Scot25#55 Un goût de fin

Bonjour et bienvenue pour, *roulements de tambour*, le dernier article de cette rétrospective écossaise 2025! Eh oui, enfin! 😉

On avait 4 jours à Glasgow, donc qu’est-ce qu’on a fait? Dès le 2e jour, on a pris le train pour passer une journée à Edimbourg, haha! Ce n’est pas qu’on a une dent contre Glasgow, mais on voulait vraiment voir cette “nouvelle” exposition permanente (inaugurée en septembre 2023, mais on n’avait pas encore eu l’occasion de la voir) sur l’art écossais de 1800 à 1945 à la Scottish National Gallery.

Le trajet en train était sympa: il y avait plein de familles bien habillées qui, on suppose, se rendaient à une remise de diplôme. Il y en a même une qui buvait du champagne dans des coupes, héhé! (Deux jours plus tôt, on avait vu une famille allemande qui s’enfilait Tennents après Tennents sur la West Highland Line — c’est vraiment commun de boire dans le train au Royaume-Uni.)

Une fois à Waverley, on n’est même pas sortis de la gare que je me fais chier dessus par un oiseau! :0 Par miracle, j’avais relevé les manches de ma jaquette et la fiente a juste atterri sur mon avant-bras sans ricocher, incroyable! ^^’ Je n’ai pas eu le temps de voir si le coupable était un goéland ou un pigeon, haha.

Bref, passons à quelque chose de plus élégant: l’art! 😉 On a vraiment beaucoup aimé l’expo de la National Gallery, c’était super. On a été particulièrement subjugués par les peintures de William McTaggart, connu pour ses seascapes aux couleurs vibrantes, qui nous transportaient dans le paysage. Les toiles super détaillées de Nasmyth dépictant Edimbourg étaient aussi impressionnantes. Les Glasgow Boys, John Duncan (et ses broderies incroyables!), Edwin Landseer, Walter Hugh Patron… c’était hyper varié et on a découvert plein d’artistes qu’on ne connaissait pas.

Repus d’art (et fatiguées par la foule de plus en plus dense), on est allés se remplir la panse chez Oink, sur Hanover Street – toujours une valeur sûre. 🙂 Puis c’était l’heure de faire un peu de shopping, héhé! On a été efficaces et on a rapidement trouvé ce qu’on voulait (des shorts, un stylo à l’encre pigmentée, des bouchons en caoutchouc pour les bâtons de José, une cuillère Lifeventure), avant de retourner dans Old Town pour visiter la Source, un nouveau centre d’information touristique créé par Wee Ecosse dans les locaux de l’Institut français d’Ecosse (malheureusement, je viens d’apprendre qu’il va fermer à la fin de cette saison). On a pile raté Sarah, donc on a papoté un peu avec sa collègue Elisabeth et on a acheté quelques souvenirs: un aimant en tartan “Loch Ness” pour le frigo (confectionné par Mathilde et Jonathan, d’Auld Alliance Kiltmakers!) et un kit de broderie (ça faisait un moment que je cherchais un truc du genre — le résultat est visible dans cet article).

Puis, direction Victoria Street pour faire un tour dans la Red Door Gallery, qui vend notamment des illustrations de David Fleck, un artiste découvert grâce au Highland Bookshop de Fort William et dont on adore le style. On est ressortis avec une de ses illustrations d’Elgol, en souvenir du Skye Trail, et des cartes pour famille et amis. Dans une boutique voisine, on trouve aussi des t-shirts avec des dessins de David Fleck (et plein d’autres artistes cool), et José en achète un beau, avec un cerf dans un glen.

Après un café et un cinnamon roll, on rentre à Glasgow pour se reposer un peu avant d’aller manger italien chez Leopardo, où on a dégusté des gnocchi servis dans un “pizza bread bowl”, huhu.

Le lendemain, on se réveille sous un ciel humide et un peu fatigués. On est déjà nostalgiques de la vie en trek, et on re-regarde les vidéos de Fit For Adventure sur le Cape Wrath Trail, haha. On pensait initialement aller visiter Pollok Park, mais il fait moche et on décide d’y aller lors d’une future visite, lorsque Pollok House sera de nouveau ouverte au public (ça fait un moment que j’aimerais la voir, car c’est une maison à l’histoire intéressante: elle a servi d’hôpital auxiliaire pendant la Première Guerre mondiale puis a été le siège des discussions qui ont mené à la création du National Trust for Scotland, mais elle est en cours de restauration).

A la place, on marche jusqu’au quartier de la cathédrale pour visiter Provand’s Lordship, une maison construite en 1471 et l’un des quatre bâtiments médiévaux de Glasgow encore debout. Aujourd’hui, la maison est meublée comme au 17e siècle, avec quelques portraits royaux (dont celui d’une jeune Mary Queen of Scots), et aussi des expos plus récentes, dont des peintures d’un Glaswégien dépictant la vie locale dans les années 1930-50, ainsi que des projets d’étudiants en architecture qui avaient comme consigne d’imaginer une extension au bâtiment médiéval. Il y avait aussi un petit jardin depuis lequel on voyait les coulisses d’une… remise de diplômes, haha, encore une! ^^’

Après cette chouette visite, on traverse Castle street pour visiter la cathédrale de St Mungo. L’intérieur est plutôt impressionnant, avec des colonnes imposantes. Je l’avais déjà visitée en 2016, mais José n’avait pas encore eu l’occasion de voir l’intérieur car elle était fermée en octobre 2021 à cause du covid.

En sortant, on a un méga coup de barre. C’est fou comme visiter une ville nous fatigue plus que le trekking — il y a ici trop d’attaques sur nos sens: fumée, parfum, bruit, trafic. On a besoin d’un petit “pick me up” et on va prendre un café chez Opson, accompagné d’une part de gâteau absolument énorme — on a dû prendre la moitié à l’emporter, on n’a pas réussi à tout manger! En chemin, on passe devant la fresque de St Mungo (par l’artiste Smug) avec un rouge-gorge, l’un des quatre symboles des armoiries de Glasgow, liés aux légendes de la vie du saint:

Here is the tree that never grew
Here is the bird that never flew
Here is the fish that never swam
Here is the bell that never rang

On est ensuite retournés se reposer à l’hôtel, où on a regardé les vidéos de Fit for Adventure sur le Cape Wrath Trail — qu’on avait déjà vues avant le trek, mais c’était chouette de les revoir maintenant qu’on connaît les lieux, et de comparer avec notre propre expérience (quelle incroyable aventure!). Depuis notre arrivée à Glasgow, on avait un peu l’impression d’attendre notre retour en Suisse comme une sentence, comme si on était résignés que le voyage était terminé, et qu’on cherchait des trucs à faire et visiter un peu “pour la forme”, mais en étant déjà nostalgiques de ce qu’on avait accompli, du trek, des nuits sous tente, des Highlands…

Même les repas étaient un peu une corvée (alors qu’on rêvait tellement de manger plein de trucs, puis on s’est trop gavés et l’envie nous est passée ^^): trouver un resto, réserver ou, plus typique à Glasgow, faire la queue pour avoir une table… Bon, en l’occurrence, ce soir-là on a vraiment très bien mangé (comme souvent à Glasgow, c’est juste que ça ne nous faisait pas autant plaisir que ce qu’on imaginait). On a mangé chez Sugo Pasta, un resto de pâtes fraîches. Il y avait environ 40 minutes d’attente pour une table, donc on a d’abord bu un verre dans un bar allemand avant de retourner au resto pour un repas absolument délicieux!

Le lendemain, on a pris le métro jusqu’à Hillhead, dans le West End. On est allés voir un film au Grosvenor Picture Theatre, un chouette cinéma indépendant. Comme d’hab, il y avait pas mal de pubs avant le film (dont certaines qu’on connaissait déjà à cause de YouTube), et la plupart des pubs British nous laissent vraiment pantois [aparté: c’est trop drôle car José et moi rentrons d’un mois au Japon, et je crois que les pubs là-bas nous ont encore plus sidérés, c’était vraiment indescriptible! ^^]. Fun fact: le cinéma propose des “Dog friendly screenings”, où les gens peuvent venir avec leur chien, et aussi des séances pour les familles, avec luminosité et volume adaptés pour les bébés! ^^

Après le film, on a traversé l’allée pour manger chez Ramen Dayo, un super petit resto japonais.

Pour digérer, on prend ensuite la direction du jardin botanique, totalement gratuit (contrairement à celui d’Edimbourg, où l’accès aux serres est payant).

C’était vraiment super, si divers et luxuriant. Fougères, palmiers, cactus, succulentes, orchidées, plantes carnivores…

Je me sentais si inspirée par toutes les couleurs, les textures, les motifs des fleurs, feuilles et mousses!

J’ai donc pris beaucoup trop de photos… 🙂

En déambulant dans les serres, on a dû jouer à “fuir les jardiniers”, affairés à arroser, pour éviter de se faire mouiller, haha.

Et en parlant de se faire mouiller, il pleuvait bien fort au moment de quitter les serres. On est partis en quête d’un café où s’abriter et se reposer, et on a trouvé de la place au “Café Swiss”, héhé. On a bu un café et mangé un cake au café tout en écoutant la très bonne playlist du barista: Abba, Walk like an Egyptian,… On chantait et dansait sur nos chaises, tout comme deux femmes à une autre table, il y avait une bonne ambiance. 🙂

La pluie s’est arrêtée et on a marché 1h pour retourner vers le centre-ville. En chemin, on tombe à nouveau sur une cérémonie de remise des diplômes, avec kilts, belles robes et capes à foison.

Pour notre dernière soirée, on a mangé chez Babbity Bowsters, un resto/pub où on était déjà allés en 2021. Après un Cullen skink et des pies, on a craqué pour un dernier chocolate fudge cake (décrit “May the guilt be with you” dans le menu, haha).

On est ensuite retournés au Social Hub pour patienter jusqu’à l’heure de notre train. On a lu puis joué au ping pong (en musique — or, danser en jouant n’aide pas à marquer des points ^^), avant de récupérer nos gros sacs et de marcher jusqu’à la gare centrale pour embarquer dans le Caledonian Sleeper.

Le train est plein, ça change de notre trajet en 2021, où le wagon était quasi vide. Dans notre souvenir, les sièges étaient plus confortables — là on ne pouvait même pas les incliner et ils étaient très fermes (mais je ne pense pas que les sièges aient changé, c’est juste nous qui sommes devenus des softies, haha — d’ailleurs on avait voulu réserver une vraie cabine, mais c’était complet des semaines à l’avance).

“The most civilised way to travel between London and Scotland”, tel est le slogan du Caledonian Sleeper. J’avoue que je ne suis pas franchement d’accord, haha. Entre l’inconfort (José a même passé une partie de la nuit par terre), le bruit et l’odeur du moteur diesel, le train brinquebalant (on avait l’impression d’être dans un bateau en allant aux toilettes, ça bougeait tellement qu’on devait tenir le couvercle pour pas qu’il nous tombe sur le dos…) qui s’arrête tout le temps et qui nous réveille à chaque redémarrage, la durée du trajet… Bref, pas ouf [Aparté: entretemps, on a enfin réussi à tester une cabine, en juin 2026, et c’est un poil plus “civilisé” quand même ^^].

On est arrivés à Londres un peu en avance, vers 6h45, mais on n’a pas trouvé de café ouvrant avant 8h, donc on est directement allés à St Pancras pour un espresso et pain au choc’ à la gare.

On avait beaucoup de temps à tuer, mais j’ai trouvé un “pub quiz game” sous forme de cartes dans une librairie et ça nous a aidés à patienter. Il y avait même une question sur les noms des Télétubbies, haha! Il y a aussi un piano en libre accès dans la gare, ce qui a ajouté un peu de divertissement: les premiers musiciens de la journée ont joué des trucs assez “gloomy”, puis on a eu droit à du Yann Tiersen, et finalement à une ribambelle d’enfants n’ayant sans doute jamais joué au piano avant, haha.

Il y avait un monde fou pour l’Eurostar (avec des trains desservant aussi Lille, Bruxelles et Amsterdam) mais on a fini par embarquer et arriver à Paris, dans une chaleur étouffante. Il n’y a pas d’air conditionné dans le RER D, et le Hall 2 de la Gare de Lyon ressemble à une serre, avec sa grande verrière. C’est clairement un choc thermique après l’Ecosse! On a galéré à trouver une glace (après avoir visité tous les magasins de la gare, on a fini dans un resto, où le serveur a gratté ses fonds de congélo pour nous servir une coupe de glace vanille et chocolat, mieux que rien!), mais par contre il y avait des boutiques de macarons partout, c’est bien Paris.

Puis c’est enfin l’heure de notre TGV, et nous voilà de retour à Genève, Home Sweet Home, ça fait tout bizarre.

Mon carnet de voyage s’achève sur ces mots: “Le trek nous paraît déjà si distant, mais on en garde des souvenirs qu’on chérira toute notre vie. ♥ Je me réjouis de revivre un peu l’aventure en triant les photos, éditant les vidéos, rédigeant des articles de blog… et relisant ces carnets!”

Eh bien voilà chose faite, c’était le dernier article de blog de cette rétrospective à rallonge. Je partagerai un jour la vidéo de la Diagonale écossaise, quand elle sera enfin terminée. 😉 Et sinon, je vais pouvoir reprendre la rétrospective écossaise 2023… puis ce sera le tour de 2024, 2026, le récent voyage au Japon… Bref, je n’ai pas fini de rattraper mon retard, haha! A bientôt! 😉