Madeira19#3 Ponta de São Lourenço

Bom dia! C’est parti pour la suite des aventures à Madère — même qu’aujourd’hui, si tout va bien, José et moi sommes arrivés à Shetland! Cet article vous est donc proposé grâce à la merveilleuse fonction technologique permettant de programmer les articles à l’avance, héhé!

Allez, reprenons là où on s’était arrêtés lundi dernier. Lorsqu’on a quitté Funchal pour aller chercher notre voiture de location, on s’est rendu compte qu’on avait réservé celle-ci… à Porto. Bref. Par chance, il restait une voiture de location, donc pour quelques euros de plus, on a tout de même pu s’élancer sur la route comme prévu. 😉

On prend la direction de la pointe est de l’île, en passant sous la piste de décollage de l’aéroport (si, si! Celle-ci repose en partie sur d’énormes pylônes, et dessous on trouve une route, des courts de tennis et un parking pour voitures et bateaux!). Notre premier arrêt de la journée: la Ponta de São Lourenço. Impossible de rater le début de la marche: ça commence là où la route prend fin, et on est loin d’être seuls au monde, on finit même par devoir se parquer sur le bord de la route!

Première réaction en sortant de la voiture: ça souffle. Ça souffle sacrément fort, haha!

Palmier indicateur du vent

On commence la marche qui va nous mener à la pointe orientale de l’île. Le sentier est très fréquenté, mais ça ne gêne pas trop: les paysages sont tellement sublimes! Le chemin monte et descend au gré des collines/falaises, avec toujours un vent à décorner les licornes.

Une plage de galets qu’on est allés voir de plus près au retour
Plein d’Homo sapiens sur le chemin

La géologie du coin est absolument incroyable, avec des roches aux couleurs super variées: jaune sableux, violet, rougeâtre, bleuté,… Partout, des scories et des roches sédimentaires qui strient les falaises, ainsi que des gros rochers émergeant fièrement de l’océan.
Il faut dire que Madère est d’origine volcanique, comme toute la Macaronésie. Cette dernière, soit dit en passant, n’a rien à voir avec les macaroni, haha. La Macaronésie désigne la région formée par les archipels de Madère, des îles Canaries, des Açores et du Cap-Vert.

Rapidement, on arrive à un premier point de vue sur la mer avec de belles aiguilles rocheuses au milieu de vagues déchaînées. Le vent était incroyablement fort à cet endroit, on ne tenait pas droit! D’ailleurs, si plusieurs photos de cet article ont l’horizon bancal, c’est parce que je n’étais moi-même pas très sûre sur mes jambes. On se faisait bousculer dans tous les sens, ça m’a rappelé ma première marche avec Lairig, à Lochnagar, où on s’était retrouvés avec des rafales à plus de 50 mph qui nous faisaient tituber!

A un moment, la péninsule se rétrécit sacrément et c’était magnifique, une fois un peu plus loin, de voir ce bout de terre avec l’océan de part et d’autre.

Un passage bien étroit de la péninsule

Puis on aperçoit au loin une buvette entourée de palmiers, située non loin d’un petit quai d’où partent des tours en bateau. Juste derrière, le sommet de la balade, qui offre une vue incroyable sur les îles en face du cap.

Ces magnifiques stries 🙂
Juste avant l’ascension du dernier bout

Gentiment, le temps se couvre (il fallait bien que tout ce vent ramène des nuages), ce qui donne un air encore plus dramatique aux falaises.

Durant la montée, on croise une famille de Lausannois avec laquelle on discute quelques minutes et qui nous demande de la prendre en photo, puis qui nous a rendu la pareille. Le résultat:

Merci au papa lausannois pour la photo!

Au loin, on aperçoit déjà les Ilhas desertas, trois îles de l’archipel de Madère aujourd’hui inhabitées (il n’y a pas d’eau douce, donc pas très pratique) et situées à une vingtaine de kilomètres la pointe sud-est de l’île. Aujourd’hui, elles forment une importante réserve naturelle, qui abrite notamment des phoques moines et un pétrel endémique du coin.

La flore tout au long de la balade était vraiment impressionnante et variée. Il en faut du courage (et des millénaires de sélection naturelle), pour pousser dans un coin aussi aride et venteux.

Une fois la pointe atteinte, on a fait demi-tour, et on est allés retrouver la plage de galets repérée au début de la marche. On s’est baignés, c’était génial et bien rafraîchissant! Et après, du coup, on avait la peau salée par l’eau de mer, plus seulement la transpi, haha.
Il y avait quelques autres personnes sur la plage, et à qui on a apparemment donné envie de se baigner, mais seul un courageux est allé tremper ses orteils dans l’océan. La température de l’eau tournait autour de 17-18°C, tandis que l’air devait faire environ 22°C. Nickel, mes températures favorites!

Le lieu de notre première baignade en eaux libres de l’année!

Et voilà, c’était notre première mise en jambes des vacances: 8 km aller-retour. Une bien belle balade, et très différente de ce qu’on a eu ensuite, niveau paysage et humidité.

Tchao et à bientôt! 😉

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