Scot25#54 Calories make Glasgow

Bonjour! On approche de la fin de la rétrospective écossaise 2025, avec un premier article sur nos quelques jours passés à Glasgow à la fin de notre voyage.

Depuis Arisaig, la gare la plus à l’ouest de Grande-Bretagne, nous avons embarqué sur la West Highland Line, qui relie Mallaig à Glasgow. Le trajet nous a fait passer par Corrour, la gare la plus haute du pays (451 m d’altitude ^^), et par plein de lieux traversés lors de notre périple à pied: Glenfinnan, Fort William, Bridge of Orchy, Tyndrum… Ce jour-là, il nous a fallu un peu moins de 4 heures pour rallier Glasgow depuis Fort William, alors que ça nous avait pris 8 jours à pied, héhé. C’était vraiment très chouette de reconnaître plein d’endroits traversés à pied.

On a pu admirer de superbes paysages (surtout que le train est assez lent ^^)… et on a même trouvé des tiques dans le train, yuck! Pas très étonnant, car à partir de Fort William, le train s’est rempli de randonneurs ayant fini le West Highland Way. Avec le galopement du train, on voyait les lanières de tous les sacs à dos se balancer en rythme dans le compartiment à bagages, huhu.

On a débarqué à Glasgow pile à l’heure et on a marché jusqu’à notre hôtel, The Social Hub, un lieu qui accueille aussi des espaces de coworking, des logements pour étudiants, une salle de sport, un bar, une table de ping-pong, un billard… Il y avait une chouette ambiance vivante et communautaire!

Un des slogans de la ville, c’est “People make Glasgow”. Pour nous, lors de ce voyage, ça aura plutôt été “Calories make Glasgow”, parce qu’après deux mois de marche, on a profité d’être en ville pour MANGER. On a notamment visité “Heavenly Desserts”, un resto de desserts avec un style un peu Art déco où on a découvert les “croffles”, à cheval entre un croissant et une gaufre — délicieusement décadent!

On a passé quelques jours à se goinfrer, mais on s’est beaucoup reposés, aussi. Avec la fin des treks et le retour à Genève qui approchait, on ne se sentait pas hyper motivés à faire grand-chose. On a rattrapé un peu notre retard en vidéos YouTube, on a lu… et on a aussi visité un peu la ville, quand même. C’était mon quatrième passage à Glasgow, mais justement, je n’avais fait que passer jusqu’ici, sans vraiment assez de temps pour visiter — et notre dernière visite avec José datait d’octobre 2021, quand tout était fermé soit à cause du covid, soit à cause de la COP26, donc on n’avait rien pu faire de ce qu’on avait prévu.

Cette fois-ci, on a enfin réussi à visiter le Riverside Museum, situé au bord de la Clyde, dont on avait entendu beaucoup de bien. En chemin, on a vu plein de street art — un des aspects très positifs de Glasgow, il y a vraiment des fresques et clins d’oeil artistiques dans tous les coins et recoins.

On a passé trois heures dans ce musée (gratuit, comme beaucoup de musées glaswégiens, autre point positif), qui est surtout un musée des transports avec quelques sujets bonus. On n’a pas vraiment trouvé de circuit défini ou fil rouge, ça saute de thème en thème: climat, trajets quotidiens, industrie, colonialisme, vie à Glasgow à différentes époques (et pas juste du point de vue des transports mais aussi de la mode vestimentaire, musique, jouets pour enfants, combats sociaux…). C’était hyper intéressant et on a passé un super moment.

On a vraiment adoré le coin du musée où une rue typique de Glasgow vers 1900 a été reconstituée, c’était super immersif et il y avait plein d’histoires et anecdotes de commerces ayant vraiment existé. On a aussi eu plein d’opportunités de monter dans de vieux trams, bus, wagons de métro, locomotives… et il n’y avait pas que des engins motorisés mais aussi des vélos, skateboards, et même des poussettes et chaises roulantes! Il y avait aussi de belles maquettes de bateaux.

D’ailleurs, il y a aussi un vrai beau bateau juste devant le musée: le Glenlee, un des cinq derniers “steel sailing ships” construits dans un chantier naval de la Clyde et encore en existence. On l’a juste admiré de l’extérieur et depuis le Millenium Bridge, car on avait besoin d’une pause de musée et on était crevés d’être debouts. Avec José, on trouve clairement que visiter une ville est beaucoup plus fatigant qu’un trek dans les Highlands. ^^

On a ensuite marché jusqu’au Hidden Lane Tearoom, dans le West End — un quartier très agréable, bien moins creepy que certains coins autour de Glasgow Central, où je ne me sens pas toujours en sécurité le soir [petit aparté car ça m’a fait marrer de relire cette phrase dans mon carnet. Entre-temps, on est repassés par Glasgow en juin 2026, on a débarqué en train à 22h et, en sortant de la gare, on s’est retrouvés face à une méga descente de police, avec des gyrophares partout et des mecs se faisant tacler au sol, c’était un sacré accueil…!].

Bref, retournons à nos moutons, ou plutôt à nos scones au Hidden Lane Tearoom. On a testé différentes options: “cream first” et “jam first”. Mon verdict: je préfère les cakes aux scones, haha! ^^ Bon, il faut dire que ces scones étaient particulièrement secs [nouvel aparté: depuis, on a un super café qui sert des scones délicieux à Genève, et en plus avec de la vraie clotted cream: Pages & Sips].

On est ensuite allés au Kelvingrove Art Gallery and Museum, où je n’étais pas retournée depuis 2016. Je ne me rappelais que de masques de visages creepy suspendus au plafond du très beau bâtiment, mais le musée est en fait vraiment super! Environnement, histoire, colonisation… On a appris plein de trucs.

Puis on a déambulé tranquillement pour revenir vers le centre. On passe par le Kelvingrove Park et le bâtiment “poudlaresque” de l’Uni où, surprise, il y a une remise de diplômes en cours (c’était Graduation Week, plein de restos proposaient des menus spéciaux pour l’occasion et il y avait des étudiants avec leur “cape” trop classe dans tous les coins, héhé). Ça déborde de gens bien habillés et joyeux, la cornemuse résonne dans la cour, c’est si chouette. 🙂

Pour voir des photos de ce lieu magnifique dans une autre ambiance, direction cet article de 2021. 😉

On fait une pause dans le parc, près d’une fontaine. Etudiants, joggeurs, vélos, enfants, écureuils gris, corneilles… C’est plein de vie. 🙂

On a fini la journée chez Paesano, une pizzeria où on avait déjà mangé en 2021. C’était toujours aussi délicieux! Glasgow a vraiment plein de bons restos, malheureusement il y en a beaucoup qui n’acceptent pas les réservations, donc il faut pas mal faire la queue pour pouvoir manger. Heureusement, à deux, ça passe généralement assez vite!

Au retour à l’hôtel, José trouve une tique derrière sa cuisse, argh! Nous qui pensions que les “tick checks” étaient finis (on en avait fait un la veille, vu les tiques aperçues dans le train)…

Et voilà, c’est la fin du récit de notre première journée de retour à Glasgow, une ville très diverse. Le mélange d’architecture à Glasgow est vraiment fascinant: des bâtiments modernes côtoient des ruines, certains immeubles de l’époque coloniale sont vraiment bien tenus tandis que d’autres nous rappellent Yangon, au Myanmar: des bâtisses jolies mais délabrées et à moitié reconquises par la végétation. On trouve aussi des logements étudiants privés partout, des immeubles entiers! Et il y a la fibre artistique qui traverse le tissu urbain, avec des fresques dans tous les coins. Et aussi des gens bourrés/drogués qui se gueulent dessus en peline rue, qui crachent, qui “moonwalk” en te fixant avec un regard vide (si,si! Très flippant). Bref, Glasgow, c’est divers. Je ne suis toujours pas conquise par le centre-ville, mais certains quartiers commencent quand même à me plaire. Well, it’s growing on me — comme les mousses et fougères qui poussent sur les murs de la ville. 😉

A bientôt pour le dernier article de cette rétrospective à rallonge! 😉

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