Bonjour!
C’est parti pour la suite de la rétrospective écossaise de 2025. Puisque la Diagonale écossaise est désormais close, j’ai changé le libellé du titre (de “Scottish Diagonal” à “Scot25”, sur le modèle de mes autres rétrospectives de vacances), mais je continue avec la numérotation, vu que c’est tout de même le prolongement du même voyage.
Après une deuxième nuit à Durness (un peu bof, on ne se sentait de nouveau pas en forme), on s’est réveillés peu après 6h30 pour plier bagage. Par chance, il ne pleut pas et la tente est sèche, yihaa! Autre coup de bol: il reste pile deux tranches de cake à la banane au Breakfast Bar du camping. Le serveur, un Allemand sympa rencontré la veille (et qui voulait vivre la “van life” en Europe mais a fait l’erreur de commencer par l’Ecosse et a tellement aimé le pays qu’il n’est jamais reparti ^^), nous offre même deux petites bouteilles d’eau pour la route. Eh oui, car ce matin-là, on embarque dans le bus pour Inverness.
L’ambiance dans le bus est très sympa, on sent que c’est vraiment une “lifeline” locale. La chauffeure connaissait tous les locaux et leur tapait la causette, c’était chouette. Pendant le trajet, j’admire le paysage — aussi car les “winding roads” me rendaient un peu malade. Kinlochbervie, Loch Stack, Lairg… on est passés par plein d’endroits déjà traversés lors du trek ou de précédents voyages. On observe plein d’oiseaux depuis le bus, dont un grand corbeau, un vanneau huppé et au moins un aigle royal!
A midi, nous voici à Inverness, et cinq minutes plus tard, au Travelodge où on a réservé pour deux nuits (on n’avait rien trouvé de mieux, et on ne recommande pas spécialement ^^). On pose nos affaires dans la chambre puis on va manger chez Wild Wee Pancakes, où on se gave de délicieuses crêpes salées et, grosse erreur qui nous a valu d’être en coma digestif pour le reste de la journée, de pancakes et gaufre en dessert. On a clairement eu les yeux plus gros que le ventre. ^^



L’après-midi, on va à Leakey’s Bookshop, que je rêvais de visiter depuis un moment. Il s’agit de la plus grande librairie de seconde main d’Ecosse. Elle se trouve dans une ancienne église gaélique et le cadre est incroyable, avec plein de livres, cartes et illustrations, certains vieux de plus de 100 ans. On passe un bon moment à parcourir les rayons, même si on sait qu’on n’a pas la place d’acheter quoi que ce soit.





On a passé le reste de l’après-midi à faire des courses. On fait le tour des “Outdoor shops” pour des plats lyophilisés (on cherchait des Real Turmat, en vain, mais on a trouvé des plats Expedition Food, bons aussi), une nouvelle poche pour l’eau à filtrer (notre “bladder” a des fuites malgré les super réparations de José, au scotch) et une banane Cotopaxi pour accéder plus facilement à mon natel et à l’appareil photo. On passe ensuite chez Waterstones pour acheter un nouveau carnet (j’arrive au bout du premier), des stylos et… le guidebook et la carte du Skye Trail, notre prochain trek. Eh oui, vu qu’il nous reste du temps avant de rentrer en Suisse, on a décidé d’enchaîner avec une autre randonnée longue distance!





C’est toujours difficile pour moi de rentrer dans un Waterstones sans acheter de bouquin. Tout est si beau et coloré, et leur choix de livres sur l’Ecosse et de Nature Writing est toujours impressionnant! Mais bon, j’ai résisté cette fois-ci… ^^




On traverse aussi le Victorian Market, très joli. On visite quelques petites boutiques mais on ne trouve rien dont on a besoin (pas sûr qu’une épée serait très utile sur le Skye Trail ^^).



Après un passage au Co-op pour se ravitailler en snacks et porridge, il est déjà 16h passées et on retourne à l’hôtel pour se reposer un peu. On n’est pas fan de shopping, et on est crevés par notre après-midi. ^^’


A 18h30, on part retrouver Alex et Carmen (nos amis australiens rencontrés sur le CWT) au Food Court du Victorian Market. L’ambiance y est très chouette, il y a même de la musique live — et c’est plein, le lieu a clairement du succès.


On mange, puis on prend la direction de Hootananny, un pub connu pour sa musique live — on m’a demandé mon âge à l’entrée, ça faisait longtemps, mouhaha (mais je n’ai quand même pas eu besoin de montrer mon ID ^^). On passe une super soirée à boire des bières et écouter de la musique. Le groupe de ce soir-là s’appelle Tuath (qui signifie “nord” en gaélique), mené par Blair Teska (au piano et à l’accordéon) et avec un joueur de fiddle hyper talentueux. Une chanteuse gaélique présente dans le public est montée sur scène pour deux chansons, c’était génial. On a aussi eu droit à des reprises folk de Jurassic Park et Avicii, haha.




Puis on retourne à l’hôtel, je ne me sens pas en super forme et j’ai besoin de me reposer. José cire nos chaussures (qui étaient devenues si rigides ^^) pendant que j’écris dans le carnet, mais je ne suis pas satisfaite de mes nouveaux stylos — la quête allait donc continuer le lendemain… ^^
Le récit du jour suivant dans mon carnet commence donc par ces mots: “Bonne nouvelle: j’ai trouvé mon stylo préféré, le Pitt Artist Pen 0.1 de Faber-Castell, donc tout va à nouveau pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, haha”. J’étais en effet tellement déçue des stylos achetés la veille que j’ai dû me résoudre à acheter un “manga set” de quatre stylos pour trouver celui que je voulais, qui n’était pas vendu individuellement. ^^



Bref, pour ce deuxième jour à Inverness, on a fait la grasse mat’ puis on a bougé au Food Court du Victorian Market pour manger des pâtes vers 13h. Commence ensuite la quête pour les derniers trucs qui nous manquent: des Compeed, les fameux stylos (finalement trouvés chez Waterstones), et la mission, jusqu’ici impossible, de refaire notre stock de mélange de noix. On est même allés dans d’immenses Marks & Spencer et Morrison’s mais on est ressortis bredouille. Il y avait des dizaines et dizaines de choix pour des chips, mais pas un seul paquet de noix sans sel ajouté. On est aussi tombés sur un rayon ultra coloré de “gâteaux de fête”, qui se conservent hors frigo pendant des semaines. Je n’ose pas imaginer ce qu’il y a dedans, ça faisait ultra chimique… Ma frustration s’exprime dans le carnet: “C’est fou comme c’est difficile de trouver des snacks sains dans ce pays…”


On passe ensuite chez Perk Coffee + Doughnuts pour… un café et un donut (sans surprise, haha), mais il n’y a ni table de libre (pour écrire) ni WiFi (pour sauver mes photos, car le WiFi du Travelodge est inutilisable, alors qu’on a payé un supplément pour y avoir accès… José s’est même retrouvé vingt minutes au téléphone avec leur service IT, en vain ^^), donc on va se poser plus longuement au Café de Paulo du Victorian Market.
J’écris une carte à mes parents – qui ont le plaisir (?), après chaque grosse étape de trek, de recevoir les trucs dont on n’a plus besoin, genre cartes, guides, et même “chaussettes trouées mais qu’on ne veut pas jeter car on a l’espoir de pouvoir mieux les rapiécer dans le futur”. ^^’ Je joins à chaque fois une carte achetée sur place, for good measure. Avant d’inclure dans le colis les stylos du “Manga set” dont je n’ai pas besoin pour le trek, j’ajoute un petit dessin à la carte: un phoque et un macareux en vol, inspirés de notre soirée à Kearvaig. Ça me fait plaisir de dessiner et de tester mes nouveaux stylos, héhé.


A 16h30, le café ferme et on retourne à l’hôtel se poser un moment avant de ressortir pour manger. On longe la rivière Ness jusqu’au Waterside Restaurant, qu’on avait réservé car le menu, bien qu’un peu cher, changeait des fish & chips et burgers habituels (dont on avait eu notre dose) et donnait vraiment envie. Pas de bol, c’est la Fête des pères et il y a donc un menu spécial (ce qui n’était pas précisé quand on a réservé). Au choix: fish & chips ou burger. Raaaaaaaah. Sur le moment, on en a vraiment marre d’Inverness, entre l’hôtel au WiFi payant mais pourri, les magasins mal fournis, les retours de flamme des voitures (fidèle à nos souvenirs de 2021, Inverness est bourrée de voitures ultra bruyantes), les feux piétons hyper longs… Bref. On passe quand même une bonne soirée, avec une bonne entrée (un délicieux Scotch egg) et un bon dessert (apple pie) et, surtout, la bonne compagnie (même que le resto était si bruyant, c’était crevant!).



Puis retour à l’hôtel pour notre dernière nuit à Inverness, qui n’est décidément pas notre ville de prédilection. On ne tient pas en place et on a hâte de recommencer à marcher, de retrouver la liberté et les grands espaces de l’Ecosse rurale…
Et voilà, c’est la fin de cet article, long en texte et pauvre en photos. Dès le prochain épisode, on sera sur l’île de Skye, avec ses paysages époustouflants et, donc, pleeeeein de photos. 😉
Je suis aussi occupée au montage d’une vidéo sur la Diagonale écossaise, donc je vais réduire le rythme de publications sur le blog, en essayant de poster quand même une fois par semaine.
A bientôt! 🙂

