Scot23#4 Borders Life

Bonjour tout le monde!
C’est parti pour la suite de la rétrospective écossaise 2023. Après quelques jours à Edimbourg (notamment pour passer à l’Edinburgh Napier University et récupérer du matériel pour mon travail de terrain), nous avons pris la direction des Borders. C’est dans le coin d’Eddleston, à une petite heure au sud de la capitale, que nous avons passé la majorité de mon séjour de recherche.

Notre “home away from home” était Nether Linnfall. Wendy et Jeremy, les proprios, ont transformé l’étage supérieur de leur maison en appartement et le louent sur AirBnB. On a été vraiment super bien accueillis et on n’aurait pas pu rêver mieux comme base dans la région. L’endroit était bucolique, avec un grand jardin, et on s’est super bien entendus avec Wendy et Jeremy. On leur a d’ailleurs déjà rendu visite depuis cet été 2023.

La première chose qu’on a vue en arrivant, c’est un panneau “Attention Eléphant”. Wendy et Jeremy ont tous deux grandi et vécu dans plusieurs pays d’Afrique, et leur maison est truffée de jolis clins d’oeil à ce continent et à leurs vies d’avant.

Le jardin était vraiment superbe. Lorsque Wendy et Jeremy se sont installés ici, il y a une vingtaine d’années, il n’y avait quasi rien et ils se sont attellés à réensauvager le terrain. Ils ont notamment créé un étang, héhé, ce qui était très pratique pour moi pour voir s’il y avait de l’activité libellulesque. Mais je ne vais pas parler de mon terrain ici, je ferai plutôt un article dédié bientôt (vous vous doutez que j’ai plein, plein, plein de photos)!

Avoir cet espace sur le pas de notre porte était vraiment super. On se faisait généralement une petite balade pour commencer ou finir chaque journée, et quand je n’étais pas sur le terrain et que la météo le permettait, on mangeait aussi dans le jardin à midi, sur un banc surplombant l’étang.

Le cadre était idyllique pour travailler. J’étais à max 20 minutes en voiture des étangs que j’étudiais. Lorsque la météo n’était pas propice au terrain ou que j’avais d’autres tâches à effectuer, je bossais à une petite table du salon, avec vue sur le jardin. José, lui, avait carrément un vrai bureau dans la deuxième chambre (et on était venus équipés, avec un deuxième écran d’ordinateur et une station d’accueil).

On s’est très vite sentis chez nous à Nether Linnfall — on est toujours épatés à quel point on se crée rapidement des petites routines et habitudes. Par exemple, les jours de terrain, José m’accompagnait jusqu’au bout du chemin pour m’ouvrir le portail puis retournait à pied à la maison. Quand on prenait la voiture ensemble, c’est moi qui faisais la “danse du portail” (danser pour ouvrir et fermer le portail, un des petits plaisirs de la vie, huhu).

Et puis, il y avait nos voisins poilus! Wendy et Jeremy ont deux adorables chiens: Pip et Willow. A chaque fois qu’on revenait à la maison, ils se pressaient vers la voiture pour recevoir des papouilles sitôt la porte ouverte. Quel super accueil! 🙂

Il y a plusieurs projets de reforestation dans la région, dont un sur le pas de notre porte! Des arbres indigènes ont commencé à être plantés sur un large terrain adjacent à Nether Linnfall en 2011. Wendy et Jeremy sont bien sûr impliqués, et un groupe de bénévoles (les Lothians Conservation Volunteers) vient régulièrement pour aider. On les a parfois rejoints quand on était dispos et c’était très sympa (et pas seulement parce que Wendy prépare de délicieux brownies pour les bénévoles, héhé)!

Quand on y était, la tâche principale consistait à retirer les tubes placés autour des petits arbres lors de la plantation, pour les protéger des herbivores. Il était temps, car ça devenait serré pour certains troncs d’arbres qui avaient sacrément poussé. Ces tubes-là sont en plastique, et ça demande pas mal de main-d’oeuvre de les enlever et rassembler. On en voit beaucoup en Ecosse, car il y a pas mal de projets de reforestation, mais on a l’impression que les tubes sont parfois abandonnés sur place, ou laissés trop longtemps…Des réflexions sont en cours pour trouver des solutions alternatives plus naturelles. On triait aussi les bouts de bois ayant servi de tuteurs, car ceux qui sont en bon état sont réutilisés pour d’autres projets.

C’était très chouette de passer la journée dans le woodland. On faisait plein de belles découvertes et observations: des oiseaux, des araignées, des nids d’abeilles ou guêpes sauvages, des fleurs et mousses ayant poussé dans les tubes…

C’est fou de voir comme les arbres poussent vite quand les conditions sont bonnes. Je me réjouis de retourner dans le coin dans le futur pour voir l’évolution!

Wendy et Jeremy sont aussi impliqués dans un autre projet de reforestation et renaturation: Leadburn Community woodland. Ce terrain est une ancienne plantation commerciale qui a été rachetée par la communauté en 2006. Depuis, des travaux de reforestation, renaturation d’une tourbière et création d’étangs ont été entrepris. Wendy est la présidente du groupe et a même reçu un prix de Tweed Forum en 2023 (elle m’a accusée d’être à l’origine de sa nomination, mais je n’y étais pour rien ^^).

C’est aussi un très chouette coin de balade pour les habitants. On y est allés un soir avec José pour une petite promenade, et de mon côté j’y suis allée aussi plusieurs fois car j’étudiais deux étangs du site. Là encore, c’est inspirant de voir comment une ancienne monoculture peut être transformée en une mosaïque d’habitats divers. Les quelques épicéas qui subsistent sont vendus comme sapins de Noël chaque année.

Notre premier samedi soir dans le coin, on a rejoint le village d’Eddleston à pied depuis Nether Linnfall, pour aller manger au pub. On a traversé la forêt nouvellement plantée avant d’emprunter une ancienne “Drove road”, soit un chemin qui était autrefois utilisé par les bergers pour amener le bétail au marché.

L’élevage de vaches et moutons est une des activités principales de la région, et on a croisé plein d’agneaux et de veaux (dont certains avaient l’air d’être nés le jour même).

On a aussi traversé de superbes sous-bois dans lesquels j’avais déjà vagabondé lors de ma première semaine de terrain. Il y a même un coin qui s’appelle “Swiss Cabin Woods”! ^^

On a finalement débouché sur “The Barony”, un hôtel-château qui abrite la fameuse “Great Polish map of Scotland”, une immense carte en relief créée par le Polonais Jan Tomasik. C’est impressionnant, même s’il vaut mieux être un oiseau pour pouvoir l’admirer dans toute sa splendeur. Je vous laisse aller sur Google ou l’article Wikipédia dédié pour une vue du ciel (et aussi pour avoir une meilleure idée de sa taille!)

The Great Polish map of Scotland

On est arrivés au “Horseshoe Inn” pile à l’heure de notre réservation. C’est le seul pub-resto du village et il est vraiment chouette: bons plats, bonne bière, bon cidre, bon whisky et bon service. Et une “Ladies Room” avec fauteuil, bibelots et papier peint “ananas” dans les toilettes, haha. J’aime bien les toilettes de pub en Ecosse car on y trouve souvent de la crème pour les mains. ^^

Puis c’était l’heure de marcher les 5 km et quelque du retour, au crépuscule. On a croisé des moutons indifférents, deux lièvres et des oiseaux non identifiés, et on a admiré un splendide lever de lune. Elle était pleine, immense et orange vif. C’était magnifique.

Outre le pub à Eddleston, il y avait aussi un café au bord de la route principale, le “Scots Pine café”, où on allait parfois manger à midi. L’ambiance était super sympa et c’était tout à fait le genre d’endroit où on se verrait bien devenir des habitués si on résidait dans le coin. Mais la plupart du temps, on se faisait des bons petits plats à la maison, bien sûr. L’Ecosse nous a un peu déteint dessus, et quand on est là-bas on se fait plaisir avec du haggis et des breakfast rolls. ^^

On se laissait aussi inspirer par ce qu’il y avait de dispo dans le potager de Wendy et Jeremy, auquel on avait accès. Les petits pois frais, qu’est-ce que c’est bon! 🙂

Un jour, on a entendu un fort bourdonnement. Des abeilles essayaient d’emménager sous le toit de la maison, juste à côté de la porte d’entrée. J’en ai profité pour sortir le macro (qui était de toute façon tout le temps dehors, du fait de mon terrain libellules ^^). Une des abeilles avait l’air de toquer à la vitre pour rentrer, haha.

Heureusement, elles ne se sont finalement pas installées là, mais c’était une expérience impressionnante, comme en témoigne la petite vidéo prise ce jour-là. Je n’avais jamais vu autant d’abeilles en même temps!

D’autres créatures volantes habitent à Eddleston: des fées! On aura juste vu leurs maisons, qui sont dispersées dans un petit “Fairy wood” pas loin de l’école primaire.

Nous logions à une dizaine de minutes en voiture de Peebles, une petite bourgade qui a obtenu le statut de “Royal Burgh” en 1367 (ce qui lui conférait des privilèges commerciaux). Aujourd’hui, c’est une sympathique petite “ville” au bord de la rivière Tweed.

Un vendredi ensoleillé en fin d’après-midi, on est allés faire une petite balade de 6 km et quelque le long de la Tweed. C’était vraiment bucolique!

En contrebas du château de Neidpath, on a trouvé un chouette endroit où se baigner. L’eau était même bonne! On a pataugé un moment en observant les petits poissons et les exuvies de plécoptères sur les rochers et rives.

On a vu plusieurs familles se baigner sur d’autres “plages” plus proches de Peebles, et on a croisé des groupes de (pré)ados qui venaient flâner au bord de la rivière après l’école. C’est vraiment un chouette coin où il fait bon vivre. 🙂

Les méandres tranquilles alternaient avec de mini rapides et les bordures de chemin débordaient de fleurs sauvages (et, parfois, de rhubarbe!).

Le chemin nous a ensuite menés un peu dans les hauteurs et dans des sous-bois tapissés de shamrocks et fougères dans lesquels on n’aurait pas été surpris de voir passer un vélociraptor! (Mais on aura juste vu un bébé chouette mort, vraisemblablement tombé du nid, beuh.)

Puis notre boucle nous a ramenés à Peebles, où nous avons mangé une pizza chez “Franco”, un autre resto où on est devenus des habitués. A la fin de notre séjour, les serveurs et le proprio nous reconnaissaient et savaient ce qu’on faisait dans le coin, héhé. Le menu comportait plusieurs pizzas avec du maïs, ce qui me faisait très plaisir car je mets toujours du maïs sur mes pizzas maison, et certains de mes collègues trouvent ça ultra bizarre. ^^

Peebles, malgré sa petite taille, est une bourgade plutôt vivante. Il y a plusieurs cafés et restos, une église transformée en salle de théâtre et plein de boutiques indépendantes très sympas. On a notamment acheté du whisky pour l’anni d’Axel chez Villeneuve Wines, une bonne boutique d’alcool au nom bien francophone.

José m’a également offert des boucles d’oreilles en Harris Tweed qui venaient d’une boutique d’artisanat que j’avais envie de dévaliser tant tout était beau! Ça a inspiré ma fibre créative, et j’ai pas mal dessiné durant le séjour (surtout sur la tablette), parfois accompagnée de Tom-Tom, un nouveau compagnon poilu adopté pendant nos vacances. 😉

La région autour de Peebles est aussi connue pour ses événements cyclistes. En août 2023 se tenait par exemple un championnat mondial de mountain biking et le coin était en effervescence! On a personnellement pas assisté aux courses, mais on a croisé des cyclistes suisses dans un café, haha!

On n’a pas fait de vélo pendant notre séjour dans les Borders, par contre on a gonflé le paddle plusieurs fois! La sortie la plus mémorable a eu lieu un mercredi soir de juin. C’était une semaine stressante, je bossais à fond sur ma présentation pour une conférence à Newcastle la semaine suivante et j’avais hyper mal au dos et à la tête. A 20h30, pour changer d’air, on a roulé jusqu’à Gladstone reservoir, à seulement dix minutes de voiture de la maison, pour un beau “sunset paddle”. La lumière était splendide, et l’eau si bonne. On a fait le tour d’une belle île couverte de pins, en bataillant parfois contre le vent. De quoi bien changer les idées! Le clou de sortie: les oiseaux! On a vu des vanneaux huppés, des huîtriers-pie, une famille de colverts avec plein de canetons, des oies et, pour notre plus grand bonheur, un couple de balbuzards en train de pêcher. 😀

En regardant ces photos, on a l’impression qu’il faisait tout le temps beau, mais on a quand même eu un peu de pluie (surtout en août, par contre c’était une année record niveau sécheresse en mai-juin). Notre destination favorite lors des week-ends pluvieux était Galashiels, une petite ville à 40 minutes en voiture de Peebles. On y trouve plusieurs musées, un cinéma, et il y a même une gare! On y a notamment visité Old Gala House, une belle bâtisse data de 1583 qui est désormais un musée/galerie d’art. On a aussi testé un chouette café vegan (qui aime prendre en photo les clients poilus, avec un mur de photos de chiens, ce qui me rappelait mes activités d’enfance avec Anaëlle, haha, quand on prenait en photo les chiens dans la rue pour en faire des albums ^^) et on a même vu “Barbie” au cinéma, haha.

Mais pour nous, ce qui rend Galashiels incontournable, c’est la Great Tapestry of Scotland. Il s’agit d’une collection de 160 panneaux brodés par 1000 “stitchers” bénévoles et qui racontent 420 millions d’années d’histoire écossaise. Franchement, on a adoré cette expo bien plus que ce qu’on pensait! On est arrivés deux heures avant la fermeture du musée, en se disant que c’était large, et bien non, on a dû être poussés dehors car on n’avait plus envie de partir! ^^’

Les panneaux comportent tellement de détails et de textures différentes. Ça donnait envie de se mettre à la broderie! J’ai juste mis quelques photos ici (avec plein de plantes et animaux, oui, je suis biaisée ^^) mais j’aurais pu en mettre bien plus!

Durant notre séjour, j’ai profité d’être au pays de Vivo Barefoot pour commander une paire de chaussures de trail (grosse arnaque: il y avait moins de choix de couleurs qu’en Europe et je me suis retrouvée avec des chaussures blanches avec accents bleu-vert pastel, génial pour marcher dans la boue ^^). Je les ai étrennées lors d’une sortie improvisée de plus de 9 km et 150 m de dénivelé.

C’était plutôt de la course-marche, car je m’arrêtais tous les 100 mètres pour prendre une photo, haha. J’étais partie complètement au pif, inventant mon itinéraire au fur et à mesure, et ça m’a fait découvrir de chouettes coins.

Mes pieds m’ont menée jusqu’au Portmore reservoir puis de retour à la maison.

Pour notre dernière semaine dans les Borders, on a dû quitter Nether Linnfall, à regret (l’AirBnB était déjà réservé pour ces dates-là quasi une année à l’avance, par des gens venant assister aux championnats de mountain biking). Pour ces derniers jours de terrain, on avait donc trouvé un autre logement à dix minutes de là, à Windylaws. Il s’agissait d’un petit cottage dans une ferme sur une colline.

C’était moins cosy que Nether Linnfall, et moins bien équipé. Il n’y avait par exemple qu’une minuscule table ronde (ok pour manger, mais pas assez grand pour bosser à deux, heureusement que j’étais sur le terrain tous les jours), et il fallait s’asseoir sur le bord de l’évier pour atteindre la fenêtre de la cuisine, haha. ^^ Mais c’était bien situé pour nos besoins, et ça a très bien fait l’affaire pour une semaine (même si on aurait préféré pouvoir rester à Nether Linnfall jusqu’au bout du séjour, évidemment).

La fameuse fenêtre pour géants ^^

Le cadre était tout de même sympa, au milieu des prés, et avec une belle vue sur les collines environnantes. Il y avait également une télé, et c’était intéressant de découvrir des programmes britanniques qu’on ne connaissait pas, dont “The Yorkshire Vets”, une émission de télé-réalité du style “L’hôpital des animaux” (que j’adorais regarder quand j’étais petite, et qui suivait la vie quotidienne dans un hôpital vétérinaire de Zurich). Mais on n’a pas regardé grand chose d’autre, car le nombre de publicités au UK est infernal. ^^

Pour une de nos dernières soirées dans le coin, on a décidé de marcher à nouveau jusqu’au pub d’Eddleston. Il y avait des sentiers et portails tout le long, jusqu’à une centaine de mètres du village, où on s’est retrouvés coincés (il y avait un sentier indiqué sur OS maps, mais visiblement ce n’était plus d’actualité). On a galéré à trouver un passage et on a finalement dû passer par-dessus des barbelés avant d’arriver au resto juste à temps pour notre réservation! Pour le retour, après un délicieux repas, on a plutôt emprunté le nouveau chemin piéton/cycliste qui relie Eddleston à Peebles (et qui est sympa, mais du coup on a ensuite dû remonter jusqu’à la ferme en empruntant la route, ce qui est moins agréable que les prés).

Et voilà, quelques jours plus tard, c’était déjà le moment de dire au revoir aux Borders, pour aller passer les deux dernières semaines de mon séjour de recherche à Edimbourg.

Et voilà, c’est la fin de ce long article “melting pot” sur notre temps passé dans les Borders. J’y ai regroupé un peu toutes les anecdotes trop petites pour justifier un article à elles toutes seules, mais j’ai bien sûr plein d’autres aventures à raconter et qui feront l’objet d’autres articles: des visites de monuments historiques, une jolie rando, mon travail de terrain, un week-end dans le Fife… Et aussi notre passage à Newcastle pour une conférence ainsi que, cerise sur le gâteau, nos trois semaines de vacances entre mes deux campagnes de terrain! Bref, cette rétrospective écossaise 2023 n’en est qu’à ses débuts! 🙂

Merci à celleux qui ont tenu jusqu’à la fin de l’article, et à bientôt pour la suite!

Scot23#3 En mai, visite l’île de May!

Bonjour tout le monde!
Aujourd’hui, pour la suite de la rétrospective écossaise 2023, je vous emmène sur l’île de May, où nous avons passé une magnifique journée avec Mathilde et Jonathan. Cette île se trouve dans le Firth of Forth et est aujourd’hui une réserve naturelle, connue pour ses colonies d’oiseaux marins et, notamment, de macareux!

Cette journée a commencé par un peu de route direction le Fife. Après une traversée du Forth Bridge, et plein de champs de colza et villages bucoliques défilant par la fenêtre, on arrive à Anstruther, où on a juste eu le temps d’avaler un sausage roll avant d’embarquer sur le “May Princess”.

Il y avait pas mal de vent, et donc de houle, mais la traversée s’est bien passée. Très vite, on a vu des fous de Bassan flottant sur les flots, puis des razorbills, puis des puffins! On était super enthousiastes, comme à peu près tout le monde sur le bateau, dont un petit garçon qui avait un puffin en peluche prénommé “Poofin”. On a vu des phoques gris se prélassant sur des rochers, puis on a débarqué au paradis des oiseaux.

En arrivant sur l’île, tout le monde doit désinfecter ses chaussures en marchant sur un tapis, par précaution pour éviter les épidémies de grippe aviaire. L’Ecosse a vu une recrudescence de ce virus ces dernières années, avec des effets dévastateurs sur certaines colonies. Pour les intéressés, la photographe Rachel Bigsby a documenté le phénomène dans une série de photos poignantes.

Des huîtriers-pie à l’accueil

Une fois débarqués et les pieds désinfectés, on commence par aller voir le sud de l’île. Celle-ci est couverte de fleurs, lui donnant un bel air printanier.

On arrive rapidement au bord des premières falaises, qui sont en effervescence. Ça grouille de macareux, razorbills, kittiwakes, goélands, guillemots et cormorans.

Il y a des nids partout, et on aura vu plein d’oeufs, ainsi que de jeunes cormorans.

J’adore les teintes jaunes ponctuant la vie de l’île. Le lichen couvrant les rochers. Les joues/becs des cormorans. L’intérieur de la bouche des razorbills.

J’ai pris énormément de plaisir à prendre plein de photos, mais je trouve les colonies d’oiseaux difficiles à photographier. Il y a plein de mouvement et d’agitation, et tant de choses à regarder de tous côtés. Je vous invite vraiment à aller voir le travail de Rachel Bigsby, car elle maîtrise magnifiquement le sujet.

Au sud-ouest de l’île, on voyait bien Bass Rock et North Berwick Law, qui amènent un peu de relief à la région d’East Lothian.

Les puffins, les phoques, la beauté de la côte… C’était vraiment une magnifique balade. On n’avançait pas vite, s’arrêtant tous les trois pas pour admirer un oiseau ou le paysage. Et heureusement qu’on marchait lentement, car il fallait faire attention où on mettait les pieds! Les femelles d’eiders à duvet qui couvaient étaient si immobiles et bien camouflées qu’on les apercevait souvent au dernier moment, à deux pas du sentier.

On a longé la côte ouest en direction du nord et on a pu admirer de beaux “stacks” s’élevant dans la mer. Presque chaque recoin de falaises est occupé par un oiseau, c’est vraiment fou, et la roche foncée est éclaircie par tout le guano.

On s’est aussi progressivement rapproché du phare, qui a été conçu par Robert Stevenson et date de 1816. L’île est aussi parsemée de superbes murs de pierre recouverts de lichen qui ajoutent encore un peu plus de couleur au lieu.

Un groupe d’eiders

Comme vous pouvez le voir, j’ai vraiment pris plein, plein de photos, ce qui n’était pas toujours facile vu le vent. D’ailleurs, ce dernier rendait aussi la tâche difficile aux oiseaux prenant leur envol. J’ai passé un moment à essayer de les capturer en vol, et j’ai obtenu quelques résultats avec les kittiwakes et razorbills.

J’aime particulièrement le style un peu comique des razorbills, surtout lorsqu’ils ont les pattes écartées.

Des oiseaux tournaient toujours au-dessus de nos têtes, et j’ai pris aussi quelques photos du paysage, même si c’était difficile d’éviter les photo-bombings de volatiles! 😉

A l’écart des flancs de falaises, les étendues plates de l’île sont également truffées de nids. Ci-dessous, on peut voir une myriade de goélands en train de couver au milieu des fleurs… et il faut ajouter à ceux-ci tous les oiseaux qu’on ne distingue pas de loin, comme les eiders si bien camouflés.

J’ai eu plus de peine à capturer le vol frénétique des puffins. Voici les seules trois photos “potables” que j’ai conservées:

Les sentiers balisés du centre de l’île nous ont fait passer très près des nids de goélands. Certains couvaient même directement au milieu du chemin, et il y avait des petits drapeaux numérotés pour mieux repérer les nids et les éviter.

On a finalement dépassé le phare et atteint le nord de l’île. En plus des oiseaux, on y a vu plusieurs lapins!

Mais surtout, on a croisé une “crèche” d’eiders, soit plusieurs femelles avec leur groupe de canetons. C’était vraiment beaucoup trop chou.

Puis le sentier nous a menés vers un autre coin de falaises où on a encore pu bien observer des razorbills et puffins.

J’ai même vu quelques puffins avec le bec rempli de “sandeels”, leur proie de prédilection. J’imagine qu’il y avait des petits “pufflings” à nourrir, bien à l’abri dans leur terrier.

Puis c’était l’heure de retourner à l’embarcadère (après avoir à nouveau désinfecté nos chaussures) et de retourner à Anstruther, puis à Edimbourg, après une merveilleuse excursion sur l’île de May! C’est vraiment un super endroit, et en plus facilement accessible depuis la capitale.

J’ai quelques petits clips vidéos de razorbills et puffins. Je les partagerai ici si je trouve la motivation de les éditer un jour. 😉

A bientôt pour la suite de la rétrospective, qui nous amènera dans les Borders!

Scot23#2 Bonjour Edimbourg!

Salut tout le monde!
Aujourd’hui, je vous emmène à Edimbourg pour reprendre la rétrospective écossaise 2023. C’est en effet là que nous avons passé nos premiers jours de ce grand séjour en Ecosse. On logeait chez nos amis Mathilde et Jonathan, qui nous accueillaient chez eux pour la deuxième fois (ils nous avaient déjà hébergés brièvement en octobre 2021!). 🙂

Ce n’était pas une semaine de vacances, mais de télétravail. Je devais notamment finaliser les préparatifs pour mon étude: fiches de terrain, plannings, cartes, autorisations… Un jour, je me suis rendue en voiture au campus de Sighthill de l’Edinburgh Napier University, l’institution partenaire de mon séjour de recherche. Ce campus est de l’autre côté de la ville, et avec le trafic j’ai mis 40 minutes pour couvrir 7 miles…! Mais c’était nécessaire car j’avais pas mal de matériel à ramener (bacs, caisse, filet à macroinvertébrés, bidon d’alcool… Je n’aurais clairement pas réussi à tout transporter en bus!). J’ai aussi pu rencontrer Jennifer, mon encadrante principale, et d’autres doctorants de l’uni, c’était très chouette. Les autres jours, José et moi avons principalement travaillé depuis le salon de Mathilde et Jonathan (encore merci!!).

La météo était splendide et on profitait des longues soirées de mai pour aller se promener après le travail. Surtout qu’on était à deux pas de Holyrood Park, un vrai bonheur! On passait quasi tous les jours devant Dunsapie Loch, peuplé de bernaches, cygnes et colverts.

Un soir, on a gravi Arthur’s Seat avec Jonathan. La dernière fois que José et moi y étions montés, c’était en novembre 2016 et le sentier était gelé par endroits. L’atmosphère était bien différente cette fois-ci, au soleil et entourés des ajoncs en fleur. 🙂

La vue était bien dégagée de tous côtés. Vers l’est (nord-est), on distinguait notamment très bien Bass Rock et North Berwick Law. Au sud (sud-ouest), les Pentlands s’élevaient dans le paysage (on voyait même un genre de piste de ski au revêtement artificiel). Au nord, le Firth of Forth était d’un bleu resplendissant (et on voyait bien l’île d’Inchkeith).

Et à l’ouest, bien sûr, on pouvait admirer le reste de la ville, avec notamment le château d’Edimbourg et la cathédrale St Giles.

Un autre jour en fin d’après-midi, José et moi sommes retournés nous balader dans le parc, avec comme objectif de rallier Duddingston Loch, un endroit qu’on ne connaissait pas encore.

En chemin, on a croisé une belle petite famille de cygnes à Dunsapie Loch, et un faisan mâle mi-curieux, mi-furtif.

On a traversé un beau quartier de maisons avec “bow windows” (ou fenêtre en saillie, fenêtre en baie, fenêtre arquée ou oriel en français — j’adore ce type de fenêtres alors je m’extasie souvent quand on est au Royaume-Uni, vu qu’il y en a partout) mais au gazon tondu beaucoup trop ras à mon goût, style moquette. Au moins c’était de la vraie herbe, car parfois il y a des tapis de gazon synthétique (on a déjà vu des gens qui passaient l’aspirateur dans leur jardin…).

Puis nous sommes arrivés au bucolique Duddingston Loch. Il y avait un sacré nombre de cygnes, bernaches du Canada, choucas, colverts… et j’ai aussi vu mes premières demoiselles du séjour, des Enallagma cyathigerum!

Après un petit tour et une séance photo avec les oiseaux d’eau, on a pris le chemin du retour et on a retrouvé Mathilde et Jonathan au bord de Dunsapie Loch (par hasard!). Il y avait de magnifiques reflets dans l’eau, c’était si calme.

Le lendemain, c’était samedi, et j’ai eu l’occasion de prendre encore plus de photos d’oiseaux lors d’une super excursion sur l’île de May, notre cadeau à Mathilde et Jonathan pour les remercier de leur hospitalité. Je ne vais pas en parler plus ici, car cette journée mérite très clairement son propre article!

A notre retour de l’île de May, on a passé une super soirée pour l’anniversaire de Blandine, une amie de Mathilde, Jonathan et Sarah. C’était aussi l’occasion de rencontrer d’autres personnes, dont Lory, une autre Suisse écossophile et amie de Sarah, avec qui elle venait de courir le semi-marathon d’Edimbourg! Après un chouette pic-nic canadien dans Holyrood park, on a terminé la soirée dans une sympathique brasserie du coin.

Photo prise par Lory
Photo prise par Sarah

Après ça, il était déjà l’heure pour José et moi de rejouer au Tetris-voiture (avec du matériel de terrain supplémentaire, oups ^^ Nouveau challenge débloqué!) car on allait passer les prochaines semaines dans les Borders, pour mon terrain. C’était dimanche, donc on a préparé nos habituels pancakes à la banane pour Mathilde et Jonathan (un franc succès!) avant de leur dire au revoir.

Mais avant de dire au revoir à Edimbourg, on a fait un arrêt à Leith pour visiter le Royal Yacht Brittania, l’ancien bateau de la famille royale. Petit à petit, à chaque passage à Edimbourg, on arrive à voir quelques attractions de plus, c’est chouette.

En plus, la visite était vraiment très chouette. Il y a des corgis en peluche placés dans chaque pièce, ce qui n’a pas manqué de me plaire, haha.

En plus des corgis, il y avait aussi une peluche de wombat, qui a visiblement subi une importante opération par le passé, comme en témoignent ces photos:

Comme après toute visite touristique (avec audioguide, en plus), on est sortis de là épuisés, haha. Heureusement, on a pu se requinquer au tea room du Brittania. Après ça, c’était l’heure de prendre la route direction les Borders!

A la sortie d’Edimbourg, on s’est arrêtés à un “car wash” car la voiture était bien cradoque et, à notre surprise, on n’a même pas eu besoin de sortir de la voiture: ce sont des employés très organisés, en travail à la chaîne, qui ont shampooiné et karcherisé la voiture. C’est très courant en Ecosse, mais je n’ai jamais vu ça en Suisse (mon expérience à la maison, c’est que soit tu nettoies toi-même, soit tu vas dans le tunnel automatique).

Bref, je vous raconterai la suite des aventures dans les prochains articles, mais avant de vous laisser, voici d’autres petites surprises qu’on a dénichées à Edimbourg (dans le sens horaire): une rangée de personnages de Star Wars sur le tableau de bord d’une voiture; un vendeur de cercueils personnalisables (avec par exemple des personnages de Game of Thrones imprimés sur le cercueil, ou une photo de lapin, ou de verre de bière…); du lait au goût de banane ou de “fudge brownie” au supermarché (on n’a pas goûté, faut pas exagérer! ^^); et un set de Lego “Rivendell” pour la maudite somme de 429£ (rien que ça!).

Et voilà! Sur ce, nous voici à la fin de cet article, je vous retrouve tout bientôt pour la suite! 🙂

Scot23#1 Le grand départ

Bonjour tout le monde!
Maintenant que la rétrospective écossaise 2022 est enfin terminée, il est temps d’attaquer celle de 2023, haha! 😉 Et ça va être un sacré morceau, puisqu’on a passé trois mois en Ecosse dans le cadre d’un séjour de recherche pour ma thèse de doctorat.

Mais il fallait d’abord arriver en Ecosse. On s’y est rendus en voiture et ferry, car j’avais besoin d’un véhicule personnel pour effectuer mon terrain, et je trimballais pas mal d’équipement (waders, filet, loupe binoculaire, flacons…). Mais on n’a pas fait notre itinéraire habituel, via Douvres. A la place, on a testé la version via Amsterdam, pour prendre un ferry de nuit nous amenant directement à Newcastle et pour éviter ainsi pas mal de route.
Allez, c’est parti pour cette rétrospective Scotland#2023, remontons le temps jusqu’au jour du grand départ, le samedi 20 mai 2023…

Après avoir joué au Tetris pour faire rentrer toutes nos affaires dans la voiture (José est un pro à ce jeu!), on est partis pour 1000 km de route, qu’on a avalés en 12 heures. On a fait une pause petit-déjeuner à la Côte (quasi une tradition, depuis le temps ^^) puis une autre pause à Berne, car j’avais commandé des chaussures à récupérer chez Vivo Barefoot. Ensuite, on a progressé vite. Il y avait peu de trafic et les conditions météo étaient idéales, avec un ciel nuageux mais sec. Arrivés à Amsterdam, on rejoint notre hôtel, où chaque chambre porte le nom d’une ville. Pour nous, c’était Prague. 😉

On s’est posés un petit moment avant de prendre le tram direction le centre-ville pour aller manger. Il était déjà 21h, et même si c’était un samedi, on a galéré à trouver un resto avec une cuisine encore ouverte. On se croyait de retour en Suède (où on était la semaine précédente, aussi pour mon boulot)! ^^’ On a finalement atterri dans un “burger joint” où on a beaucoup trop mangé — et bu un thé froid gazeux, une première!

On s’est ensuite promenés dans la nuit. J’avais déjà visité Amsterdam deux fois, et je trouve cette ville toujours aussi jolie! Par contre, on a fait l’erreur de se retrouver dans le Red Light District un samedi soir: il y avait un monde fou! La foule était telle que des agents faisaient la circulation pour les piétons, avec des ruelles à sens unique! Il ne me semble pas que c’était déjà le cas en 2012, lors de ma précédente visite. On ne s’est pas attardés dans le coin, qui n’est de toute façon pas du tout notre style. Partout, des dealers faisaient des petits “tss tss” (comme pour attirer des chats, mais avec des accents de serpents à sonnettes en plus) et lançaient des “Cocaine?! Ecstasy?!” pas du tout intrusifs (N.B: sarcasme). Partout, des nuages de beuh et des flaques de pisse. Bref, une expérience sensorielle complète. On était contents de s’échapper dans des ruelles parallèles pour retrouver un peu de “peace and quiet” après tout ce “piss and chaos”. ^^’

Le lendemain, on avait toute la journée pour visiter Amsterdam. On a pris un délicieux petit-déjeuner chez Coffee District avant de déambuler dans le Vondelpark. C’était hyper chouette, vert et vivant. Plein de vélos, et énormément de chiens, tous sans laisse mais hyper bien éduqués. On a aussi vu plein d’oiseaux (dont une cigogne!) et… plein de mecs se baladant avec des détecteurs de métaux! On a ensuite fait un passage express au marché aux fleurs avant d’aller faire une croisière sur les canaux, en bons touristes. Les commentaires de l’audioguide et du capitaine étaient informatifs et chouettes, et on a passé un super moment à admirer l’architecture amstellodamoise depuis le bateau. On a notamment revu les “Drunk houses”, ces maisons complètement tordues à cause de leurs fondations en bois qui pourrissent.

On a passé le reste de la journée à déambuler dans les rues. On est passés devant la maison d’Anne Frank (malheureusement sans la visiter, car il n’y avait déjà plus de créneaux disponibles quand j’avais regardé plusieurs semaines auparavant), on a mangé une pizza au bord d’un canal en observant un grèbe huppé et le va-et-vient des bateaux, et on est repassés par plein d’endroits que je connaissais et que ça m’a fait plaisir de revoir.

Dans une librairie, j’ai craqué pour un “Blind date with a book”. Le concept: choisir un livre “à l’aveugle”, en se basant uniquement sur quelques mots clés. J’ai vu “Isle of Skye” sur l’un des emballages et, bien sûr, ça a suffi à piquer ma curiosité. Une fois déballé, je découvre qu’il s’agit de “To the Lighthouse”, un roman de Virginia Woolf. Spoiler alert: je n’ai jamais abandonné un livre aussi vite. D’habitude, je m’accroche, c’est vraiment rare que je ne finisse pas un livre que j’ai commencé, mais là j’ai laissé tomber à la page 8. Pour cause: des phrases tarabiscotées à rallonge tellement difficiles à suivre, et je sentais que ça n’allait pas du tout parler de l’île de Skye. Bref, j’ai laissé le livre dans le “Book Swap” d’un camping lors des vacances d’été. ^^’ Peut-être que j’ré-essaierai de le lire un jour, mais en tout cas ce n’était pas la lecture qu’il me fallait à ce moment-là.

* Petit interlude “To the Lighthouse”, car je viens d’aller voir quelle note le roman avait sur “Good Reads“, par curiosité. Il est considéré comme un classique et a une tonne de cinq étoiles, mais il y avait aussi pas mal de commentaires de gens comme moi qui n’ont juste pas tenu le coup, notamment à cause des phrases à rallonge. Un exemple, très proche de mon expérience:

Bref, fin de cet interlude! *
Harassés par la chaleur et nos déambulations (quand même 27’000 pas ce jour-là!), on est allés se reposer au Vondelpark, désormais grouillant de monde. Après une bonne sieste dans l’herbe, on est allés boire un verre au Blue Amsterdam Café, situé au sommet d’un centre commercial et offrant une belle vue à 360° sur la ville. Après, on s’est baladés encore un peu au pif avant d’aller à Tuschinsky, un magnifique théâtre Art Déco vieux de 100 ans qui est aujourd’hui un cinéma. On y a regardé “The Super Mario Bros Movie” dans une salle trop chouette, avec petites lampes et tables, le tout en sirotant un verre. 🙂 Puis on a passé une soirée tranquille à l’hôtel, car on était déjà au bout du rouleau… ^^

Le lendemain, on est allés bruncher chez “Staring at Jacob”, une adresse recommandée par Mango & Salt. On a ensuite récupéré nos affaires à l’hôtel et on est allés… à la plage! Visiblement, on avait déjà eu notre dose d’exploration urbaine, haha. On a donc pris la direction de Bloemendall aan Zee pour aller se promener au bord de la mer. Il y avait plein de bars, de poubelles et de grands groupes d’ados. Pas exactement la même ambiance que sur les plages écossaises, mais il y avait aussi de chouettes dunes et on a pu faire une bonne marche face au vent pour se dégourdir les pattes avant notre longue traversée en ferry.

Après un petit verre sur une terrasse de la plage, on reprend la voiture pour rallier le terminal du ferry, à IJmuiden. Le check-in était ultra rapide, et en un rien de temps on découvrait notre cabine (avec fenêtre – quel luxe! – car l’option légèrement moins chère sans fenêtre était déjà complète pour cette traversée). On était surpris en bien, c’était très confortable et fonctionnel. On s’est relaxé sur les banquettes du café, avant de passer une partie de la soirée sur le pont, à discuter avec “Orca girl”, une conservationniste qui récolte des données sur les baleines et dauphins depuis le ferry. Alors que le ciel était jusque-là dégagé, le brouillard est apparu de nulle part, donnant une atmosphère magique, avec le soleil perçant par moments de manière diffuse.

Endormis au large des Pays-Bas, nous nous sommes réveillés à 8h pétantes, au large de la Grande-Bretagne, par une annonce haut-parleur qui faisait de la pub pour le petit-déj, quel choc! ^^ Pour mon plus grand bonheur, la traversée a été calme et on a super bien dormi (ce qui n’était pas le cas de notre dernière traversée en mer du Nord, de retour de Shetland, où j’avais été malade tout le long…). On est sortis sur le pont pour voir notre arrivée sur l’embouchure de la Tyne. Il faisait un temps splendide, quelle chance!

Arrivés à bon port, on débarque, on (re)passe la douane, et nous voici sur les routes anglaises, José au volant. Collines verdoyantes, haies en fleur, champs de colza, éoliennes, plages et châteaux, ciel bleu parsemé de nuages… on en prend plein la vue!

A 13h, on a fait une pause à Coldingham, un tout petit village (mais avec prieuré et cimetière militaire, tout de même), pour manger dans un pub. J’ai commandé un cidre, et on m’a amené un cidre aux fruits rouges. Il faut vraiment que j’apprenne de mes erreurs, car il m’est arrivé un problème similaire à la plage proche d’Amsterdam: j’avais commandé une limonade, et on m’a amené une boisson aux fruits rouges. Pour moi, quand rien n’est précisé, un cidre, c’est à la pomme, et une limonade, au citron. ^^’
Bref, on a très bien mangé et on s’est dégourdi les jambes vers le prieuré, avant de reprendre la route et d’arriver à Edimbourg, où on a retrouvé nos amis Mathilde et Jonathan, qui nous ont généreusement hébergé quelques jours!

La suite de l’histoire dans le prochain article! 😉