grimoire trop beau:

Pour la première fois de ma vie, j’ai aussi fait mon propre pain toute seule, héhé! J’ai eu pas mal l’occasion de cuisiner durant ce wwoofing, et surtout de bien manger (Martyn nous a concocté des petits plats délicieux, dont un haggis végétarien que j’ai déjà refait plusieurs fois ici!). Je suis aussi repartie avec une super recette de beurre vegan.

Mes petits pains
A la chasse aux patates!

Au bord de la route, juste devant la ferme, on vendait des patates en self-service, ainsi que des oeufs de cane et, parfois, des herbes aromatiques. Parfois, en bossant dans le jardin, j’entendais le tintement des pièces de monnaie qui tombaient dans la tasse, héhé.

Un bonhomme patate, et Gloria en arrière-plan

Martyn portait un kilt pour bosser au château, et l’un des fils, guide de voyage, en porte aussi un pour son travail, alors lorsqu’il est venu sur Mull, ça faisait plein de kilts qui séchaient dans la maison, haha! Ça donnait une touche bien écossaise à l’escalier. ^^’

Je rencontrais toutes sortes de bêtes en travaillant dans le jardin. Il y avait notamment des souris qui se cachaient sous les toiles de protection des patates, mais aussi des crapauds et des papillons de nuit tout fluffy!

L’allée menant à la maison

Lors d’un après-midi de congé pluvieux, Liz m’a déposée à Craignure. Elle m’avait conseillé une petite balade qui longeait une ancienne voie de chemin de fer dans une forêt. Avant de la commencer, je suis passée à l’office du tourisme et… j’ai craqué. Eh oui, il aura fallu attendre mon troisième voyage en Ecosse pour que j’achète un petit mouton en peluche pour agrandir mon troupeau! Je l’ai appelé Uan, ce qui signifie “agneau” en gaélique écossais… Et il s’est vite réfugié dans la poche de mon sac pour s’abriter de la pluie durant la balade!

Uan 🙂

Durant ma marche sous la pluie, j’ai vu un arbre faisant une grimace, un château, et une boîte aux lettres trop stylée encastrée dans un mur de pierre.

Uan sur le rebord de la fenêtre à Mo Dhachaidh

Un soir, je suis allée me poser au bord de la rivière après le pont de pierre pour dessiner. La lumière était splendide et j’ai vu un couple de limicoles non identifiés voler au-dessus de l’eau. Entre deux va-et-vient, ils se posaient sur un rocher proche avant de repartir en criant.

La vue depuis la chambre de Gloria

Puis le moment du départ est arrivé. Les deux derniers jours, j’étais la seule wwoofeuse restante à Mo Dhachaidh, mais l’ambiance était très sympa: repas concoctés par Martyn, soirée documentaire dans le salon, ramassage de patates,…

Le dernier matin, Liz m’a conduite à Craignure et accompagnée au terminal du ferry, puis c’était l’heure de dire au revoir à Mull!
Liz écrit un petit mot pour chaque wwoofeur, en souvenir et en guise de remerciement, et le donne lors du départ. Je trouve que c’est une attention super chouette. Je l’ai lu sur le ferry, sous un ciel très nuageux, en pensant à la fin de mon voyage…

Le phare de Lismore, une île sur laquelle j’ai aussi failli faire du wwoofing
Une dernière vue sur le château de Duart

J’ai débarqué à Oban sous la pluie, j’ai attendu dans un café puis j’ai pris le bus jusqu’à Glasgow et, enfin, le train pour Edinburgh, où j’ai passé un jour et demi avant de rentrer en Suisse.

J’ai encore quelques photos d’Edinburgh à vous montrer, et plein d’images de goodies bébêtes, puis ce sera enfin le moment de vous parler de Madère!
A bientôt! 🙂