Bonjour tout le monde! On continue la rétrospective écossaise 2025 avec le récit d’une nouvelle superbe journée — durant laquelle j’ai pu garder l’appareil photo hors du sac tout le long, preuve qu’il n’a pas plu de toute la journée, ha (ça faisait longtemps)!
Sympathique terrasse de la station serviceUn rouge-gorge dans le caféPapier peint dans les toilettes de la station service!Bar canin du camping
Il a quand même plu durant la nuit et au réveil, mais ça s’est arrêté quand on a quitté le camping de Kinlochewe, vers 8h30. Après avoir plié la tente en compagnie d’un rouge-gorge curieux (et de midges, moins cool ^^), on est allés prendre notre petit-déj’ au café de la station service de Kinlochewe, très sympa. Là encore, il y avait un rouge-gorge qui voletait de chaise en chaise, héhé. 🙂
Puis on commence à marcher, d’abord sur un trottoir, le long d’une haie d’immenses rhododendrons, puis sur une route bordée d’ajoncs, puis sur un track qui nous a menés dans les Heights of Kinlochewe.
Alex et Carmen, les Australiens, nous ont rattrapés et on a marché un moment ensemble avant de les laisser partir devant (leurs longues jambes sont un peu rapides pour nous).
On s’enfonce dans Gleann na Muice, où un projet de plantation d’arbres indigènes est en train de transformer le paysage — il y a déjà une belle jeune forêt clairsemée!
Ça grimpe gentiment, et les vues sur Lochan Fada sont splendides, avec Slioch (et Letterewe Forest) d’un côté et les sommets de Fisherfield de l’autre.
Le ciel est très nuageux et gris, mais ça fait ressortir le bleu des lochs, c’est si beau!
A la hauteur d’un cairn, on quitte le sentier pour une section pathless mais facile à naviguer: il suffit de suivre des cairns (et d’éviter les bogs ^^), héhé.
Soudain, un tétras lyre (black grouse) s’envole à côté de nous, wahou!
On se sent si légers et agiles, on saute de bute en bute comme des cabris, en riant. On est si heureux! ♥
Je me sens inspirée et créative, et je concocte quelques nouvelles parodies de chansons, sur les airs de “Home Bird” des Laurettes et de “Come to Australia” de Scared Wired Little Guys.
Bog art 😉Vestiges d’arbres dans la tourbe
On traverse Allt Coire Mhir Fhearchair, une splendide rivière qui coule par endroits sur des roches lisses en formant comme un toboggan, héhé.
Nos pieds sont quasi secs depuis le matin et on est contents de trouver de bons endroits où traverser les rivières pour que ce confort dure un peu plus longtemps. 🙂
On continue à marcher à travers la tourbière pour passer Bealach na Croise.
Des plaques de roches lisses impressionnantes recouvrent certaines pentes des collines, on dirait à nouveau des toboggans naturels, haha.
Alex et Carmen au loin
Après avoir traversé Allt Cùl Doireachan, on retrouve un sentier qui longe Loch an Nid. Ironiquement, on est plus lents sur le sentier (un peu caillouteux et boueux) que lorsqu’on droit tracer notre propre chemin à travers la tourbière! ^^
Le vent souffle très fort par moments, mais heureusement on l’a majoritairement dans le dos, ouf. On fait une petite pause pour déguster un muffin au chocolat acheté à Kinlochewe avant de partir (toujours une bonne idée, héhé).
Loch an Nid
On suit une belle rivière avec quelques beaux spots de baignade — dommage qu’il ne fasse pas plus chaud! Elle s’appelle Abhainn Loch an Nid, puis Abhainn Strath na Sealga.
Cette vallée est superbe: méandres, cascades au loin, montagnes impressionnantes, vieux arbres feuillus (une rareté dans le coin!),…
On croise plein d’oiseaux: tariers pâtres, mésanges charbonnières, pinsons…
… puis on se retrouve face à une magnifique biche au détour d’un virage! Elle n’est pas trop farouche et se laisse prendre en photo tranquillement, héhé.
On a vu Alex et Carmen établir leur campement dans un troupeau d’arbres au bord de la rivière, mais on décide de continuer jusqu’à Shenavall, où se trouve un bothy.
Les deux derniers kilomètres avant notre destination étaient les plus longs, comme souvent, mais on a pris notre temps et les paysages étaient si beaux!
Le panorama s’est soudain ouvert sur Loch na Sealga, c’était magnifique. Un troupeau de vaches paisse pas loin — dont des Belted Galloway, une race qu’on adore. On ne s’attendait pas à en trouver dans un coin si paumé!
Un arbre esseulé encerclé d’un mur de pierre
Au bothy, on retrouve deux Allemands déjà croisés la veille et durant la journée. Le bothy est bien spacieux: les Allemands prennent la pièce du haut, et nous la “chambre” du bas. On a passé la soirée à discuter de rando (et de barefoot ^^), c’était très chouette! Puis la pluie a débarqué en force et on était bien contents d’être à l’abri dans le bothy. 🙂
Shenavall Bothy
C’était vraiment une si belle journée, on se sentait si bien, exactement là où on devait être. Un pas après l’autre, heureux. ♥
A bientôt pour la suite de l’aventure! 🙂
[Distance Jour 36: 28.1 km et 887 m de dénivelé positif] [Distance cumulée: 655.1 km]
Bonjour tout le monde! C’est parti pour la suite de la rétrospective écossaise 2025, avec le récit d’une journée particulièrement belle dont on se souviendra longtemps. ♥
On avait mis le réveil à 5h30 (gasp!) car on savait que ça allait être une grosse journée. Mais, nous connaissant, on a bien sûr mis plus de temps à émerger de nos sacs de couchage tout douillets. ^^
On était quand même prêts plus tôt que d’habitude: à 7h45, porridge englouti, on commence à marcher.
On sent déjà que la météo du jour va être bien changeante, mais pour l’instant on est au sec, avec même quelques rayons de soleil intermittents.
Par instants, les nuages découvrent même les sommets de Liathach et Beinn Eighe, wahou!
Le paysage est dingue, avec ces montagnes impressionnantes et ces gros rochers.
La pluie débarque, et les couleurs de la bien nommée Coire Dubh Mòr (“the Great Black Corrie”) font penser au Mordor.
Miraculeusement, la pluie ne s’attarde pas (même si on l’a revue plusieurs fois dans la journée, mais pas aussi forte et pendant pas trop longtemps, quelle chance!) et le vent chasse une partie des nuages, dévoilant un panorama incroyable en direction de Shieldaig et Flowerdale Forests.
Il n’y a toutefois pas d’arbre en vue: le terme “Forest”, rencontré dans plein de toponymes écossais (Shieldaig Forest, Fisherfield Forest, etc.), désignerait historiquement une zone réservée à la chasse (aux cerfs, principalement) et viendrait de l’usage médiéval du mot latin “foris” signifiant “dehors, ouvert” (merci à cet article Wikipédia d’avoir mis fin à notre perplexité).
On s’émerveille devant ce magnifique paysage, ces montagnes d’un autre temps, entourées de plein de petits lochs, avec les ombres des nuages dansant sur le flanc des massifs. Wahou, juste wahou.
Le nom d’une des montagnes du coin, Beinn Alligin, signifie d’ailleurs “Mountain of Beauty” ou “Jewelled mountain”. Et franchement, toutes les montagnes de Torridon mériteraient ce nom, tant le coin est sublime.
Le soir, j’ai envoyé une photo de ce paysage à une amie, qui m’a demandé si on était dans le Rohan, huhu. Comme quoi, on n’est pas les seuls à trouver des airs tolkienesques à ces endroits! 😉
Vers 11h, on atteint Loch Coire Mhic Fhearchair, lové dans un cirque rocheux qui en jette. Nous sommes dans le massif montagneux de Beinn Eighe, qui donne son nom à la Beinn Eighe National Nature Reserve dans laquelle nous nous trouvons.
Après avoir traversé la rivière (qui a d’ailleurs de jolies petites cascades), on attaque une section décrite comme “very rough and trackless”. D’après notre guidebook, cette étape est une des plus challenging de tout le trail, à cause du terrain difficile.
Et effectivement, surtout au début de la section sans sentier, c’est assez rude: un mix de rochers et bruyères avec des trous partout, dans une pente bien raide. Pas mal de témoignages en ligne mentionnent des chevilles tordues et des bâtons cassés dans cette section, et ce n’est pas difficile à imaginer. On avance donc prudemment et on progresse lentement (ce qui était attendu, vu le terrain et l’absence de chemin), mais wahou, qu’est-ce que c’est spectaculaire!
Sur les conseils du guide, on contourne les flancs de Ruadh-Stac Mòr en essayant de rester aux alentours de 400 m d’altitude (“Try to avoid dropping too low at all costs as it will take you into some horrible, rough, boggy ground” – warning de Iain Harper dans le guide ^^).
Après une autre traversée de rivière, on descend longer Allt Toll a’ Giubhais dans sa plaine alluviale bien boggy.
On s’extasie devant de belles étendues de linaigrette et des mares de sphaigne aux couleurs vives, de vert fluo à rouge vermeil. Les grenouilles sont en vadrouille!
On traverse la rivière et on retrouve enfin un sentier — parfois trop caillouteux et moins confortable que la tourbe pour les pieds. ^^’
Le paysage est désormais lunaire, parsemé de cailloux blancs. On croise quelques “moths” immenses, beiges et à l’allure de papier froissé volant. On passe un col et découvre d’autres vues splendides, notamment sur les montagnes de Fisherfield. Une montagne, Beinn a’ Mhùinidh, est particulièrement belle, avec une splendide cascade — Fun Fact: je viens de la googler pour vérifier son nom, et l’Aperçu IA m’informe que la montagne est “connue pour son nom qui se traduit par « Montagne de la pisse » en raison d’une cascade spectaculaire sur sa face ouest”, hahahaha. ^^’
On était un peu stressés car on ne savait pas si on allait pouvoir camper à Kinlochewe (on n’avait pas de réponse du Caravan Club malgré nos nombreux appels depuis la veille, et on savait qu’il n’y avait que 3-4 emplacements réservés aux tentes, et que tous les autres hébergements étaient complets), et si on ne pouvait pas dormir là, il fallait qu’on arrive au village avant 17h pour pouvoir se ravitailler un peu à l’épicerie locale avant de continuer pour aller bivouaquer plus loin. Il ne nous restait que 3.5 km avant Kinlochewe, mais il était déjà 15h45 et je commençais à avoir mal à la cheville et au genou droits en essayant de me dépêcher, arf. José, ce héros, est donc parti devant en trottinant pour arriver au shop avant la fermeture pendant que je suivais derrière à mon rythme.
Le sentier nous a fait passer par une forêt assez jeune appartenant à la Beinn Eighe NNR et que je me rappelle avoir photographiée lors de notre road trip en 2016. C’était si chouette de revoir ce lieu, et de constater que la forêt avait déjà bien poussé en presque 10 ans!
Tout est bien qui finit bien: José a pu passer au shop, bien approvisionné, et il reste de la place au camping! On est vraiment crevés, mais nos yeux sont remplis de paillettes par la beauté des paysages traversés. On plante la tente et on file direct au Old Hall Café pour de délicieuses pizzas, du vin rouge et un warm chocolate brownie avec glace, oh yum! On y croise Alex et Carmen, les Australiens, qui avaient réussi à réserver la dernière chambre dispo à l’hôtel. Le bon repas nous fait un bien fou, mais José tombe particulièrement de fatigue après son “jogging” et me laisse même finir le brownie car il est “trop fatigué pour manger” — un concept dont nous avait parlé Alex mais dont on n’avait pas encore fait l’expérience, nous les estomacs sur pattes! ^^
On arrive à réserver un hôtel pour notre jour de repos à Ullapool, dans deux jours (yihaa, car la dernière fois qu’on avait regardé, il n’y avait rien de dispo!), puis on rentre au camping sous une pluie fine, éreintés et prêts pour une bonne nuit de sommeil. Sur le papier, ce n’était peut-être pas une si grosse journée (“seulement” 20 km), mais l’absence de sentier et le terrain demandaient clairement un effort supplémentaire — et on a adoré! Et avoir autant aimé cette section réputée difficile nous a mis en confiance pour la suite du trek, on se sentait bien en forme et motivés!
Et voilà, c’est la fin du récit de cette merveilleuse journée autour de Beinn Eighe. Mes photos ne rendent vraiment pas justice à l’incroyable beauté de cette région. J’ai hâte d’y retourner un jour pour explorer d’autres coins (et faire du kayak sur Loch Maree!). Allez, je vous laisse avec le “Relive” de cette journée, et je vous dis à bientôt pour la suite de la rétrospective! 😉
[Distance Jour 35: 20 km et 799 m de dénivelé positif] [Distance cumulée: 627 km]
Bonjour tout le monde! L’année 2025 est peut-être terminée, mais pas la rétrospective écossaise 2025, haha. 😉 C’est donc parti pour la suite du récit, avec une belle journée émerveillante dans les montagnes de Torridon et une météo écossaise bien changeante!
José et moi n’avons pas super bien dormi à Strathcarron, mais on a quand même réussi à plier bagages pour 9h (malgré quelques “snooze”). On commence par longer la rivière Carron, en passant devant plusieurs spots de pêche avec de chouettes noms, dont “Kindness Run”. 🙂
On retrouve rapidement Alex et Carmen, avec qui on a marché une partie de la journée. Le chemin était vraiment beau et agréable, avec de gros rochers parsemés dans le glen.
Vers 11h30, on atteint le bothy de Coire Fionnaraich, juste à temps pour une pause lunch à l’abri de la pluie qui commence à tomber.
Ayant économisé deux plats déshydratés en mangeant au pub la veille, on s’octroie même un vrai repas chaud pour midi, yum.
Alex et Carmen sont repartis un peu avant nous (ils mangeaient juste des wraps et des bonbons), puis on a enfilé les waterproofs et on a continué nous aussi, dans une météo un peu moins clémente.
Ça pleut et ça souffle, mais heureusement pas en continu, et la visibilité reste plutôt bonne, donc on peut quand même admirer la beauté des lieux.
Les roches des environs sont incroyables! Le sentier est constitué de cailloux rose-rouge, d’autres ont des teintes bleutées. La région de Torridon est connue pour ses roches très anciennes, dont le grès torridonien, formé il y a environ 1 milliard d’années, durant le Précambrien.
On passe Bealach Bàn, où le vent souffle hyper fort, s’engouffrant à toute vitesse dans le col.
Puis on recroise Alex et Carmen dans la descente pour Ling Hut. Ils avaient dévié du sentier sans faire exprès et se sont donc octroyés une section “off track” bonus (sans ça, on ne les aurait sans doute pas rattrapés avant Ling Hut!).
Les vues sur Loch Torridon (au loin) et de petits lochans sont splendides, malgré la pluie et les nuages qui semblent parfois de plus en plus bas. Plein de grenouilles sont en vadrouille, sautant hors du sentier à notre passage (j’ai peur de les écraser!). On croise aussi un triton hyper chou qui se prend pour un petit dragon.
Puis on arrive à Ling Hut, qui appartient au Scottish Mountaineering Club et où j’étais restée avec le Lairig de l’Uni d’Aberdeen en 2016 (je crois que c’était même mon premier week-end entier avec le club!).
Alex, Carmen, José et moi plantons nos tentes juste à côté (les refuges du SMC sont réservés aux membres). On bataille un peu face au vent qui souffle hyper fort — et qui gèle nos pauvres mains alors qu’on enfonce les sardines dans le sol.
Mais, belle surprise, le vent chasse momentanément les nuages: le soleil débarque et illumine Glen Torridon, c’est magique. Le ciel partiellement dégagé nous permet d’admirer Liathach et Beinn Eighe dans toute leur splendeur! 🙂
Les rayons du soleil chauffent direct la tente et c’est fort agréable! Ayant retrouvé l’usage de mes doigts, j’en profite pour prendre beaucoup trop de photos, haha. Il faut dire que je suis aussi un peu toute émue de revenir dans ce si beau lieu, après presque dix ans.
On mange tôt, vers 18h, avant de passer la soirée dans notre tente ballottée par le fort vent. On était si crevés qu’on s’est endormis vers 19h, avant même d’avoir pu se brosser les dents (une occurrence rarissime!). ^^
Un crapaud voisin de Ling Hut
Et voilà, c’est la fin de cet article. C’était une journée vraiment très chouette malgré la pluie, et qui nous a fait passer le cap des 600 km!
A bientôt pour la suite, avec le récit d’une de mes étapes préférées de tout le trek! 😀
[Distance Jour 34: 18.9 km et 687 m de dénivelé positif] [Distance cumulée: 607 km]
Bonjour tout le monde et, avant toute chose, Bonne Année 2026! Ça y est, l’année 2025 est arrivée à sa fin, c’est le moment de changer de calendrier et de commencer une nouvelle année. Mais avant de reléguer le calendrier obsolète à la cave, j’aime feuilleter ses pages et revenir sur l’année écoulée. Allez, c’est parti pour un retour personnel mois par mois, entre temps forts et petits “snapshots” de la vie quotidienne.
Janvier
Le premier mois de 2025 est placé sous le signe du repos (et de bouts de sinusite, arf) mais est tout de même bien rempli. Après ma course folle pour déposer ma thèse à Noël 2024, je sens que j’ai besoin de me ressourcer et je m’octroie de chouettes petites balades quasi quotidiennes, vers Lullier lorsque je suis au travail et dans la campagne de Vandoeuvres lorsque je suis à la maison. Notre nouvel appareil photo compact Sony, reçu en décembre 2024, m’accompagne presque tout le temps et je prends beaucoup de plaisir à capturer quelques clichés lors de mes sorties.
Côté social-culture-découvertes, on a plein de chouettes moments en famille et entre amis, avec de bons repas, un plouf dans le lac de Bienne, une belle pièce de théâtre (“Louise”), de superbes illuminations au Festival des Lumières de Morat et à Geneva Lux, une balade sur l’étang gelé de la Gruère (et autour de l’étang semi-gelé du Bois des Mouilles), un atelier de gravure sur le thème “Animaux disparus” à la Biblio de la Cité, une splendide première montée de Salève, dans un monde tout givré… et même une petite chasse aux aurores boréales plus ou moins concluante, avec une très légère teinte rouge dans le ciel étoilé (et un beau renard observé dans la nuit choulésienne). Mais plus le mois avance, plus le stress monte…
Geneva LuxAtelier GravureMurten Licht
Février
Eh oui, car avec l’arrivée de février, ma soutenance de thèse approche! La menace plane, l’angoisse monte, j’ai hâte que ce soit enfin derrière moi… et puis le grand jour arrive et se déroule merveilleusement bien! Quel soulagement! “Libérée, Délivrée!” Je suis d’autant plus heureuse de garder de chouettes souvenirs de cette journée, alors que je pensais que j’allais être trop stressée pour vraiment profiter du moment. J’ai vraiment été très touchée par les gens présents et la bienveillance du jury — je n’aurais pas pu imaginer une meilleure fin à ces quatre ans et demi de doctorat! ♥ Après une bière et un repas au resto pour célébrer (en famille avec Axel, venu exprès de Bienne pour l’événement!), j’étais en revanche complètement lessivée, une fois toute l’adrénaline retombée, et prête à vraiment me reposer.
“It’s over and done with!” – Dr Julie 😉
Le reste de ce mois est rempli de beaux moments: Afterwork au MAH, spectacle d’impro, soirées entre amis, couture avec Pilar, sortie raquette avec José vers le Plateau des Glières, binge-watching de “Severance”, et plein de belles lumières et oiseaux observés lors de mes trajets à vélo et petites balades.
Mars
Mars, c’est mon dernier mois de boulot en tant qu’assistante. Je me sens productive et généralement en forme (excepté une semaine où j’ai ramené un virus de Bienne ^^), la vie est plutôt belle! Je reprends les ateliers de danse animés par Caroline de Cornière et ça me fait tellement plaisir de danser à nouveau. 🙂
On s’envole!
On aura été très actifs ce mois-ci! Accueil d’une amie doctorante autrichienne en visite, plein de repas de famille, quelques jours à Bienne pour le mariage d’Axel et Laurine, visite de l’expo “Wildlife Photographer of the Year” à Bâle, concert de “Tubular Bells” à l’Alhambra (épique!), Afterwork “Groove ‘n Move” au MAH, quelques balades digestives au soleil avec une collègue et de nombreuses promenades pour s’émerveiller face à l’éveil du printemps… Et, pour clore ce beau mois, une petite escapade dans les montagnes pour l’anniversaire de la mère de José: visite des mines de sel de Bex et bol d’air frais à Glacier 3000!
Avril
Avril débarque! Mon contrat à HEPIA a beau être terminé, j’ai une révision d’article à faire, puis une autre. Ça me motive moyennement, car je suis à fond dans les derniers préparatifs de notre trek en Ecosse. Je profite de mon temps libre pour faire de plus grandes balades et bien former mes nouvelles chaussures de marche. José et moi parcourons par exemple pour la troisième fois le Sentier du Rhône genevois et je fais une très chouette balade dans les bois de Versoix avec mon amie Aurélie (et, au retour, je découvre que mon vélo électrique a été volé à la gare…). Pour tester une dernière fois notre équipement avant le grand départ, José et moi partons faire un bivouac du côté du Mont Baron. Surprise, après plusieurs semaines chaudes et radieuses, la neige est de retour! C’est sympa, ça faisait un moment qu’on voulait tenter l’expérience de camper dans la neige. 😉 On se réveille le matin avec le chant des oiseaux, plus enthousiastes que jamais de partir à l’aventure!
C’est aussi un mois très “famille”, avec plusieurs repas et BBQ, une sortie à la Gavotte, une chasse aux oeufs pour Pâques, une session de “Belly Painting” avec Laurine, des restos… Je me lance dans un nouveau projet couture avec Pilar, je fais pas mal de rangement et d’admin (surtout en lien avec mon vol de vélo –‘), on va à un nouvel Afterwork au MAH (tango et spritz au musée, que demander de plus?! ^^), on vide le frigo et le congélateur… et ça y est, l’heure du départ est déjà là!
Train après train, nous voilà en Ecosse! Après une journée à Edimbourg pour voir des amis et acheter quelques dernières bricoles (dont du gaz, vu qu’on ne peut pas en transporter dans l’Eurostar), on s’élance sur notre “Diagonale écossaise”, parés pour l’aventure!
Mai
Quelle merveilleuse période, on est si heureux! Marcher, traverser des paysages si beaux, s’imprégner de leur beauté, vivre de super rencontres, se désencombrer des tracas quotidiens, profiter de l’instant présent… Je ne vais pas m’attarder puisque je suis en train de faire une rétrospective détaillée du voyage sur le blog, mais vraiment, qu’est-ce que c’était bien! ♥ En plus, la majeure partie du mois de mai nous offre un temps absolument radieux dont on profite à fond.
Juin
Ce mois-ci aura été bien plus humide que le précédent, mais certainement pas moins émerveillant! On se sent si bien dans notre vie sur le trail, on a l’impression qu’on pourrait continuer indéfiniment. D’ailleurs, quand on atteint la fin de notre Diagonale, tout au nord-ouest du Mainland écossais, on ne tarde pas à repartir sur un autre trek, puisqu’on a la chance d’avoir encore du temps avant de devoir revenir en Suisse. Hop, nous voici engagés sur le Skye Trail, sublime. Nos chaussures sont par contre arrivées au bout de leur vie, l’intérieur est détruit et devient très inconfortable. Notre trek terminé, on profite encore de l’Ecosse quelques jours, en faisant du kayak dans les vagues (épique!) et des visites plus tranquilles.
Juillet
Après quelques derniers jours à Glasgow, l’heure du retour a sonné et nous enchaînons les trains pour rentrer à la maison, où un mois de juillet bien rempli et très familial nous attend! Notre nièce, Elowen, est née peu avant notre retour, et nous filons à Bienne pour revoir toute la famille et rencontrer la petite puce! Vu que j’ai beaucoup de temps libre, j’en profite pour venir régulièrement à Bienne voir mon neveu et ma nièce (et leurs parents, aussi :P).
Et puis, c’est la saison des apéros et d’une riche programmation culturelle! Concerts dans le parc, baignades dans le lac, paddle et visite du Musée du Léman à Nyon, week-end à Annecy pour le mariage de ma cousine Alison, BBQ au jardin, lunch aux Bains des Pâquis, initiation au tango au MAH… Et, aussi, un peu de procrastination. Deux de mes articles scientifiques ont été acceptés durant le voyage en Ecosse (yay!), mais j’ai encore des révisions à soumettre pour un autre article, et je ne me sens vraiment pas du tout motivée.
Août
Si juillet était déjà bien rempli, août est méga giga actif! Et chaud, donc on passe beaucoup de temps au bord du lac, à barboter. Parmi les souvenirs notables: swing à la Canopée pour le 1er Août, balade pour voir l’expo “Art en Campagne” à Collex-Bossy, soirées à Ciné Transat (pour le film japonais “La famille Asada” et la merveilleuse nuit “Choréoké”!), cuisine de bons petits plats, super Aubes musicales aux Bains des Pâquis, sortie à la Pointe à la Bise (à pied et en paddle), visites à Bienne, paddle, baignades, repas entre amis et en famille, hyper chouettes Rencontres musicales celtiques de Bernex (avec bal folk et ceilidh!) et aussi une belle escapade à Sion, pour aller au Guinness Irish Festival et en profiter pour visiter Valère et son Musée d’Histoire du Valais. 🙂
Et puis c’est un mois créatif et de découvertes. Je fais de la couture avec Pilar, je teste la broderie, je dessine et peins, et on participe à une initiation à la voile avec Geneva Sailing School, durant laquelle on a pu admirer un splendide coucher de soleil! Bref, plein de beaux souvenirs. Mais il y a toujours l’ombre de la révision d’article qui me pèse. Je n’arrive pas à m’y mettre, et ça me stresse. Heureusement, ça ne m’aura quand même pas trop empêché de profiter de mon été de liberté.
Septembre
C’est le mois du retour au boulot, pour un nouveau chapitre professionnel! Me voilà toujours à HEPIA, mais en tant que collaboratrice scientifique sur un projet de monitoring du Rhône. Je suis si heureuse de pouvoir prolonger un peu mon temps là-bas, de retrouver les collègues, les projets, mon bureau et les trajets à vélo le long de la Seymaz!
Je dessine beaucoup et suis notamment un cours Skillshare qui donne des idées de sujets/thèmes à dessiner chaque jour (un de mes préférés: Bug Party! ^^’). On va au Cirque Knie avec la mère de José, au ciné pour voir le dernier “Downton Abbey”, aux Ponts-de-Martel pour admirer les tourbières et les libellules avant de passer un week-end à Bienne, et à Saillon avec des amis pour les merveilleuses Médiévales!
Octobre
Le mois d’octobre est splendide, avec plein de belles observations lors de mes trajets à vélo (les oiseaux, le ciel, la lumière…), le Festival Salamandre (sur le thème des Métamorphoses), un cours d’aquarelle sur Skillshare, de super spectacles d’impro et Afterwork au MAH, Kaamelott au cinéma, une séance photo au Salève avec mon nouveau haut libellules (cousu avec Pilar), des soirées tranquilles à préparer l’album photo de notre voyage en Ecosse, plein de chouettes moments au boulot… Sur l’incitation d’une collègue, je rejoins d’ailleurs Les Verts de Chêne-Bougeries, et je suis élue membre suppléante du Conseil municipal (ce qui signifie que je peux remplacer les conseillers municipaux Verts lorsqu’ils sont indisponibles pour un Conseil municipal ou une Commission).
Mais le temps fort de ce mois, c’est sans aucun doute notre semaine de vacances en famille en Toscane! C’était nos premières vacances tous ensemble avec les enfants et c’était super, même si ce n’était pas de tout repos. ^^
On a loué un grand appartement avec jardin pas loin de Sienne, c’était nickel. Au menu: plein de baignades (dans la mer, dans une rivière et dans une source thermale), visite de splendides villages et villes (Volterra, Sienne, Arezzo), dégustation de vin du Chianti (à Castelo di Meleto), marche à Colle di Val d’Elsa… Et on s’est régalés de glaces et de pici, miam!
Novembre
Ce mois commence avec de super soirées d’Halloween entre amis et collègues (et une Murder Party, héhé), ça faisait longtemps! La vie au boulot est très chouette: un de mes autres articles scientifiques est accepté, j’adore mes journées au labo passées à trier des échantillons de macroinvertébrés, il y a plusieurs apéros entre collègues, les Rencontres de la Faune genevoise, le 10e anniversaire de GE-21, et je m’émerveille chaque matin et chaque soir lors de mes trajets à vélo… Bref, c’est bien cool. 🙂
Outre les habituels spectacles d’impro, cours de danse et Afterwork au MAH, on arrive aussi à caser une très chouette sortie raquettes de La Givrine à La Cure (on a bien fait d’y aller dès la première neige, car les conditions d’enneigement se sont bien dégradées depuis!). On s’amuse comme des fous dans l’Escape Game de Trip Trap “Une soirée avec la Reine Vaudou”, fait en famille pour l’anni de Pilar, on visite une expo sur le plancton au Musée du Léman, et on passe encore un beau week-end à Bienne. 🙂
Décembre
Ce dernier mois de l’année a filé si vite, je ne l’ai quasi pas vu passer. J’ai l’impression d’avoir ralenti et fait moins de choses, mais d’un autre côté on a enchaîné les activités: pleeein de spectacles d’impro, festivités de l’Escalade, marché de Noël, soirées de fin d’année (danse, EMS de mon grand-père, boulot), prestation de serment au Conseil municipal (je deviens donc officiellement membre suppléante des Verts), super Escape Game de Trip Trap entre amis (“La Maison de Tonton Cornélius”, épique!)… et voilà, les vacances sont déjà là!
On passe de très chouettes moments en famille pour Noël, on se repose, on va voir “Avatar 3” avec Fintan, Pilar et DD, on profite de glander un peu… et puis on rallie Bienne pour passer les derniers instants de 2025 (et les premiers de 2026) avec Axel, Laurine, Nolan et Elowen (et Yuki, le chat!). On mange bien, on se promène dans le froid, on joue aux Duplo, on virevolte et on fait des pas chassés dans l’appart en rigolant (quand Nolan est réveillé), on joue à des jeux de société (“Escape Game Geo” — on note la légère obsession des Escape Games en tout genre en cette fin d’année ^^) et à Mario Kart (quand Nolan dort). Bref, on s’amuse bien! 🙂
“There is a sunrise and a sunset every day, and you can choose to be there for it.”
Ce mois de décembre nous a offert quelques splendides levers et couchers de soleil (puis une longue période de stratus déprimant, mais bon). Pendant la première moitié du mois, j’ai eu la chance de pouvoir synchroniser mes trajets à vélo avec ces lumineux moments si émerveillant. Comme toujours, ce sont ces petits moments quotidiens, ces petites pauses pour respirer, admirer, inspirer, qui rendent la vie si belle jour après jour. On ne peut pas toujours être en trek, en vacances ou en congé sabbatique, mais on peut choisir de voir la beauté dans chaque journée. ♥ Ça me fait d’ailleurs penser à un bref moment de fin d’été. Un jour, alors que je rentrais à la maison à vélo, j’ai aperçu un pré-ado et une adulte sur Grange-Falquet, les yeux tout brillants d’émerveillement: ils observaient un caloptéryx qui voletait le long d’une haie. Je me rappelle que ça m’avait fait tout chaud au coeur de voir ces gens fascinés par une libellule, et j’avais pédalé le reste de mon trajet avec un grand sourire aux lèvres. 🙂
En décembre, José et moi sommes d’ailleurs allés voir le nouveau film de Vincent Munier, “Le Chant des Forêts”. Un grand moment d’émotion et, justement, d’émerveillement. Je recommande vraiment ce film, magnifique, qui lutte contre l’indifférence face à la nature et invite à vraiment ralentir et se laisser toucher par la beauté qui nous entoure. Il y a quelques années, dans un documentaire, Vincent Munier avait d’ailleurs cité cette phrase que j’aime tant et à laquelle je pense régulièrement: “Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais par manque d’émerveillement.” Dans un contexte vraiment déchirant à l’échelle mondiale en termes de droits humains, d’environnement et de géopolitique, je trouve que ce sont les petits moments quotidiens d’émerveillement et de gratitude qui aident à donner du sens au monde et à la vie. Une belle lumière, un beau rouge-gorge, un bon repas, un beau regard, un peu d’espoir. ♥
***
Et voilà, on approche de la fin de cette rétrospective, enfin. 😉 Quelle année, 2025! Un très bon cru, en ce qui me concerne. La fin tant attendue de mon doctorat; la réalisation d’un rêve avec notre trek en Ecosse, qui aura été une période si heureuse, si belle; le début d’un nouveau chapitre professionnel avec mon poste de collaboratrice scientifique; la naissance d’Elowen, venue agrandir la famille, et justement tous ces beaux moments passés en famille, remplis de rire et de joie (et de bouffe)! C’est aussi l’année où j’ai renoué avec ma fibre artistique, en écrivant davantage (grâce au trek, notamment), reprenant plus régulièrement la photo, commençant l’aquarelle et prenant plus de temps pour dessiner et tester de nouveaux trucs en général (comme la broderie). Je me sens si satisfaite de là où je me trouve, et pleine d’enthousiasme et d’énergie pour l’année à venir. ♥
Vous croyiez que c’était fini?! Eh non, haha! Une rétrospective ne serait pas complète sans mes petits bilans “Salève, baignade, lecture”. En 2025, j’ai tout juste réussi à gravir le Salève 12 fois (deux fois en avril et en décembre, pour compenser les deux mois en Ecosse). J’aime toujours autant cette petite tradition de “un Salève par mois” et je compte bien continuer les années prochaines. J’adore aussi la récente addition de “une baignade par mois”, et le challenge a été largement réussi en 2025: plus de 32 ploufs en eau libre! Davantage en été, c’est sûr, mais on a bien tenu le coup toute l’année et j’aime de plus en plus la nage en eau froide. Niveau lecture, j’ai continué sur ma lancée de 2024 et lu encore un peu plus: 23 livres. J’ai renoué avec la fiction et j’ai lu davantage de romans, même si mon genre favori reste les mémoires britanniques de “Nature Writing”, héhé (mention spéciale à “Moderate becoming good later”, de Toby & Katie Parr, qui m’a fait pleurer à chaudes larmes dans l’Eurostar).
“Supergirl” bonus 😉
Et voilà, félicitations si vous êtes arrivés au bout de cette rétrospective quasi interminable. 😉 Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une lumineuse année 2026 remplie d’émerveillement, d’amour, de rire et d’espoir! ♥