Scot18#8 Staffa, splendeur basaltique

Hello!
Retour en Ecosse pour une petite excursion sur Staffa, une île inhabitée (enfin, sauf par des oiseaux, des mammifères marins, une myriade de plantes,…) située à 10 km de Mull et 9 d’Iona.

Des cormorans sur leur rocher

Depuis Lunga, le trajet en bateau était rapide. Très vite, on aperçoit la fameuse Grotte de Fingal, découverte en 1772 et nommée d’après le géant irlandais Fionn mac Cumhaill (ou Finn).

Staffa

D’après la légende irlandaise, c’est le géant Fionn qui serait à l’origine des impressionnants piliers de basalte qu’on trouve en Irlande du Nord et dans les Hébrides. Il voulait se créer un passage pour aller d’un pays à l’autre sans se mouiller les pieds, d’où le nom de Chaussée des Géants. Seulement voilà, Fionn avait peur de l’arrivée d’un autre géant beaucoup plus badass, Benandonner. Il s’est donc déguisé en bébé pour intimider l’arrivant: ainsi, ce dernier a pensé que Fionn devait être immense, vu la taille déjà gigantesque du “bébé”. Désormais effrayé à l’idée de combattre Fionn, Benandonner a fui en détruisant la Chaussée pour ne pas être suivi. Et voilà, c’est pour ça qu’il ne reste aujourd’hui que les deux extrémités de la Chaussée, vers Bushmills, en Irlande du Nord, et à Staffa.

L’entrée de Fingal’s cave

L’autre explication, géologique, place la formation de ces colonnes de pierre il y a environ 60 millions d’années. Des écoulements successifs de lave en seraient à l’origine: en entrant en contact avec l’eau de mer, la lave s’est solidifiée et cristallisée. La roche nouvellement formée, sous pression, a ensuite pris la forme de polygones plus ou moins hexagonaux.

Bref, retournons à l’été 2018. Une fois accostés, on était libres de faire ce qu’on voulait pendant une ou deux heures. Il y avait beaucoup de monde à l’entrée de la grotte, donc j’ai suivi le conseil du couple allemand et je suis plutôt allée faire le tour de l’île.

Les colonnes de basalte étaient vraiment impressionnantes, tout autant qu’en Irlande du Nord. Apparemment, on en trouve aussi sur Ulva, il faudra vraiment que j’y aille un jour.

Ulva en arrière-plan!

Le nom de Staffa vient du vieux norrois (Old Norse, du vieux norvégien parlé par les vikings) et signifie “l’île aux piliers” (d’après Wiki). Sur Skye, il y a un coin qui s’appelle Staffin, “the place of pillars”, aussi du fait des formations basaltiques. On y était avec José en 2016, c’est vraiment un endroit magnifique, proche du Old Man of Storr et du Quiraing.

Wikipédia m’a aussi appris un truc étonnant: au bord du lac de Zurich, il y a un village nommé Stäfa, et c’est un moine d’Iona qui l’a baptisé ainsi en l’honneur de Staffa. Bref, le monde est petit!

Vue sur les Treshnish isles, au fond

Depuis le sommet des falaises, je sentais (et j’entendais, surtout) toute la puissance des vagues qui venaient s’écraser sur les rochers en contrebas. C’était vraiment impressionnant. Le vent, la solitude, la liberté. Je me sentais tellement bien, sur cette île, avec la vue sur Mull et l’horizon.

J’ai marché sur le plateau herbeux, en empruntant parfois des sentiers qui descendaient jusqu’à des petites plages de galets. Tout au bout, surprise, je trouve quelques puffins! Beaucoup moins que sur Lunga, mais tout de même quelques petites dizaines. A un moment, plein de macareux se sont envolés en même temps, c’était superbe!

Un beau cormoran en vol qui m’a offert un beau spectacle, avec Mull en arrière-plan
Le bateau de Staffa tours, qui attendait un peu en retrait avant de revenir nous chercher

Puis c’était l’heure de retourner à l’embarcadère, et de retrouver “mes” Allemands. Sur le bateau, surprise, il y avait aussi une Genevoise vivant à Soleure! Vraiment, le monde est petit.

En attendant quelques minutes de pouvoir monter sur le bateau, j’ai aperçu une méduse au milieu des algues, l’une des espèces que j’avais déjà vues à Ron Mara en faisant du canoë.

La méduse

Puis, retour à Iona! En chemin, on recroise un banc de dauphins, yihaa!

Une fois sur l’île, je décide de visiter l’abbaye avant de rentrer à l’auberge. J’y étais déjà allée en 2011, mais ça avait bien changé depuis, il y avait même un nouveau musée super bien fait. J’ai passé du temps à admirer les motifs qui figurent sur les piliers du cloître. Ils sont tous différents, mais classés par thèmes. D’un côté il n’y a que des plantes, de l’autre des oiseaux.

J’ai aussi appris un truc bien sympa: pour ceux qui dorment sur l’île, le billet de l’abbaye est valable deux jours, pour le même prix! Je n’en ai pas vraiment profité puisque je partais le lendemain avant l’ouverture de l’abbaye, mais j’aime bien le concept.

J’étais bien contente de retourner à l’auberge, de manger avec mes “colocs” allemands, puis de me doucher et de me poser dans mon lit tout douillet pour regarder les centaines de photos de puffins prises dans la journée. Puis on a remarqué une superbe lumière. Les Allemands (tous deux photographes) étaient trop crevés pour ressortir, mais j’étais curieuse donc je suis sortie seule, à pied nus, pour aller admirer le coucher de soleil depuis la plage!

Le lendemain, c’est le jour de mon départ d’Iona. Avant de quitter l’hostel, je décide d’aller voir une petite plage du nord-est où je n’étais pas encore allée. En chemin, je croise plein de moutons qui se réveillent gentiment. Et une fois sur la plage, je découvre plein d’empreintes animales de toutes sortes (dont pas mal de chiens, j’avoue).

Mais je tombe aussi sur des traces d’animaux sauvages, non identifiés.

Puis c’est l’heure d’aller chercher mon sac et d’aller prendre le ferry direction Fionnphort. Ce jour-là, j’ai repris le bus direction Lochdon, juste avant Craignure, pour rejoindre mon deuxième WWOOFing des vacances, dont je vous parlerai dans les prochains articles!

Allez, en attendant, voilà encore trois photos de mon petit Lumix que je ne savais pas où caser: les dessins des toilettes de l’hostel, et moi à la plage lors de ma baignade bien fraîche! 😉

Et je vous laisse avec une chanson de Tide Lines: Far Side of the World. Je n’arrête pas d’écouter les chansons de ce groupe en ce moment. Je les ai vus live à Aberdeen en décembre 2016, et j’ai hâte de pouvoir retourner à un de leurs concerts. Leur musique me rend tellement nostalgique de l’Ecosse…
See you soon!

“I want to feel the breeze of the Hebrides
On the far side of the world”

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