Scot18#7 Lunga, l’île aux oiseaux

Hello! C’est parti pour la suite de mon escapade sur Iona et ses îles voisines.
Après une très bonne première nuit au bout du monde (enfin, à Lagandorain), je me suis réveillée super motivée pour… Puffin day! Eh oui, c’était le jour de mon excursion dans les Treshnish Isles. Le couple d’Allemands partageant ma chambre à l’hostel faisait aussi partie de l’aventure (ils adorent les macareux, ils en étaient déjà à leur deuxième excursion spécial macareux de leurs vacances), mais je suis partie plus tôt de l’auberge car je voulais jeter un coup d’oeil aux alentours et m’acheter un pique-nique.

En chemin, je croise plein de moutons qui se réveillent gentiment sous un ciel grisouille.

Je ne croise pas d’âme humaine jusqu’au village. C’est fou comme c’est calme le matin avant l’arrivée du premier ferry. Bon, une fois au village, il n’y avait pas grand monde non plus, et c’est là que j’ai découvert que l’épicerie de l’île n’ouvrait pas avant 9h30, donc après mon départ en bateau. Pour midi, j’allais donc me contenter de digestifs au chocolat noir, haha.

Peu avant 9h, je retrouve le couple d’Allemands à l’embarcadère. On embarque dans un bateau de Staffa Tours, qui nous emmène d’abord à Fionnphort pour récupérer d’autres passagers, avant de partir en mer, direction les Treshnish isles! 🙂

Après une dizaine de minutes, une bonne suprise nous remplit de joie: des bottlenose dolphins! 😀
La joyeuse troupe de grands dauphins nous accompagne un petit moment avant de s’en aller. C’était vraiment incroyable. A chaque fois que je vois des dauphins, c’est pareil: j’ai l’impression que c’est la première fois et que c’est absolument extraordinaire!

Une autre créature impressionnante qui erre dans ses eaux en été, c’est le requin pèlerin, ou basking shark, le second plus grand poisson après le requin-baleine. Il se nourrit de plancton en ouvrant son énooorme bouche et en nageant lentement. Je n’en ai pas encore vu en vrai, mais les images du documentaire de la BBC Hebrides: Islands on the Edge donnent une bonne idée du gigantisme et de la force tranquille de ce requin

Dauphin proche d’Iona

Pendant le trajet en bateau, j’ai aussi vu mes tout premiers macareux! J’ai d’abord remarqué quelques guillemots qui volaient, puis des petits oiseaux bouboules à l’allure maladroite, qui flottaient dans le creux des vagues ou voletaient: des puffins!! 😀 Autant dire qu’entre les dauhins et des macareux avant même de poser les pieds sur Lunga, j’étais déjà extrêmement satisfaite de ma journée. 🙂

Puis on a débarqué sur Lunga, la plus grande des Treshnish Isles. L’arrivée en bateau était marrante: puisqu’il n’y a pas de véritable débarcadère, il y a des genres de passerelles flottantes dans l’eau proche de la berge. Le bateau s’accroche dont à l’une des passerelles et la pousse jusqu’à la plage de cailloux. Je n’avais jamais vu ça, héhé!

Une fois à terre, on grimpe un petit sentier jusqu’au sommet de la falaise, puis il n’y a pas à chercher longtemps: partout sur les côtés, des terriers de macareux et leurs locataires estivaux. A notre approche, certains prennent peur et se cachent, mais reviennent pointer le bout de leur bec après même pas deux minutes, puis continuent de vaquer à leurs occupations. Au milieu des macareux, j’aperçois quelques razorbills (Alca torda: petits pingouins ou pingouins tordas en français), à la figure si élégante. C’est vraiment des oiseaux super beaux, avec leur fine ligne blanche sur le bec.

Razorbill

Je décide d’emprunter le sentier qui longe la falaise pour voir d’autres coins de l’île, mais je ne progresse pas vite: je suis sans cesse joyeusement détournée par un macareux tout proche aménageant son nid, des atterrissages parfois maladroits, des petits pingouins flânant au soleil et même des jeunes cormorans qui prennent le soleil devant leur nid-caverne.

Plus j’avance sur le chemin, plus je vois d’oiseaux. Au milieu des macareux, je croise mes premiers guillemots, eux aussi magnifiques, avec leur ligne blanche près de l’oeil. Ce que je ne savais pas encore, c’est que les guillemots représentent l’espèce la plus nombreuse du coin. Autour de Lunga, il y a plein d’autres petites îles et de gros rochers. C’est sur une énorme masse rocheuse que vit une colonie de guillemots. Avant de la voir, on l’entend – et on la sent!

Mon premier guillemot, seul avec quelques macareux

Puis le rocher apparaît, recouvert de points noirs: des centaines et des centaines de guillemots, jeunes et adultes.

Je continue ma route, accompagnée par les cris de guillemots et les macareux qui s’activent sur le bas-côté.

Puis soudain, le paysage change complètement: je fais face à un plateau bien plus bas de l’île. Je suis au sommet d’une petite colline, avec une vue bien dégagée sur les alentours, et c’est là que je décide de manger quelques délicieux digestifs aux chocolats noirs. 🙂

Puis je retourne du côté de l’embarcadère de fortune en passant par un autre sentier, qui traverse le milieu de l’île. On avait environ 2h30 sur l’île, il me semble, et je n’ai pas vu le temps filer!

Lotissement pour macareux avec vue sur la mer 🙂

On est remontés sur le bateau et on est partis en direction de notre deuxième destination du jour: Staffa! Mais ça, ce sera pour le prochain article! 😉

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